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 Le fil des notes (libre)

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Casey A. Beliakov

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Date d'inscription : 06/08/2011

MessageSujet: Le fil des notes (libre)   Mer 17 Aoû - 1:02



    Tu n’avais pas de cours cet après-midi là. Après avoir erré un temps dans la cours et les couloirs, tu avais finalement trouvé où tu passerais les quelques heures qui te séparait de la fin de la journée. La salle de musique. Une chance que les autres classes est actuellement cours, car du coup, elle était déserte. Et puis, de toute façon, le club de chant avait également l’habitude de se réunir ici alors tu n’étais pas complètement dans ton tord de te trouver ici. Mais pour une fois, ce n’était pas ta voix que tu avais envie de laisser s’exprimer.

    Doucement, tu avais poussé la porte pour entrer dans la pièce insonorisée. Avec une précaution toute particulière, comme chacun de tes actions, tu posais ton pied un peu plus en avant, sans prendre la peine de correctement fermé la porte. Ta destination était simple. Dans cet endroit remplis d’instrument, un seul t’intéressait: le piano. Après tout, tu ne savais pas réellement te servir des autres. Tu connaissais le solfège comme toute bonne chanteuse mais maitriser un instrument était tout autre chose. Arrivant au niveau de l’instrument à corde, tu laissais tes doigts effleurer les touches, sans appuyé dessus, laissant alors l’instrument demeuré silencieux. Avec la même délicatesse, un fin sourire se posa sur tes lèvres. Le contact lisse de ses touches blanches avait un léger goût amer. Un souvenir qui te semblait lointain.

    Tu te décidas enfin à t’assoir en face du piano, le velours de l’assise caressant la peau de tes cuisses que ta courte jupe ne couvrait plus vraiment à présent. Presque avec hésitation, tu entrepris de laisser tes doigts actionner le mécanisme du marteau. Un La mineur. Tu avais besoin de reprendre tes marques. Fredonnant à voix basse un air que tu connaissais encore de mémoire, tu finis par laisser tes doigts courir sur le chemin bicolore des notes. Petit à petit, le rythme reprenait la place qui lui était du, la force de l’habitude revenait. Tu n’avais pas oublié ce morceau. Comme il y en avait peut-être une poigné d’autre, caché dans un recoin de ta mémoire. Tu les avais appris, ton cerveau les avait retenus et ton corps les avait gravés. Un peu comme ces rituels qu’on acquière par la force de l’habitude.

    Les yeux fermés, tu laissais tes mains te jouer ce morceau. Sans mot. Sans risque. Sans peur. Tu t’exprimais. Sans te dévoiler. Sans te mettre à nue. De la musique simplement. De simple note. Que pouvait-on bien apprendre sur toi par des notes ? Peu de gens étaient capable de faire autre chose qu’entendre la musique. Personne ne pouvait comprendre ta musique et les choses étaient parfaites ainsi.

    C’est pour ça que le public improvisé qui venait de s’inviter alors que tu laissais tes doigts caresser les blanches comme les noires, ne te dérangeait pas plus que ça. Tu terminais ton petit concerto, satisfaite de toi. Tu n’avais fais que de très légère erreur, surement du au manque de pratique. Comme quoi, c’est un peu comme le vélo et beaucoup d’autre chose. Et puis, sans vraiment prévenir, tu te tournes vers l’intrus. Tes cheveux font le même mouvement que toi avant de revenir sur une moitié de ton visage.

    - Alors, le spectacle t’a plus ?

    Ton sourire enjôleur. Ton regard malicieux. Le fossé que tu places. Même surprise dans un moment d’intimité, tu restes celle que tout le monde connait. Changer d’attitude serait admettre être prise par défaut. Jamais tu n’admettras ça.

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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 20 Aoû - 9:02

      Inconnue ; Dimitri ! J'ai oublié mon sac dans la salle de musique.
      Dimitri ; Ce serait tellement dommage si tu ne pouvais pas aller en cours, hm.
      Inconnue ; Je ne rigole pas, j'ai un examen super important ! Tu peux aller me le chercher ? S'il te plaiiiiiiiiiiit.
      Dimitri ; Tu sais que rien n'est gratuit.
      Inconnue ; Je te payerai tout ça à minuit chéri.

    Et elle dépose un baiser sur ton cou alors qu'un petit sourire en coin s'affiche doucement sur tes lèvres, comme si tu savais très bien de quoi elle voulait parler et d'une certaine façon, n'importe qui s'en serait douté. Ses douces hanches se décollent de tes mains et ses longs cheveux blonds aux couleurs de l'été disparaissent dans un mouvement souple et distinct pareil au vent qui caresse ton visage déjà lavé et arrangé. La pendule de l'école, imposante en hauteur dans ce hall d'une immensité à en faire pâlir un vampire, indiquait que les cours reprendraient dans moins de dix minutes. Le hall se vidait, petit à petit, pour laisser aux élèves le soin d'occuper leur après-midi, un semblant de vie au sein de toutes ces âmes meurtries. Un soupir franchit tes lèvres rosée alors que les derniers élèves s'évadent du rez-de-chaussé, alors que tu empreintes un couloir peu habitué à tes balades de soirée. Musique et cinématographie, deux clubs bien trop studieux, bien trop calmes, bien trop inutiles pour toi. Tu sais jouer du piano, papa oblige, tu sais si bien en jouer. Tu en jouais tellement à ta maman, elle qui aimait tant les airs de musiques que tu lui composais, à tes cinq ans. Mais c'était du passé, le piano, la musique, ces airs que tu avais oublié. Aujourd'hui, tu n'en jouais plus que pour sympathiser, ou pour déconner, pour faire rire un pote ou pour draguer. Rien de très sympathique, rien qui soit digne d'un garçon parfait. Ce qui te ressemble le plus.

    Doucement, tu t'approches de la porte recherchée, tu n'hésites même pas à l'ouvrir, elle qui devait être vide, elle qui ne devait contenir qu'un néant et un sac blanc à retrouver pour la demoiselle que tu chérissais pour le moment. Mais un air lointain, un air que tu ne connaissais pas, un air doux et chargé d'une histoire, d'un message que tu reconnaissais comme mélancolique aborda tes oreilles d'une voix douce et mielleuse. Quelque chose de discret, de fort et doux à la fois, quelque chose agréable à écouter. Tes yeux finirent par se diriger vers la source du jeu de piano. Seule sa chevelure blonde tombant sur ses hanches était visible. Elle semblait concentrée, absorbée. Tu ne veux pas l'interrompre. Tu ne veux pas trop la déranger. Elle a l'air si sereine, ici, là. Mais en fait, tu t'en fous. Tu t'appuies sur le cadre de la porte avec ton avant bras, tu poses ta tête sur ce dernier et tu écoutes. Juste. Tu attendrais juste qu'elle ait fini. Tu t'épates toi même Dimitri, à respecter autant les gens. A ne pas aller la déranger en allant fouiller dans la pièce. Alors, tu commences tes recherches. Ton regard parcourt la salle à la recherche du sac blanc. Surement Guess, peut-être Prada, tu n'en savais rien. Elle était juste du genre à aimer les marques. Juste. Et tu ne le trouves pas. Tu n'entends même pas la musique s'arrêter. Tu ne fais que chercher ce maudit sac, de là où tu es. Parce que la vérité c'est que de cette musique, tu en es très peu intéressé. Elle ne te regarde pas, elle ne fait pas partie de tes affaires, ni de tes problèmes. Cette mélodie n'est que le reflet de ce que tu ne veux pas connaitre, un secret à garder et à ne pas dévoiler. Et elle te surprend, en te parlant, comme si de rien n'était, en te regardant, un sourire aux lèvres.

      Inconnue ; Alors, le spectacle t’a plus ?
      Dimitri ; Je dois dire que j'ai vu mieux, disons... Plus distrayant. Mais je ne suis pas sûr d'être capable de faire la moitié de ce que tu as fait. J'ai assez le sens des priorités pour trouver la musique inutile. Ennuyante. Sans intérêt. Voire ridicule quand elle est prise au sérieux. S'il y a un message à passer, l'humain est doté de la capacité à parler. Quelle chance inouïe !

    Et tu réponds avec le même sourire qu'elle t'envoie, le même ton de jeu, la même fierté sur les lèvres. Tu la connais, vite fait, cette fille. Vous avez du vous parler, une fois, peut-être deux, chez les Winters, mais rien de particulier. Toujours des trucs administratifs, des trucs inutiles, pour aller s'occuper du papier toilette des filles, ou ce genre de conneries dont tu ne te souviens que très peu. Tu maintiens son regard aux couleurs de votre maison avant de rajouter en lâchant le portique pour t'avancer un peu dans la pièce vide. Et tu pouffes de rire, pour toi, pour dissimuler ton mensonge. Et ça passe crème, parce que c'est naturel, parce que c'est toi, c'est le faux toi, celui que tu es tout le temps, celui qu'ici tout le monde connait et reconnait. Donc dans un sens le vrai toi pour les autres, Dimitri a parlé, de toute faço. Sincèrement, apparemment, assez brusquement mais inutilement pour qu'il finisse par détacher son regard de la blonde et parcourir la salle à la recherche de son trésor : Un sac à main blanc. Ce n'est pas que tu avais peur de louper la nuit promise de cette nana dont tu connaissais à peine le prénom; c'est juste que. Ce paiement ne te convenait de toute façon pas, elle le savait, tu ne la payais pas pour baiser. Mais rendre un service était primordial à toute autre chose et rien ne valait mieux que de s'en occuper vite et bien. Et tout en cherchant dans la pièce, sans même la regarder, tu continues ton discours, parce que ça t'occupe. Un peu. Un petit peu.

      Dimitri ; Mais je te l'accorde, tu joues plutôt bien pour une fille qui n'est même pas censée être dans cette salle. Je devrais enlever trois cinq points aux Winterhoods, si le dirlo m'interdisait pas d'en enlever trop souvent aux élèves. File avant que le concierge te voit. Je veux pas qu'on perde notre première place pour quelque chose d'aussi con que la musique.


    Parce qu'il savait deux choses : La première, c'est qu'elle ne faisait pas partie du club de musique. Ce club lui causait trop de problèmes pour qu'il n'en connaisse pas tous les membres. Deuxièmement, si le concierge passait par là, lui se ferait chopper pour sécher son cours de physique, et ensuite, elle, pour ne pas avoir à entrer dans cette pièce. La belle vie quoiiiiiii !



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 20 Aoû - 9:41

    Quelle n’avait pas été ta surprise, parfaitement dissimulée, de voir que l’intrus n’était autre que le fameux Dimitri. Ce diable blond qui arrivait à faire perdre la tête à toutes les jouvencelles et fille de joie qui pouvait arpenter les couloirs de Synchronicity. Peut-être pas autant que le bellâtre à qui il servait de valet mais il s’en approchait facilement. Et pour couronner le tout, il était préfet. Toi, tout ce que tu sais de lui, c’est qu’il ne faut pas lui céder sur quoique se soit. Bien que ce soit une règle qui pourrait s’appliquer à tout les Winter, lui avait la fâcheuse tendance à mettre un prix sur tout. Ne rien lui devoir. Jamais. Pas même une porte tenue ou autre geste futile.

