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 Out of Control [PV Cassandre]

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Dimitri F. Morstorm

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Date d'inscription : 10/06/2011

MessageSujet: Out of Control [PV Cassandre]   Sam 20 Aoû - 13:06

    C'était une journée. Une journée comme les autres qui commençait. Les cours avaient débuté, une pause d'une heure venait de commencer. Deux heures d'histoires où tu avais pu finir ta nuit venaient de s'écouler. Et maintenant, c'était l'heure de la pause commune, celle de tout le monde, celle ou tu retrouvais ta blonde. Blottie dans tes bras, comme d'habitude, à te susurrer des mots doux à l'oreille, comme d'habitude. Alors que tu parles à Jordan, comme d'habitude. Geoffrey a encore oublié de se lever, tu le sais, tant pis, il se débrouillera. Alors Jordan, il est sympa, avec sa bande de potes, les Winters, ils ont toujours la classe de toute façon. Jordan, Nathan, Dan ils parlaient tranquillement d'un idiot chez les Springties qui s'amusait à essayer de lancer une fille dans la fontaine centrale. Alors que les Winterhoods l'encourageaient, les Summerers criaient à l'injustice et râlaient sur cet humour tordu. Les Faithbees préféraient ignorer et les Springties s'éclataient. Comme tous les jours. C'était une journée. Une journée comme les autres qui commençait. Ta cigarette entre tes deux doigts de la main droite, tu explosas de rire à une remarque de l'un de tes amis.

      Dimitri ; Dans le meilleur des cas il la noie. Ça fera une brailleuse en moins.
      Blondie ; Dans ce cas qu'il le fasse vite, mes oreilles vont exploser !
      et elle se colle un peu plus contre toi, t'étouffe un peu plus dans ce dégoût infernal de toi-même.
      Nathan ; Si j'étais aussi ridicule que lui, je serais éventuellement allé l'aider à la couler. Désolée princesse, mais je préfère me faire discret.
      Dan ; En parlant de princesses, regardez qui voilà.


    Nathan explosa de rire suivit par Dan. Blondie finit par se retourner, toujours accrochée à ton épaule, et se renfrogna. Intrigué, tu finis par en faire de même. On parle de princesse. Qui a parlé de princesse. Elle. A la couronne brisée, au regard détestable. A la démarche attirante, à la dégaine repoussante. Elle. La dernière qu'il aurait qualifiée de princesse, la première a qui il aurait donné sa couronne. Elle. Celle qu'il évitait, qu'il aurait voulu ne jamais croiser. Elle passait, dans son uniforme, attirant des regards, ayant remonté sa jupe trop haut, ayant trop abusé sur son rouge à lèvre que le concierge lui avait mainte fois confisqué. "Cassandre". Il changeait de couloir quand il s'agissait de la croiser, il courait à l'autre bout de la cour lorsqu'il la voyait arriver. Sauf que là. Là. Il était coincé, il n'avait plus qu'à la fixer, croiser son regard, ne pas céder, il n'avait qu'à la regarder passer, sans rien dire, sans attirer une quelconque attention, sans même essayer de lui parler. Juste, l'observer. La dévorer du regard, d'envie, de loin, la recouvrir d'une haine qu'elle seule pouvait ressentir, la dévoiler au grand jour de ton sourire. Elle lui manquait. Il la voulait. Prêt de lui, juste l'écouter, lui murmurer des conneries, lui crier sa haine, il voulait juste lui parler. Mais il se l'interdisait. C'était mieux comme ça, de loin, quelques piques, par ci par là, de temps en temps, rares, précieux, rien de très sérieux.

      Blondie ; Dimitri ! Ici la terre ! C'est moi ta copine, tu as oublié ? !
      Dimitri ; Je. Euh. Je me disais juste que même en uniforme, cette fille fait vulgaire. Elle est vraiment désespérée. T'inquiètes pas.


    Tu souris à ta pseudo chérie et l'embrasse doucement, et la voilà rassurée. Tous ses soucis sont partis, elle ne croit que toi. Tu pourrais lui dire n'importe quoi, une fille facile, un simple ustensile. Tu te retires de ses lèvres, tu caresses sa joue en fixant ses yeux, toujours bon menteur, toujours bon joueur, tu profites d'elle tant que le peux encore. Et tu te redresses vers tes deux amis qui eux aussi, continuent à fixer Cassie, un sourire moqueur, un sourire ravageur, qui te brise, qui te tue, un sourire qu'elle ne mérite pas, un sourire qu'elle ne devrait pas recevoir. Haine. Mortelle. Tu leur en veux. Tu n'en diras rien. Tu n'en feras rien. Tu garderas ça pour toi, comme le reste, tout restera en toi, tout restera secret. Défendu, gardé.


      Nathan ; Venez les gars on l'appelle !
      Dimitri ; Ca sert à rien les gars laissez la dans son trou on en a rien à branl...
      Dan ; HEY LIPOVSKY ! Come here baby !
      Dimitri ; P'tain, Dan !
      Nathan ; Aller on s'amuse juste un peu quoi !
      Dimitri ; On s'en fout de cette fille c'est... Et merde.


    Elle s'approchait déjà. Et d'un geste de la main tu essayais de cacher le plus possible ton visage avec tes cheveux blonds. Par reflexe, tu te tournas vers Blondie accrochée à ton bras, apparemment déjà explosée de rire par la scène qui promettait de venir : Un foutage de gueule de la part de ses trois preux chevaliers. Dos à la future arrivée, Dimitri regardait en haut, à droite, à gauche, partout. Sauf. Elle. Qu'elle l'ignore, qu'elle ne lui adresse pas la parole. Il n'était pas là. Et pour la première fois depuis longtemps, tu voulais te terrer si pieds sur terre, tu voulais ne plus être là. Et comme à ton habitude, tu voulais t'enfuir, partir de ce trou infernal. Partir de cette cour idéale. Juste. Loin d'Elle.


      Nathan ; Alors Lipovsky, ton maquillage t'as attaqué cette nuit ?
      Dan ; J'aime beaucoup ton uniforme tu sais.
      Nathan ; Sisiiiiiii. Il est plutôt cool.


    Putain. Geoffrey. Pourquoi ne t'étais-tu pas levé ce matin.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Sam 20 Aoû - 15:10

Une journée comme une autre. Une journée comme n'importe quelle autre. Une de celle où tu passes trop de temps devant ton miroir, à mettre plus de rouge à lèvre qu'il n'en faut, à te trouver encore plus moche, une de ces journées où tu prends le temps de te mettre un peu de parfum à la mode, où tu fais attention à bien remonter ta jupe, où tu fais attention d'oublier de boutonner ta chemise au niveau de ta poitrine. Une de ces journées où tu laisse tes cheveux bouclés sur tes épaules, où tu te regardes une dernière fois devant ton miroir avant d'attraper ce qui te sert de sac et de partir, traverser ta salle commune et laisser tout le monde baver devant tes talons hauts pourtant proscrits.
Ta matinée était une matinée comme toutes les autres. L'une de celle où tu t'ennuie pendant tes heures de maths, à dessiner sur ton cahier, à te surprendre laisser vagabonder ton crayon, écrire quelques lettres. Avant de les rayés à toute vitesse. Et tu n'écoutais plus tous ces théorèmes, tous ces calculs. Et quand la sonnerie fini par retentir, tu t'étais précipitée pour partir. Faisant une fois encore claquer tes talons sur le sol.

Et tu avais décidé de tracer de l'autre côté de la cours, rejoindre quelques filles sans intérêt. Rejoindre celles dont tu n'avais rien à faire et celles qui n'avaient rien à faire de toi. Juste des filles comme ça, pour tuer le temps. Pour ne pas te tuer toi. Pas trop vite, en tout cas.

Et tu entends un éclat de rire. Puis un second. Tu te retournes. Ce ne sont qu'eux. De simples élèves, comme il y en a tant. Deux Winterhoods, Nathan et Dan, tu les connais de vue, pas plus. Et comme d'habitude, se sentent supérieurs à tous. Ce ne sont qu'eux. Mais tu remarques, caché derrière un autre corps, derrière son regard dévorant et détestable, ce regard que tu aimes, tu remarque celui-là. Celui qui t'obsède, dont tu as rayé les lettres quelques minutes plus tôt. Et tu le vois, embrassé cette fille. Cette blonde comme une autre, cette conne. Tu n'as rien contre elle, mais tu la déteste déjà, elle et son air niais, son idiotie que tu sens malgré la distance. Et jalouse, tu te demande pourquoi. Pourquoi il choisi une fille comme ça ? Pourquoi elle ? Pourquoi pas une autre ? Et tant qu'on y est, pourquoi pas toi ? Tu te demandes aussi pourquoi parmi ses prétendantes, il a choisi celle qui avait l'air la plus idiote. Tu te demandes ce qu'elle a d'intéressant, ce qu'elle a de plus que toi. Et tu secoues la tête avant de reprendre ta marche. Tu te dis que ça ne vaut pas la peine. Tu refais un pas, le cœur serré, l'estomac noué. Puis un second, avec cette envie de tout déchiré. Et un troisième, pendant que ton nom s'écrase contre ton corps.

« HEY LIPOVSKY ! Come here baby ! »

Et intérieurement, tu jubiles.
Tu jubiles parce que tu as une raison de t'approcher. Parce que tu as une raison de jouer à ce jeu qui te passionne, te submerge, te dévore. Tu as l'occasion de te sentir supérieur à cette blonde à laquelle tu te comparais quelques secondes plus tôt. Tu as l'occasion de claquer leurs becs à ces gars là. Et tu as l'occasion de lui. Lui et tout ce qu'il t'inspire.

Et tu entends cette fille qui se pouffe, qui rit sans raison, qui s'accroche un peu plus au bras de ton diable. Et lui se retourne, comme pour t'éviter. Tu as mal à chaque fois que tes talons claquent le sol, mais tu ne peux t'empêcher un sourire, presque de victoire. Au moins il veut de toi au plus du le désire. C'est ce que tu te dis à ce moment là. Au moins il veut de toi, au plus il t'es irrésistible.

« Alors Lipovsky, ton maquillage t'as attaqué cette nuit ? Tu soupires.
J'aime beaucoup ton uniforme tu sais.
Je suis sûre que tu préférerais mon string, je me trompe...? »

Tu ne fais même plus attention à leur remarque, tes pas s'arrête enfin, et tu fini par rejoindre leur groupe, que tu ne connais pas. Ce sera tellement plus distrayant d'être avec ceux-là qu'avec ces filles qui se plaisent à ranger les gars les plus sexy du lycée sur une liste, ce sera tellement plus intéressant de te mesurer à eux qu'à ces filles là qui se taisent dès que tu ouvres la bouche.
Et là, tu veux montrer que s'ils sont là pour se moquer de toi, tu peux très bien les ridiculiser, encore plus. Attends encore un peu Dimitri, ton tour arrive pense tu avec ce sourire, encore un peu plus marqué.

« Mais... J'oubliais, Nath, tu l'as déjà vu, n'est-ce pas...? »

Et il se tait. En une seconde, son sourire est redescendu, pas pour longtemps, tu le sais, juste le temps de balancer ta tête sur le côté et de chercher celui qui se cache du regard. Juste le temps de quelques seconde où tu voudrait arrêter le temps, profiter de lui, seul à seule. Mais tu ne peux pas. Alors le temps reprends son cours. Toi qui ne lui a jamais adressé un mot en public, d'un coup, tu es prise de peur. Tu ne veux pas que ça se sache. Tu veux rester cacher tant que tu n'auras pas gagner.

