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 Snow ~ Nikolaï

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Cassandre S. Lipovsky

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Date d'inscription : 21/07/2011

MessageSujet: Snow ~ Nikolaï   Jeu 18 Aoû - 15:15

The more I see, the less I know.


Come to believe that I better not leave, before I get my chance to ride. When it’s killing me. What do I really need ? All that I need to look inside.

Tu n'as pourtant pas l'habitude de trainer à cet étage là. Comme n'importe qui. C'est pourtant réserver aux adultes et à ceux qui n'ont pas peur. C'est pourtant pas un endroit fréquenté et qui te plait. Et toi tu t'aventures ici, dans ce lieux sombre, qui n'est pas interdit mais presque. Il te donne la chaire de poule. Ce frisson qui parcours ton échine, tu le connais. Bien, trop bien. Et tu demandes pourquoi. Pourquoi tu es ici. Pourquoi tu l'as écouté. Il n'est qu'un gars sans importance, que l'un de ceux que tu n'aime pas. Mais tu as quand même décidé de le voir, ici. Ce sont des mystères par-ci et là. Ce sont des mystères que tu ne comprends pas. Alors tu lorgne ces murs, les effleurant d'un doigt. Tu sais pourtant qu'il ne faut pas, que tu ferais mieux de rentrer chez toi, dans ton dortoir devant ton miroir. Tu sais pourtant que ce serait mieux. Et les murs se troublent presque. Toi qui est si perdue dans tes pensées, dans tes désirs, le long d'un soupire tu regrette. Parce qu'ici rien n'est facile. Tout se brouille d'avantage. TTu es dans le couloir des mirages. A te demander pourquoi. Et tu as l'impression de voir les fantôme de ceux qui ont marqués ta vie, pas grand monde. Peut-être ce gars là de ton ancien lycée qui t'as fait devenir comme tu es. Et cette fille, là, lors de ta première année d'arrivée, qui t'a fait prendre ton premier rail. Tu ne la reconnait même pas. Tu avais déjà oublier son visage, son nom. Et elle traverse ton corps. Ce n'est qu'une hallucination. Ce lieu est pire que toutes les drogues. Tu ne peux rien faire pour lutter. Tu ne peux rien faire pour t'en sortir.

Alors tu te laisse tomber le long d'un mur.

Nikolaï. Nikolaï, c'est lui qui t'as demandé de le voir. Et tu as proposé cet endroit, où personne ne va jamais. Tu ne sais pas ce qu'il te veut. Tu ne sais rien de lui, à part que tu as de quoi le mépriser. Après tout, tu as réussis là où lui a échoué. Et combien de fois te propose t-il de sortir de Synchronicity prendre un verre, aller danser dans un club, finir sur le carreau, défoncé comme jamais ? Tu ne les compte plus. Tu te dis qu'il faut mettre un terme à cet harcèlement. Alors au fond de toi, tu espère qu'il soit complétement défoncé, que les murs de ce couloir le mettront dans un état inimaginable. Tu te dis qu'ici, c'est mieux qu'ailleurs. Parce que tu te crois forte comme jamais. Tu ne sais pas à quoi jouer avec lui.

Et tu entends des pas à des années lumières, pourtant tu ne te redresses pas, le visage toujours fixé dans le vide. Tu te perds dans tes pensées les plus récentes. Les hommes. Cet homme. Tu penses aussi à ton business de pute, tu pense aussi à ce que tu deviens. Tu te dis que t'es en train de foutre ta vie en l'air. Et un rictus brise le rythme des pas qui s'achèvent devant toi. Il est là, ce faux roi. A se croire au dessus des autres, mieux que les autres. Il est là, celui qui veut revoir l'ancienne Cassandre, l'ancienne Lipovsky. Celle qui arrivait chemise ouverte, les yeux dans le vide. Celle qui savait toujours à qui acheter un peu de poudre, quelques cachetons. Celle qui vivait plus la nuit que le jour. Nikolaï, tu es l'un des seuls à regretter cette Cassandre. Tu l'as rencontrée trop tard. Juste lors de ces derniers soirées trash. Elle aurait pourtant pu être ta meilleure amie, ta meilleure partenaire, de soirée, de jeu, de sexe. Mais non, Cassandre s'est assagit avant que tu ne puisse lui dire un mot. Et elle sait que tu veux tout foutre en l'air avec elle. Elle sait que tu veux essayer de retrouver l'ancienne Lipovsky. Celle qui s'amusait sans pleurer. Celle qui pouvait faire la fête seule dans sa salle de bain.

Et tu redresses la tête vers le jeune homme, un regard totalement neutre. Un regard comme un autre. Le sourire qui s'était accroché sur un coin de tes lèvres s'efface. Tu le regarde. Tu le regarde sans prendre la peine de te relever. Dans le fond, t'espère que rien ne se passera, que tu continueras de garder tes distances avec ce charlatant. T'espère ne pas retomber dans tout ça. Comme si t'avais pas déjà assez de problèmes pour que ce couloir des mirages te le rappelle.

« Ca va finir comme à chaque fois. Tu me propose une soirée, une seule. Une où on se met la mine. Une où on se met bien, la tête à l'envers, le temps de tout envoyer en l'air, ta tête, la mienne, tes fringues et le monde aussi. Tu vas mettre la musique à fond, et alors que le LSD aura raison de toi, que la coke t'auras bien entamée la cervelle, que je serais aussi pitoyable que toi, tu ricaneras de ta victoire sur moi. Alors je met déjà un terme à tout ça et je te dis non. Non, je ne viendrais à aucune de tes soirées pourrie avec toi juste pour tes beaux yeux. »

Et dans le fond, tu ricanes. Tu te trouves pathétique, avec ce discours préparé, tu te trouve pathétique, à ne même pas le saluer, à avoir tout calculer. Et tu lui laisse une chance. Une chance de dire quelque chose, de nouveau, d'intéressant. Qu'importe, quelque chose qui te surprenne.

« A moins que tu sois venu pour autre chose, cette fois..? »


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Dernière édition par Cassandre S. Lipovsky le Ven 19 Aoû - 20:36, édité 1 fois
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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Jeu 18 Aoû - 16:19

Where are you, Cassandre ?


Rien ici n'est étrange. Rien n'est dépareillé. Tu avances, lascivement, en effleurant du bout des doigts les briques froides. Presque humides. Il fait noir, et tu te sens bien. En ce lieu, tu es comme un conquérant. Et tu avances vers ton but, sans te soucier du reste. Pris dans un élan d'insouciance, tu ne remarques pas l'aura qui flotte dans l'air. Pitoyable. Tes pas frappent le pavé, et l'écho s'enfuit au loin, et meurt. Peut être qu'elle t'entend ? Tu souris, un peu bêtement, à l'idée qu'elle t'attende. C'était inespéré, mais elle sera là, comme prévu. La jolie diva trash. Tu te met à ricaner. Et tu ne remarques pas ce qui t'entoure. Tu ne vois que droit devant toi, étriqué par ta volonté. Tu n'aurais peut être pas dû te faire un rail avant de venir. Aucun intérêt. Mais ça ne te fait rien. Tu y es habitué. La fraicheur du couloir hérisse les poils sur ta peau, et avec satisfaction, tu te laisses emplir de ce doux frisson. Tu l'entends, elle est là, elle avance comme toi. Les pas s'arrêtent. Elle t'attend, et ton sourire ne s'efface pas, et ton ricanement reprend de plus belle. Tu sembles détendu, les mains dans les poches de ta veste, jouant avec ce qui y traîne, mais tu es rongé dans l'âme. Tu redoutes cette rencontre. Pourquoi fuis-tu, Lipovsky ?

Tu ne l'as comprends pas, et ça te dévore. Elle te déteste, mais elle te fascine. Au fond, vous n'êtes pas différents, mais cette prétentieuse se persuade du contraire. Elle veut se donner un genre. Elle te dénigre, et sous son air de sainte-nitouche, te rejette et te fait comprendre que tu ne vaux rien. Que dalle. Même ton existence ne vaut plus rien lorsque qu'elle pose son regard de jugement sur toi, empli d'une lueur vengeresse, dont seule Cassandre connait le secret. Elle te fait tellement rire. Tu sais qui elle est, elle s'est déjà montré à toi. Comme une chimère, elle t'ait apparu, et dans l'ivresse de la nuit, elle s'est diluée. Tellement diluée, que la pauvre Cassandre a disparu. A tout jamais selon elle même. Mais tu n'es pas dupe, et tu sais qu'elle est là. Où es-tu, Cassandre ? Tu la cherches en vain. Tu en deviens accro. Pourquoi elle ? Parce qu'elle a décidé de te tourner le dos. Personne ne te tourne le dos, et certainement pas elle. Alors tu vas l'emmener avec toi, au plus loin, et tu vas la forcer à ce montrer. Car tu te persuade qu'elle existe toujours, tu peux la sentir. Pourquoi tu t'obstines ? Elle aussi elle s'obstine. Tes pas sont réguliers, limite mécaniques, et cognent le pavé d'une mélodie lente et plaintive. Tu ne remarque pas les ombres qui dansent autour de toi, et tu te rappelles doucement cette soirée.