    Sarcasme, cynisme. La capacité de parler n’avait jamais été aussi bien employé en aussi peu de temps que par les gens comme lui. La réplique cinglante te fit rire. Pas comme il aurait fallut surement. C’était moqueur. Il était tellement puéril. Tu avais du mal à croire qu’il était d’un an ton ainé. Tu fais passer tes jambes de l’autre coté du banc avant de les croiser, pour faire face à ton interlocuteur.

    « Allons allons Dimitri… Les gens savent faire des choses tellement plus intéressantes avec leur lèvre que parler. »

    Tes mains de chaque coté de ta personne en appuis sur ton assise, tu ne pu retenir ce petit tic que tu avais. Te mordre légèrement la lèvre. Pourtant, celui-ci, tu n’y touchais pas. Trop dangereux. Tu avais presque sentit une aura de « chasse gardé » de la part de Cassandre. Une simple impression. Tu l’avais remarqué lors d’une soirée. Une de celle où tu étais à l’affut d’un faux pas pour prendre un peu plus le dessus. Ca n’avait été qu’une fugace impression. Rien de réellement concret. Avec Cassandre, rien n’était vraiment décelable au premier coup d’œil. Mais c’était suffisamment intriguant à ton sens de la voir l’éviter, comme lui le faisait. Il jouait au chat et à la souris, tu n’étais surement pas la seule à l’avoir constater. Mais de la à savoir qui chassait qui…
    C’était un peu une sorte d’atout à garder, dans un coin. La vie réserve des surprises, il fallait toujours garder une issue de secours, un plan B et ça, tu le savais.

    Vaguement, d’un air peu intéressée, tu écoutes vaguement ce qui s’apparente très vaguement à un compliment suintant l’hypocrisie. Un peu de crème pour te prendre à rebrousse poil l’instant d’après. Tu soupires. Lasse. Le voilà qui jouait les petits préfets. Lui qui aurait du être en cours à cet instant. Et puis, si le concierge venait lui remonter les bretelles, tu pourrais toujours justifier sa présence par l’envie de chanter sans déranger les autres. Ca n’aurait surement pas garantis une amnistie mais disons que tu aurais au moins eu un argument en sa faveur. Et lui ? Quelle était son excuse.
    « Mais ce sont les choses futiles qui donnent de l’intérêt à la vie, voyons. » finis-tu par répondre avec un petit rire. « Et puis tu sais, je ne fais peut-être pas partit du club de musique mais par contre, celui du chant, c’est une autre histoire. »

    Petit sourire en coin. Tu avais ta raison d’être ici. Peut-être pas d’utiliser le piano mais au moins d’être ici.

    « En revanche toi… » continuas-tu, l’index sous le menton comme plongé dans une intense réflexion. « … tu ne devrais pas être en cours de physique, il me semble ? ».

    Tu aimais bien avoir un coup d’avance. Et puis, certaine de tes cibles faisaient partit de sa classe, alors connaitre vaguement leur emploi du temps n’avait rien de sorcier pour toi. Un petit préfet qui séchait les cours. C’était amusant. Il perdrait tout autant de point que toi en étant ici.
    La musique ne l’intéressait pas. Il l’avait clairement fait sentir. L’hypothèse comme quoi il aurait été charmé par ton talent au piano était pour le moins exclus. Alors tu réfléchissais. Pourquoi serait-il venu ici plutôt que d’aller en cours ? Aucune chance qu’il se soit trompé de salle, il aurait surement passé sa route et après 3 ans dans cette école, rare étaient ceux qui se perdaient ailleurs qu’au milieu des murs coulissants. La dernière et unique option était qu’il était venu chercher quelque chose. Peut-être bien ce sac hors de prix qu’on avait laissé trainé sur le banc et qu’elle avait déposer dans le coffre du piano pour ne pas être gênée. Ca ou bien autre chose.


[[fffff c'pas terrible d'solé... j'voulais répondre avant de partir au boulot ;; J'me rattrape sur la prochaine!! promis!!]]
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 20 Aoû - 10:41

Tu avais été surpris. Un peu. Juste assez pour t'arrêter un centième de seconde dans tes recherches. Elle connaissait ton nom. Tellement de gens savaient qui tu étais alors que tu n'avais jamais entendu parler d'eux. Les dures lois de la réalité, celle de la popularité. Tu souris en coin lorsqu'elle prononça ton prénom. Elle voulait de toute évidence montrer qu'elle t'était supérieure, qu'elle avait un pion d'avance. C'est vrai que tu ne connaissais pas son prénom, mais il ne t'intéressait pas. Du moins trop peu pour que tu prennes la peine de le lui demander. Elle connaissait le tien, c'est tout ce qui t'importait. Cependant, tu ne pus t'empêcher d'exploser de rire à sa remarque et de relever ton visage vers elle alors qu'elle se mordait la lèvre. Ton sourire s'étira un peu plus, amusé, Et tu la toisas de bas en haut, histoire de bien la mater tout en lui montrant que tu le faisais, simple provocation.Cette nana, tu l'aimais déjà. Elle te faisait rire. Elle était assez directe pour que tu n'aies pas à te casser la tête, assez charmante pour que tu n'es pas envie de dégueuler en la voyant et en subissant ses sous-entendus salaces. Elle n'était même pas trop jeune. Bon avouons le, ce serait surement l'une de tes prochaines victimes, dès que la blondasse que tu supportais t'aurait lâché parce que tu lui auras offert une rose blanche au lieu d'un(e) Orchidée. Tu ouvris la bouche, toujours grand sourire, et mis quelques secondes avant de finalement la refermer et sourire, conscient qu'il n'y avait rien à répondre à quelque chose d'aussi vrai.
    Inconnue ; Allons allons Dimitri… Les gens savent faire des choses tellement plus intéressantes avec leur lèvre que parler.
    Dimitri ; Je dois bien avouer que tu marques un point.


Et ta langue se posa automatiquement sur ta lèvre inférieure avant que tu ne la rentres en te mordant la lèvre. Ses simples mots étaient assez jouissifs pour que tu ne t'en passes déjà plus. Bordel, tu aurais du la rencontrer avant. Cible idéale face à Cassie, elle finirait dans ton lit, c'était écrit. Mais pas aujourd'hui. Plus tard, quand le moment propice se montrerait, quand il aurait besoin d'elle. C'était toujours pareil, toujours par rapport à elle, par rapport à ce qu'elle penserait de lui, par rapport à quel point il la ferait souffrir. Cassie et lui ne s'étaient plus parlés, plus depuis la soirée, et elle lui manquait autant qu'il s'en détachait, petit à petit. Sans vraiment l'assumer, il l'évitait dans les couloirs et se sentait obligé de la croiser une fille au bras, aux lèvres, au corps. Une fille pour cacher que c'était elle qui voulait. Une fille pour oublier. Et celle d'en face, cette blonde aux allures fières, était un cas parfait pour lui faire oublier. Elle l'amusait, elle était assez cassante pour lui plaire assez. Plus que toutes les niaises faciles qu'il avait pu se faire jusqu'à maintenant. Plus que toutes celles qu'il n'avait jamais touchées.
    Inconnue ; Mais ce sont les choses futiles qui donnent de l’intérêt à la vie, voyons.
    Dimitri ; Comme... Jouer avec ses lèvres ?
    et tu souris en coin, et tu repars à ta recherche.
    Inconnue ; Et puis tu sais, je ne fais peut-être pas partie du club de musique mais par contre, celui du chant, c’est une autre histoire. En revanche toi… Tu ne devrais pas être en cours de physique, il me semble ?
    Dimitri ; Serais-je espionné ou bien l'instinct féminin a gagné en vérité depuis quelques minutes ?


Tu souris une nouvelle fois. Oui, c'est vrai, tu n'es vraiment pas censé être là. En fait, tu es là pour chercher. Quoi déjà ? Ton regard se balade, et ne trouve pas ce qu'il veut. Ce sac blanc à paillette moche de marque. Un truc; A oui c'est vrai. Elle te paiera cher le fait que tu doives te balader avec un truc aussi immonde. Impossible à accepter. Mais tu te rends finalement à l'évidence, il n'est pas dans cette pièce. Ou alors... Il est dans cette pièce. Juste assez caché pour ne pas que tu puisses le trouver. Après tout, elle savait plein de trucs sur toi, des trucs dont toi même tu n'étais pas sûr - jor, c'était vraiment physique, et pas chimie ?! - alors pourquoi ne saurait-elle pas où était ce foutu sac, elle était un peu magique après tout ? Même si elle l'avait espionné, ça renforçait ses soupçons sur le fait qu'elle était du côté obscur de la force et donc elle aurait pu aller jusqu'à voler - quoi que, tu te demandais vraiment qui voudrait voler un truc aussi moche. Mais bon, il y avait peut-être un peu de fric dedans, ou quoi, un truc, un journal intime, n'importe quoi. Etrangement, t'oses pas trop t'approcher d'elle. C'est pas de la peur, pas comme avec Cassie non, juste que tu préfères l'admirer de loin, ou plutôt ne pas t'aventurer dans un champ de mine encore inconnu. Dans tous les cas, tu portas une main à l'arrière de ton crane.


    Dimitri ; Je cherche un sac moche, blanc à paillette, un peu à la Madonna, surement de marque, en cuir. Et là je la rejoindrai donc en physique en lui ramenant ce dit sac. Ton petit doigt sait où il est ? C'est euh. Tu sais, pour ma copine.
    Et tu ne t'empêchas pas une petite grimace à cette appellation.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 20 Aoû - 13:29

    Le jeu avait commencé. Tant que les choses viendraient de lui, tu n’avais pas l’intention d’empêcher quoique se soit. Ca t’amusait. Sans trop savoir comment, tu arrivais à apercevoir de vague ressemblance, dans vos jeux, dans la précision de chaque mot, chaque geste. Vous avez la même odeur. Sans être complètement du même acabit. Ce jeu promettait d’être amusant. Tu n’avais pas l’intention de le laisser prendre le dessus, peut-être lui en donner l’impression. Mais jamais rien de plus. Le diable blond. Il avait ce parfum de fruit défendu que tu te plais à porter toi aussi. Tu devrais prendre garde à ne pas te laisser avoir toi aussi, n’est-ce pas Casey.