Et d'un coup, tu te tais. Tu te voyais pourtant déjà ridiculiser la blonde à son bras. Mais tu as trop peur, tu es une lâche, une vrai de vrai. L'une de celle qui est persuadée qu'elle y arrivera et se défile au dernier moment, alors tu mimes l'incrédulité dans ta voix. Comme si tu ne l'avais pas reconnu de loin. Comme si ça te surprenait de le voir ici. Une voix douce, presque timide. Trop radoucie sans même que tu ne t'en rendes compte. Toi qui espérait la traitée d'idiote. Toi qui espérait ne pas te retenir, tu en es incapable, ton image compte trop pour toi. Tant pis si ceux-là on esquivé tes remarques. Ils s'en sont pris à toi, ouvertement. Et les mots se forment au creux de ta gorge.


« ...M-Morstrom...? Qu'est ce que tu fais ici...? Drake n'est pas avec toi...? »

Et tu regardes autour de toi. C'est vrai. Geoffrey n'est pas là. Tant pis. Tant mieux. Tu ne sais pas vraiment. Tu ne veux pas faire de complication avec ce gars là, qui a l'influence d'un roi. Tu ne te mesureras jamais à lui, ni même à quiconque est son ami. Pas devant lui. Et tu sais que s'il avait été là, c'aurait été différent. Pas forcément moins méchant. Mais tu aurais forcé le silence de ta bouche, scellé tes lèvres, et tu aurais tout garder pour toi avant de te tirer quand il te l'aurait ordonné. Tu ne regretterais pas tes mots, tu n'essayerait pas de calculer la réaction de ceux qui t'entourent, tu arriverais à peine à remarquer Dimitri devant cet enfant roi. Juste bonne à obéir.
Et il n'était pas là. Par contre, le blond, lui, lui était là, avec son parasite sur son bras. Tu t'approches encore un peu de lui. Tu sens un regard noir te transpercer. Tu sais que c'est celui de cette fille dont tu te fous. Et un dernier pas. Tu ne le respire pas, peur d'être envoutée, peur de montrer ce que tu veux vraiment, tu te contente de soutenir son regard, cherchant à l'effleurer, à le faire réagir, un peu. Un tout petit peu.

« Tu ne me dis plus bonjour. J'ai fais quelque chose de mal ? »

Et tu te surprends à sortir des phrases si stupides, ton cœur fait un bond, s'arrête presque. Tu as rarement été aussi ridicule. Et tu déteste les regards dans ton dos qui s'interloquent sur ce que tu fais. Ces gars là, dont tu ne sais rien. Et tu te rattrape à ce que tu peux. Une excuses comme une autre. Tu te rattrape à ce que tu peux.

« Il faudrait que je te parle, pour, tu sais, le projet du CES. Et... Euh, en privé. »

Et tu lance un regard dédaigneux à cette intruse alors que tu prononce ces mots, un sourcil levé, de dégoût, de haine. Pourquoi tu as dis ça. Pourquoi en privé ? Toi qui n'es même pas capable de t'assumer toi même. Et tu reste quand même au centre de ce cercle, ferme les yeux alors qu'un premier prends la parole.

La peur te serre, t'étouffe un peu plus. Tu aurais dû réfléchir, Cassandre. Tu aurais du éviter de te jeter dans la gueule du loup.


[HS : Pa-pardon. C'est. Je savais pas du tout comment faire réagir Cass pour le coup. Et ça ressemble à rien. Pardon ._.]


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Dernière édition par Cassandre S. Lipovsky le Lun 22 Aoû - 13:27, édité 1 fois
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Sam 20 Aoû - 21:20

    Et tu fermes les yeux. Tout sauf ça, tout sauf maintenant. Première fois pour vous, vous retrouver en public, aux yeux de tous, aux yeux des morts. Tu lui lances un bref regard, discret, futile, alors qu’elle répond à tes deux amis qui perdent vite leurs sourires. Et tu gagnes le tien. Et elle a gagné le tien. Parce qu’elle a du chien. Parce qu’elle a su quoi dire, parce que. Elle a du caractère. Vous ne vous connaissez pas. Vous ne vous êtes vus que dans l’obscurité d’une classe. Vous ne vous êtes même jamais parlé. Et si ce n’était pas elle, alors oui, elle te plairait. Non. Tu te berces d’illusions. Elle te plait, que tu le veuilles, que tu ne le veuilles pas, tu le sais. Et tu te l’interdis. A ce moment précis, tu en oublies même le pourquoi. Pourquoi ne pas juste lui sourire, lui dire que tu la veux, pourquoi ne pas simplement l’embrasser quand tu sais qu’elle aussi n’attend que ça ? C’est loin d’être ton défi, loin d’être une envie. Juste une fierté, peut-être, envers elle, envers vous. Et tu oublies la larve à ton bras. Et tu ne l’as jamais connu. Il n’y a plus qu’elle, alors que ton regard s’est détourné, alors que tu fixes le mur de pierre, alors que tu la sens s’approcher, juste un peu, juste assez de toi. Assez pour que tu sois obligé de tourner ton visage vers elle, assez pour qu’une tension s’installe. Tu la regardes, arbore un sourire sardonique, poses ton avant-bras contre le mur et lui fait face, et tu la lorgnes, de haut en bas, de bas en haut, un air hautain sur ton visage, un masque opaque apparut sur ta face.

      Cassandre ; « ...M-Morstrom...? Qu'est-ce que tu fais ici...? Drake n'est pas avec toi...? »
      Dimitri ; Il est encore dans sa chambre. Je pensais que c’était avec toi qu’il était.
      et tu souris, tout en maintenant son regard, tout en baladant tes yeux sur ce corps, tout en jouant ce garçon sûr, et prétentieux.
      Cassandre ; Tu ne me dis plus bonjour. J'ai fait quelque chose de mal ?


    Ce qu’elle avait fait. Toi-même tu ne le savais pas. Elle t’avait jeté un sort, ou bien son don, c’était de la grosse arnaque. Elle t’avait juste envouté, assez pour que tu ne puisses plus te passer d’elle. Assez pour que tu aies à retenir ta respiration lorsqu’elle s’approche encore, trop près, assez pour que tu bouges un peu ta tête étrangement, assez pour que un sourire étrangement gentil s’affiche sur ton visage, quoi qu’amusé, quoi qu’un peu moqueur, moquerie de toi-même, surement. Tu te fais pitié, à lui résister, à ne pas lui céder, à tout faire par fierté. Et tu te retiens, encore toujours, alors qu’elle est trop prêt, alors que tu sens une douleur sur ton bras. Ah. Oui. La larve le sert assez fort pour que tu le sentes. Tu l’avais oubliée, tu ne savais même plus son prénom. Tu ne la voyais plus, tu regardais juste Cassandre, tu te perdais dans son regard alors que le tien était à la fois amusé et flatté. Elle avait fait le premier pas, celui de te parler, elle avait osé, devant tout le monde, alors que tu te cachais, alors que tu l’évitais. Elle te passionnait, tu la voulais. Encore. Toujours. Et à jamais. Un promesse faite, un promesse insurmontable. Et tu te souviens que vous n’êtes pas que tout les deux, et tu te souviens que tu ne dois pas baisser ce masque que tu tiens, et tu te souviens que Dimitri ne cèderai jamais. Alors, dans un mensonge trop vrai pour être en tord, tu esquisses un sourire en coin, un peu trop pervers, un peu trop malhonnête, un peu trop inquiétant, et tu te penches vers elle, jusqu’à son oreille. Et là, tu sens son odeur, la douceur de ses cheveux, et tu chuchotes à son oreille avant de te redresser, avant de t’éloigner un tout petit peu d’elle, avant que la larve ne te lache totalement le bras. Elle avait surement enfin sentie qu’elle était en trop ici. Qu’elle n’existait plus maintenant qu’ils s’étaient retrouvés, le temps de quelques secondes. Et elle ignore ce que tu lui as murmuré, parce qu’elle ne peut rien répondre, pas ici, pas en publique. Enfin, tu espères. Tu oses y croire. Votre jeu dangereux vous entrainera à votre perte. Soyez en conscients.

      Dimitri ; « Il y a tellement de moyens plus distrayants de punir quelqu’un que de l’ignorer. »
      Cassandre ; « Il faudrait que je te parle, pour, tu sais, le projet du CES. Et... Euh, en privé. »


    Et ton expression ne faillit pas une seule seconde. Et ton cœur qui s’emballe reste assez silencieux pour que personne ne le voit. Et tu lèves un sourcil, et tu souris. Et tu choisis d’être le méchant, d’être le Morstorm qu’on connait, celui que tu es.

      Dimitri ; « Je rêve ou Lipovsky vient de me demander un rencard dans la seconde qui suit ? »
      Dan ; « Fonce mon gars, tu vas pas regretter, crois moi ! »
      Nathan ; « Il y a de l’amour dans l’air ! »
      Dan ; « Du cul tu veux dire ! »
      Dimitri ; « Les gars, vos gueules. Laissez-moi savourer mon rencard privé. »
      Blondie ; « Tu ne peux pas y aller ! Tu ne vas pas me laisser là ! »
      Dimitri ; « Je reviens vite. »


    Et tu l’embrasses. Rapidement, furtivement, une simple coutume à laquelle tu t’es faite. Et tu regardes Lipovsky, et tu te dis que. Bordel tu n’aurais jamais du accepter de t’éloigner avec elle. Alors tu t’éloignes un peu du groupe, afin que vous marchiez côte à côte, dans la cour, à moitié vidée, que vous puissiez parler. Sauf que. Non. Tu n’as rien à dire. Un mal à l’aise s’empare de toi. Tu voulais tout sauf ça. Il n’y avait rien entre vous qui ne soit pas physique. Rien. Juste. Cette attirance. Et le silence dure. Et tu finis par le briser. Et tu finis par replonger dans cet enchantement. Et tu essayes d’être gentil, parce que tu as envie de lui plaire, parce que tu n’as pas envie de la décevoir de toi, tu es juste terrifié de ne plus lui plaire après ça. Tu ne veux pas qu’elle te connaisse.

      Dimitri ; « Je voulais pas qu’ils t’appellent, à la base. Ecoute Lipovsky j’ai rien à te dire, un tour de la cour et je te lâche. Alors profite. »


    Et tu te maudis déjà. Tu regrettes. Un seul tour de cour, une limite que tu vous donnes, un pas à ne pas franchir. Juste un temps pour que vous sachiez profiter de cet instant, juste un défi que tu vous lançais. Quelque chose d’assez étrange s’empara de toi. Une adrénaline nouvelle. Et pourtant, dès la première colonne romaine que vous dépassez, tu la plaques à l’arrière, tu vous caches du reste du monde, tout en étant sous ses yeux. Personne ne vous voit, et un simple passant resterait bouche-bée devant se spectacle. Tu poses une main à côté de son visage, tu te dis que tu devrais l’embrasser, et tu te rappelles que c’est interdit. Alors tu te contentes de la lorgner, et de sourire, ironiquement.

      Dimitri ; « Et maintenant que nous sommes en privé, je t’écoute ? »


    Et au fond tu espères. Tu pries pour. Pour qu’elle s’approche, de toi, de vous. Pour que vous redevienne ce qu’il est le temps de quelques secondes.






« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Dim 21 Aoû - 10:25

Tu te sens observée. Dévorée d'une traite. Par ses yeux qui parcourent ton corps. Si tu n'avais pas un minimum de self-contrôle, si tu étais plus timide, moins LIpovsky, tu aurais sûrement rougi, de gêne ou de flatterie. Son sourire perçant te fait mal, mais tu ne peux t'empêcher de le délecter, de te sentir assez heureuse, juste parce qu'il n'est pas indifférent, parce que même s'il te déteste du plus profond de ses entrailles, tu n'es pas qu'une parmi tant d'autres. Et il se décide à parler. Tu ne réponds rien quant à sa remarque sur Geoffrey. Tu préfère laisser couler. Et d'un côté, c'aurait pu être vrai. Tu aurais pu être dans les bras d'un dieu à te la couler douce plutôt que tenter de t'agripper à un démon. Et tu te dis que ça avait vraiment été le cas, que le blond en face de toi l'avait su, il aurait sûrement siffler entre ses dents. Juste parce que McCartner était son ami. Juste parce que dans le fond, tu espérait vraiment qu'il te voulait, à s'en rompre les membres.

Et quand il s'approche de toi, relevant une de tes mèche pour de murmurer quelques mots dans le creux de ton oreille, ton cour fait un bond dans ta poitrine, un sursaut qui t'empêche de respirer. Une mort qui ne dure qu'un infime laps de temps. Tu te sens apaisée, qu'il ose de tels gestes, tout en étant sur le qui-vive, à te dire que ça ne peut-être que mauvais. Et les mots rompe ce silence trop enviable.


« Il y a tellement de moyens plus distrayants de punir quelqu’un que de l’ignorer. »

Et ces mots te transpercent, d'une seule traite. Et tu te contentes de sortir ton excuses à deux balle. Sur laquelle il enchaine. Sur laquelle il te ridiculise. Tu t'apprête à lui mettre une gifle, jusqu'à ce que tu te souviennes que c'est lui. Alors tu pose ta main sur la hanse de ton sac, histoire que le début de ton mouvement ne soit pas trop suspect. Tu redresse la tête, relève le menton, de manière un peu hautaine, et tu trace ce sourire si faux sur tes lèvres rouges que tu t'en dégoûte.


« Je rêve ou Lipovsky vient de me demander un rencard dans la seconde qui suit ?
Je suis là pour réaliser tes fantasme chéri.
Fonce mon gars, tu vas pas regretter, crois moi !
Et arrête de faire ton jaloux, ce sera peut-être ton tour, un jour... murmure tu dans un soupire lassé. »

Et tu laisse passer les autres piques de ces faire-valoirs, tu les laisses dans leurs moquerie, n'y prêtant plus la moindre attention. Tu ne réponds plus rien. Tant que tu as ce "rencard", tout te va. Même si tu as peur. Même si tu ne sais pas comment ça va se passer. Mais tu n'oublies pas une chose. Tu te décides, juste une fois, à ouvrir ta bouche pour rabaisser la seule qui ne t'aie pas encore attaquer directement. Tu te concentre plutôt sur la blonde qui semble bouder dans son coin, comme une gamine de six ans. Une remarque. Juste une seule. Tu ne peux pas t'en empêcher. Et pourquoi ici tu serais la seule à ne pas te moquer ? Après tout, ils savent tous que tu as un caractère de chien, que tu es seulement bonne au lit et à détester. Alors ta carapace que tu déteste tant te sers pour une fois, à juste l'enfoncer, un peu plus, comme si elle n'avait pas déjà été assez humiliée.

« C'est pas ta faute si tu ne peux pas le satisfaire partout ma jolie. »

Mais il l'embrasse quand même alors que ton ventre se noue. Tu fermes les yeux, exaspéré. Et un instant, tu te demande s'il l'aime vraiment. Tu te le demandes, parce qu'il aurai pu la laisser là, quelques secondes, ça ne l'aurait pas tuer. Tu te demandes s'il l'aime, ne serait-ce qu'un peu, s'il apprécie sa compagnie, ou si c'est juste un moyen de te faire encore plus mal. Et il commence à s'éloigner. Tes paupières se rouvrent sur cette fille à la mine dégoûtée, et comme satisfaite, tu le suis. Le rattrape. Avec tes talons qui claquent.
Et ce malaise coincé dans ta gorge. Tu ne sais même pas ce que tu peux lui dire, si ce n'est que tu trouves ces potes stupides, si ce n'est le pourrir parce qu'il te laisse te faire humilié. Mais tu n'as pas envie d'être imbuvable avec lui. Tu n'as envie que de douceur et d'instants tendres. Tu n'as aucune envie de ton montrer aigre et amère.

« Je voulais pas qu’ils t’appellent, à la base. Ecoute Lipovsky j’ai rien à te dire, un tour de la cour et je te lâche. Alors profite.
Et j'aurais préféré que ce soit toi. Souffle tu sans qu'il ne t'entende. »

En fait, personne ne t'as entendu dans ta plainte. Tu commence à desserrer le corset de ton costume, à perdre ce côté hautain, comme s'il était un charme, un envoutement, qui te rendrais plus naturelle. C'est du foutage de gueule. Lui, l'exemple même de l'hypocrisie, te rendrais plus toi. Et tu souris à cette pensée. Sans ne rien dire d'autre, en écoutant seulement vos pas. Sans regarder où tu vas. Seulement guider par Charon. Ta descente aux enfers approche.
Jusqu'à ce qu'il te sorte de tes pensées par ce geste brusque. Qui te fais vibrer. Tes joues deviennent un peu rose. Tes yeux bleus s'embrument presque alors que tu ne te détache pas de ses pupilles.

« Et maintenant que nous sommes en privé, je t’écoute ? »

Il n'y a pas une seconde d'hésitation. Ni dans ta voix, ni dans tes geste, tu reste collée à cette colonne, tu reste presque immobile, en le dévorant des yeux, sans sourciller, juste en l'adulant. Presque gênée. Tes mains agrippent les pans de ta chemise, le tire un peu plus vers toi, alors que son souffle parcours ton visage, tu te risque à dire ces mots.

« Embrasse-moi. »

Et tu ne lui laisses pas le temps, tu t'approches de son corps, te blottie dans ses bras. Peu importe le parfum de l'autre blonde qui a tacheté ses vêtements. Tu t'es jetée dans ses bras. Tu es prête à mourir, te laisser tuer de ses mains. Tu es prête à suspendre le temps de nouveau, à l'aimer de nouveau. Tu es prête à arrêter ce jeux. Pas longtemps. Juste le temps de ce tour de cour. Juste le temps de te sentir bien dans tes bras. Et même si tu as peur du rejet, tu ne peux te décider à quitter ses bras, à le quitter, simplement.
Et tu redresses ton visage, enfouis dans son cou, lui murmure encore ces deux mots. Lui embrasse la nuque, la mâchoire puis la joue. A peine trop près des lèvres. A peine trop près de ton enfer. Et encore une fois, tu lui susurre ces mots. Lascivement.

« Embrasse-moi. »

Tes mots se perdent sur sa peau. Tu agrippe déjà son corps. Et tu pries, sans trop savoir ni quoi ni qui, qu'il ne te repousse pas.


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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Dim 21 Aoû - 21:18



    Et tu sens ce dure sentiment t'envahir. Et tu sens ta gorge se nouer. Et cette envie de frapper. Dan, il ne voulait pas qu'il la touche. Il tolérait déjà Geoffrey, une sorte d'infidélité des deux côtés, un moyen de s'envoyer chier sans même avoir à se parler. Et tu t'en veux. Tu es jaloux, tu ne veux pas l'admettre. Tu ne veux pas reconnaître. Pas que tu la veuilles à ce point. Pas que tu ne la veuilles que pour toi. Et tu l'admires. Toujours autant. Toujours passionnément. Toujours amoureusement. Et tu te dis que tu loupes ta vie, loin d'elle, loin de ces piques, loin de cette fierté qui te ronge les dents. Tu te dis que tu devrais être avec elle, tout le temps, loin de la foule, loin de ce moule dans lequel tu te berces tant. Et tu ne peux retenir un tout petit rire, un simple pouffement. Alors tu baisses la tête, pour ne pas qu'on t'en veuille trop, pour ne pas qu'on s'étonne trop, mais tu sens sur toi le regard ampli de reproche et de déception de la petite blonde, elle qui a resserré son étreinte sur toi. Et tu ne dis rien, tu ne la défends pas; Si tu l'a choisie c'est justement parce qu'elle te satisfaisait là où tu en attendais d'elle. Et tu l'embrasses. Et vous vous éloignez tous les deux, en amoureux, et vous vous éloignez, pour parler. Vous dire quoi, vous n'en savez rien, tu es anxieux, tu es stressé, mais elle te suit, et vous marchez. Et le reste, tu sais. Tu sais ce que tu lui as dit, ce qu'il s'est passé. Et vous êtes là, collé contre cette colonne, et vous êtes là, ensemble, à jamais, à quelques secondes. Quelques millimètres. Vous êtes ensembles. Comme jamais, comme toujours. Tout aussi éloignés, tout aussi rapprochés. Juste, juste ensemble, pour parler. Pour vous provoquer, peut-être. Et pourtant.

      Dimitri ; « Et maintenant que nous sommes en privé, je t’écoute ? »
      Cassandre ; « Embrasse-moi. »

    Et tu es surpris. Et tu souris. En coin, en diagonale, tu souris comme jamais. Ton coeur s'est emballé, tu baisses les yeux quelques secondes, réfléchir à quoi dire, à quoi faire. Tu n'as pas le droit de l'embrasser, tu en meurs d'envie. Un simple ordre. Une simple volonté. Commune, partagée. Et elle se rapproche de toi, se colle à toi. Et tu souris un peu plus, tourne un peu ton visage vers elle lorsque ses lèvres touchent ton cou. Lorsque ton rêve devient réalité, lorsque dans votre monde vous perdez le fil de la réalité. Lorsqu'enfin elle te touche, lorsque enfin tu peux la sentir, t’humecter de cette odeur, t'humecter d'elle, pour ne pas l'oublier, ou pour mieux profiter, pour te sentir plus près, moins proche, pour te sentir tout et rien à la fois. Et ta main reste contre la colonne, et ton autre attrape sa hanche. Et tu la rapproches, un peu plus de toi, et tu souris, un peu plus loin de toi, un peu plus joueur, un peu moins Dimitri, un peu plus Faust, un peu plus méprisant. Et tu résistes. A ton coeur. A cette folie. A ton envie. Tu résistes à ce tout pour murmurer, pour chuchoter, pour rajouter ce piquant qui existe entre vous, pour rajouter cette distance que vous avez dépassé, ce gouffre dans lequel vous avez sauté.

      Dimitri ; « Et si je refuse ? »
      ...
      Cassandre ; « Embrasse-moi. »

    Et tu as besoin d'elle plus près. De toi. Ta main remonte sur sa nuque, sa bouche touche presque la tienne, attérit à côté. Et tu souris. Toi. Dimitri. Tu souris. D'un sourire sincère, comme tu ne l'as jamais fait. En ce moment précis, tu lui obéis, tu ne fais rien d'autre. Ton regard se perd dans le sien, ta main collée contre la colonne se colle à sa joue, et tu souris, une dernière fois. Et tu fermes les yeux. Tu savoures ce moment qui vous appartient, ce moment à vous, ce moment unique. Loin de tout. Loin de vous. Loin du "vous" que vous avez connu. Loin de ce besoin de son corps. Loin de ce milieu malsain de sexe. Loin de tout ce que vous saviez de vous. Tes lèvres touchent les siennes, et tu souris toujours, et tu jubiles intérieurement. Et tu ne te reconnais pas. Ou tu te reconnais trop. Tu n'es plus le faux toi, tu te maudis, tu te détestes, tu dois retrouver ton masque. Mais les autres sont loin de ce monde, les autres sont quelques part sur terre quand tu es sur la lune. Les autres ne sont pas là pour vous voir, tu es seul avec elle, seul face à toi, seul et à deux à la fois. Et tes lèvres se posent tout de même sur les siennes. Et vous ne faites plus qu'un. Tu ne ressens aucun besoin, tu es bien. Tu n'approffondis rien, tu n'es pas encore possédé par le démon, par son pouvoir terrifiant. Tu es juste bien. Et tu mordilles sa lèvres inférieure, et tu souris alors que tes yeux se rouvrent, alors que tu te détaches d'elle, alors que tu te délectes de cet amour infecte.