Elle te semblait si fabuleuse. Une vraie nana. Son chemisier ouvert, imbibé d'alcool, laissait entrevoir sa poitrine cerclée de son soutien-gorge. Elle dansait, et elle dansait, comme si sa vie elle-même en dépendait. Rien ne l'arrêtait. Tout le monde la voulait, tout le monde voulait coucher avec. Elle excitait la foule, et au son des platines, elle se déhanchait dans une frénésie quasi-démoniaque. Une sensualité décadente. Tu ne la voulais pas dans ton lit. Non, ce n'était pas ça. Elle était la reine de cet endroit, toi tu étais le roi. Et elle t'attirait. Son regard vide te défiait. Mais tu ne voulais pas coucher avec elle. C'était une autre attirance. Une attirance mystique, qui transcende ton esprit et te hante. Cette nuit là, tu t'es approché d'elle, avec la peur qu'un homme ressent quand il se jette dans les flammes. Tu aurais pu te brûler les ailes. Mais elle t'a accueilli. Elle savait ce que tu étais, et sans un mot, elle t'avait compris. Vous avez bu plus que de raison, tandis que la coke vous perforait le crâne. Et vous dansiez tellement que cela en devenait malsain. Vous vous faisiez du mal, elle te brûlait la peau, et toi tu électrisais son corps. Alors, maintenant, où es-tu Cassandre ? Qu'as-tu fais de cette divine qui se déhanchait ? Pourquoi tu l'as prise ?

Perdu dans ses pensées, tu remarquas tout juste la belle, assise par terre, vraisemblablement absorbée par ses réflexions elle aussi. Tu t'arrêtes, croises les bras, et d'en haut tu la regardes. Un regard flamboyant et provocant, invitant la demoiselle à se lancer dans la bataille. Car il faudra batailler pour retrouver Cassandre. Mais rien que de voir cette fragile créature par terre, son regard vide et sans sentiment, et son sourire inexistant, mais certainement meurtri, tu te sens victorieux. Elle est là, et comme une proie, elle va se débattre dans tes filets. Elle se débattra, et peut être qu'elle s'abandonnera à toi. Tu souris car tu penses que cette fois-ci, la chance est avec toi.

« Tu m'prends vraiment pour un sale type, Lipovsky ... Tu me connais mal. Allez, sois pas farouche, détends toi. On est entre amis là, non ? Juste toi et moi. Et mes beaux yeux évidemment.»

Tu t'appuies dos contre le mur, et tu te laisses glisser à ses côtés. La demoiselle semble apte à discuter ? Qu'il en soit ainsi. Tu ébouriffes tes cheveux et lâche un léger soupir. Tu n'oses pas tourner la tête vers elle, et tu prends garde de ne pas la toucher. C'est presque un respect que tu imposes. C'est seulement que tu n'oses pas. C'est pas la peur qui te pétrifie. C'est autre chose encore. Tu balances ta tête en arrière, la laissant poser contre le mur, et ton regard se porte sur le plafond, sombre et inexistant. Avec de la chance, la vraie Lipovsky sera là. Pas cette poupée brisée qui se prend pour elle. Avec de la chance ? Peut être ne serait-ce pas une chance pour elle. Qui sait ? Elle même ne le sait pas tu te dis.

« J'suis juste venu discuter, tu sais, faut pas te sentir agressée tout de suite. T'as peur de moi ou quoi ? »
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Jeu 18 Aoû - 18:23

Make me wanna die





Tu le regarde, lui, qui semble bien se foutre de toi. Tu le regarde, lui, avec son air nonchalant. Et il répond à ta phrase pré-crée comme s'il avait eu un script sous les yeux, comme si lui aussi avait préparé sa réponse. C'était digne d'un film de seconde zone. Des phrases tellement clichées que t'en ris, un peu, tant que ce n'est pas toi qui les prononce. Et quand il te dis que tu le prends pour un salle type, tu ne peux t'empêcher de sourire et de souffler un « Oui. ». Comme si le point était pour toi. Comme si tu avais gagné cette manche. Lipovsky, vendrais-tu la peau de l'ours avant de l'avoir tué ? J'en ai bien peur. Fais attention à toi. Il se pourrait que tu perdes cette fois là. Mauvaise joueuse que tu es, tu recrachera ta haine, bestiale et animale, te laissant recouvrir par tes instincts.
Jusqu'à ce qu'il te rejoigne, comme une loque, ce qu'il est, jusqu'à ce qu'il se laisse glisser, lentement, le long du mur, à quelques centimètres de toi. Et tu n'essaye même pas de le suivre du visage, tu te contente d'augmenter la distance entre vous deux. Tu ne veux pas le toucher. Tu ne veux pas avoir à faire à lui. Il n'est qu'une plaie. Que l'un de ceux que tu considère comme inférieur -il y en a tant- juste parce que tu crois avoir réussis où il a échoué. C'est vrai, tu as arrêter tout ça. Tu as arrêter de te mettre à l'envers, de t'ouvrir l'esprit, de t'accélérer, te décélérer. Tu en as fini avec ces substances chimiques, toxiques. Tu en as fini, pas lui. Tu as été plus forte. Tu as su te défaire de ce qui faisait ta vie. Et lui, aussi noir qu'il soit, essaye de te rapprocher du précipice alors qu'il n'arrive pas à en sortir lui-même. Tu as le choix. Céder une dernière fois en prenant le risque de ne jamais remonter, ou t'éloigner de tout ce qui pourrait te faire sombrer dans ce gouffre sans fond.

Et sa voix se brise sur les murs. Toi tu n'as qu'une seule envie, le faire disparaitre d'un claquement de doigt. Qu'il se perde dans ses réflexions intenses. Qu'il devienne fou, ici, sans toi. Et te casser. Le ridiculiser, une fois. Et peut-être encore et encore. Tant que toi tu tiens debout, qu'importe si tu titubes. C'est ce que tu dis. C'est ce que tu vis.

« Tu n'es pas mon ami. »

Et c'est bien vrai. Tu n'as pas un ami. Pas un seul. Aucune personne sur qui compter. Certes, tu as Kacey. Certes, elle est là pour toi. Mais ça ne suffit pas. Dès que la sobriété de la journée te sépare d'elle, elle est comme une étrangère. Certes, il y a toutes ces filles, qui te suivent sans raison particulières que de toucher un peu à ton éclat, certes il y a Casey, que tu hait. Certes. Mais tu n'as pas de vrais amis à proprement parler. Personne que tu ose appeler par ces trois lettres. Personnes que tu n'oses appeler tout court. Et sur la liste de ce à qui tu aimerais te lier, Nikolaï n'est pas premier.

« Discutes donc, si tu n'as rien de plus utile à faire... »

Te revoilà, Cassandre la froide. Te revoilà, Cassandre la blessante. Et t'en as rien à faire. Tu sais qu'à un moment ou un autre, il va vouloir te refourguer la came qu'il a dans sa veste. Que ce soit du bon matos ou pas, tu veux pas. T'as peur de céder. Et cet endroit te glace un peu plus. Tu n'arrives même pas à bouger, partir et fuir. Non, tu es bloquée ici, à regarder en face de toi, à voir sous tes paupières closes tes doutes qui dansent.
Et tu repense à tout ces instants où tu pouvais appartenir à la nuit sans prendre garde à ce qui t'entoure. où tu avais tout, les opportunités pour l'éternité. où tu vivait, t'accélérant sur des rythmes colorés qui n'existaient que dans ta tête.