    Tu le laisses te jauger du regard. Ses yeux glissant sur tes jambes croisées, dénudée jusque haut. Pour cause, les mini jupes ont la vie dure une fois qu’on est assise. Et c’est bien pour ça que tu les mets. Après tout, si dieu –ou qui que se soit d’autre- nous as donné des yeux, c’est bien pour s’en servir. Il te cherche. De petites phrases. Simples répliques à tes allusions douteuses. Juste ce qu’il faut de flottement de sous-entendu. Rien de trop évident. Il était intéressant. Plus qu’il ne pouvait le sembler au premier regard. Tu sais jauger le physique d’un homme en quelques secondes. Pas besoin de parler. La plupart des personnes de cette école sont banale à tes yeux, quelques uns sortent quelque peu du lot. Mais ca n’atteint pas non plus des sommets. Bien sûr, Dimitri, tu l’avais remarqué. Où plutôt, tu en avais entendu parler avant de le croiser. Il était dans la catégorie « appétissant mais banale ». Et pourtant, en quelques mots, quelques phrases échanger, il avait prit du galon. Intéressant. De la verve. Du sens de la répartie. Rien de trop gras, comme pouvait parfois le faire les Sprinties –ce qu’ils pouvaient être fatiguant ceux là en dehors des soirées-. Une fois n’est pas coutume, celui-ci ne t’intéressait pas pour son allure, son physique mais pour son caractère farouche et enjôleur. Un peu comme… toi.

    « Serais-je espionné ou bien l'instinct féminin a gagné en vérité depuis quelques minutes ? »

    Tu ris. Moins moqueur. Sans être réellement sincère. Tu ris d’un éclat ou deux, rien de plus. Sur tes lèvres reste un léger sourire amusé. L’instinct féminin. Ce mythe avait de quoi la faire rire. Presque autant que l’idée qu’elle est pu l’espionné. Pour une fois, l’honnêteté était de mise, même si tu allais garder ta petite touche personnelle.

    « Prend garde à ne pas te donner trop d’importance, mais qui sait ? »

    Son regard se balada quelques instants dans la salle. Tu avais la réponse à ta question muette. Il cherchait quelque chose. Tu pourrais surement l’aider. Si tu en avais envie. L’idée qu’il te doive quelque chose était des plus séduisantes. Mais tu voulais qu’il en prenne l’initiative. Une victoire par défaut. Il serait en demande et toi, tu serais libre de lui offrir ce qu’il voudrait… ou non. C’était ce rapport à l’autre que tu aimais. Supériorité ? Dominance ? Peut-être un peu des deux. Cette saveur si particulière. Celle de la demande. D’être soumis à ton bon vouloir. A tes exigences. Tu gardais le contrôle.

    « Je cherche un sac moche, blanc à paillette, un peu à la Madonna, surement de marque, en cuir. Et là je la rejoindrai donc en physique en lui ramenant ce dit sac. Ton petit doigt sait où il est ? C'est euh. Tu sais, pour ma copine. »

    Le sac. Cette horreur qui aurait bien pu être une imitation chinoise de seconde main. Ce truc que seules les filles superficielle se plaisait à arborer. Il ne risquait pas de le trouver seul. Qui aurait l’idée de chercher dans le coffre du piano ? Aurait-il l’audace de s’approcher suffisamment de toi pour y jeter un coup d’œil ? Il n’avait pas bougé depuis le début de votre échange. Prudence. Sans le moindre doute. Il était bien plus sage que la moyenne. Tu fis mine de réfléchir. Un mince sourire accrocher au coin des lèvres. Tu voulais qu’il sache. Tu savais qu’il comprendrait. Tu savais où se trouvait cet accessoire hideux. Mais la devise du préfet des Winter n’était-elle pas que tout à un prix ? Même le fait de se promener avec ce truc dans les couloirs valait bien quelque chose.

    « C’est bien possible oui. » finis-tu par dire en te levant, tapant légèrement sur ta jupe pour qu’elle se remette en place. « Mais il est plutôt capricieux en ce moment, surement autant que ta copine pour ne pas vouloir se déplacer elle-même. »

    Le petit doigt sur tes lèvres, croquant du bout des dents ton ongle soigné, tu l’observais. Il avait prit la peine de préciser qu’il avait une copine tout en s’assurant de faire comprendre qu’il n’avait pas plus d’affinité que ça. C’était mignon. Cette pudeur. Fausse ou non. Jouée ou réelle. Peu importait. Cette simple précision était amusante. Après tout, il était plutôt évident qu’un sac de la sorte ne pouvait relever que du mauvais gout d’une femme. Le statut qu’elle pouvait avoir n’était au fond qu’un détail.
    Maintenant, les enchères étaient lancées. Tu le savais Casey. S’il avait accepté ce service à rendre, Dimitri allait obtenir quelque chose en retour. Maintenant, combien était-il prêt à payer lui-même pour accéder à ce fameux service. C’était un jeu. Un test. La vie entière était un test. Une enchère. Un jeu. Une folle pièce de théâtre avec un metteur en scène qui faisait la grève. Laissant les artistes à leur improvisation. Tu jouerais cet acte à ta façon. En gardant le contrôle.
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Lun 22 Aoû - 20:57

      Dimitri ; « Serais-je espionné ou bien l'instinct féminin a gagné en vérité depuis quelques minutes ? »
      Inconnue ; « Prend garde à ne pas te donner trop d’importance, mais qui sait ? »
      Dimitri ; C’est une réponse assez osée pour quelqu’un qui connait jusqu’à mon prénom et mon emploi du temps alors que nous ne nous sommes jamais parlé.


    Et ton sourire s’agrandit alors que tu t’approches juste un peu d’elle, pour regarder un peu plus près d’elle, un peu plus d’elle. Elle te plait toujours autant, avec ces cheveux longs, ces cheveux blonds, avec ces yeux verts, ces yeux étrangement envoutants. Elle pourrait jusqu’à remplacer Blondie, si tu n’avais pas peur de ne plus autant t’amuser avec elle dans ton lit. Sa répartie, tu l’aimais. Assez pour l’envier. Elle te ressemblait, assez, un peu, beaucoup, par la fierté ; peut-être un amour de soi dissimulé. Et tu te mords la lèvre. Oui. Une proie idéale. Pour rendre jalouse celle que tu hais tant, juste pour t’amuser un peu, juste pour profiter un peu. Idiot, sans cœur, égoïste. Une fleur toxique. Ce genre de poison dont on devient complètement addict, tu lui souris, tu aimes l’enfer, tu aimes le mal, tu aimes cette fille qui se relève de son tabouret, celle qui te plait autant qu’une autre. C’est dangereux. Un peu trop pour toi, sans issue, un peu trop pour toi, sans marche arrière. Et tu te rapproches toujours d’elle. Un peu. Beaucoup. Assez pour la dépasser de ta taille, assez pour toucher le piano, le contourner, te mettre à l’autre bout et t’appuyer sur ce dernier. Si tu savais. Si seulement tu pouvais imaginer que ce que tu cherches est sous ton nez. Et si seulement elle savait à quel point tu n’as pas envie de le trouver, pas tout de suite, pas alors que tu t’amuses.


      Inconnue ; « C’est bien possible oui. Mais il est plutôt capricieux en ce moment, surement autant que ta copine pour ne pas vouloir se déplacer elle-même. »

    Et tu souris, une fois encore. C’est vrai, Blondie est capricieuse. C’est vrai, Blondie a son propre caractère. Et c’est vrai, Blondie tu la jetteras dès que tu seras lassé. Mais Blondie, au moins, elle te doit plein de choses. Et t’en donne déjà plein. Le sexe contre la réputation d’être avec Dimitri Morstorm, ce n’est pas rien. Mais face à tous ces petits services que tu lui avais rendu, tu ne lui demanderais rien de plus que le bracelet offert par son frère décédé. Une petite chose insignifiante pour tellement de gens. Une chose qui lui briserait le cœur. Un paiement juste. Ou bien peut-être l’enverrais tu servir Geoffrey quatre jours, qui sait, en fait, tu n’y as pas encore tout a fait réfléchit. La seule chose que tu sais, c’est que tout se paie. Et qu’elle paiera ta présence dans cette pièce. Quoi qu’en fait, tu ne regrettais pas tant que ça d’y être venu. Tu étais en charmante compagnie, une compagnie qui pouvait t’aider à retrouver ce foutu sac. Mais tu préférais jouer et perdre un peu ton temps, retourner en Physique ne t’enchantait pas plus que de retrouver Blondie quand tu pouvais être en si bonne présence que celle de celle qui te faisait face. Lui accorderais-tu assez d’importance pour en connaitre son prénom ? Elle en serait un peu trop flattée, elle qui était fière et qui se tenait droite. Alors tu demanderais à quelqu’un son prénom, tu n’aimais pas donner satisfaction. Pas quand tu savais que la personne en face de toi était comme toi.

      Dimitri ; « Tu ne vas pas la blâmer pour ça. Je suis bien plus divertissant qu’elle. Tu devrais la remercier de t’avoir donné l’occasion de me rencontrer. »

    Et tu te donnes trop d’importance, autodérision, tu te moques un peu de toi-même, ça ne te dérange pas, tu la places à ton niveau, tu ne lui es pas supérieur. Et tous ces dires parce qu’au fond elle en rêvait. Parce qu’elle connaissait ton prénom et ton emploi du temps. Parce qu’elle te connaissait de vue, de loin, parce qu’on lui avait déjà parlé de toi. Ou de Geoffrey. Ou peu importait. Tu savais l’importance que tu avais au sein de cette académie, préfet en chef, préfet irresponsable mais connu du monde entier. Pas pour ta beauté, non, tu n’estimes rien avoir de spécial. Pas pour ta sympathie, tout le monde sait que tu es trop cynique et prétentieux pour être gentil. Tu ne savais même pas sur quoi se basait ta popularité, tu t’en fichais un peu. Tu savais juste que tu étais Dimitri Morstorm et que tout le monde connaissait ton nom, ton visage, ton sourire, ta réputation. Et tu t’accoudes sur ce piano. Et tu la fixes quelques instants avec un regard joueur, prêt à t’amuser, prêt à perdre ton temps avec cette jeune fille que tu ne connais pas, mais avec laquelle tu sais que tu ne peux passer qu’un bon moment. Du moins plus amusant que l’heure de physique qui est censée t’attendre.