    Et tu te dis que vous auriez pu être heureux. Ensemble. Si vous franchissiez l'interdit. Si vous laissiez tomber toute cette fierté. Si tu te disais qu'il fallait céder. Tu te dis que vous pourriez être un couple unique, des gens presque parfaits, enviables, parce que vous souririez tout le temps. Parce que vous vous aimeriez tout le temps. Quelque chose de trop heureux pour toi. Quelque chose de trop heureux pour vous. Que vous ne vous permettrez pas. Que vous ne pourriez pas vous permettre. Parce que voilà. Tu ne peux pas être heureux, pas encore, pas temps que. Que tu l'aurais oubliée, elle, temps que tout sera passé, temps que tu ne l'auras pas digéré. Et pourtant. Tu as besoin d'Elle. Cassandre. Tu as besoin d'elle. Pour continuer. Pour redevenir celui qui tu étais. Pour oser te dévoiler. Tu as besoin d'elle tellement plus proche de toi. Tellement plus près de toi. Tu as besoin d'elle tellement plus de vous. Et tu la regardes, quelques secondes, tu regardes ces yeux qui te fixent, et tu refermes les yeux, tu retournes dans ce monde qui vous appartient, tes lèvres retournent sur les siennes. Et cette fois ci, tu approfondis ce baiser, tu te laisses bercer dans ce monde que vous seuls connaissez. Tu te laisses l'aimer pour de vrai. Tu te laisses dériver. Et tu la plaques doucement contre la colonne, et tu ne la lâches pas d'un millimètre. Tu la détestes tellement, en cet instant. Tu l'aimes tellement, en cet instant. Tu voudrais que ça s'éternise. Tu voudrais tellement de choses. Et tu sais qu'avec un si le monde pourrait se refaire. Et tu sais que ton monde à toi ne serait pas le plus beau, seulement le plus enchanteur, le plus malicieux. Et tu finis par retirer tes lèvres des siennes, quelques secondes, par enfouir ton visage dans son cou, dans ses cheveux, à la sentir, l'humecter, à l'adorer.

      Dimitri ; « Je te veux Lipovsky. »

    Et alors que vous êtes seuls, ensembles, comme vous l'avez déjà été, comme vous le serez surement encore, tu te permets de descendre un peu ta main. Tes mains. Sur ses hanches. Et tu restes caché dans ses cheveux, toi, Dimitri Morstorm, toi qui a peur du monde, toi qui a peur de ce qui t'entoure. Toi qui redeviendra un autre dans quelques secondes. Toi qui a baissé un peu cette fierté. Toi qui, ici, calme, mal réveillé, juste assez pour ne pas croire à un rêve, t’engouffres dans ce puit d'où tu ne pourras pas ressortir. Et tu regrettais déjà ces paroles. Sincères, ouvertes, franches. Qui pouvaient être prises à plusieurs sens. Tu voulais qu'elle t'appartienne, qu'elle soit tienne, que personne n'ait le droit d'y toucher. Tu voulais l'impossible.

      Dimitri ; « Mais je t'ai abandonné. A jamais. »

    Et tu reconnais ta défaite. Tu reconnais avoir perdu à ce jeu dangereux. Tu as perdu ta fierté, tu n'es plus que ce petit garçon apeuré. Et tes mains se casent dans son dos, et tu l'entoures de tes bras. Et vous êtes invisibles. Et tu ne la laches pas. Tu préfères attendre. Attendre qu'elle se détache elle. Attendre juste qu'elle s'en aille elle, ou juste qu'elle s'éloigne elle. Juste qu'elle le fasse. Parce que tu n'en as pas le courage. Parce que tu flottes dans ses cheveux, dans ce monde que vous vous êtes créés. Parce que voilà. Au fond, tu es bien, là.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Lun 22 Aoû - 10:49

Quand tes premiers claquent dans l'air, tu n'as pas le temps d'observer son sourire. Tu n'as pas le temps de voir qu'il est devenu un enfant. Tu sens juste son cœur bondir un peu plus contre le tien. Tu ne comprends pas, pourquoi tu as autant besoin de lui. Tu ne comprends pas, pourquoi tu as nécessairement besoin de lui. Pour vivre. Pour avoir ce sourire. Pour cette sensation de bonheur qui ne fait qu'augmenter. Pour tes rêves. Pour tes cauchemars.

« Et si je refuse ? »

Un silence se forme alors que tu continue de passer tes doigts dans sa chevelure dorée, alors que tes lèvres s'imprègnent déjà de son goût. Juste le temps d'une respiration, tu répètes ces quelques mots. Comme un supplice. « Embrasse-moi. » Et ton bras s'enroule autour de sa nuque. Le second reste agrippé à sa chemise, à sa hanche. Tu vas pour te blottir dans son cou mais sa main te rappelle à l'ordre, approche vos deux lèvres, encore. Et tu te fous des images qui défilent dans ta tête, qui te rappelle, à quel point tu veux qu'il soit à toi, rien qu'à toi. Tu te contentes de profiter de cet instant. Tu te contentes de profiter de ses soupirs sur ton visage.
Alors son sourire te transcende, pour la première fois, comme jamais.

Tu le sens doux, vrai. Tu le sens, qu'il t'es destiné. Tu le sens, se laisser aller ver toi. Alors tu cesses tous tes mouvements passionnels, tu cesses tout ce qu'il y a en trop, de superflu. Et ne regarde plus que lui. Comme tu l'as toujours fait. Comme tu ne l'as jamais fait. Parce que ton visage est sans sourire, sans passion. Parce que ton expression n'est qu'inquiète et submergée. La terre pourrait se fendre sous tes pieds que tu ne verrais que lui. Le ciel pourrait s'écraser sur ta tête que tu ne verrais que lui.

Et ses lèvres touches les tiennes . Tes yeux se ferment. Tu n'aimes que lui. Tu es sûre, persuadée. Ton étreinte ne se resserre pourtant pas. Tu te contente d'agripper un peu plus ses vêtement du bout des doigts. Tu te contente de profiter, de savourer. Parce qu'il a céder à tes caprices d'enfant gâtée. Parce qu'il a céder à ta requête que tu commençais à regretter.

Tu n'as même pas mal lorsqu'il s'éloigne, tu n'essaye même pas de le retenir, parce que tu as ce brin, ce sursaut de bonheur, dans ta poitrine, avec un goût d'une gourmandise interdite. Un autre baiser suit. Encore plus fort que le précédent. Encore plus puissant que le précédant. Tu en profites, ne sachant pas combien de temps cet Eden va durer. Ne sachant pas comment ça va finir. Parce que tu te souviens que la dernière fois, tu étais aussi dans ce bain de bonheur, dans ce flottement idyllique, jusqu'à ce que tu brises tout. Tout votre monde avec tes cinq mots. Avec tes cinq mots de malheurs. Tu profites parce que tu ne veux pas rechuter dans les abysses sans avoir apprécier ces moments que l'on vous donne, cachés de tous, et pourtant, pourtant, ici, dans cet endroit à la vue de chacun. Tu te fous presque que l'on puisse te voir. Tu te fous qu'on puisse te voir. Tu as juste peur que ce soit vous. Vous ensembles, qui soyez observés. Parce que tu veux être Cassandre, celle qui lui appartient. Pas celle qui se donne à n'importe qui. Non. Non, tu veux te donner, entièrement, à ce garçon dont tu t'es éprises une fin d'après midi.

« Je te veux Lipovsky. »

Ta main vient redescendre le long de sa colonne vertébrale, s'arrêtant sur sa ceinture, l'agrippant violemment. L'autre remonte, sur sa chevelure. Tu le tiens un peu plus dans ton odeur, dans ton buste, dans ton corps. Tu le tiens un peu plus près de toi. Peur qu'il prenne la fuite. Peur de le voir partir. Peur de le voir loin. Loin ou avec une autre. Alors tu joues avec une de ses mèches, hésitants seulement quelques secondes. Hésitant seulement quelques instants.

« Je suis tienne. »

Murmure tu dans son oreille. Un mensonge qui n'en est pas un. Une vérité qui n'en est pas une. Tu es sienne. Là, pour le moment. Tu es sienne tant que tu es avec lui. Regarde la donc, Morstrom, comme elle se donne à toi. Elle a pris le risque de se faire humilier publiquement, juste pour savourer des mots sortis de ta bouche. Qui auraient pu être malsains, agressant, oppressant. Elle s'offre à toi. Qu'importe le temps. Mais ce n'est pas que ça. Tu ne lui as accordé qu'un tour de cour. Un seul. Un tour de cadran. Une minute, une heure, une journée. C'est ce temps là qu'elle t'offre, qu'elle s'offre. Elle est tienne, tant que tu le décides. Tant que tu es là.

« Mais je t'ai abandonné. A jamais. »

Et la réalité reviens. Et la réalité te domine. Alors tu remonte l'une de tes main pour le serrer un peu plus contre toi. Ne t'en vas pas. sembles-tu vouloir crier. Mes les mots meurent sur tes lèvres. Tu ne peux pas lui demander ça. C'est toi. Toi seule qui lui as demandé de faire un choix. Si tu avais gardé tes paroles, tes pensées pour toi. Si tu avais gardé tes peurs, tes craintes, pour toi. Vous auriez le droit de profiter de cet instant. Comme s'il pouvait se reproduire, comme si vous ne le regretteriez pas après. Tes yeux s'embrument, Lipovsky. Tes yeux se gâtent, Lipovsky.

« A jamais. »

Répètes-tu. A jamais. Ce sont des promesses d'amour. On dit que l'on aimera quelqu'un pour toujours et à jamais. Un peu plus que l'infini, un peu moins que le rien. Un mot qui veut tout dire. Qui ne veut rien dire. A jamais. A jamais. Tu te refuses à le laisser partir. Tu sens son étreinte, plus forte. Ressers la tienne alors que quelques larmes se noient dans ses cheveux blondes.

« A jamais. » Encore une fois. « A jamais. » Une dernière fois. Ces mots te ronges. Tu les répètes avec haine. Avec dégoût. Tu ne veux plus de ce jeux qui vous rend si attirant. Tu veux tout abandonné pour lui. Tu veux tout abandonné pour ses rêves. Pour être un peu plus toi, un peu moins Cassandre. Tu veux rester, éternellement, comme tu es. Comme tu es là. Et tu te refuses de faire le moindre mouvement qui pourrait l'éloigné.

Alors tu jettes les cartes. Tu veux perdre. Un peu plus. Avec lui. Pas de gagnants, que des perdants. C'est un jeu de tout les jours, qui malgré tes mots d'abandon restera un jeu d'abandon. Parce que même si tu as perdu, la machine est lancée. Parce que même si tu perds, tu ne reviendras pas en arrière. Tu ne peux ravaler ta fierté, éternellement, tu ne peux pas non plus éteindre les sentiments qui t'enflamme. Tu peux seulement tenter d'y survivre.