« Tu devrais pourtant le savoir, Nikolaï, j'ai réussi où t'as échoué. J'ai arrêter tout ça. »

Et tu le déteste à cet instant précis. Parce que tu as arrêter. Parce que tu te mens. Tu le déteste parce que tu as été obligée d'arrêter pour te réguler. Lui a juste réussis à continuer de s'éclater, alors que toi tu es coincée dans ta sobriété étranglante, éreintante. Tu le déteste parce que lui est un peu plus fort, ou un peu plus faible, qu'importe, mais tu le déteste parce qu'il a l'audace de continuer ce qui te détruit. Parce qu'il a le culot de persévérer à tenter de te faire tomber. Tu le déteste parce qu'il te tiens tête. Tu le déteste, sans une once d'amour. Peut-être un peu d'envie, mais juste de quoi te donner envie de vomir. Juste de quoi lui cracher quelques mots.

« Tu me donnes envie de mourir. »

Et tu te refuse encore à le regarder, rouvrant les yeux sur le mur en face de toi. Ton courage en une inspiration, tu te lèves. Prête à dominer ce que tu peux, à te raccrocher à ce qu'on te tendra. Pourtant tu ne te retournes pas. Tu n'as pas la moindre envie de le voir, de l'apprécier, de l'écouter. Pourtant, pourtant. Tu reste ici. Et toi, qu'attends tu donc, Nikolaï, que le temps passe ici, dans un silence qui vous nargue ? Non, elle partira bien avant, la tête haute.



[HS : traduction bancale de Make me wanna die en italique.]



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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Lun 22 Aoû - 17:34

Elle se montrait si cinglante, si blessante. Que cherche-t-elle au juste ? Rien, juste à se débattre sûrement. Elle sait que tu rodes autour d'elle, elle le sent, et elle a peur de se retrouver prisonnière. Tu représentes son passé, crade et dégueulasse, ce même passé qu'elle a égorgé, et enterré au loin dans son âme. Pourquoi faire ça ? Comment peux-t-elle renier qui elle était ? Cela te semble inhumain, et cette fille froide et vide qui se tient à tes côtés ne semble être rien de plus qu'une meurtrière. Cette meurtrière qui a fauché la véritable Cassandre. Ce n'est qu'une imposteur, rien de plus. Et elle te donnait la nausée, un truc malsain qui te ronge les entrailles. Quelque chose de sale. Tu l'entends se foutre de toi, et tu ne peux retenir ce petit sourire narquois qui se dessine sur tes lèvres. Pour qui te prends-tu Lipovsky ? Tu crois pouvoir me prendre de haut ? Es-tu vraiment au dessus de moi, pauvre fille ? Elle te faisait bien rire au fond, assise par terre, recroquevillée comme une enfant. Elle prend garde de ne pas croiser ton regard. As-tu encore peur du grand méchant loup ? Ha ha. Oses me regarder. Fais toi plaisir. Tu as peur de sentir tes veines se dilater. Tu as peur de sentir le poison courir dans ton corps. Tu as peur de perdre le contrôle de tout ce que tu as amassé. Tu as peur de retomber Cassandre.

« Tu devrais pourtant le savoir, Nikolaï, j'ai réussi où t'as échoué. J'ai arrêter tout ça. »

Elle recommence. Elle t'attaque encore une fois, et elle te mord de ses crocs acérés. Comme le vulgaire serpent qu'elle est. Et ça te fait bien rire de la voir aussi offensive, ça te fait bien marrer de la voir se défendre. Elle se croit tellement supérieure. Elle se croit tellement plus louable que toi. Tu gardes le silence, car il te semble inutile de parler pour le moment. Son poison glisse sur toi, et tu t'en moques. Elle t'amuse, c'est le principal. Tu rigoles entre tes dents, et tu imagines que ça l'agace. Et ça te fait rire un peu plus fort encore. Allez, ne sois pas comme ça, Cassandre. Franchement, je ne te comprends pas. Dans un air las, tu caresses ton casque audio autour de ton cou, comme pour vérifier qu'il est toujours là, et tu replonges ta main dans ta poche, effleurant les vieux démons de Cassandre, les faisant onduler entre tes doigts. Elle le sent, et se braque. L'ambiance est lourde, cinglante, et chaque mot prononcée fuse et tranche l'autre. A savoir qui sera le premier à craquer. Elle te déteste, tu la détestes. Elle te veut du mal, tu lui en veux aussi. Rien ne vous rapproche. Sauf l'ancienne Cassandre, que vous partagez tous les deux.

« Fais pas la maligne Lipovsky. Tu contrôlais plus rien et t'as eu trop peur pour ta tronche, c'est tout. .Tu crois que tu vaux mieux que moi, hein ? A toi de voir. »

C'est tout ce qui résume son existence, pauvre Lipovsky. Celle qu'elle est devenue est née de sa propre peur, elle est apparue pour la protéger. Mais la protéger de quoi ? Elle te prend pour un pauvre gars, perdu au fond du gouffre. Elle faisait fausse route. A la différence d'elle, tu n'as touché le fond qu'une fois. Tu es un funambule, et tu en joues. Tu marches sur le fil du rasoir, et tu laisses la chance opérer. Tu n'es pas un pauvre type qui s'est paumé à trop boire ou se défoncer. Tu n'es pas un accro convulsif. Tu peux très bien te passer de toutes ces conneries. Mais pourquoi le faire ? Tu t'amuses bien après tout, et il ne t'arrive rien. C'est tout ce que tu demandes. La drogue, l'alcool et les soirées ne gâchent pas ta vie mais l'embellissent. Et elle, elle crache sur tout ça, se croyant meilleure. En quoi est-elle meilleure ? Elle est comme tout le monde, comme n'importe qui sur Terre. Elle ne vaut pas mieux que toi, mais elle se persuade du contraire. C'est toi qui fait fausse route, Cassandre. Il n'est pas trop tard pour faire marche arrière, pour retrouver celle que tu étais avant. Il te suffit de vaincre ta peur, et tu embrasseras pleinement le plaisir.

Elle vocifère une phrase assassine, dont elle seule à le secret, et d'un bond elle se relève. Tu la suis, à l'instinct, et tu la regardes. Elle s'efforce de fuir ton regard. Tu ne parviens pas à effacer ton sourire, bien que tu aimerais adopter un air plus sérieux. Mais tu ne peux t'en empêcher. Tu as l'impression de joueur avec elle. Comme à la roulette russe. Chacun lance le barillet et attend la détonation fatale. Et chacun attend de voir son adversaire succomber devant lui, dans la pire des souffrances. Il en faut de la chance pour gagner à la roulette russe. Et de la chance, tu en as à revendre. Mais ça ne t'intéressait de forcer le karma ici. Tu ne voulais pas te mâcher le travail. Si la véritable Cassandre doit revenir un jour, il faut que cela vienne d'elle. Et soudainement, la possibilité que la vraie Cassandre ne revienne pas t'effleure l'esprit. Que ferais-tu dans ce cas ? Tu ne paniques pas, mais cela t'agace. Tu réalises qu'elle est peut être perdue à tout jamais, à cause de cette garce vide et inutile. Ton sourire s'efface, et tes sourcils se froncent. Tu tires de ta poche un paquet de clopes, tu en tires une du paquet, et tu t'apprêtes à l'allumer en baissant légèrement la tête, puis tu la relèves et tu la regarde. Elle est toujours immobile, et t'attend. Enfin, c'est ce que tu penses.

« Tu en veux une, peut être ? T'en fais pas, c'est qu'une clope ... Tu risques pas grand chose avec ça. »

Tu esquisses un léger sourire narquois, et tu allumes ta cigarette, un léger flash jaune emplissant la pièce, laissant place à une faible lueur rougeâtre. Tu tires sur ta cigarette, elle brille un peu plus fort, et tu expires la fumée blanche, la regardant onduler et se mouvoir dans l'air. Et il te semble apercevoir dans le nuage de fumée une jeune fille qui danse. Si sexy et si rapide. Comme une vision, elle disparut. Et pendant un instant, tu crus avoir aperçu Cassandre qui danse. Tu la reconnais très bien. La jolie Cassandre, celle qui se tient devant toi, et qui attend, silencieuse, et calme. Peut être même apeurée.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Lun 22 Aoû - 21:35

Look at us shake the sky



Pas un mot ne passe le scellé de tes lèvres closes. Bien sûr, que tu vaut mieux que lui. Ce sont toujours ceux qui disent ne pas être accros qui sont le plus dépendants. C'est toujours ceux qui consomment régulièrement qui sont les addictes. Et lui ne peux pas se passer de sa poudre blanche, de ses cachets blancs. Lui ne peux pas se passer de ses cigarettes, de son tabac froid et de son herbe verte. Lui, il a besoin de sa musique, de ces fêtes qui empestes la drogue, l'alcool et le sexe. Toi, à côté, t'as besoin de quoi ? De te détruire, lentement, intérieurement. Et c'est tout. Te laisser saine, sauve, juste pour mourir plus douloureusement. Seulement pour souffrir. Un peu plus. Toujours. Tu n'as besoin que de chaire, de ce que te dicte ton corps. Pas de réelles envies, juste ce que te dicte tes hormones. Quelque chose de naturel, dont tu as fait commerce. Dont tu fais encore, parfois, commerce. Tu te vends, t'enrichis sous ce prétexte, alors que tu n'as besoin de rien en particulier.
Lui c'est pour le plaisir de se retrouver à vomir ses tripes, à s'envoler, à s'ouvrir aux autres, à s'envoyer dans les airs.