        Dimitri ; « Alors, Ashley, quelles sont les règles du jeu ? »

    Ashhey comme tu aurais pu dire Betty ou Peyton. Un prénom au hasard pour mettre du piment à la phrase, juste pour appuyer un peu sur le fait que tu ne la connaissais absolument pas. Pour lui montrer qu’effectivement, elle était supérieure quant à ses connaissances sur l’autre, mais qu’au fond, tu lui étais supérieur en tant que personne. Et tout ça dit dans un simple petit prénom anodin. Le summum aurait encore été qu’elle s’appelle réellement Ashley, et si elle était réellement intelligente – ce dont tu ne doutais qu’à moitié – elle se serait faite appeler Ashley. Et tu la regardais, amusé, alors que tes doigts tambourinaient sur le piano à pied, attendant apparemment avec impatience de savoir ce qu’elle allait te demander pour que tu obtiennes ton information. As usual, Dimitri, tu joues à un jeu dangereux. Un jeu où tu vas perdre le contrôle. Tu t’aventures bien trop en avant, bien trop promptement, et tu vas te ramasser Dimitri, sois en conscient, elle va t’avoir, cette petite jolie. Et tu vas couler, comme d’habitude. Tu te relèveras, comme d’habitude.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Jeu 25 Aoû - 23:03

    Un fauve qui semble décider à chasser. Un félin apprivoisé qui à l'air d'avoir oublié que dans la savane, ce sont les lionnes qui chassent. Tu le laisses croire. Tu le laisses sourire. Tu souris à ton tour. Tu le vois s'appuyer sur le piano. S'il savait. S'il savait, ce petit jeu prendrait fin. Vous n'auriez plus d'excuse. Ca serait tellement dommage. Tu le savais orgueilleux, comme pouvait l'être tout les Winter. Comme pouvait l'être les préfet en chef. Comme pouvait l'être les hommes. Tu en jouais. Tu t'en moquais. Tu t'en servais. C'était si amusant de leur donner les rênes pour les laisser foncer droit dans tes filets... ou dans un mur. Cette illusion de contrôle que tu pouvais donner par moment te plaisais. Mais il jouait le même jeu. Tu le sentais. Tu le savais. Vous n'êtes pas la proie. Vous êtes deux chasseurs. Deux alpha dans la même parade. Deux rivaux. Deux égaux.

    « Tu ne vas pas la blâmer pour ça. Je suis bien plus divertissant qu’elle. Tu devrais la remercier de t’avoir donné l’occasion de me rencontrer. »

    Un sourire se pose sur tes lèvres. Et ce tic. Encore ce tic. L'une de tes dents blanche croque légèrement un coin de tes lèvres roses légèrement maquillées. C'était amusant, ce besoin de se mettre en avant. Et pourtant, il venait de montrer qu'il te connaissait bien mal. Non pas que ca t'importe réellement. En vérité, tu t'en moquais. Plus encore, ca te donnait une sorte d'avantage. Un effet de surprise.

    « Plus divertissant? Et bien, sait-on jamais... Cette demoiselle pourrait tout aussi bien être à mon goût. »

    Ton pêché mignon. Les lèvres des jolies filles. Tellement plus douce et plus sucrées que celle des hommes. Tu n'avais jamais été réellement plus loin, ni même avec aucun membre de la gente masculine de cette école d'ailleurs. Et pourtant, tu avais toujours aimé ce petit défis. Ce niveau supplémentaire de difficulté. Elles étaient rare. Les demoiselles à avoir réussit à te résister, presque autant que celle qui n'avait pas lutter. Mais ta voix. Ton don. Tes mots. Tu avais réussis à faire ployer leur morale, leur raison. L'esprit de curiosité avait sans doute été ton allié. Nul doute que si tu avais été un homme qui se plait à dévorer les lèvres de ses camarades masculins, tu aurais eu plus de mal. Mais la nature fait bien les choses et c'était loin de te déplaire.
    Un rôle. Un jeu. Une envie. De la curiosité. Un peu de tout ça à la fois sans doute.

    Toujours est-il qu'il se donnait trop d'importance. A nouveau. Encore un peu plus. C'était presque une surenchère volontaire. Une perche un peu trop évidente à tendre en espérant que l'autre si accrochera. Tu étais trop méfiante pour t'en contenter. Tu préférais bien d'avantage te risquer sur un chemin que tu avais toi-même tracé. Il avait réduit la distance entre vous, t'avais rejoint au piano. Il avait risquer ses pas sur ton territoire. Ta zone. Tu souriais. Angélique au dehors, carnassier à l'intérieur. Tu souriais parce que tu jouais avec minutie et tact. Tu étais précise. Tu avais un défis à relever.

    « Alors, Ashley, quelles sont les règles du jeu ? »

    Ashley. Sonia. Ludivine. Peu importe le nom qu'il t'aurait donné, tu y aurais répondu. Il aurait même pu dire Casey, ta réaction n'aurait pas été différente. Debout à coté du piano, posant un bref instant sur les doigts qui frappaient un rythme impatient sur la surface glacée du piano. Tu voulais tester. Tu voulais voir jusqu'où il jouerait. Tu te moquais bien des initiatives qu'il pouvait avoir l'intention de prendre. Un simple « Stop » de ta part et il ne pourrait plus continuer. Ta voix. Tes mots. Ton don. Tu dominerais toujours le jeu. Mais tu t'efforçais de ne pas en arriver là. C'était un peu comme admettre ta défaite que d'user de ton pouvoir. D'utiliser ces mots dur. Ces mots tranchants. Ces mots dangereux. Tu n'aurais surement pas à en arriver là quoiqu'il en soit. Tu ne le laisserais pas te dominer. Être à égal était tellement plus intéressant et tu étais presque certaine qu'il devait penser la même chose.

    « Les règles. Rien de plus simple. Je ne suis pas un escroc. La règle est des plus évidente : un échange équivalent. Une information pour une autre. »

    Un pas. Puis deux. Tu savais que tu ne devrais pas jouer d'aussi prêt. Comme lorsque tu laissais tes doigts caresser la flamme de ton briquet. Jusqu'à ce que la chaleur te fasse mal, que ta peau rougisse. Et pourtant, une fois l'inflammation et la rougeur dissipées, tu recommençais. De la même façon, tu te rapprochais, longeant le piano. Tes doigts glissaient sur les touches bicolores, appuyant quelques unes d'entre elles en quelque notes loin d'être hasardeuse. Plus près. Un pas de plus vers lui. Un pas de moins entre vous. Tu allais te brûler les doigts. Mais pour le moment, la chaleur ne t'atteignait pas. Tu n'avais que ton regard fixé sur la flamme. Sur lui. Sur ce défis.

    « J'imagine facilement ce qu'elle a pu te proposer en échange de ce petit service de ta part. Ça me donne une idée de la valeur que cette information peut avoir. »

    Tu t'étais moins des limites. Tout en te sachant incapable de suivre même tes propres règles. C'était trop tôt. C'était un coup d'avance que tu pouvais avoir sur Cassandre que tu n'avais pas besoin d'avoir pour le moment. C'était un risque. Une tentation. Une curiosité. Une de celle que même toi, tu avais du mal à ignorer.
    Tes doigts arrivaient au bout du clavier. Il n'y avait plus grand chose. Juste ce qu'il fallait. Toujours quelque chose. Le sécurité. La frustration. La prudence. L'hésitation.

    « Surprends moi, Dimitri. »

    Et pourtant, tu t'étais promis de ne jamais chasser ce gibier réservé.
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 27 Aoû - 0:09

      Inconnue ; Plus divertissant? Et bien, sait-on jamais... Cette demoiselle pourrait tout aussi bien être à mon goût.
      Dimitri ; Je doute que le genre niais soit à ton goût.

    Et tu lui dis ça. Comme si c'était une évidence. Alors que tu ne sais rien d'elle. Alors que la seule chose que tu vois en face de toi, c'est un chien, qui aboi, qui avance, mais qui ne fait rien. Qui se croit malin, qui t'agace un peu, mais tu ne dis rien. Parce qu'il te plait, ce chien, t'oserais-tu à dire cette chienne ? Cette inconnue joue à un jeu dangereux, que tu connais déjà, un jeu auquel tu as déjà goûté, un jeu dans lequel tu t'es enfoncé, un jeu dans lequel tu es en train de couler. Cassandre est ton adversaire, ou peut-être celle qui régule les règles, celles qui n'existent pas, celles qui n'existeront jamais. Et tu la regardes se mordre la lèvre, et ça te fait un peu plus sourire, toi, simple homme, toi, qui pourrait te laisser aller. Mais tu n'en as pas envie, lui donner ce qu'elle veut, de cette façon, actuellement, ce n'est pas ce qui t'intéresse. Elle, t'intéresse. Loin d'une relation sa façon d'être, de parler, de juger. D'essayer de surprendre, alors qu'en temps que véritable allumeuse, elle est un peu prévisible. Un chouillat; Assez pour que tu ne réagisses même pas lorsqu'elle affirme sa bisexualité. Parce qu'au fond, ça ne t'étonne pas. Parce qu'au fond, tu l'aurais deviné. Parce qu'au fond, il n'y avait rien de pervers dans ce que tu disais. Et tu te demandes si ce chien qui se tient en face de toi, si cette bête qui ne cesse de rugir et d’aboyer finira par agir, juste oser tenter quelque chose. Parce que tu la laisses jouer, parce que tu marches dans son jeu, parce que tu gardes ton sourire charmeur, peut-être un peu dragueur, amusé par tant de superficialité, par tant d'hypocrisie, par tant de satisfaction de soi-même. Et tu baisses le regard, un peu gêné, toujours, et tu ris, parce que tu es dans son jeu, parce que s'en t'en rendre compte tu vas couler, comme tu le fais toujours. Et à jamais.

      Dimitri ; Alors, Ashley, quelles sont les règles du jeu ?
      Ashley ; Les règles. Rien de plus simple. Je ne suis pas un escroc. La règle est des plus évidente : un échange équivalent. Une information pour une autre.
      Dimitri ; Cela me paraissait évident. La question se portait sur la valeur de l'information.
      Ashley ; J'imagine facilement ce qu'elle a pu te proposer en échange de ce petit service de ta part. Ça me donne une idée de la valeur que cette information peut avoir.


    Et tu souris. Et tu baisses encore ce regard, tu regardes le piano, pas gêné, juste, si, gêné. Et tu remontes ton regard vers elle. Elle te plait, oui, tu l'as déjà dit, tu me l'as déjà fait dire, tu le sais, tu en es conscient et elle même le sait. Seulement, seulement elle n'a aucune idée de ce que tu prendras à ton sweet heart. Elle n'a aucune idée de la valeur de tes services. Elle n'a aucune idée de tes prix à toi. Alors ton sourire s'agrandit. Alors qu'elle s'approche, alors qu'elle décide de jouer avec le feu. Alors qu'elle se sent supérieure, alors qu'elle a l'impression d'avoir un coup d'avance, que tu lui laisserais volontié, toi qui te fout de savoir qui va gagner. Elle ne t'intéresse pas assez, tu préfères l'action au passif, le physique à la discipline, tu préfères voir mordre plutôt qu'aboyer. Alors tu souris, un peu plus, alors qu'elle est assez prêt, alors qu'elle mord son doigt, alors que. Elle te tente, la diablesse, elle cherche à te capturer dans ses filets, et elle espère que tu y tombes, elle espère que tu ne lui résisteras pas. Mais tu n'as pas envie de la surprendre. Pas maintenant, pas tout de suite alors que tu te redresses, que tu laisses ton acoudoir de côté, alors que tu t'approches d'elle, alors que tu te laisses jouer avec le feu, quelques secondes. Alors que tes lèvres sont sur le point de toucher les siennes, alors que tu tournes un peu ton visage au dernier instant, alors que tu laisses glisser ta joue contre la sienne. Alors que tu es le briquet et que tu vas la bruler. Alors que tu as décidé toi même des règles de ce jeu, que tu perdras Dimitri, parce que tu es né perdant.