« J'abandonne. J'ai perdu. Je veux être à toi. Juste à toi. Regarde, je suis là, dans tes bras. Regarde moi. S'il te plait, regarde moi. Je suis là, pour toi. A jamais. A jamais. Je serais là, à jamais. »

Et ta voix d'habitude roque se fait de plus en plus aiguë, et ton sourire se transforme en grimace de tristesse. Tu pleures. Tu pleures trop. Tes larmes ne s'arrête pas de couler alors que relève son visage vers le tien que tu cherche ses lèvres, l'embrassant furtivement. Plusieurs fois. Toujours en pleurs. Un dernier baiser. Sur sa joue. Tu le respire. Tu t'en veux. Encore. Parce que tu as tout gâché, encore. Parce que tu es folle de lui. Parce que tu te laisse aller à lui. Parce que tes paroles, aussi vrai soient-elles en cet instant, ne peuvent traverser le temps.

Quand la réalité reprendra son cours, tu ne seras plus sa Cassandre. Tu ne seras plus que ta carapace vidée. Dès que votre escapade sera terminée, tu ne serras plus celle qu'il aime.


YOU DON'T KNOW ME, YOU DON'T EVEN CARE
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Lun 22 Aoû - 23:27

      Cassandre ; « Je suis tienne. »

    Et ton coeur s'arrête. Et tu crois mourir. Et tu crois revivre. Trois mots pour le bonheur d'un homme. Trois mots et tu te sens comme neuf. Tu la serres contre toi, tu te souviens que tu l'as abandonnée, et tu te souviens que c'est à jamais. Tu regrettes ce moment passé, tu voudrais tout recommencer et pourtant, elle se dit tienne, elle qui t'as demandé, de la laisser, elle que tu as oubliée dans cette salle de classe sombre, en cette fin d'après midi, elle que tu n'as pas voulu recroiser, elle que tu as évité. Par ta peur de céder, à ce désir, par peur de ne pas lui résister. Et elle est venue te chercher. Et elle s'est offerte à toi. A ce moment précis. A cet instant précis où tu la tiens, dans tes bras, où elle ne s'éloigne pas, de toi, ou tout et rien n'est que pour vous.

      Cassandre ; « J'abandonne. J'ai perdu. Je veux être à toi. Juste à toi. Regarde, je suis là, dans tes bras. Regarde moi. S'il te plait, regarde moi. Je suis là, pour toi. A jamais. A jamais. Je serais là, à jamais. »


    Ta conscience se perd dans ses paroles. Ta raison s'enfuit sous ses caresses. Et tu profites, de cette étreinte, magique, unique, et tu soupires, de soulagement, dans un rire, étouffé, dans un rire, inaudible, dans un soulagement de bonheur dont tu es le seul conscient. Elle n'a pas quitté tes bras, elle ne 'est pas enfui, pas comme tu l'aurais fait. Alors tu hésites. A dire quoi que ce soit. Un simple merci, un simple je t'aime, un simple ne me quitte pas. Et tu te dis que ce serait peut-être un peu trop niais, un peu trop peu vous, un peu trop pour vous. Et tu te dis que tu n'en as pas le droit. Et tu ressers ton étreinte. Et tu l'humectes; Et tu sais que tu vas la perdre. Bientôt. Un jour. Peut-être.

    Et tu n'en sais rien alors qu'en fait, sa voix se fait plus aiguë. Alors qu'elle a du mal à parler, alors que tu comprends, qu'elle est en train de pleurer. Et ton coeur se resserre. Ta gorge se noue. C'est de ta faute, et tu devrais t'en vouloir. Elle ne serait pas la première que tu ferais pleurer. Surement pas la dernière. Seulement la première à te faire culpabiliser. Tu voudrais qu'elle soit heureuse, ici, maintenant, au moins autant que tu l'es. Et ses lèvres se reposent sur les tiennes, hésitantes, comme tremblantes, et ces baisers ont un goût salé, un goût de larmes, un goût à oublier. Un goût que tu arrives malgré tout à apprécier. Inhumain humain. Inhumaine humaine. Alors tu poses une main sur sa joue, alors tu la laisses t'embrasser, tu la laisse te parler, regretter. Tu la laisses faire tout ça, tu la laisses s'emporter. Et tu poses ton front contre le sien. Et tu fermes tes yeux. Ce moment est entre vous. Tu ne lui en veux pas. Vous êtes perdants tous les deux. Ce jeu était trop dur, trop compliqué pour vous. Un peu trop tortueux, peut-être. Et tu la laisses pleurer. Juste là, dans tes bras, contre ton front, contre toi, contre elle, tu la laisses se vider. De tout ce qu'elle a. Se vider pour toi aussi. Exprimer ce que tu te refuses à laisser perler sur tes joues, à ce que tu ne te laisseras pas faire. Parce que tu as d'autres raisons de pleurer, peut-être plus dures, peut-être moins faciles à avaler, moins faciles à assumer.

    Et tu poses simplement un doigt sur sa bouche. Oui, tout ce qu'elle dit, tu peux l'oublier, tout ce que vous avez fait, tu peux l'oublier. Et vous êtes trop mignons pour être que de simples amants, trop proches pour ne s'intéresser qu'au sexe. Et tu rouvres les yeux pour la fixer, pour essayer de lui faire passer ce message, que tu n'exprimeras pas, pas ici, pas encore, pas si tôt, pas maintenant. Tu dis facilement des je t'aime en l'air, à ces filles sans intérêt, qui te largue trois jours après, tu dis des je t'aime meurtris et sans vérité, des choses inutiles que tu oublies. Et tu crois à ce jamais, à cette amourette d'adolescents heureux, malheureux, à cette petite période d'amour, premier amour, peut-être second, tu n'en sais rien alors qu'un doigt de ta main tenant sa joue vient sécher une de ses larmes. Tu l'embrasses encore une fois, tu lui souris, tu ne veux pas qu'elle pleure.

    Tu ne veux plus rendre ceux qui comptent malheureux. Gacher leurs vies. Tu l'as assez fait. Une fois. Pas deux. Et c'est que maintenant que tu t'en rends compte, sale abruti, que cette inconnu, au fond, est proche de toi. Assez pour que tu t'en inquiètes, assez pour que ne veuilles pas la voir pleurer. assez pour que tu dises qu'elle compte un tant sois peu pour toi. Juste assez pour que tu sois prêt à tout lui laisser. Même cette fierté. Même cette arrogance. Être un petit homme, un sale springtie, peut-être summerer tu t'en fous, dans ses bras, tu lui laisses le droit sur toi de décider qui tu es, qui elle veut que tu sois. Mais au fond, tu sais que vous vous ennuieriez si vous étiez toujours comme ça. Et juste, tu lui chuchotes, tu lui murmures, sans bouger, alors que tu sèches toujours ses larmes de ton doigt, de quelques baisers sur ses joues, un vrai petit couple, un vrai truc que tu ne pouvais même pas imaginer.

      Dimitri ; « Ton maquillage est en train de couler, Lipovsky. »

    Un simple "arrête de pleurer" à ta façon. Une simple demande camouflée derrière une affirmation idiote. Une information inutile. Le noir sur ses joues te faisait sourire, un peu, assez pour que tu reprennes un air un tout petit peu hautain, un tout petit peu moqueur, un tout petit peu amusé, assez pour que tu l'embrasses encore. Parce que là, tu étais bien, même dans cet état, même en étant pas tout à fait toi, ou peut-être que ce faux toi était une part du véritable Dimitri. Tu t'en fichais, pour le moment, Dimitri était avec Lipovski, et c'est ce qui comptait. Et quelque chose vous sort de votre monde. Et quelqu'un vient tout briser. Un sifflement, sifflement d'amoureux, un sifflement qui te rappelle que tu n'es pas à ta place, ici, avec elle. Quoi que. L’intrus est en fait pas à sa place. Dun regard noir, tu te détaches d'elle, de ton idylle, tu détaches tes lèvres du bonheur pour regarder qui vient vous voir, qui vient vous interrompre, qui vous a prit en flagrant délit. Et tu la gardes quand même dans tes bras, parce que. Parce que tu ne veux pas la quitter, tu es avec elle dans cette merde. Cette fois ci, tu ne l'abandonneras pas.

    Tu crois. Parce que vous êtes instable. Parce qu'elle peut redevenir elle, parce qu'elle, elle peut te lacher. Alors tu ne sais pas trop quoi faire, tu restes collé à elle, tu ne dis rien, et tu regardes au loin Dan et Nathan qui vous observent et qui sourient avec moquerie; Et au fond tu les maudis. Blondie a déjà du aller s'effondrer en larme dans les bras de ses amies. Tu t'en fiches, tu souris. Un bon doigt d'honneur à tes amis accompagné d'un sourire, un rire bien amusé, et tu vous fais glisser de l'autre côté de la colonne. Et vous êtes pris en flagrant délit. Condamné à être espionnés, ou jugés, ou juste épiés par les autres quelques temps, les autres se demandant, si c'est vrai, si les rumeurs ne sont pas que simples inventions. Et tu imagines déjà le futur qui vous attend. Quand vous serez seuls. Sans l'autre. Alors tu l'embrasses encore une fois et tu te retires, juste un peu, juste assez pour que tu puisses respirer, juste assez pour qu'elle ne soit pas encore ta mort.

      Dimitri ; « Je crois que le tour de la cour n'est pas encore terminé. »


    Et tu souris, tu attrapes sa main et tu cours jusqu'au prochain poteau ou tu vous caches une nouvelle fois. Ou tu l'embrasses une nouvelle fois. Et tu te dis que ce jeu pourrait être éternel. Et tu te dis que en fait, vous avez été pris en flagrant délit. Et tu te dis qu'au fond, vous ne seriez pas obligés de vous séparer. Et enfin tu te dis, putain de fierté.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Mar 23 Aoû - 2:03

Et il essaye de faire arrêter tes pleurs. D'un doigt sur ta bouche, comme un scellé. Tu ne bouge plus, avec cette moue un peu étrange. Avec cet air surpris. Tu te dis que tu dois retenir tes larmes. Une fois. Une petite fois. Et il t'y force, par ces mots, pas vraiment aimables, pas vraiment appréciables. Et tu as cet éclat de rire, un peu nerveux. Tu as cet éclat de rire, qui se casse sur son torse.

« Arrête de m'appeler Lipovsky. »

Même si tu aime bien ce nom dans sa bouche. Même s'il fait un peu pute, un peu prostituée, ce qu'en quelque sorte, tu es. Même si tu ne le vois pas t'appeler Cassandre. Même si tout les autres t'appellent aussi comme ça. Même si tu aimes cette distance qu'il s'efforce de mettre. Même si. Même si toi tu ne supporterais pas de l'appeler Morstrom à longueur de temps.

Et ce sifflement claque dans tes oreilles. Ton instant de bonheur est rompus. Tes yeux cernés de noirs ont coulés, tu t'en fous. On a pas besoin de te séduire. Tu n'as pas non plus besoin de séduire. Parce qu'on te connait, un peu partout dans ce lycée. Un sifflement. Tu sais qu'il t'es adressé. Comme tout ces sifflement que tu supporte à longueur de journée. Alors tu te retourne. Ton regard se glace, devient perçant. Alors que tu es protéger dans ses bras, de ce chevalier en carton, de ce chevalier déshonoré, tu observes, ces deux garçons, Dan et Nathan. Tu les regardais, avec ce regard de glacial. Et tu ne peux t'empêcher de sourire. De leur adressé un clin d'œil, presque aguicheur. T'en as presque rien à foutre. Toi tu ne crains rien. Blottie dans ses bras. C'est dans ton habitude, d'être enlacée n'importe où par un homme. C'est dans ton habitude, d'être au centre des rumeurs. Alors t'en as rien à foutre. Alors tu t'en fous. Tu as presque peur pour lui. Presque.