Et il te suis dans ton mouvement d'échappatoire.

Tu ne le supporte plus. Tu ne le regarde pas. Tu ne l'as jamais regardé. Parce que tu ne le supporte pas. Lui et ses habitudes, lui et le reflet qu'il te donne de ta propre jeunesse. Lui que tu hais. Juste parce qu'il te ressemble trop. Ou plutôt parce que tu lui ressemblais trop. Et tu ne regarde que l mur par dessus ton épaule quand enfin il se lève. Tu ne dis pas un mot. Ce serait de trop. Ce serait trop bien pour lui. Trop mal pour toi. Tu ne réagis pas à ses piques assassines. Parce qu'il te lasse, parce que tu ne ressens pas la moindre humiliation à ses mots.
Et il allume sa clope, l'air de rien, avec un briquet minable. Tout aussi minable que lui. Et tu souris à une remarque que tu pourrais faire. Mais la garde pour toi. Ne sois donc pas odieuse. Il tire sur sa cigarette. Tu souffle sur sa fumée, dissipant les dernières rêveries dans lesquelles il se perdait. Tu lui adresse l'un de ces sourires, dont toi seule à le secret. Un peu méchant, un peu aguicheur. Malin et sournois. Tu t'approches de lui. Toujours dans ce silence un peu pesant, un peu oppressant. Tu t'approches, encore trop près. Prête à dégueuler sa fumer qui embrume ton visage, tâche ton parfum. Tu t'approches, dégoûtée de toi-même de tes gestes. Et tu mets ta main dans sa poche. Tu attrape la sienne. Qui serre le pochon dans lequel se trouve un peu de poudre blanche. Et tu souris, le lui arrachant entre les doigts, le remontant devant son visage, attrape sa cigarette, la lui prend des doigts. Tu l'approches à quelques centimètre de tes lèvres que tu entrouvres. Avant d'écarter ton pouce de ton index. Tu as toujours préféré fumer avec ces deux doigts là. Pour que sa cigarette tombe par terre. Que tu écrase de la pointe de ton pied. Tout en maintenant son regard, ton sourire toujours étiré.

« J'ai quoi contre ta poudre ? »

Et tu te surprends à être arriviste, à être égoïste. Désireuse de toujours plus. Désireuse de tout. Tu te surprends, à vouloir jouer, comme d'habitude, un jeu dangereux, étrangement. Tu joues, comme d'habitude. Mais d'habitude tu joue en ayant toutes les ficelles, sûre et certaine de ne pas perdre. Et là. Et là tu te risque, te mise. Toi et toute ta personne. Toi et ta splendeur de reine déchue, détruite.

« Tu me donnes quoi, pour ta poussière blanche ? »

Et tu regardes cette neige en sachet, que tu fais glisser entre tes doigts, avant de la planquer dans ton décolleté. Avant de le jauger, encore une fois encore, avant de lui lancer ce regard détestable. Parce que tu veux gagner.
Tu avances, dans la cendre, sur le mégot. Avec ton air de pitié. Avec ton air avide. Avec ton air de toi.

« Tu me donnes quoi, pour ta dépendance ? »

Et tu attends, une seconde de silence, avant de te retourner. De faire claquer tes talons dans ce couloir qui te hante déjà. Tu es la méchante. L'imbuvable. La méchante reine, comme dans Blanche-Neige. Despotique, tu n'as pas de pitié, même pour des amis, des connaissance. Tu n'as pas pitié de l'homme, de l'humain. Et encore moins de lui.

Deux solutions sont possibles. Tu la lui vole pour le faire souffrir, tu la lui prends juste pour lui faire du mal, et s'en délecter. Avoir un moyen de chantage, pour le tenir dans tes filets, loin de toi tout en étant sous ta main, à ta portée. Ou pour te faire du bien et du mal. Rechuter, toujours, encore, éternellement. Même si tu t'y refuses. Tu prends se risque. Tu l'as pris. Pas question de retourner en arrière. Tu t'es déjà trop trempée.


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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Lun 22 Aoû - 23:08

C'est un démon, rien en elle ne se rapporte à une femme. Elle est froide, complètement frigide et fermée. Rien ne la touche, et rien ne la fait vaciller. Elle règne en maître, et n'a peur d'aucun combat. Alors que pourtant, la reine déchue risque gros cette fois-ci. Pauvre petite paumée. Elle se cherche, sans cesse, et ne semble pas se trouver. Et rejette avec mépris sa frustration sur quiconque croisera par malheur sa route. Elle aime ça, elle aime noyer les gens dans son mépris, sale et imparfait. Car elle-même est une poupée imparfaite, mal faite, dont les articulations coincent et craquent. Ses formes sont parfaites, mais sa peau est rugueuse, et son squelette est fragile. C'est une marionnette mal réussie. Voilà ce que tu penses d'elle. Elle qui a usurpé le nom de Cassandre, mais qui ne garde de la pauvre enfant que le nom. Elle avance de sa démarche chaloupée, celle qui appelle à l'imagination et à l'excès, de son pas las mais cependant tendu. Elle s'approche, et ton sourire s'élargit. Elle se met à ta hauteur, et pour répliquer à sa provocante avancée, tu lui souffles un nuage de fumée sur le visage, tu souilles sa peau et son odeur. Tu ressens son souffle glacée sur toi, sur ton cou dégagé par un t-shirt au col évasé. La vipère attrape ta cigarette, et toujours de son air dégueulasse de défi, elle l'approche de ses lèvres, et pendant un instant, tu crois l'apercevoir, celle que tu convoites. Mais c'était sans compter sur cette glaciale sans-cœur. La cigarette tombe sur le sol, éclatant dans un jet d'étincelles, mourant aux pieds des deux jeunes. Elle rendait son dernière souffle, lasse et souillée. Et la brune abrégea ses souffrances, d'un pied vengeur, écrasant la cigarette. Laissant derrière elle une traînée noire, semblable à une traînée de sang. C'était si malsain, et en même temps si excitant. Et dans sa lancée, elle attrapa le sachet que tu faisais aller entre tes doigts. Tu sens la vraie Cassandre à cette instant. La poudre s'agite devant tes yeux, et tu peux voir derrière son regard froid et vide, qui te défie en permanence.

« A quoi tu joues maintenant ? »

Pour le coup, elle te surprenait. Tu ne t'attendais pas à une telle réaction venant d'elle. Tu le savais. Elle restait la même dans le fond, et tu te sentais déjà victorieux. Grave erreur de ta part. La demoiselle est maligne, et si tu es trop confiant, elle pourrait bien t'échapper. Et elle t'aguiche en agitant le petit paquet, qu'elle cache ensuite entre ses seins. Et tu ne peux pas nier que ça t'excite ce petit jeu dangereux auquel tu t'adonnes avec elle. C'est ça que tu aimes chez elle. C'est sa façon de se joueur de tout et des autres. Sa façon qu'elle a de danser, sans se soucier du monde. Sa façon qu'elle a de boire sans même comprendre que la foule l'encercle. Sa façon de se défoncer sans se soucier de ce qu'il peut bien arriver. C'était ça qui t'avait plu. C'était cette Cassandre désinvolte et déglinguée qui te plaisait. Elle pensait te faire mal en s'enfuyant avec ta came. Elle pensait peut être que ça pourrait t'énerver. Mais tu restes calme et ton sourire persiste sans faille, sans vaciller. Tu te plait de plus en plus ici. L'ambiance électrique te brûle la peau, te fait frissonner.