      Dimitri ; Un seul plan cul me suffit.


    Tu aurais juste pu dire que tu étais fidèle. Juste que tu n'avais pas envie de blesser Blondie, ou la tromper peu importe, tout ça était vrai. Ton seul pêché était Cassandre, celle à qui tu ne pouvais résister. Mais le reste, le reste, tu t'en fichais, tu évitais, de trop t'approcher, de blesser cette fille qui est avec toi, qui te consacre du temps. Et au lieu de toucher à plusieurs, tu préfères une part une, attendre qu'elle te plaque, attendre qu'elle rale parce que son cadeau ne lui plait pas. Tu es comme ça Dimitri, honnête avec les autres, loin de l'être avec toi même. Et tu retires tes mains de ses hanches, et tu la contournes, et tu vas t’asseoir sur le tabouret à piano, tu t'installes sur la place de la tour, là où elle était à sa place initiale, là où elle pourra toujours te bouffer. Tu es à sa merci, ou presque, tu sais Dimitri, tu n'as rien de plus d'elle, Oui tu le sais. Et tu souris. Parce que tu viens de lui balancer à la gueule qu'elle n'était pas à la hauteur de Cassandre, cette pute que tout le monde connait, cette pute que personne n'apprécie réellement, à part dans son lit. Et tu l’épies, et tu appuies sur une touche de piano, une touche aiguë, et tu souris. C'était à ton tour, ton tour de donner ton prix. Ton prix contre cette information. Cependant ça n'avait que de valeur pour toi pour elle, alors, tu réfléchissais. Et tu ne trouvais pas. Ou plutôt, tu voulais voir jusqu'où elle était capable de se brûler. Jusqu'où elle irait pour gagner. Tu la fixes. Et tu souris.
      Dimitri ; Il semblerait que j'ai plus de limites que toi. Un information peu valoir une autre information. Et tu ne veux rien savoir de ce que tu ne sais pas ?


    Et tu n'as rien trouvé d'autre. Pour le moment. Ca viendra. Tu avais cru comprendre qu'elle aimait avoir un pas de plus sur les autres, une idée d'avance par rapport aux autres. Alors Dimitri, lui offriras-tu des informations qu'elle veut savoir ? Crois-tu vraiment qu'elle veuille savoir quelque chose que tu peux savoir ? Elle dira que tu te donnes encore trop d'importance. Surement. Mais après tout, tu en as Dimitri, assez pour le prétendre, Dimitri. Et tu souris, toujours charmeur. Et tu la regardes, assis, toujours charmeur. Et tu attends que son coup d'avance s’abatte sur toi.



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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 27 Aoû - 1:03

[ j'suis désolé, c'est un peu mal fichu comme réponse... je me rattrape à la prochaine, promis juré ]
    Le feu brûle. Peu importe les précautions, l’expérience et le talent de celui qui y touche. Et ces lèvres, elles ont bien faillis te brûler Casey. Tu étais sur le point de te laisser avoir. L’espace d’un bref instant. Avant que, tout comme le sien, ton visage ne se décale que de ce qu’il fallait pour que seules vos peaux entre en contact. Un contact fugace. Un contact brûlant. Si tu n’avais pas été toi. Si tu n’avais pas grandis. Si ca n’avait pas été maintenant. Tu aurais frissonné. Tu aurais, l’espace d’un bref instant, fermé les yeux. Mais tes yeux restaient grand ouvert, tu n’avais pas bougé. Si ce n’est ce léger mouvement de la tête. Ce simple mouvement qui disait ‘‘tu n’as pas encore gagné ce droit, Morstorm’’ sans laisser deviner qu’il ne l’aurait surement jamais.

    « Un seul plan cul me suffit. »

    Une révélation à la fois décevante et trop honnête. Tu le laissais te dépasser pour s’installer à la place que tu occupais un peu plus tôt. Restant de dos. Une moue déçue. Etait-il aussi décevant qu’il semblait l’être avec cette simple révélation ? Ce genre d’échange, de chair, de luxure. Ca avait quelque chose de tellement commun. Tu ne pu réprimer un vague soupir. Sans doute mal interprété. Il aurait pu passer par la déception de ne pas pouvoir le faire payer en nature alors que c’était parfaitement l’inverse.
    Peut-être qu’au fond, il est plus assortit que tu ne l’as cru à Lipovsky. L’échange d’information pur ne t’a jamais intéressé. Ce n’est pas comme si tu avais besoin de marchander ce genre de chose alors que d’un seul mot impératif, tu pouvais obtenir de quelqu’un ce que tu désirais. Non. Quelque part, tu avais cherché une tension. Un jeu plus subtil. Il fallait croire qu’une fois de plus, il n’y avait qu’à ranger ce bel adonis avec tous les autres. Ceux qui ne jurent que par les actes. Oubliant le poids des mots. Le jeu de la chasse. La décharge d’adrénaline de choisir le bon moment pour mordre. Une seule fois. Une fois précise.

    « Une information peut valoir une autre information. Et tu ne veux rien savoir de ce que tu ne sais pas ? »

    D’une certaine façon, il avait raison. Tu te retournas pour lui faire face à nouveau. Ayant chassé ce qui t’avait fait soupire de ton visage. A nouveau égale à toi-même. La brûle trop fugace de ses mains sur tes hanches avait déjà cessé de chauffer à travers tes vetements. La flamme s’était tenue. Maintenant, tu voulais jouer. Lui montrer que le jeu ne se résume pas nécessairement à la séduction. Que tu as aussi bien des façons de jouer.

    « Et bien maintenant que tu en parles… »

    Oh oui. Il y avait une chose que tu voulais savoir. Une chose que seul lui pouvait savoir. Une information connue de toi seul contre une information connue de lui seul. Ta réponse, tu savais que tu l’obtiendrais non pas de sa bouche. Tu n’obtiendrais rien de ces lèvres menteuses qui se drapent d’un sourire enjôleur bien trop souvent. De cette langue qui en a vu d’autre bien trop souvent. De cette voix qui charme et trompe avec aisances. De toute ces choses que tu ne connais que trop bien. Le corps à pourtant parfois, la mauvaise manie de nous trahir. Par un battement de cœur loupé. Un tressaillement involontaire. De petit détail. C’était ça que tu attendais comme réponse.

    Et pour ça, tu repris ton approche. Ton genou se posant juste en face de lui, sur le bord du banc. Tu te rapproches à nouveau. Mais ton regard n’est plus captivé par la flamme. Cette fois, tu n’as pas l’intention de te laisser brûler.

    « Il y a bien une question dont tu as surement la réponse. »

    Ta main se pose sur le haut de sa cuisse alors que tes lèvres effleurent à peine son oreille, ses cheveux chatouillant ton visage. Ton souffle joue quelques instants, le temps d’un fin rire joueur perdu dans une de tes respirations. Tu sais qu’il ne répondra pas. Tu ne sais même pas si tu vas viser juste. Mais tu sais une chose. Si tu connais Dimitri Morstrom, c’est parce qu’il tourne autour de Cassandre. Parce qu’il est peut-être l’une de ses faiblesses. Il a aussi une réputation qui t’es vaguement arrivé aux oreilles quelque fois. Mais ce n’est pas ce Dimitri qui t’intéresse. Celui que tu as, si proche de toi que tu peux presque sentir les battements de son cœur aussi facilement que son souffle sur ton épaule. C’est l’outil. L’outil d’un coup d’avance sur ton ennemie. Et finalement, ta voix finit par se glisser jusqu’à son oreille, presque un murmure, souffler dans un demi-sourire alors que tu guettes. Que tu guettes la réponse qu’il ne te donnera pas.

    « Ta blonde*, elle arrive à te faire oublier Lipovsky ? »


* : le "ta blonde" n'est pas dit en référence à la couleur des cheveux. C'est plus dans le sens "ta copine".

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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 27 Aoû - 1:53

    Vous lancez de nouvelles règles. Moins intéressantes, moins tentantes, plus bouffantes. Et elle reprend son air malin, son air coquin. Et elle fait durer le suspense. Et elle te montre qu'elle a une idée. Que tu es sa proie. Qu'elle a la supériorité. Et ça te plait. Autant qu'elle, autant que de jouer. Et tu la laisses s'approcher, poser son genou trop prêt de toi, de ce que tu es, trop prêt de ton être, tu la laisses se rapprocher, toujours trop prêt, toujours dangereusement. Alors tu fais glisser tes sur ses cuisses dénudées, remonter jusqu'à ses hanches. Le jeu de séduction ne se fait pas seul. Le jeu dangereux n'est pas solitaire. Et tu te demandes pourquoi. Elle essaye autant de plaire. A toi. Au monde. Aux gens. Et elle te parle du sujet interdit. Du sujet tabou. Du sujet qui te refroidit et qui pourtant, dans cette position, dans cette condition, ne te dérange qu'un peu. Qu'un tout petit peu. Cassandre.

    Et cette sorcière te le rappelle. Te le hurle à la pelle. Qu'Elle te bouffe. Qu'Elle t'est insurmontable. Indéchiffrable. Que tu ne peux pas t'en passer. Qu'Elle est ton adrénaline, ta cocaïne, qu'elle est tout ce que tu ne veux pas qu'Elle soit. Et tu la hais, pour ça, et tu l'adores, pour ça. Cette morphine dont tu ne te passeras pas. Celle qui te fait oublier tes douleurs, qui t'en crée de nouvelles. Et tu ne souris pas, caché dans les cheveux de cette inconnue, tu ne souris pas, tu sens juste le couteau te transpercer, encore. Toujours. A jamais. Et tu lui murmures à l'oreille la vérité. C'est un prix à payer, et tu n'as rien à cacher. Rien sur Lipovsky, a part à Geoffrey. A part à ton dit meilleur ami. Alors tu restes silencieux, quelques instants, et tu laisses tes mains sur ses hanches, et tu la laisses proche de toi. Juste pour que tu te sentes moins seul, juste pour une demande égoïste inexistante. Et tu veux lui murmurer la vérité, du bout des lèvres, et elle peut savoir, ça ne changera rien. Après tout, tu le sais, ils le savent, Lipovsky est irremplaçable, pour toi. Sur ton corps, sur tes lèvres,, elle est unique, et tu te demandes, si pour les autres, c'est la même chose. Si pour les autres, elle est aussi indispensable. Peut-être que oui, peut-être qu'il n'y a que son don contre le monde entier, peut-être qu'elle n'a que son don pour être prise en pitié. Et tu te demandes, toujours, tout, sur elle, sur ce qu'elle est. Parce que la vérité, c'est que tu ne la connais pas, Lipovsky. La vérité, c'est que tu ne sais rien d'elle, de Lipovsky. Pas vrai Dimitri, ce n'est qu'une inconnue, Lipovsky.