Parce que d'un coup, tu te souviens que tu es Lipovsky. Cette fille sans cœur. Tu te souviens que même si tu t'es abandonnée à lui, même si tu t'es laissée allée aux faiblesses de ton cœur, tu peux redevenir cette fille là. Alors tu étire tes lèvres dans un sourire amère. Pose ta main sur la joue de ton amant découvert et l'embrasse à pleine bouche, sans le regarder, juste en lorgnant sur ces deux idiots. Jusqu'à ce qu'il s'arrête, jusqu'à ce qu'il les envoie balader et vous couvre de nouveau de tous ces regards non-désirés.

« A quoi tu joues maintenant ? »

Lui souffles tu, ce regard amusé. Cet air de défi. Tu as oublié, que quelques secondes avant, tu as pleuré. Tu oublies presque que tu venais de renoncer à un jeu. Et tu en entame un nouveau. Tu es assez odieuse. Et pourtant il ne te jettes pas. Et il te lance ces quelques mots, pour lesquels tu frémis un instant.
Adrénaline.
Tu te laisse saisir. Tu le suis. A son rythme. Ou plutôt au tien accéléré. Parce que tes talons claquent. On n'entend que vous. Tout sauf discrets. Et tu ne peux t'empêcher de sourire. D'aimer te faire remarquer. D'attirer l'attention. Tu es presque folle. Tu te laisse embrassée. Dans ta folie malsaine. Et tu l'attrapes, l'agrippe. Tu ne veux plus que lui. Une nouvelle fois.

Et tu te retires de son corps. Jamais satisfaite. Tu reste pourtant dans son étreinte. Déboutonnant lentement le col de sa chemise. Tu balades ensuite tes mains sur son corps. Essuies une trace de maquillage sous tes yeux. Tu te recolles encore. Contre sa chaire. Tu saisis ses hanche, sa ceinture. Que tu dessers d'un geste expert, trop longtemps répété. Et tu rapproches ton visage. Embrasse l'air qui brasse. L'embrasse de loin. Tu es hautaine. Tu es la reine. Tu l'as toujours été, tu l'avais juste oublié.

« On dirait que tu veux tirer de nouvelles cartes. »

Et tu ramènes encore tes mains sur son torse. Finissant le travail qu'elles avaient entamées. Tu le déshabilles presque entièrement. Défait le dernier bouton de sa chemise. Tu le dénudes en cette fin d'été. En ce début d'automne. En cette matinée où vous n'auriez même pas dû vous croiser.
Et tu embrasses. Ses lèvres, sa joue, sa mâchoire, son cou, sa clavicule. Remonte tes baisers sur son épaules. Et tu te détaches de lui. Tu te retires de son étreinte parfaite.Avec ce regard. Ce regard qui n'appartient qu'à toi. T'es une princesse, Cass. T'es une princesse sans royaume, qui survis comme elle peu. Alors t'as cet air malicieux. Un peu hautain. A peine fier. Ce peps dans ton regard. Tes yeux bleus qui brillent. D'avoir trop pleurés. Du soleil. De ton essence revenante.

Un pas en arrière.
Suivi d'un deuxième.
Et tu te retourne. Le laisse en plan. Parce que votre premier jeu est terminé. Parce que tu vous autorise un nouveaux départ. Un peu douloureux. Que tu n'as pas demandé. Ni lui. Tu ne sais pas si c'est une bonne chose. Tu t'y risque. Adrénaline. Et tu te dis que tu es vraiment imbuvable.

« On a un tour de cour à terminé. »

Siffles-tu entre tes dents. Tu sais très bien, que tu vas continuer de lui courir après, inlassablement. Mais pour ça, tu dois l'abandonner. Un peu. Encore. Comme quand tu as repoussés sa main. Comme quand tu l'as doublé devant cette porte. Et tu lui murmure, sans le regarder. En fait, tu murmures plutôt pour toi même, avec comme souhait secret qu'il t'entende. Avant d'avancer. Avec ces talons qui claquent. Encore.

« Aime-moi, Dimitri Morstrom. Aime-moi. »



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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Mar 23 Aoû - 10:01

      Cassandre ; « Arrête de m'appeler Lipovsky. »
      Dimitri ; « Excuse moi, Blondie. »

    Elle te surprend. Comme d'habitude. Comme toujours. Et à jamais. Elle te demande de l'appeler autrement. Quelle ironie, elle sait que tu ne le feras pas. Que jamais tu ne l'appelleras Cassandre. Parce que tu ne la considères pas comme Cassandre. Tu ne la considères pas comme cette pute. Juste comme Lipovsky. Surement une autre pute. Mais comme elle est. Loin de toi. Loin de vous. Toujours une distance que tu t'appliques à garder. Et au fond tu espères qu'elle sache qui est Blondie. Tu espères l'énerver, ou lui faire mal. Tu espères la toucher. La blesser. Tu espères juste qu'elle te déteste. Un peu plus, encore un peu plus. Parce que tu es redevenu Dimitri. Celui qu'on connait, alors que tu t'amuses. Toujours ce quelque chose qui fait que vous êtes vous. Cette petite chose qui fait que vous n'avez rien de commun, tout de différent, tout de si ressemblant. Et tu la regardes, de haut en bas, et tu la regardes, ta proie, tu lui tournes autour, à ta proie, et elle se laisse faire, prise entre tes filets, prise dans tes pêchers, elle se laisse faire l'idiote. Et tu la couleras. Et tu l'anéantiras. Comme elle le fera. Comme tu es sa proie. Comme elle te tourne autour et t'adore. Et te touche. Et t'embrasse. Et tu l'ignores, il n'y a rien d'autre à faire que de l'emmener avec toi à un autre poteau. Changer de chaîne. Changer d'ambiance. Changer de vous. Redevenir d'autre. Redevenir fierté. Redevenir orgueil et vanité. Et ses talons vous font repérer. Et ça te fait sourire, Dimitri, ça te fait sourire, de savoir qu'on te voit main dans la main avec elle, ça te fait presque rire, de savoir que vous êtes grillés, comme de gros gamins, comme dans un cache-cache loupé. Et au fond, tu venais de prouver. Que toi aussi, tu pouvais avoir Lipovsky. Que toi aussi, tu avais Lipovsky. Comme le reste du monde. Comme le reste des hommes. Simple clone. Sauf que toi, Lipovsky, tu n'as pas que sa chair. Tu n'as pas que ses seins rembourrés, tu n'as pas que ses baisers jetés. Tu l'as elle. Pour toi. Pour vous. Et tu la plaques encore sur une nouvelle colonne. Et tu l'embrasses, sur cette nouvelle colonne.

    Et tu la sens. Sur toi. Sur ta chair. Sur tes os. Elle t'empoisonne chaque seconde un peu plus, te pousse toujours un peu plus vers ce gouffre qui vous appartient. Elle est ta petite mort. Celle dont tu ne peux pas te passer, celle que tu ne peux pas éviter, celle qui ne peut être qu'un simple accident. Et tu sens une nouvelle passion qui te dévore. Elle. Ses mains. Elle qui déboutonne ta chemine. Elle qui t'arrache un nouveau sourire. Elle qui desserre cette ceinture. Ta cravate tombe au sol. Son baiser lointain t'atteint jusqu'à la moelle sans que tu ne puisses rien faire. Et un nouveau jeu commence. Et les dès son rejetés. Et vous n'êtes plus rien que ce que l'autre ne désire. Et elle joue, la reine, elle joue avec toi, simple fou, simple cavalier. Elle te cherche sur l'échiquier, elle t'entoure et te prépare à une petite mort douloureuse. Une petite mort lente. Que tu vas savourer. De tout ton être. De toute ta chair. De toute sa chair. Que tu oublieras, surement. Comme toutes les autres. Parce qu'elle aussi, n'est finalement qu'une autre. Dans tes bras. Une autre, que tu vas chercher. Juste une autre, dont tu as besoin, pour te sentir moins seul. Mais c'est elle. Une autre un peu spéciale. Une autre qui n'est qu'à toi, que tu ne laisseras pas. Juste une autre. Sweet heart. Et tu maintiens son regard de guerre, elle qui t'aguiche, elle qui s'amuse avec toi. Elle t'arrache un soupire, alors que ses lèvres se promènent sur ton cou, alors que tu veux plus, alors que tu sais que ce n'est qu'un vulgaire jeu. Alors que des frissons parcourent ton corps, alors que tu ressers ton étreinte pour en demander plus. Alors que juste, juste tu passes ta main sous sa jupe, alors que juste, juste, tu caresses ses cuisses divines. Alors que juste, juste elle se retire. Alors qu'elle te refait sourire. Alors que tu la détestes autant que tu l'aimes dans ce moment précis. Alors que. Alors que ce regard te transperce, alors qu'il étire un peu plus ton sourire sardonique, alors que tu la veux, encore plus, toujours plus.

    Et tu la regardes s'éloigner, un sourire joueur aux lèvres, un sourire aguicheur aux lèvres. C'est vrai, un tour de cour à terminer. Vous avez à continuer le chemin qui va vous séparer. Et tu ramasses ta cravate, ressers ta ceinture au cas où, et la chemise ouverte, tu la rejoins et tu marches à ses côtés, cravate remise autour de ton cou, cravate que tu as de toute évidence refuser de nouer. Et des regards se posent sur vous, et tu souris un peu plus. Et tu poses une de tes mains un peu trop bas pour que ce soit considéré comme sa hanche, et tu te penches à son oreille alors que vous marchez, alors qu'on se retourne sur vous, alors que tu aperçois de l'autre côté Dan et Nathan lever leurs pouces. Et tu murmures, juste assez fort pour qu'elle t'entende, juste assez fort pour que le groupe de filles devant lequel vous passez entre-entende. Juste assez pour que vous vous fassiez remarquer. Juste assez pour pimenter ce jeu. Juste assez pour t'amuser. Juste assez pour espérer qu'elle te déteste; Ou qu'elle te suive dans ce jeu de déhanché. Qu'elle te suive dans ce jeu morbide. Étrange. Et tu n'es plus que le Dimitri qu'on idolâtre, qu'on adore, celui qu'on connait, de nom, de vue, celui qu'on déteste autant qu'on aime. Celui qu'elle déteste. Celui qui l'énervera. Celui qui la tuera. Oui, tu es ce Dimitri là. Loin du petit garçon perdu. Loin du petit garçon que tu n'es plus. Juste. La vanité. La célébrité. Juste, la popularité. Et c'est là, c'est maintenant que tu te considères toi, maintenant que tu considères vivre comme un valet, comme un cavalier, protégeant son roi, aguichant la reine blanche. Parce qu'elle a un coup d'avance. Parce qu'elle aura toujours un point de plus. La reine blanche.