« J'ai rien à te donner Lipovsky, alors garde la si tu veux. De toute façon, on sait tous les deux que t'en crèves d'envie de te la faire. Et t'es pas du genre à partager j'imagine ... Quoique ... »

Tu glisses ta main dans la poche arrière de ton pantalon, et tu touches ce petit pli d'aluminium, légèrement bombé en son centre. Tu fais crépiter le papier, comme un léger tintement, et tu l'extrais de ta poche, fier et vainqueur. Tu déplies l'emballage brillant et tu dévoiles les quatre petits cachets colorés qu'il contenait. Chacun d'une couleur différente. Un rouge, un bleu, un violet, et un jaune. Chacun gravé d'un dessin aussi inutile que discret. De l'autre main tu attrapes le cachet bleu, puis tu froisses l'aluminium pour ne pas faire tomber les trois autres cachets. De l'ecstasy. Tu regardes la drogue, tu la fais aller entre tes doigts, et tu relèves la tête vers l'effrontée demoiselle. Tu la défies du regard, et l'invite à revenir vers toi. Tu essayes de l'attirer.

« Si la poudre ça t'branche pas trop, je peux toujours t'offrir autre chose. C'est moi qui offre aujourd'hui. »

Tu rigoles doucement, et par pitrerie, et pour narguer Lipovsky, tu coinces l cachet bleu entre tes dents. Ton sourire encore plus large et narquois, dévoilant tes dents. Tu la regardes, le cachet entre les dents, prêt à l'avaler à tout moment. Tu sais qu'elle attend quelque chose. Du moins, tu le ressens. Elle ne serait pas venue ici sinon. Et elle ne repartira pas sans quelque chose. Soit elle repartira avec sa drogue, soit elle te détruira, t'humiliera, et te descendra plus bas que terre. Car Cassandre n'est pas le genre de fille qui se déplace pour rien. Elle a des buts bien précis, et des objectifs. Et si elle se tient devant toi, là maintenant, c'est sûrement parce qu'elle attend quelque chose de toi. Bien qu'elle te déteste au plus haut point. Tu attrapes délicatement l'ecstasy entre tes dents, et tu la fixes toujours. Tu n'as pas vraiment l'intention de prendre ce cachet, tu le juges trop dangereux et trop violent. Tu n'as pas l'intention non plus de lui en céder, car ils sont chers et rares. Mais tu cherches à la provoquer, tu veux attirer son attention. Tu veux qu'elle joue avec toi. Allez Lipovsky, il y a moyen qu'on s'amuse un peu toi et moi.
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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Mar 23 Aoû - 15:32

Lost in the silence, the call from the turbulent times.




« A quoi tu joues maintenant ?
A rien. »

Parce que tu ne joue à rien. Rien de vrai. Ton jeu n'a pas de nom. Pas de règles. Tu vis, le rends fou. Ca te suffit. Tu le laisse te dire toutes ces âneries. Parce qu'il croit peut-être que tu vas lui rendre sa came, comme ça, pour un sourire, une vanne qui n'en est pas vraiment une ? Il croit peut-être qu'il va réussir, à te rendre folle. A te faire céder. Tu zieute dans ton décolleté. Encore une fois, juste histoire de vérifié que c'est encore là.
Et tu envisages un nouveau jeu. Bien plus dangereux que tout ce que tu as entamé. Si tu dois retombé dans la drogue, il doit tombé de toi. Tu veux l'assassiner. Quitte à te tuer, quitte à te retrouver. Un peu plus dépravée que jamais. Tu as ton idée en tête. Tu sais très bien ce que tu dois faire. Pas maintenant. Tu es curieuse de savoir ce qu'il va se passer. Ce qu'il va faire. Alors qu'il fouille. Alors qu'il cherche dans sa poche arrière. Et tu le laisses jouer avec ses cachets. Tu le laisse parler, dans ce vide. Et tu rigoles. Un éclat de rire. Qui brise ses mots. Qui brise le pesant de ce lieu. Tu te décoinces enfin. Aller, s'il tente de jouer, plus que toi. Il va être servi.

Alors qu'il cache le cachet entre ses dents, tu murmures une simple phrases. « Tu ne voudrais pas que je l'avale à même ta bouche ? » Et tu t'avances contre lui alors qu'il ramène le bonbon dans la paume de sa main. Lâche. Il se défile. Alors tu te dépêche de refaire claqué tes talons. Juste pour être près de lui, à son niveau. Et tu lui tends la main. Tu lui prend la sienne. Celle dans laquelle il n'a rien. Et tu le tires. Un peu plus loin. Beaucoup plus loin. Dans ce couloir que tu ne connais pas. Et tu ris. Comme une enfant. Parce que tu sais. Tu sais d'avance ce qui va se passer. Tu ris, comme une enfant à la malignerie que tu prépares. Tu avances, toujours tout droit. En le trainant, comme pour fuir les grands.
Et tu t'arrête. Tu te baisse et fouille dans ton soutien gorge, puis dans ton sac. Un mouchoir que tu prends, pour essuyer le creux de ton poignet. Tu le froisse avant de le laisser tomber sur le sol. Sors ta carte d'identité. Puis ouvre le sachet. Tu laisse tomber un peu de poudre, très peu, sur l'endroit que tu viens de nettoyé. Aligne chaque grain de cette poussière blanche. Et tu lèves la tête. Vers cet inconnu que tu ne veux pas connaître. Que tu veux plus connaître. Dans sa déchéance. Et, doucement, tu relève un eu ton bras vers lui. A peine. Pour ne pas trembler.

« Ca ne te tente pas...? »

Et tu ne regardes pas. Tu ne regardes pas la poudre, qui malgré tout t'appelles. Tu ne regarde que ses yeux bleus, pour l'appeler. Tu le soutiens. Un peu. Un minimum. Ton sourire rouge s'étire, dévoile tes dents blanches. Et tu te vois déjà, chuter avec lui, en te mettant à terre. En le mettant plus bas que terre. Tu te vois déjà, l'entrainé avec toi. Par simple plaisir de le faire souffrir. Juste parce qu'il a décidé, un jour, de te harcelé. Juste parce que tu veux avoir le dernier mot. Juste parce que tu veux décidé. De tout. Conduire. Mener la danse.

« Viens. »

Et ton bras gauche, toujours tendu vers lui. Ton poignet l'appelle. Alors que de ton autre main, tu range le reste de tes affaires. Tu murmure son nom. Valdik, pour qu'il vienne. Plus prêt. Vas y. Viens goûter aux jeux de Cassandre Lipovsky. L'ancienne, la vilaine. Celle qui se fout du monde tant qu'elle prends son pied à faire ce que vous détestez.



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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Mer 24 Aoû - 12:58

It isn't over, not yet.


Ce qu'elle peut être agaçante aussi. Toujours elle se pavane. Jamais elle n'arrête d'irradier. Elle brûle toujours plus. Et tu commences à la craindre. Tu te rends compte que tu joues avec le feu. La flamboyante et dévorante Cassandre. Tu aurais dû le savoir qu'elle n'était pas ce genre de filles faciles qui te disent oui. Et au fond, c'est ce que tu aimais chez elle. Ce refus perpétuel. Cette pudeur hypocrite qu'elle cache derrière son air glacé. Tu la détestes. Réellement. Elle te répugne, et remonte tout ce qu'il y a de plus dégueulasse en toi. Vaniteuse. Elle te méprise. Décadente. Elle te charrie. Et plus elle t'allume, plus tu recules. Mais c'est une vipère, et elle sent ta peur monter en toi. Tu ne dois pas y céder, elle te mordrait et te laisserait là, sur le carreau. Elle attrape ta main, et un frisson parcourt ton bras, soulève ta peau, et disparait au loin dans ton corps. Souffle coupé. Voix vacillante. Tu préfères te taire, ça n'en vaut pas la peine. Tu te sens trop troublé pour répliquer. Mais tu gardes ce sourire sur ton visage, pendant que la décadente Cassandre riait devant toi, t'emmenant au loin. Prête à jouer avec toi. Car tu l'as provoquée. Et tu ne peux plus faire marche arrière. Tu n'en as pas envie de toute manière. Elle aussi s'aventure, elle joue sur le fil. Vous y êtes tous les deux, face à face. Et vous avancez sans précaution. Tu ne sais même plus si tu veux vraiment la faire vaciller. Au fond, tu t'en moques. Tu veux juste être avec elle. Soit sur le fil, en équilibre. Soit par terre, écrasés sur le sol.