      Inconnue ; Ta blonde, elle arrive à te faire oublier Lipovsky ?
      Dimitri ; Personne ne peut me la faire oublier.


    Et tu es franc. Et tu es toujours franc, dans ton mensonge constant. Et un instant, tu te dis qu'elle à le rôle d'un confident, un instant, avant de te rappeler que ton addiction à Lipovsky n'était pas une honte. Pas quelque chose à cacher. Et ton murmure résonne comme un écho dans la pièce, alors que tu comprends. Qu'elle connait Lipovsky. Qu'elle veut la dépasser, se sentir supérieure, ou mieux qu'elle, peut-être une rivalité, tu n'en sais rien, ça t'est égal. Elle te connait surement de Cassandre. Surement, évidemment. Et tu te décides enfin à agir. Enfin à prendre les rennes. Parce qu'on aborde un sujet délicat, parce qu'on aborde un sujet qui blesse. Et que tu assumes. Et que tu consumes. Un sujet dont tu n'as jamais parlé. Qui fait peur, assez pour que tu l'évites. Assez pour que tu oses attraper ses cuisses, la soulever contre toi, assez pour que tu l'assois sur le piano, assez pour briser le silence sur le fil des notes. Assez pour te retrouver debout entre ses cuisses ouvertes, assez pour que tu reprennes ce sourire charmeur, assez pour que tu te penches sur elle, sur son cou, pour que tu y déposes un baiser. Un simple petit baiser. Assez pour pouvoir commencer un jeu où tu sais que tu sauras t'arrêter. Parce qu'elle n'est pas le diable, parce qu'elle n'est pas Cassandre. Parce que son don ne t'empêche pas de te contrôler. Parce que. Tu n'es pas amoureux d'une haine abstraite.

      Dimitri ; Tu n'as rien à lui envier. Peut-être un bonnet, peut-être ce côté indiscipliné. Mais ils sont détestables. Au moins autant qu'elle ne l'est.


    Et tu te retires de son cou. Et tu attrapes son regard du tien, et tu gardes ton petit sourire alors que tu prends appui de tes deux mains sur le piano, enclenchant de nouvelles notes, de nouveaux sons. Alors que tu l'emprisonnes de tes bras, alors que tu crois qu'elle est à ta merci. Alors que tu sais que tu ne la toucheras pas. Alors que. Non, tu ne sais rien. Tu sais peut-être qu'elle n'avouera pas. Ce besoin de se sentir supérieur à elle. Ce besoin de se sentir plus mieux, plus soi, plus. Plus Cassandre, peut-être. Ou ce besoin de se dire que, au fond, elle vaut mieux. Ou alors, cette jalousie qu'elle n'assumera jamais. Parce qu'au fond, elle l'est, un peu, jalouse. De quoi, tu n'en sais rien. Tu ne vois pas ce qu'on peut envier à quelque chose de si détestable. Tu ne vois pas ce qu'on peut envier à Cassandre.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Sam 27 Aoû - 10:23

    Tu l’as eu ta réponse. Tu ne pensais pas l’avoir aussi franchement. L’espace d’un bref instant, la surprise se fait une place sur ton visage. L’imprévu. Cette bouche tentante n’a pas proféré de mensonge. Cette voix doucereuse n’a pas déformé la vérité. Il t’a juste jeté la vérité toute crue. Claquante comme un coup de fouet. Saignante comme un morceau de viande que l’on balance à un fauve. Dans un souffle qui lui donnait presque la dimension d’une confidence si ca n’avait pas été quelque chose que tu avais déjà entendu trop de fois dans la bouche des hommes. Et tu restes là, prise de court par se soudain développement que tu n’as pas attendus, par cette franchise inespérée. Que pouvais-tu répondre à ça ? Un mince sourire. Entre satisfaction et résignation. Tu ne baisses pas les armes mais tu te retrouves une nouvelle fois face à la vérité. Cassandre domine. Cassandre règne ici.

    L’espace d’un bref et infime instant, ta main se serre légèrement sur la cuisse qu’elle a prit pour appuis. Juste en étant aussi sale, en étant aussi Lipovsky, elle te domine. Tout le monde connait son nom. Tout le monde l’aime ou la déteste. De l’envie ? Peut-être. De la jalousie ? Surement pas. Ce diadème trop bien brossé que tu portes, tu ne le troquerais jamais contre les restes en ruine de la couronne de cette reine. De toute façon, tu n’as que faire de tout ça, n’est-ce pas Casey. Tu aimes te le répéter, chaque soir avant de dormir. Ce n’est qu’une facette de ce rôle. Le théâtre de ces cinq années dans cette école. Un rôle éphémère dont tu garderas peut-être une saveur amer, un arrière gout un peu sucré mais rien de plus. Tout ceci n’est qu’illusion, jeu et faux-semblant. Amitié ou inimitié. Cassandre ou les autres. Lui ou le reste. Rien ne compte vraiment. Tu te répètes ça chaque soir. Arrivant peut-être à t’en persuader, le temps d’une nuit, d’un songe. Un rêve du passé.

    Et soudain, un brusque retour à la réalité. Vos corps se rapprochent. S’entrechoquent presque. Le contact froid des touches sous tes cuisses contraste affreusement avec la chaleur de son corps proche du tien. Si proche. Trop proche. Ses lèvres qui effleurent ton cou. Comme un doux mensonge. Tu le laisses jouer. Parce qu’il sait si bien le faire. Parce que c’est ainsi qu’il joue. Parce que c’est ainsi qu’ils jouent tous. D’action et de belle parole. Des mots menteurs. Des mots charmeurs. Tu le laisses déclamer cette vérité, comme s’il te connaissait. Tu le laisses les murmurer contre la peau douce du creux de ton cou. Ce mensonge presque trop criant de vérité.

    « Tu n'as rien à lui envier. Peut-être un bonnet, peut-être ce côté indiscipliné. Mais ils sont détestables. Au moins autant qu'elle ne l'est. »

    Tes yeux se braquent sur les siens quand il se redresse. Lui prisonnier de tes jambes qui l’entourent. Toi prisonnière de ses bras qui t’encadrent. Chacun ne laissant pas un pas à l’autre. Face à cette détestable vérité, ta défaite inconditionnelle face à Cassandre. Cassandre qui marque. Cassandre qui obsède. Cassandre qui charme en respirant. Face à ce que tu refuses d’admettre, tu ne peux que rire. Détestable. Tu n’arrives pas à savoir qui est le plus pitoyable de vous deux. Toi, qui déteste ce que tu ne peux être. Toi qui méprise cette fille qui même chancelante, attire tous les regards, toutes les envies. Ou lui. Lui qui la déteste autant qu’il l’aime. Qui joue un jeu puérile avec d’autre pour mieux oublier, pour mieux ignorer le temps qu’il passe loin de cette obsession. Lui qui laisse brûler une passion de loin, qui joue un jeu que tu aimes tant. Appuyée contre le piano. Tu ris. De façon franche. Presque trop. Tu te moques. De lui ? De toi ? De vous deux surement. Et puis tu te drapes. De ce mensonge. De cette vérité. De ce toi que tu aimes autant que tu détestes. De ce rôle qui te rend menteuse au yeux du monde mais t’en protège mieux que tout le reste.

    « Je n’envie rien à quelqu’un d’aussi usé. Par le temps. Par les hommes. »

    Un mensonge. Trop évident. Trop flagrant. Mais impossible à éviter. Il le sait aussi bien que toi. Les choses sont ainsi et c’est comme ça qu’elles doivent le rester. Et tu te redresses. Ta jambe glisse un rien le long de son corps, la pointe de pied prenant appuis sur le banc. Tu avances. Même bloquée. Même ainsi, tu ne le laisseras pas te dominer. Pas entièrement. Parce que tu n’es pas Cassandre. Parce que toi, on ne te reverse pas sur une table pour te faire jouir. Parce que toi, tu n’es pas encore brisé. Pas comme elle. Parce que tu sais que ce jeu va finir. Une information pour une autre. Tu ne veux pas lui devoir d’avantage. Ton regard toujours plongé dans le sien. Ton visage trop proche du sien. Mais juste assez loin. Parce que tu ne lui donneras jamais ce droit. Parce que cette bouche trop franche t’a avoué ce que tu voulais savoir. Parce que tu as perdu une manche sans qu’il le sache. Et pourtant, tu ne veux pas admettre ta défaite.

    « Moi, personne ne me possèdera aussi facilement. »

    Tu te places inaccessible. C’est ta force. C’est la ligne qui te sépare de Cassandre. Ce qui vous oppose. Tout le monde l’a possédé, personne ne t’aura.
    Ce jeu devait prendre fin. Et pourtant, tu as aimé cette danse. Une danse avec un diable. Trop charmeur. Trop menteur. Trop franc. Marchant sur un fil qui vous lie. Un fil nommé Cassandre. Un fil trop fragile pour y danser encore. Trop coupant pour s’y risquer d’avantage. Trop. Trop. Et pourtant. Encore. Encore quelques minutes. Tu ne livres pas ton information tout de suite. Tu la gardes, prisonnière de ses lèvres que tu ne céderas pas aujourd’hui.

    « Une information pour une autre, c’est bien ça Morstorm. »

    La distance d’un nom de famille. Alors que lui a la distance de l’ignorance du tiens. Ce détail qui te fait haïr encore plus Cassandre.
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Jeu 1 Sep - 22:43

Et tu te rends compte. A quel point vous êtes si différents. A quel point vous êtes si ressemblant. Se cacher des yeux du monde, ce cacher du reste de l'humanité derrière un vile mensonge, derrière un songe auquel on croit, auquel on espère qu'ils croiront. Et tu souris, toi aussi, tu souris face à ce mensonge contre lequel tu ne pourrais que rétorquer que mentir, c'est mal, sur lequel tu ne pourrais dire que ce que tu n'as pas le droit de dire. Un sujet sur lequel tu ne peux pas faire la morale. Juste celui dementir. Juste celui de se mentir à soi-même. De se croire plus, mieux qu'autrui, de croire qu'on envie personne. Juste croire, juste se bercer d'illusions. Et tu ne sais pas si tu as le droit d'avoir pitié d'elle. Et tu te demandes si elle se déteste autant que toi tu te détestes, jusqu'à quel point vont ses complexes ridicules, elle qui est si jolie, elle qui est si aguichante. Il lui manque. Le courage. Celui de Cassandre. La seule chose. Si elle allait plus loin, si elle osait s'aventurer sur les rivages de celle dont elle est si jalouse, si elle réussissait à se cacher, alors elle aurait un nom. Elle serait Ashley, Sandra, elle serait Cassandre. Et elle ne serait pas mieux, dans son habit de pute. Elle ne serait pas mieux, avec ses petites culottes faites de fils, avec ses cuisses devenues trop souples pour dissimuler une quelconque habitude. Et tu voudrais lui dire. Lui dire tout ça, tout ce que tu en penses, tu voudrais lui crier de ne pas devenir le démon. Qu'elle est déjà bien plus appréciable. Plus agréable, que Cassandre. Pour toi. Pas pour eux.