      Dimitri ; « Je t'ai déjà oubliée, chérie. »

    Et tu ne pourras ainsi pas l'aimer. Et les filles chuchotent entre elles. Et les filles doivent te détester. Peu importe, tu es détestable. Autant qu'elle l'a été. Autant que tes mensonges, que tes sourires, autant que ton être entier. Et pour la première fois, Cassandre doit être un peu prise en pitié. Un peu prise de peine. Elle qui vient de se faire jeter. Alors que tu sais, tu sais qu'elle était sérieuse. Alors que tu sais qu'elle était sincère. Alors que tu sais que tu n'es qu'un enfoiré. Parce que tu ne peux pas l'aimer, parce que tu ne peux que la détester. Parce qu'elle-même ne peut que t'aimer et ne peut pas te détester. Parce que vous êtes attirés. Parce que l'amour et la haine se rapprochent trop. Alors Lipovsky, le jeu du plus salop te plait-il ? Alors Lipovsky, ne sens-tu pas cette haine bouillonner, ces larmes lutter ? Alrs Lipovsky, vas-tu être encore aussi détestable, vas-tu lui rendre la monnaie de sa pièce, ce qu'il mérite, ce que tu lui dois ? Alors Cassandre, vas-tu continuer à l'aimer, lui qui passe sa main sous ta ceinture, lui qui, sans te demander préavis, te retourne contre lui, te colle à lui, lui qui t'empêche de bouger, de reculer, lui qui te tient bloquée. Dis moi Lipovsky, combien de temps vas-tu continuer à jouer à ce jeu pourri ?

      Dimitri ; « J'espère que ce jeu te convient, "Cassandre". »


    Celui que tu as cherché, Lipovsky. Celui que tu as trouvé, maintenant que vous êtes devant le monde entier, loin d'être caché. Et maintenant qu'il s'amuse assez pour mordre doucement ton cou, et remonter jusqu'à ton oreille. Déteste le Lipovsky. De cette haine qui vous dévore. Déteste le, autant que lui le fait. Ou tu perdras ce jeu. Ou tu perdras la bataille. Il a tiré ses nouvelles cartes.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Mar 23 Aoû - 13:10

Et alors que tu joues avec lui, tu digères mal ce petit surnom qu'il t'as donné. Tu digères mal, ce Blondie, lancé dans l'air. Tu digères mal, ce prénom de blonde. Sans trop savoir ce qu'il signifie. Et alors que sa cravate tombe par terre, tu comprends. Tu comprends que Blondie c'était le parasite. Tu comprends que Blondie était celle que tu avais brisé avec quelques mots, quelques attitudes, alors qu'elle ne t'avait rien fait. Et tu te demandes s'il te réserve le même sort.

Et quand tu t'en vas. Quand tu le laisse derrière toi. Quand tu le laisse t suivre, marcher dans tes pas. Quand tu le laisse. Quand tes murmures se perdent, tu l'entends protesté. Tu l'entends t'asséner ce coup de poignard. Profondément, dans ton dos. Alors que tu marches. Alors que tu espérais qu'il soit encore un tantinet niais. Alors que tu espérais qu'une fois encore, il obéisse à tes ordres, tu te sens cassée, déchirée. Encore plus que tu ne l'es déjà. Tu n'es pas une poupée de porcelaine, Cass, à peine une poupée de chiffon, trouée, abimée. Et il découd quelques fils supplémentaires. Quelques fils qui te faisaient tenir. Alors qu'il te chuchote à l'oreille quelques mots, que tu espérais comme ceux d'un roman d'amour fleur bleue, que tu espérais assez gentils. Alors que. Que. Que tu meurs.

« Je t'ai déjà oubliée, chérie. »

Et les filles gloussent. Tu les regardes, sans même leur lancer un regard noir. Juste ton pas s'est stoppé. Tu ne te retournes même pas vers lui. Lui foutre une claque. C'aurait été trop facile. Tu préfère jauger la foule qui vous entoure. C'est pas la première fois, que t'es au centre de rumeurs. Et tu souris. Tu souris pour ne pas craquer. Tu relativises. Tu te dis que, au final, au moins toi tu l'auras eu. En partie. Tu l'auras eu parce que tu le voulais, et non pas pour te donner comme tu t'es donnée à d'autres. Tu te dis que toi, tu l'as eu. Il t'as aimé, ne serait-ce quelques secondes. Tu n'es pas cette blonde, cette Blondie, qu'il a oublié pour tes beaux yeux, pour ton grand décolleté, pour tes hauts talons. Tu n'es pas une. Tu es Une. Un peu plus spéciale, tu te dis. Au final, il a plus à perdre que toi. Combien t'ont déjà oublié, après une nuit d'ivresse, de ton corps ou d'alcool. Combien ne se souviennent de toi qu'en tant qu'objet ? Ils se souviennent à peine de ton prénom sifflé entre leurs dents.

Et vous êtes là, au milieu de cette cour. Sans colonnes, estrades ou murs. Juste vous deux, dans ce vide trop remplis. Et il glisse sa main sous ta ceinture. Et tu hésites à le laisser faire. Et. Et. C'est tout. Il te fais captive. Enchainée à lui, à son corps. Tu n'essaye même pas de lutter. Alors qu'il te blesse, encore.

« J'espère que ce jeu te convient, "Cassandre". »

Et tu souris. Juste parce qu'il t'appelle Cassandre. Tu sais sur quoi rebondir. Alors tu te dégage un peu de lui. Fini les gestes tendres, presque amoureux. Fini les mouvements tendres. Fini vos instants d'amants interdis. Tu n'es pas Juliette. Il n'est pas Roméo. Tu soutiens son regard.

« Alors je suis Cassandre, maintenant ? La pute qui s'offre à tous ? Vas y. Fais ce que tu veux de mon corps. Vas y, fais toi plaisir. Je ne te ferais pas payé, Dimitri. »

Et tes bras se raidissent un peu. Tu écarte les pans de sa chemise, tentant de la faire tombé sur le sol. Tu le regardes. Tu as repris tes habitudes. Mauvaises habitudes. Tu connais les gestes par cœur. Tu n'essaye même pas d'être originale. Du haut de ton trône brisé, tu te dis que tu dois encore plus le dégoûté. Vous qui êtes ici. Alors que tous vous regardent. Alors qu'on vous observe. Tu as toujours tes yeux cernés de noir. Un noir qui a coulé. Tu as toujours ton rouge à lèvre, trop rouge. Que tu t'applique à imprégné sur son corps, dans un suçon de haine. Juste pour montrer qu'il t'appartient. Il te l'a promis. A jamais. A jamais.

Tu détestes ce jeu. Mais tu détestes encore plus perdre. Tu te retires de son corps. A peine, le temps de lui lever du plaisir. Le temps de déboutonner toi même ton chemisier, ou du moins, les quelques boutons qui restent. D'un geste simple, tu relâches ta ceinture. Même si ta jupe tiens encore sur tes hanches. Même si tu t'en fous de te retrouver nue devant tout ces regards. De toutes façons, la moitié te connaissent déjà.


Il y a quelques minutes encore, tu rêvais d'une idylle, trop idéale, trop fausse. Une histoire dont on entendrait parler, des années après. Une histoire à la Bonnie and Clyde. En plus petit. T'aurais presque rêver, qu'on parle encore de vous à la fin du lycée. Même si ce rêve n'aurait durer qu'une ou deux semaine. Parce qu'on aurait parler que de vous. Et pendant ces quelques jours, vous auriez été fous. Tu te serais laissée allée. Tu aurais été, pour une fois, heureuse. Mal terminé, bien terminé. Tu t'en serait foutue. a se serait terminé, de toutes façons. Et ça t'aurais suffi. Ce laps de temps en dehors des autres. Que lui seul est capable de t'offrir.

Alors ? Tu hausses un sourcil, dernier signe d'humanité. Juste pour lui dire que tu peux jouer. Parce que tu sais jouer. Même si tu dois encore perdre. Tu veux le dégoûté. Et pourtant. Pourtant tu espère qu'il t'aime encore. Qu'il te désire encore. Tu n'es plus humaine. Tu veux juste lui demander. Lui demander si lui ça le conviens. Et tu espère un non. Un non. Qu'il ne dira pas. Alors tu commence tout ton rituel. Les yeux fermés. Histoire de ne pas pleurer. Tu appuie sur les passants de sa ceinture. Tu ne cesses de le vouloir un peu plus. Malgré les regards. Au pire, vous vous ferez coller par le concierge. Au mieux, il vous attrape. Et il vous donne une nouvelle chance d'être presque seuls. Mais il ne semble pas venir.

« T'as gagné. Regardes. Tu as Cassandre devant toi. Alors baise moi ou laisse moi partir. C'est toi qui voit. »

Et tu le devance. Parce qu'il ne peut rien faire d'autre. Et s'il le fait, il partage sa victoire. Du moins tu le prends comme ça. Parce que tu te prépares au pire. Qu'est ce qu'il peut faire d'autre ? A part redevenir l'enfant qu'il était. A part redevenir celui qui te fait craqué. Pas assez pour que tu sois gentille, juste assez pour que tu profites de lui. Tu le voulais. Un peu plus seul. Un peu plus pour toi. Tu le voulais. Encore un peu.

Trop près de son corps, tu ne peux pas t'enfuir, tu es destinée à restée dans ses bras, sans ton sourire, sans ton éclat. Juste un bout de tissus turquoise qui dépasse de ton chemisier. Tes regrets meurent dans un dernier baiser que tu lui envoie. Sans trop te coller à lui. Juste du bout des lèvres. Tes doigts parcourent son buste. Tu trouve ça ridicule. Vous êtes bientôt nus devant cette foule qui ne sait rien de vous. Qui ne sait rien de ce que vous vivez.

Et tu te prépares à sombrer.


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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Mar 23 Aoû - 21:09

      Dimitri ; « J'espère que ce jeu te convient, "Cassandre". »
      Cassandre ; « Alors je suis Cassandre, maintenant ? La pute qui s'offre à tous ? Vas y. Fais ce que tu veux de mon corps. Vas y, fais toi plaisir. Je ne te ferais pas payé, Dimitri. »
      Dimitri ; « Tu as toujours été une pute, Lipovsky. »

    Et tu lui montres. Que le nom n'a pour toi aucune importe. Et dans ce mensonge, tu lui prouves que tu ne la considères que comme elle a sa réputation. Et dans ces paroles, tu te meurtries autant que tu la blesses. Et tu sais. Tu sais que tu as un pas d'avance. Tu sais que tu l'as blessée, juste parce qu'elle ne répond rien, juste parce qu'elle ne dit rien. Et tu en souries, et tu en jubiles. Tu lui renvoies ce qu'elle t'as fait. Tu lui renvoies un abandon, tu lui renvoies un pique. Un poignard. Une blessure. Elle t'a laissé, tu l'as abandonné, un cycle sans fin que vous cherchez, toujours plus, toujours quand vous pouvez vous en séparer. Et tu souris. Une victoire sur cette bataille. Une victoire sur ce moment unique. Sa haine un peu plus forte, sa haine un peu plus tendre. Et elle est ta captive. Prisonnière, princesse en haut de sa tour, princesse violée par le méchant des dessins animés. Princesse loupée, brisée. Reine désabusée par le cavalier. Et tu te demandes ce qu'elle fout, ce qu'elle fout à te déshabiller. Tu gardes les bras pliés, de façon à ce que ta chemise ne tombe pas. Et tu souris, ne pas te montrer dépasser. Et tu souris un peu plus, un sourire pervers, un sourire qui en demande plus. Et tu la laisses faire, Cassandre, et tu ris en regardant à ta droite alors qu'on vous regarde, alors qu'elle te suce le sang autant qu'elle suce ta raison. Autant qu'elle fait disparaître ce qu'il y a de potable en toi. De pas trop abîmé. De pas trop usé. Et tu baisses la tête, te cache dans tes cheveux, alors que tu ris, alors qu'elle te fait sourire, alors qu'elle te rend vivant, vivant comme tu ne l'as jamais été. Menteur comme tu ne l'as jamais été. Juste lui faire mal. Juste. Gagner. Pour toi. Ce besoin de vous faire mal, ce besoin de vous éloigner, de vous rapprocher. Ce besoin de ne pas être vous.