Elle s'arrête, et elle se prépare. Son poignet délicat et pâle se confond avec la poudre, et elle aligne les quelques grains misérables dessus. Maladroitement. Et elle te le tend, comme un calice, et tu sens comme un parfum de trahison. Tu ne veux pas lui faire ce plaisir. Elle croit pouvoir t'attirer avec un peu de coke bon marché. De toute façon, qu'est-ce qu'elle compte te faire avec son demi-gramme de poudre sur le poignet ? Il t'en faut tellement plus pour te ravager. Elle brandit ses armes, mais tu n'as pas peur. Son poison a le goût de cendre dans ta bouche. Mais son parfum t'attire, son poignet tendue t'appelle. Que faire ? Tu as peur qu'elle s'enfuit, comme la peureuse qu'elle est. Tu as peur de perdre Cassandre. Car elle est là, tu le sens. Elle revient à elle, sortie de son long et terrible coma. C'est elle qui te tend son poignet, pas l'autre. Et tu attrapes délicatement son poignet, tu le portes à ton visage, à quelques centimètres de ton nez. De ton autre main, tu prends celle de Cassandre, et récupère le petit sachet.

« Si tu veux me défoncer, faut que tu fasses un peu mieux les choses ... »

Tu écartes le poignet de la belle, et tu entrouvres le sachet, et en le tapotant légèrement, tu laisses tomber un peu plus de poudre. Légèrement. Et tu formes un rail plus long, pas plus épais cependant. La poudre s'étend de son poignet jusqu'à son avant-bras, sur une petite longueur d'environ 10 centimètres. Tu souris, en refermant le paquet que tu glisses dans ta veste, et tu approches son poignet. Tu te penches. Ton souffle effleure sa peau. Tu sens son parfum mélangé à cette putain d'odeur âcre qui brûle ta narine. Tu sais que tu ne sentiras plus son parfum après ça. La coke te brûlera les muqueuses. Et tu auras soif, très soif. Ton coeur s'accélèrera, et ton pouls battra à rompre tes veines. Tu ne sentiras ni la faim, ni la fatigue. Tu seras au dessus de tout ça, et en même temps, tu seras plus bas que terre. Tu glisses ton nez le long de son poignet, et tu avances, respirant fort et sans hésitation. La poudre te fait mal, et elle te dévore de l'intérieur. Et tu t'arrêtes, net, à mi-chemin. Tu relèves la tête en l'air rapidement. Cela te fait toujours aussi mal. Tu reprends tes esprits, et tu la regardes, plein de dégoût et de fascination. Dans quelques minutes, la drogue te dévorera le cerveau. En attendant, tu profites d'elle. Tu ne lâches pas son bras. Et tu l'approches vers elle, le lui montrant.

« A ton tour maintenant, Cassandre. Tu parles beaucoup, et t'oses pas. Qu'est ce que t'attends ? »

Ton sourire s'élargit encore, et tu ne peux retenir ton rire. Que pouvait-elle faire ? Elle pourrait partir, mais ne se sentirait-elle pas humiliée de fuir devant toi ? Peut être qu'elle sniffera le rail qui repose sur son avant-bras. Non. Tu ne penses pas. Ce sera trop simple. Elle ne cédera pas. Enfin, c'est ce que tu penses. Pourquoi sniffer alors ce rail ? Pour lui dire que tu acceptes le défi. Que tu veux jouer avec elle. Et tu comprends que si toi tu veux l'emmener vers le fond, elle aussi le fera pour toi. En quelque sorte, tu lies un pacte avec elle. Tu vends ton âme au diable. Peut être qu'elle te crachera cette poudre à la gueule, avec tout le mépris dont elle peut user. Peut être qu'elle succombera. Tu ne sais pas. Tu t'en fiches. Tu lui as montré que tu veux t'amuser. Tu lui as fais comprendre que tu acceptais le jeu. Ce jeu dangereux, sur le fil, dont vous ne pourrez peut être jamais vous en sortir.
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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Mer 24 Aoû - 19:27

She don't lie, she don't lie, she don't lie: cocaine




Et tu le vois, s'accroupir près de toi. Presque te rire au nez, alors que tu sais très bien ce que tu fais. Il attrape sa drogue, refait un rail, dans l'autre sens. Tu avais perdu l'habitude, de toutes ces choses là. Mais les gestes était gauche. Et il semble te juger, te dire que tu fais mal les choses. Et tu te dis que ça te donne un côté un peu prude, un peu innocent. Celui d'une débutante.
Et tu as une cicatrice blanche sur le bras. Une douleur qui sera sienne. Parce que tu ne voulais pas le défoncé. Tu voulais seulement lui donné goût. Comme la première late d'un pétard,. On crapotte mais c'est pas si grave. Comme quand on bois pour la première fois sa coupe de champagne. On n'apprécie pas mais on aime ça. Comme quand on baises la première fois. On fait ça maladroitement mais on en demande encore. Tu voulais juste lui donner ce goût là. Ce désir que tu sois avec lui à chaque fois qu'il voudra se retourner la tête. A chaque fois qu'il voudra se mettre bien. Mais lui commence déjà. A se mettre trop bien. Avec son long rail, celui qu'il a déjà dans le nez. Celui sur ton bras. Alors tu te dis que s'il savait, il ne ferait pas ça.

Puis tu le sens saisir ton poignet avec une délicatesse extrême. Tendresse que tu ne comprends pas. Surement a t-il plus peur de perdre sa dose que de te briser un os, te dis tu. Tu sens ton souffle, comme une légère chatouille. Et tu le trouve fou. Fou de ne pas prendre un billet pour sniffer. D'être à même ta peau. Il se rend encore plus intime. Trop. Il tombera vite. Plus vite que ce que tu ne l'avais prévu. Tu pose ta seconde main dans sa crinière. Tu n'aime pas ses cheveux, abimés par toutes ces colorations, recoloration, décolorations et tout ce qui va avec. Alors que tu fixe le mur en face de toi. Alors que tu ne lui prete pas une grande attention pendant qu'il se concentre sur sa neige en sachet, tu joue avec une de ses mèches. Tu te dis qu'en fait, ce garçon n'a rien de vrai. Toujours sous speed, MD, ou autre substances prohibées. Tu vois ses racines. Tu te dis que même ses fringues doivent être là pour parraitre plus différent que ce qu'il n'est. Tu te dis qu'il se donne un genre. Bon, mauvais tu t'en fous. Il est faux. D'une manière contraire à la tienne. D'une manière différente de la tienne. Lui c'est pour se montrer. Toi c'est pour te cacher.

Et il relève la tête.
Tu stoppes tes doigts, qui, machinalement s'étaient mis à caresser sa chevelure. Et il te regarde. Tu ne sais pas vraiment ce qu'il te veut, à cet instant là. Tu ne sais pas vraiment pourquoi il veut que tu crèves pour mieux revivre. Alors que tu tentes, diable que tu es, d'augmenter la fascination et le désir qu'il a de la nouvelle toi.

« A ton tour maintenant, Cassandre. Tu parles beaucoup, et t'oses pas. Qu'est ce que t'attends ? »

Et alors qu'il sourris. Alors qu'il semble penser à une victoire alors que son rire s'éclate, tu regardes l'intérieur de ton bras. Sur lequel trone encore de ton ancienne meilleure amie. D'une de tes plus furieuse ennemie.
Et c'est à ton tour de rire. Tu ne peux pas. Même si tu le voudrais, tu serais physiquement incapable de prendre ce rail tracé sur ton bras. Alors tu lui explique. Que si tu l'approches, tout tombes. Et tu lui explique que tu n'essayera même pas. Tu lui dis qu'il aura peut-être sa chance une prochaine fois. Parce que tu as gagné cette manche.

Alors tu gardes ton bras à l'horizontale. Défait, de ta main droite, les doigts qui le font prisonnier. Et tu t'approches de lui. Plaque ta main libre contre son torse. Tu t'approches encore. Et lui murmure, trop près de son oreille.

« Finis. »

Fini. C'est fini. Tu as gagné la première manche. Il s'occupe du nettoyage. Il doit finir, si il veut une nouvelle rencontre. Il doit finir. Si il veut vraiment la tenter. Lui prouver qu'au final, c'est pas si mauvais.
Et ta bouche descend vers sa joue sur laquelle tu souffle. Trop près des lèvres. Et tu chuchottes ce même mot, de nouveau. Te retirant plus vivement, toujours en prêtant une grande attention à ton bras. Un vrai junkie ne se défile pas. Ne gaspille pas. Alors tu te retires, et flanque ton bras de nouveau sous son visage.