    Casey ; « Je n’envie rien à quelqu’un d’aussi usé. Par le temps. Par les hommes. »
    Dimitri ; « Dans ce cas, qu'est-ce que tu fais, là ? »


Et tu souris alors que l'une de tes mains caresse sa cuisse qui t'entoure, peut-être pour lui faire comprendre un message, peut-être pour lui dire qu'elle lui envie tout. Mais tu n'en rajoutes pas, et tu la regardes. Et elle te regarde, et tu te dis que oui, vous êtes différents. Que tu ne mens pas, pas autant, pas sur tes faiblesses, que tu ne mens pas pour cacher tes sentiments. Tu souris pour te cacher toi, pour cacher ton passé, peut-être celui que tu es. Et elle rit, trop franchement, et tu étires un sourire, parce que tu la trouves ridicule, parce que tu te trouves ridicule. Parce que ce jeu n'ira pas plus loin et que vous restez quand même là, à vous chercher. Juste à jouer. A vous amuser. A faire passer ce temps que vous trouviez long. Et peut-être que. Ca finira mal. Peut-être que. Rien ne se passera comme prévu. Peut-être que. Tu ne repartiras pas de cette pièce sans séquelles. Qui sait. Qui sauvera ton âme, Dimitri. Cassandre n'est pas là. Elle est partie. Blondie n'est pas là. Elle est partie. Il n'y a plus que toi. Que toi et Casey. Et votre jeu. Parce que vous n'êtes pas que deux, parce que la passion est aussi présente, parce que quelque chose de plus veille sur vous, ou au contraire, vous maudit, dans cette pièce. Et sa jambe glisse contre la tienne, dans une délicatesse à la fois sexy et douce, dans un geste à la fois attirant et trop fragile pour être osé touché. Et elle se lève, se rapproche de toi. Et continue ce jeu. Ce jeu pourri. Ce jeu qui vous uni.

    Casey ; « Moi, personne ne me possèdera aussi facilement. »
    Dimitri ; « Tu as juste peur de t'offrir. »


Et tu souris. Tu souris comme un assassin. Dans un clin d'oeil. Comme si tu venais de tailler un sourire sur sa joue. Comme si tu venais de transpercer un nouveau trou dans sa poitrine. Parce que tu as l'impression d'avoir visé juste. L'impression qu'elle est juste timide. Qu'elle aussi, elle se cache derrière son jeu. Qu'elle aussi, elle est juste terrifiée. Et tu te dis que elle te ressemble, et tu espères avoir trouvé ton homologue féminin. Tu y crois, quelques instants, sans rien en dire, sans rien en penser assez pour qu'on le sache. Et tu sais qu'elle va répliquer. Parce qu'elle n'assume pas. Pas ses mensonges, ni ses raisons de mentir. Parce qu'elle n'est pas celle que tu pensais rencontrer au début de cette journée. Tu souris, Dimitri. Parce que tu sais qu'elle aurait pu être une cible idéale pour Cassandre. Si seulement elle ne l'enviait pas tant. Si seulement ça ne faisait pas son infériorité face à ta haine. Et tu la gardes bloquée entre tes bras, tu ne veux pas qu'elle parte, pas encore, cette conversation n'est pas terminée, ce quart d'heure n'est pas encore passé. Et pourtant, tu sais que bientôt, elle partira, pour se donner des airs de chats, pour se donner des airs indomptables, pour essayer d'être quelqu'un à part entière.

    Casey ; « Une information pour une autre, c’est bien ça Morstorm. »
    Dimitri ; « Une information dont tu connaissais déjà la réponse, tu n'es pas cher payée, Ambre. »


Et tu te redresses, tu lui laisses le passage pour s'échapper, tu lui laisses sa liberté. Tu étais quelqu'un de trop honnête, peut-être beaucoup trop, pour laisser passer ça. Pour qu'elle ne gagne rien au change. Un troc, c'était un troc, tu étais réputé pour ça Dimitri, pour toujours faire valoir quelque chose à quelqu'un, pour donner de la valeur et en retirer, simplement pour faire des échanges de bons procédés.

    Dimitri ; « On dira qu'en plus, je te devrais un petit café. Histoire d'équilibrer ce prix aux allures d'ordure.»


Pas un verre, pas un tour dans la forêt. Juste un café, à St Petersbourg, lors de leur prochaine sortie, ou peut-être au distributeur de la salle commune, peut-être au réfectoire. Et tu te demandes, si elle en attendait plus, plus de toi, ou si juste tu n'es qu'un jouet, si au moins tu lui plais. Et tu te dis que tu mourras à cause de ta superficialité. Tu t'en fous, qu'elle refuse, qu'elle accepte. Tu n'as pas honte des râteaux, pas honte des vents. Pas honte lorsque tu es ce faux Dimitri. Celui qu'on connait, avec ce sourire en coin sur les lèvres.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Ven 2 Sep - 0:43

    « Dans ce cas, qu'est-ce que tu fais, là ? »

    Grande question. L’interrogation sempiternelle. Celle qui restait sans réponse. Pourquoi, alors que tu te targuais de ne pas être Cassandre, étais-tu là ? A tenter de percer à jour ce charmant blondinet. A tenter de te rapprocher de Cassandre. De ce qu’elle aimait. De ce qu’elle avait. Et tu étais là. Les cuisses ouvertes. Sa main sur ta peau. Et malgré ton sourire, tu arrivais parfois à t’écœurer. Te détester, surement autant que tu pouvais détester Cassandre. Bien plus en vérité. Et tu restais silencieuse. Laissant sa question sans réponse. Lui laissant le doute. Peut-être la curiosité. Ou simplement le néant. Tu savais qu’il y avait une chance que cette question était parfaitement rhétorique. Il te donnait l’impression de te comprendre. De te connaitre. Presque mieux que tu ne pouvais te connaitre toi-même. Comme quelqu’un qui jouait à ce jeu depuis plus longtemps.

    Et alors que tu lui assurais de ne pas te laisser posséder par n’importe qui, il répliqua. Comme il l’avait fait à chaque fois. Tu avais l’impression d’avoir un miroir. Qui te revoyait une image de ce que tu étais. Si différente. Si semblable. Tu n’as pas peur. Pas vraiment. Offrir ton corps n’est pas une chose qui t’effraie. Le brader te répugnerait. Et finalement finir par le céder voudrait dire que tu acceptes de t’attacher. Parce que tu fais encore partit de ces filles idiotes. Qui voit le sexe comme une chose de l’amour. Ou alors ce n’est que de la baise. Et tu vaux mieux que ça. Tu le sais. Tu veux le croire. Alors tu te refuses. Obstinément. Avec talent. Tu charmes. Tu joues. Mais tu ne passes jamais le pas. La peur que tu as, c’est de finir par tomber. Comme Cassandre. De sombrer. Dans une illusion trop fragile. Dans le lien trop éphémère d’une relation. De t’attacher. De souffrir. Parce que c’est toujours ainsi que se termine ses choses. Par la douleur. Les larmes. Puis. L’oublie.

    « Je vaux bien trop cher pour vous. »

    Mi-voix, juste pour toi. Fierté. Pour te donner contenance. Arrogance. Pour ne pas perdre ce masque. Même s’il semble voir au travers de ses yeux perçant. Même s’il se rit de tes jeux qu’il devine. Et pourtant, il reste là. Il participe à ce jeu. Et tu ne comprends pas pourquoi. Mais tu veux savoir. Jusqu’où tout ca va vous mener. Jusqu’où il sera capable d’aller. Jusqu’où tu seras de le suivre. Jusqu’où cette passion vous brulera. Quelle marque laissera-t-elle sur votre peau. Votre âme.

    « Une information dont tu connaissais déjà la réponse, tu n'es pas cher payée, Ambre. »

    La réponse n’était qu’accessoire dans le fond. Ce que tu voulais savoir, c’était sa réaction. Tu connaissais la réponse. Tout le monde qui avait un tant soit peu de sens de l’observation et une tête bien faite devait la connaitre. Au moins tout ceux que les deux tourtereaux obsédaient et qui possédait ces deux qualités du moins. Peut-être qu’ainsi la liste se réduisait. Peu importe. Sa franchise avait été une réponse que tu n’attendais pas. Echanger ceci qu’on une imitation bon marché plutôt laide. Ca ne te gênait pas plus que ça. D’autant plus que tu avais pu apprécier une valse avec le diable. Durant un bref instant. Tu avais pu regarder dans un miroir que tu n’aurais jamais soupçonner.

    Et il s’éloigne. Il te laisse une issue. Et tu t’étires, tel un chat qui se réveillerait d’une sieste confortable sur le clavier bicolore. Tu t’éloignas doucement de l’instrument, effleurant une dernière fois les touches. Restant à proximité. Finissant appuyé sur le coffre, juste au dessus du précieux sésame bien trop clinquant que cherchait Dimitri. Et tu l’écoutais, minant de façon volontairement exagéré une expression attentive. Le grand Dimitri dans toute sa splendeur. Roi du troc. Suivant les règles. Ses règles.

    « On dira qu'en plus, je te devrais un petit café. Histoire d'équilibrer ce prix aux allures d'ordure.»

    Et tu ris. C’est bien vrai qu’il était affreux. Tu avais toujours préféré les vêtements et les accessoires de bon gout à ceux de marques. Bien que parfois les deux se mêlaient à la perfection. Mais ce n’était pas comme si tu avais les moyens. Toi qui vivais dans un appartement miteux à St Petersburg quand tu n’étais pas dans cette école. Payer par les quelques cachets obtenus dans les pianos bar pendant les vacances.

    Laissant filer un gémissement traduisant une intense réflexion, te façon bien sarcastique, tu finis par te redresser en pianotant sur le coffre du bout des doigts. Le café était bien tentant mais… Surement pas avec Dimitri. Pourquoi ? Parce que tu avais l’impression de jouer avec toi-même. Et quelque part, tu es à présent curieuse. De savoir à quel point vous êtes différent. A quel point vous vous ressemblez. Et tu glisses ta main dans ta poche, pour en sortir un paquet de cigarette, presque vide. Tu ne fumes pas comme un pompier mais il arrive forcement un moment où tu vois la fin. Parce qu’étrangement, elles ne reviennent pas toutes seule ni ne se multiplient. Et tu étais certaine que Dimitri saurait t’en trouver. Ton petit péché mignon. Tes Black Devils à la vanille.

    « Disons plutôt quelques une de ses charmantes compagnes. » finis-tu par répondre avec un léger d’œil en agitant entre le pouce et l’index le paquet où les quelques bâtonnets de nicotine restant s’entrechoquaient.