« Si tu veux, je prendrais une cigarette. Juste pour tes beaux yeux. »

Et ton sourire, narquois, nargueur, s'agrandit. Parce que tu veux faire bonne gagnante. Lui prouver que s'il continues, peut-être il aura ta peau. Mais tu as besoin. Besoin de plus de temps pour que tu aies l'avantages. Car il t'es facile de rechutter, alors que tu ne le rends pas encore totalement fou.


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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Mer 24 Aoû - 21:54

What goes around, comes around.


Tu le sens dans l'air, dans la poudre que tu as reniflé, dans son attitude et ses gestes. Tu as perdu cette manche. Le jeu vient de commencer, et tu perds déjà. Mais tu ne t'en fais pas. Tu restes cool. La coke commence déjà à te ravager le crâne. Ton sang afflue plus rapidement, plus chaud, plus fort. Les quelques minutes s'écoulaient, et plus le temps avançait, plus ça te détruisait. Heureusement, la dose n'était pas énorme, mais finir le rail serait laborieux. Il y avait un peu moins de 3 grammes. Tu sais que la dose létale se situe à un peu plus d'un gramme, mais tu n'as pas peur. Tu y es habitué, et tu es déjà monté plus haut. Tu savais que finir ce rail allait te mettre à l'envers pour plusieurs heures. Et tu ne pouvais pas le refuser, car c'est elle qui avait les commandes. C'est elle qui menait la partie. Et lui refuser ça, c'était enfreindre les règles. Des règles qui n'existent pas. Qui n'ont jamais existé. Si tu refusais de la finir, elle ne te prendrait pas au sérieux. Tu ne serais qu'un petit joueur à ses yeux. Elle se moquerait de toi. Elle te mépriserait. Elle t'empoisonnerait. Tu arrives rapidement à la conclusion qu'il est impossible de laisser ce demi-rail. C'était le défi malsain qu'elle venait de te lancer.

Elle se cachait derrière une excuse bidon, comme quoi elle ne pouvait pas prendre ce rail sans le renverser. Dans un sens, ça ne semblait pas si ridicule. Et quand elle pose sa main sur ton torse, c'est toute ton échine qui s'éveille, parcourue d'une frisson. Son toucher. Tu ne le supportes pas. Ses mains sont froides et douces. Tu détestes ça. Tu aimerais la repousser en arrière. Parce que là, tout de suite, elle t'énerve. Tu ne supportes pas qu'elle s'appuie contre toi de cette manière, avec sa désinvolture légendaire. Elle est si proche de toi à cet instant, et son souffle est chaud, et ça te surprend. C'est normal pourtant. Mais ça t'effraie presque de la sentir contre toi. Et ça te dégoûte également. Et ses mots pénètrent en toi, comme une voix divine, et s'immisce dans ton âme. Au point où tu te persuades qu'elle a raison, et qu'il faut finir ce rail.

Son bras se tend devant toi, comme une fille qui se donne. Nu et prêt à t'accueillir. Tu ne veux pas prendre de paille, tu n'en as pas besoin. Et son parfum se mêle à l'odeur de coke, et ça lui donne un goût si particulier. Pas à la coke. Au parfum de Cassandre. Une odeur comme il n'en existe nulle part ailleurs. Toujours de la même délicatesse, tu attrapes son bras, effleurant du bout des doigts sa peau froide, et tu portes à ton visage le poignet. D'un trait lent, tu parcours sa peau, tu renifles sa chair, et tu te défonces la tête. Son parfum mêlé à la coke. Tu redresses la tête, pris par les effets que tu tâches de dissimuler. Avant de lâcher son bras, tu glisses ton index là où se trouver le rail, et tu ramasses la poudre. Elle s'accumule au bout de ton doigt. Tu la regardes avec un léger sourire. Tu te penches devant le visage de Cassandre, et tu souffles sur ton doigt, lui envoyant un petit nuage de poudre dans le visage, avec un air satisfait. Tu t'inclines devant elle, et tu soulignes sa victoire, car elle la mérite. Tu n'es pas mauvais joueur. Pas avec elle en tout cas.

« Voilà, c'est fini. Ce sera peut être pour une prochaine fois ... »

Elle savait de quoi tu voulais parler. Tu te redresses, t'étires un peu. La coke te surexcite. Tu la sens gonfler tes veines. Ton coeur s'est accéléré, comme prévu. Et tu ressens cette force intellectuelle, que tu sais fictive. Tu fouilles ta poche, en sort le paquet de cigarettes, et tu en tires une. Tu la coinces entre tes lèvres, mords une fois le filtre, et tu l'allumes. Incandescente. Tu tends le paquet ouvert vers Cassandre, l'invitant à se servir elle-même. Au fond, même si tu avais perdu à cette rencontre, tu te sentais fier. Tu te sentais victorieux. Car tu avais attiré l'attention de Lipovsky, tu l'as attiré dans tes délires. Tu as commencé à jouer avec elle, à ce jeu dangereux. Tu ne sais pas où ça te mènera. Tu t'en fiches pas mal. Tout ce que tu remarques, c'est que tu t'amuses bien avec elle. Même si tu la détestes, et qu'elle te dégoûte parfois. Même si tu l'adores, et qu'elle t'allume parfois. Tu baisses la tête, regarde le sol sale et sombre, et tu jettes un regard vers elle. Tes yeux cachés derrière tes cheveux tombant.

« Sers toi. C'est ... Des Chesterfield Red. J'sais pas si t'aimes ça. »

Hésitant. Pourquoi tu es hésitant ? C'est comme après avoir baiser. On se laisse prendre par la fougue, on se laisse aller au plaisir, et quand on redescend, on ne sait pas quoi dire. On n'aimerait ne rien dire. Mais le silence est pesant. Alors tu claques une phrase, sans importance, car après tout, quand on a vraiment envie de fumer, on s'en fout pas mal de la marque des clopes. On veut juste fumer. Toi, tu tires sur ta clope. Tu te noies dans la fumée légèrement grisâtre. Fumer une clope, ça te maintient en vie. Ça te rappelle que tu es en vie. La drogue te donne une nouvelle vie, un nouveau monde. La clope te rappelle que tu existes ici aussi. Tu vis entre fantasme et réalité. Et la clope te montre la réalité. Elle ne te voile pas les yeux. Elle ne te retourne pas la tête. Elle te laisse nu devant le monde. Tu te redresses et tu fais face à Cassandre. A peu de choses près, tu la trouveras presque jolie ...
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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Jeu 25 Aoû - 12:22

Gagné. Tu as gagné. Tu es satisfaite. Vraiment. Tu voulais lui montrer, que tu lui étais supérieure. Gagné. Tu as gagné. Ce n'est que la première manche. Le premier défi. Mais tu montres ce dont tu es capable. Tu te dis que tu l'impressionne, un peu. Tu as gagné. Là, maintenant. Ça faisait longtemps, que tu n'avais pas jouis d'une victoire intellectuelle. D'une victoire noire. Tu le regardes, tu attends. Qu'il se lance. Parce que tu sais qu'il va le faire. Sinon il abandonne. S'il abandonne maintenant, tu l'ignoreras. Pour toujours. Parce que tu te diras qu'il n'en vaut pas la peine. Que tu as plus à perdre qu'à gagner.

Et il recommence son rituel. Met son nez sur ton bras. Te respire. Trop. Tu laisse ton regard se perdre sur les murs. Tu le laisse, finir sa trace. Finir sa vie. Tu le laisse te sentir, tu le laisse te respiré. Même si tu n'es pas sa priorité. Et tu reste, dans cette impassibilité. Tu te laisse te plonger dans tes pensées. En te disant, encore une fois, que tu as gagné. Tu te dis que d'un côté, il a eu ce qu'il voulait. Se défoncé avec toi. Tu es avec lui. Même si tu ne consomme pas. Ce n'est pas vraiment de la manière dont il l'aurait souhaité. Ce n'est pas vraiment comme il l'aurait souhaité. Et tu sais d'avance, que maintenant, tu vas fuir. Jusqu'à ce que tu en es le souffle coupé. Qu'après aujourd'hui, tu attendras avant de te montrer à lui. Tu attendras de te sentir un peu plus forte, pas trop vulnérable. Tu attendras de savoir quels mots dire, quels gestes faire.

Puis il fini son rail. Tu ne le vois pas. Tu le sens juste, se décoller de ta peau. Et il te touche. Te caresse d'un doigt. Il se permet ce geste, qu'un enfant aurait pu faire. Et tu ne bronche pas. Tu es surprises par ce moment de tendresse que tu ne comprends pas, mais te contente de le regarder dans les yeux. Malgré le nuage qu'il te souffle. Malgré cette nuée hallucinatoire.

Et il se relèves. Alors tu t'agrippe à sa veste. Tu n'as pourtant pas besoin de lui pour te relever. Tu veux juste le faire tituber. Le faire vaciller. Un peu. Un peu plus. Et tu te lèves. Dans cet élan désaccordé. Tu le lâches. T'abaisses pour attraper ton sac resté à terre. Et tu souris une dernière fois, avant d'entamer ton départ. Jusqu'à ce qu'il t'interpelle, te rappelle. Jusqu'à ce qu'il te tende ce paquet, que tu aurais préféré ne pas prendre dans tes mains. Tu aurais préféré ne pas sortir cette clope alors qu'il allume la sienne. Parce que tu ne veux pas ce goût de tabac. Tu ne veux pas cette chaleur dans tes poumons. Tu as ta victoire au prix d'une cigarette. Que tu n'es même pas obligée de fumer. Que tu écrasera avant la cinquième taf. Tu aurais pu, renoncer à ta proposition, changer d'avis. Ou simplement la prendre et la casser. Te casser avec. Tu la garde entre tes doigts. Tu la garde dans ta main. Te rapproches, juste le temps de lui rendre son paquet, lui voler son briquet. Lui aussi. Entre tes doigts. Et lui chuchote ton départ.

« Au revoir, Valdik. »

Tu t'en vas. Ne lui rends pas son briquet. Tu t'en vas. Ta cigarette entre les doigts. Et tu regrettes cette clope. Tu ne veux pas la fumer. Tu t'en vas. Tu n'as aucune envie de rester. Tu veux juste qu'il tomber. Tu le laisse tomber. Tu ne veux même pas le voir tomber. Il va aller dans son trip. Mauvais trip, tu l'espère. Tu ne diras rien. A personne. Ce sera un genre de secret, avec lequel tu vas te faire une joie de jouer. Pour mieux le manipuler. Tu ne l'aimes pas. Tu le déteste. Assez. Pas au point qu'il te rende folle. De rage, de haine, de colère. Juste de quoi t'exaspèrer. Juste de quoi vouloir un peu jouer avec. Comme une vulgaire poupée. Que tu jetteras quand tu la trouveras assez détraquée. Tu es imbuvable, Lipovsky. Tu le laisse dans cette semi-pénombre. Il va s'exploser la tête, le crâne. C'est pas ton problème. C'est pas ton problème.
Tu t'en vas. Ne fais plus attention à lui. Tu marches. Vite. Trop vite. Juste pour que le son de tes pas martèlent le sol. Juste pour qu'ils sonnent comme un marteau piqueur. Juste pour être un peu plus méchante, un peu plus sadique, un peu plus mortelle.

Et tu t'en vas. Ta cigarette toujours entre tes doigts. Tu la fumeras plus tard. Pour évacuer tes idées noires. Tout ce qui ne va pas. Et tu t'en vas. Le sourire aux lèvres.


YOU DON'T KNOW ME, YOU DON'T EVEN CARE
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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: Snow ~ Nikolaï   Jeu 25 Aoû - 17:01

Elle a des airs de putain, et ça t'exaspère. Elle t'amuse autant qu'elle t'agace. Tu joues, tu plaisantes, tu rigoles. Mais elle t'énerve. Tout ce qui la compose suinte la vacuité, le dégoût, et d'autres adjectifs tout aussi dégueulasses. Tu ne l'aimes pas. Tu te le répètes régulièrement. Mais c'était la vérité. Tu ne la désires pas. Elle ne t'attire pas. Elle est vulgaire, facile, et sans intérêt. Elle se donne des airs, peut être un genre. Alors qu'elle n'est rien. Une fille paumée parmi tant d'autres. Un aimant à problèmes. C'est tout ce qu'elle est. Et c'est pourquoi elle te dégoûte. Et tu en viens à te demander si tu vaux plus qu'elle. Et finalement, tu te rends compte que ta décadence excessive, tes petits jeux de gamins, et tes addictions te réduisent. Elles t'amputent. Alors pourquoi la juger, elle ? Sous prétexte que tu ne l'aimes pas. Ce n'est pas juste. La vérité, ce qui t'énerve le plus avec cette fille, c'est qu'elle te fout au pied du mur. Elle te laisse devant le propre vide de ton existence, et tu te mets à douter. Bientôt, le bleu de tes cheveux te semble ridicule, et l'odeur âcre de la poudre te donne la nausée. Car tout chez toi est fictif, et ça te désespère. Tu feints l'indifférence, mais rien n'y fait. Tu ne fais que cacher le véritable problème au fond.

Elle te rappelle ce que tu es, et tu lui en veux pour ça. Et une pensée te vient à l'esprit. Lui faire du mal. Non, ce n'est pas ce que tu veux. Tu n'es pas mauvais, tu n'es pas comme elle. Tu ne veux pas faire souffrir les gens. Tu veux juste t'amuser. Pourtant. Quelque chose t'échappe. Cette discussion, cette rencontre. C'était tellement différent de toi. Cela ne te ressemblait pas. Serais-tu devenu plus grand ? Tu délaisses tes jeux d'enfants et tu entres dans la cour des grands. Tu joues aux jeux interdits, ceux que les enfants n'ont pas le droit d'essayer. Et ça te surprend. Lipovsky. Tu ne sais pas où ça te mènera. Peut être que ça te lassera. Peut être que ça se poursuivra. Tu ne sais pas. Tu penses beaucoup trop vite. C'est la coke qui fait ça. Tes pensées fusent, repartent, ricochent, se frôlent, explosent dans ta tête.

Elle te dit au revoir, et toi tu fixes le sol, en silence. Tu ressens le danger, et ça t'excite. Tu marches encore sur le bord. Et ça te branche. Tu ne sens pas la coke. Tu sens l’adrénaline. Tu sens le dégoûtant parfum tâché de Cassandre. Tu entends ses talons claquer. Tu sais très bien qu'elle se casse avec ton briquet, mais tu la laisses. Ce sera son trophée. Tu tires ta capuche sur ta tête, elle retombe lourdement devant tes yeux. Où est-ce que cette folle va t'emmener ? Tu ne sais pas. Tu parles, sans hausser la voix, et tu te dis qu'elle ne t'entendra pas, que ce ne sera qu'un murmure delà où elle se trouve.

« Ouais, c'est ça, casses toi Lipovsky ... On se reverra. Cours toujours, claques tes talons, mais tu t’essouffleras vite ... »

Tu te mets à rire, et sans plus attendre, tu te mets à courir dans le couloir. Ça ne s'explique pas, c'est la coke encore une fois. Tu as besoin de dépenser toute cette énergie en toi, et tu cours comme jamais tu n'as couru. Le sourire aux lèvres. Ta capuche retombe en arrière. Tu sais que tu la reverras prochainement. Ce rail était un lien. Une invitation à se revoir. Tu sais qu'elle n'en a pas envie, pas plus que toi, mais le jeu devait continuer. Elle se croit plus forte que toi, et tu sais que c'est faux. Que tu es capable de lutter. Que tu as cette folie pour toi. Si Cassandre est mauvaise, toi tu es fou. Alors tu cours, sans raison. Tu sais qu'il te faudra encore courir longtemps avant de retrouver la vraie Cassandre. Tu sais qu'il va falloir courir jusqu'à en perdre haleine. Mais tu te sais endurant. Tu es capable de courir suffisamment loin. Tu le sens. Tu cries dans le couloir de toutes tes forces, en espérant qu'elle t'entende.

« On s'reverra Lipovsky. A bientôt ! »

Allez. Maintenant t'es parti pour un petit trip. Tu vas aller faire le tour du parc en courant. Peut être même deux fois. Tu iras embêter Aniela ou Liza, comme d'habitude. Et elles t'enverront chier. Parce qu'elles te trouveront super lourd. Et pour les faire rire, tu feras le pitre. Comme d'habitude. Allez, maintenant, il faut que t'évacues tout ça. Tu jettes ton mégot en avant, et tu l'écrases en courant. Cet endroit, tu l'adores, mais tu ne peux rester plus longtemps. Les fantômes risquent de t'attraper.

[J'imagine que c'est la fin ! En tout cas, super RP <3]
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