    Tu n’avais pas céder. Parce qu’il t’intéressait. Parce qu’il te plaisait. Pas comme ces idiots que tu faisais tourner chèvre avec un simple jeu de jambes. C’était plus… cérébral. Et surtout, bien plus magnétique. Jusqu’à présent, tu te moquais de Morstorm. Tu ignorais l’existence de ce blond que tu avais une ou deux fois vaguement aperçu. Entrevu son sourire sans t’y attarder. Tu t’y étais intéressé un bref instant avec l’intérêt que Cassandre semblait montrer. Rien de plus. Mais à présent. Il t’intriguait. Pas en tant que Winterhood. Pas en tant que gibier de la diva au talon pointu. Pas même en tant qu’homme. Mais en tant que personne. En tant d’homologue. Tu voulais en savoir plus.

    Un nouveau jeu commençait. Celui de deviner. Deviner ce que pouvait cacher l’autre. Tout en espérant pouvoir se cacher de ses yeux. Et à cette pensée, tu ne pu t’empêcher de te mordre légèrement la lèvre. La situation te plaisait de plus en plus. Et ca ne risquait pas de changer.
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Dim 4 Sep - 22:15

Elle estimait valoir trop cher. Peut-être, tu n'en connaissais pas la valeur, de cette fille, tu ne la connaissais tout juste pas, cette fille. Mais tu savais que son égo était peut-être un peu sur dimensionné. Ou qu'elle avait été traumatisé par les hommes, assez pour qu'elle les déteste et les sous estimes. Tu aurais pu lui inventer tout un passé, mais à la finale, tu te doutais, tu savais bien que tu te trompais. Qu'elle était juste cette fille détestable, insupportable, et que tu ne valais certainement pas beaucoup plus, toi, Dimitri Morstorm, toi en face de tes amis, en face de Geoffrey, toi qui traumatisais les premières années. Tu faisais presque pitié, presqu'autant que tu pouvais détester sa personnalité. Elle ne te plaisait pas, et elle te ressemblait, c'est ce qui te frustrait, certainement le plus, certainement, le moins de savoir que tu te détesterais, de savoir que tu ne t'aimerais pas. Mais c'est quelque chose que tu avais toujours su. Quelque chose que tu ne t'étais jamais caché. Quelque chose à laquelle tu ne pouvais pas échapper. Et tu commences à la comprendre. Commence à savoir qu'elle cherche à se donner une excuse, une excuse à sa peur d'aller de l'avant, la peur de s'attacher, de se donner entièrement à quelqu'un. La peur de souffrir à un moment, ou tout simplement la peur de revivre quelque chose. Juste ce besoin de se cacher derrière un masque, un même masque qu'ils portaient tous les deux.

Et tu hésites entre rire ou pleurer lorsqu'elle sort son paquet de cigarette. Tu finis juste par sourire et baisser la tête, peut-être pour cacher cet amusement, ou tout simplement pour regarder ta poche, pour en sortir le même paquet, peut-être, surement plus plein que le sien. Celui que tu as ouvert ce matin, celui où tu n'en as encore pioché qu'une. Ce même paquet que tu lui envoies tout en souriant. Et ça marque un de vos autres points communs. Un de ceux dont tu te serais passé. Tu aurais pourtant donné ta main à couper que non, elle ne fumait pas, que non, elle ne voulait pas se salir. Et cette fille est un mystère. Autant qu'un livre que tu dois lire, que tu sais lire, un livre ouvert que tu parcours. Cernée comme jamais. Incernée comme jamais. Tu ne sais même pas si tu la connais. Tu ne connais pas son prénom. Ni son âge, encore moins son année. Tu n'as jamais entendu parler d'elle, ni de sa nationalité. Tu ne sais rien. Juste une ébauche de ce qu'elle est. Et au fond, tu ne veux pas vraiment en connaitre plus. Et alors qu'elle tapote le piano avec ses doigts, un sourire étrange aux lèvres, tu comprends. Il n'y a pas d'autres solutions possibles. Et tu souris, elle est maligne. Assez pour te l'avoir caché, ce sac, ce sac sous ton nez, assez pour que tu aies de quoi la détester encore quelques années. Assez pour lui avoir proposé un café, cependant. Qu'elle a décliné. Parce que vous ne vous reverrez surement pas. Parce que c'est juste le temps d'une partie de carte. Juste le temps d'une chasse au trésor.

Et tu restais là, de l'autre côté du piano, à la regarder en souriant. Tu avais trouvé sa cachette, son information, un peu trop tard cependant. Trop tard pour que tu demandes remboursement. Elle t'avait roulé. Elle estimait avoir gagné. Il y avait de quoi. Cependant, tu notais une importante différence, entre vous, l'honnêteté. Tu ne mentais jamais Dimitri, tu ne faisais que te cacher derrière de faux sourires. Elle ses mensonges étaient sa cachette. Et au fond, ça vous différenciait, assez pour que tu ne t'estimes pas comme son égo. Assez pour valoir un peu plus, puisque pour toi Dimitri, la fin ne justifie pas les moyens. Puisque pour toi Dimitri, tout se paye et rien n'est gratuit.

    Blondie ; D... Dimitri ? On t'attend, le prof commence à s'impatienter. Tu n'es pas seul ?
    Dimitri ; J'attends juste qu'elle me rende ton sac qu'elle a mis dans le piano, j'arrive.
    Blondie ; C'est qui ?
    Dimitri ; Elle ne me l'a pas dit.

Et tu ne le lui as pas demandé. Parce qu'au fond, elle n'a pas besoin de nom. Tu n'as pas besoin d'en parler, ni même de la mentionner. Cette fille, tu vas vite l'oublier, une fois que tu seras sorti de cette salle, en compagnie de Blondie qui venait d'arriver, en compagnie de Blondie vers laquelle tu t'étais retournée à son arrivée. L'élue de ton coeur pour aujourd'hui, l'élue de ton coeur depuis presque deux semaines - déjà. Juste elle. Elle n'était pas difficile à vivre, pas chiante, bref, juste un peu collante, mais assez sexy, assez gentille pour que tu restes avec. Et elle te convenait, bien qu'il faille lui acheter des sacs Prada pour qu'un cadeau lui convienne, tu t'y étais fait. Et tu te retournas vers l'inconnue, tu te retournas vers Casey. Tu avais peur qu'elle sorte une quelconque remarque, elle n'était pas du genre à se gêner. Pas du genre à garder un quelconque secret. Elle n'était pas du genre, à, dans cette situation, rester silencieuse et te rendre gentiment le sac. Et au fond, tu espérais quand même, quand même qu'elle ne dise rien, qu'elle se contente de sourire, tu espérais qu'au fond, elle te laisse te mentir à toi même dans cette petite vie de couple amoureux et idiot. Qu'elle te laisse y croire, encore un peu.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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MessageSujet: Re: Le fil des notes (libre)   Dim 4 Sep - 23:22

    Doucement, tranquillement, tu laissais les minutes s’écouler. Tu observais le moindre de ces gestes. Pour savoir. Pour chercher. Parce que tu étais curieuse. Savoir pourquoi ce sourire avait finit cacher par les mèches blondes alors qu’il sortait à son tour un paquet de cigarette de sa poche. Laissant un vague sourire satisfait se glisser sur tes lèvres alors que tu le réceptionnes. Ce paquet entre tes doigts, ce qui marque la fin de ce jeu. Pour cette fois. Pour toujours. Toi-même tu l’ignores. Alors, presque sans te rendre compte, tu laisses le moment de lui rendre son du s’éloigner.

    Et puis soudain, une voix se fait entendre. Une voix de l’extérieur. Comme un charme qui se brise, l’ambiance se banalise. Tout devient quelconque. Tu redresses doucement en jouant un instant avec le paquet entre tes doigts en écoutant d’une oreille distraite ce qu’il se dit entre les deux tourtereaux. Et tu souris. Il avait finit par comprendre. Parce qu’il n’y avait pas d’autre endroit où il aurait pu être. Parce que tu l’avais mis là juste parce qu’il te gênait. Parce que tu avais envie d’embêter la sale gosse de riche qui ne savait pas faire attention à ces horreurs. Pendant qu’ils terminaient leur bref échange, tu tiras 3 cigarettes du paquet qu’il t’avait envoyé pour les glisser dans le tien avant de lui faire regagner sa place.

    Tranquillement, tu tires l’horreur de sa cachette, affichant simplement une moue boudeuse alors que tu avances vers les tourtereaux.

    « Tu dis ça comme si je l’avais fait exprès, Morstorm. Je l’ai simplement déplacé, il me gênait. »

    Le choix précis d'un nom. Morstorm. Pourtant, tu avais envie. De te moquer. D’afficher du mépris pour cette petite amie trop précieuse à ton gout. Celle qui avait fait légèrement grimacer Dimitri au début de votre charmant échange. Lui faire comprendre qu’elle était bien naïve. Parce que tu savais. Que ce n’était qu’une façade. Elle était l’objet. L’outil. Comme aurait pu l’être Dimitri. Parce qu’elle se pensait grande et toute puissante, là, accroché au bras de Dimitri Faust Morstorm. Toute gonflée d’orgueil.

    Et lui. Il était devenu l’un de ses autres. Avec sa greluche à ses cotés. Un de ceux qui n’est plus si intéressant. Pourtant tu savais. Il avait éveillé ta curiosité et tu n’avais pas pour habitude de rester sur ta faim. Mais pas tout de suite. Pas maintenant. Alors tu te contentes de marcher vers eux. Vers lui. Et tu glisses son paquet dans sa poche, simplement amputé de trois bâtonnets addictif. Dans un demi-sourire.

    « Parce que je ne suis pas une escroc. Tu connaissais déjà la réponse aussi après tout. »

    Tu rends tranquillement son sac à la petite blonde qui respire la prétention à plein nez. Et tu la regardes, un bref instant. Parce qu’elle est quelconque. Elle ne t’inspire rien. Ni envie. Ni mépris. Rien. Elle te semble presque faire partit du décor. Et pourtant. Pourtant. Tu ne peux t’empêcher. Avec ton sourire habituel accroché aux lèvres. Parce qu’au fond, tu es juste toi. Et alors que tu t’éloignes, tu la laisses avec quelques mots. Lourd de sens. Ou pas tant que ça.

    « Tu devrais surveiller un peu mieux tes affaires, ma jolie. »

    Sans prendre la peine de te retourner, tu t’éloignes. Tu laisses ce couple. Cette paire absurde. Cette douce illusion dans laquelle il se plait à être. Incapable de lui reprocher. Parce que la personne à qui tu mens le plus, ce ne sont pas les autres, c’est toi-même. Parce que toi, tu sais que tu ne tromperas jamais ta solitude avec un inconnu pris au hasard. Juste assez bien pour te satisfaire. Pas assez pour te finir par te séduire. Parce que cette solitude, tu l’as choisis. Parce que tu as décidé d’être plus forte que ça. Plus fort que Cassandre. Parce que toi, tu ne fais que jouer.

    Alors tu t’éloignes. Sans laisser un nom à se souvenir. Mais surement impossible à complètement oublier.

I'm impossible to forget

but I'm hard to remember
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