    Et tu sens une pression sur ta ceinture. Et tu sens l’excitation de l'avoir contre ton corps, et tu la sens, tu sens ses caresses, et tu ris encore, parce que voilà, tu dois évacuer. Ce dégoût de toi même, ce mal être à cacher, et cette envie, d'elle, de cette haine. Et tu te veux encore plus blessant alors que tu lui mordilles ce cou, alors que tu lui mordilles cette oreille, alors que tu sais que vous êtes le centre d'intérêt de cette cour. Alors que tu sais juste que tu dois te séparer, que tu dois t'éloigner, alors que tu sais que là tout de suite, tu n'as plus envie de Lipovsky, juste de cette professionnelle qui ne t'attire pas, qui juste, t'aguiche, qui juste, t'excite. Et tu n'es qu'un homme Dimitri, et tu le sais, et elle le sait. Et tu sais qu'elle en attend plus de toi, qu'elle attend un minimum de bon sens, qu'elle t'attend. Toi, celui que tu considères comme le vrai. Mais lequel est réellement le vrai Dimitri ? Lequel des deux est un mensonge, tu n'arrives même plus à le savoir. Parce qu'elle t'empêche d'être l'autre autant qu'elle te donne envie de l'être parce que tu ne sais pas, tout de suite qui tu es. Tu es juste ce Dimitri qui n'attend que du cul, celui qui maintient sa réputation. Ah, oui. Ta réputation. Et tu hésites. A être blessant à la détruire complètement. Et tu te demandes si elle pourra se relever. Et tu te dis que tu dois le faire. Juste pour lui prouver. Que cette partie, tu la gagnerais. Juste pour lui montrer, qu'elle était tienne, et que toi, tu étais libre comme l'air. Mensonge. Juste pour rester cet être détestable, celui qu'on connait. Alors Dimitri, tu sais quoi lui répondre. Alors Dimitri, tu t'apprêtes à juste être sans coeur, à lui briser ses rêves, ses volontés. Toi Dimitri, tu sais qu'elle t'aime, tu sais comment la faire pleurer. Dimitri. Tu es un enfoiré, petit homme, un bel enfoiré, tu ne mérites rien, même pas cette popularité. Dimitri. Et si pour une fois, tu te taisais. Un simple chuchotement dans son oreille. Une simple idée.

      Cassandre ; « T'as gagné. Regardes. Tu as Cassandre devant toi. Alors baise moi ou laisse moi partir. C'est toi qui voit. »
      Dimitri ; « Parce qu'en plus, tu y as cru beauté ? Tu as vraiment cru que j'allais baiser une pute que tout le monde s'est déjà fait ? Lipovsky, grandit. Ne te crois pas importante, j'ai juste réussi à mieux te détruire. »

    Et ta gorge se resserre, un peu. Et un creux se forme dans ton ventre. Parce que tu es humain. Parce que tu t'es planté ce poignard tout seul. Tu retires tes mains si bien installée et tu attrapes ses mains, tu préviens la claque. Tu le retiens, si jamais elle s'apprête à venir. Et tu la fixes quelques instants, dans ses yeux bleus. Dans ce vide, où tu te perds. Tu avales ta salive, retiens des pleurs alors qu'avec un sourire sadique, un sourire moqueur, peut-être un peu trop fier, tu t'éloignes d'elle, de plusieurs pas, tout en la regardant, tout en la jugeant, tout en la jaugeant. Et tu renfiles ta chemise, et tu remets ton col, alors que tu lui fais dos, alors que tu continues ton chemin vers Dan et Nathan. Alors que sur ton cou est gravé en rouge le souvenir de cet instant. Alors que. Ce sourire aux lèvres moqueur, ce sourire aux lèvres ravageur, ce sourire au lèvre menteur, tu retournes vers tes amis. Tu te dis que tu n'as rien loupé. Il n'y a rien à relativiser. Tu l'as perdu, tu as mis fin à ce jeu. Tu crois. Tu sais que tu es allé trop loin Dimitri, tu sais qu'on ne pourra pas te pardonner Dimitri. Tu le sais et pourtant tu espères la recroiser. Tu espères pouvoir souffrir encore de cette relation, tu espères pouvoir juste la revoir. La sentir, en profiter. Une séparation définitive. Tu lui avais fait croire que tout ce qu'elle avait vu de toi n'était que mensonge; Tu lui avais laissé penser que tu n'avais fait que te jouer d'elle. Qu'elle ne valait même pas plus que Blondie. Pas plus que les autres. Qu'elle se confondait dans ce mot, qu'elle n'était rien, juste un jouet, un passe-temps, oui, c'est vrai, mais dans ce cas, elle était ton préféré. Et tu prends une inspiration avant de rejoindre Dan et Nathan qui, un grand sourire aux lèvres, te demandent des détails, ce qu'il s'est passé. Et tu ne fais que répliquer en masquant cette gorge nouée.

      Dimitri ; « Elle s'acharne à croire que l'un de nous veut autre chose que sa peau contre la notre. » Tu ris. Idiotement, rire forcé que personne ne remarquera. Un simple pouffement. « L'espoir fait vivre. »

    Et vous explosez de rire tous les trois, alors qu'en quelques gestes, tu reboutonnes ta chemise, tu remets ton col en place. Histoire de cacher ce suçon, histoire de cacher le témoignage de votre histoire. Et tu renoues ta cravate, reprends ton sac. Et tu t'excuses auprès de Blondie, lui explique que tu ne faisais que jouer, et tu lui rappelles que tu n'aimes qu'elle. Et elle sourit. Et tout redevient comme avant. Comme si ce moment n'avait jamais existé. Tout parait si parfait. Et pourtant, Dimitri, Dimitri, tu as mal, et la douleur, elle, elle ne part pas; Et la culpabilité reste. Et tu vivras avec. Dimitri. Juste pour un peu de fierté. Juste pour un peu de vanité.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Mer 24 Aoû - 10:55

Et il ne t'inspire que de la haine, quand il te fait comprendre qu'il se fout bien de toi. Qu'il te dis que tu as toujours été, à ses yeux, ce que ta réputation dit. Et tu secoues la tête avant, dans un simple rictus. Dans un simple rire étouffé par son corps. Avant de reprendre. Avant de laisser de nouveau ton visage vagabondé sur son corps. Et il se prête au jeu. Goûte ta peau. Tu es surprise. Tu ne sais pas où il veut en venir. Mais ça a un goût de fin. Un atroce goût de fin. Alors tu fermes les yeux. Un peu plus. Un peu plus fort. Pour ne plus rien y voir. Pour ne pas que la lumière traverse tes paupières. Tu ne sais plus quel rôle jouer. Tu es juste perdue. Il t'as perdu. Il t'as amené au milieu de la forêt. T'as dit qu'il reviendrait. Et non. Tu es seule dans cette flore confuse, douteuse.
Et il te rejettes. La haine, le dédain. Il n'aurait pas pu être plus odieux. Juste par ces mots chuchotés au creux de l'oreille. Te voilà détruite, sans force ni volonté. Te voilà détruite. Et dans un coin de ta tête, tu te dis que ça ne sert à rien de le vouloir, encore. Arrête. C'est ce que tu te dis. Arrête de le désiré. Arrête de l'aimer. Tu t'en veux. D'être tombée dans ce cercle étrange, dans ce jeu étrange, dans cette relation étrange. Si on te demandait si tu l'aime, tu répondrais nom, avec ce goût de mensonge dans ta bouche. Et pourtant tu serais persuadée. Que tu ne l'aime pas. Pas comme il le faudrait. Ou trop ou pas assez. Tu sais juste que tu ne l'aimes pas comme il le faudrait. Trop pour pouvoir y renoncer. Pas assez pour le retenir. Trop pour qu'il t'obsède. Pas assez pour le lui prouver, pour te montrer douce.
Ses mots ont sonnés comme une détonation. Une balle de révolver tirée contre ta tempe. Parce que tu crois ses mots. Tu y crois. Il y met tellement de conviction et de haine que tu ne peux qu'y croire. A ces mots qui font mal. Tu ne sais pas s'ils sont vrais ou non, si il ment ou dit la vérité. Tu t'en fous. Tu ne cherches même plus à savoir. Tu y crois. C'est tout. Tu crois à vous. Tu crois à toute cette haine qu'il te manifeste. Tu crois ce dégoût. Tu crois sans essayer de comprendre. L'idée qu'il veule encore abusé de ta crédulité ne t'effleure même pas l'esprit. Tu y crois.

Alors tu meurs dans ses bras. Il a gagné. Encore une fois. Il y a t-il une fois, ou tu n'as pas perdu contre le diable ? Une fois où tu n'as pas perdu contre lui ? Tu es faible, Cassandre. Tu es faible, Lipovsky. Tu ne vaut rien. Tu ne vaut vraiment rien. Tu te donnes cet air tranchant. Tu te donnes ce côté méchant, alors que t'as presque que de la gueule. Alors que, à force de faire du mal, tu te suicide à petit feu.

Et tu voudrais le frapper. De toutes tes forces. Mais tu es vidée. Et pourtant il se prépare à se protéger. Quittant tes hanches, ton corps. Quittant tout ce qu'il avait de toi pour tenir tes mains. Que tu serres entre tes doigts, trop fins, trop fragiles. Parce que tu sais qu'il va partir. Et tu ne veux pas qu'il s'en aille. Pas maintenant. Tu rouvres les yeux. Tu rouvres les yeux sur ces bouts de chaires qui vous unissent encore. Et tu les vois se démêles. Tu le vois s'en aller. Tu le vois se retirer. Un peu. Juste de quoi te faire revivre. Juste de quoi te rappeler qu'il n'est pas le monde, qu'il n'est pas une vie. Que le reste compte aussi. Au fond, tu ne veux pas le blesser. Tu n'as jamais voulu le blesser. Tu t'étais éprises de lui, trop tôt. Il y a un adage qui n'en est pas vraiment un qui dit que celui qui aime le plus est celui qui souffre le plus. Et tu te dis que tu es celle là. Parce qu'il ne semble pas aller mal. Alors que tu n'oses pas bouger. Alors qu'il te laisse seule, dans cette cour, trop pleine, trop vide. Alors qu'il s'éloigne. Et tu retiens une question idiote. Tu voulais lui demander s'il aller revenir. Tu voulais lui demander, qu'il reste un peu plus. Mais non. Tu n'en feras rien.

Tu es seule. Toujours trop seule. Idiote. Tu te fais reluquer par toutes ces langues de vipères, par tout ces railleurs. Toi avec ton noir qui a coulé. Toi avec ton chemisier ouvert. Toi avec tes talons hauts. Toi avec ta haine dans ce regard.

Alors qu'il se rhabille sans se retourner. Alors qu'il marche. Alors qu'il t'oublies. Il se rapproche de ces deux fous qui ont causé ton malheur. En t'appelant. En criant ton nom. Il se rapproche d'eux, dangereusement. Et il parle avec eux. Rit alors que tu croyais compter sur lui. Il se réconcilie avec sa Blondie. Et cris. Une fois. Tu cris son nom jusqu'à ce qu'il daigne te montrer un simple signe d'attention.

« Reviens Morstrom ! »

Et tu sais qu'il ne reviendra pas. Ton premier mot était de trop. Son nom suffisait. Tu attends qu'il te regarde, avant de secouer la tête, pleine de haine, de pitié, de rancœur et d'autres sentiments flous que ton don n'arrangent pas. Comme pour montrer que tu aurais voulu, une dernière étreinte, un dernier baiser. Tu montres ta rage. Parce qu'il est parti sans te dire au revoir. Tu montres ton dépit, parce que tu es brisé. Un murmure qui s'accroche à tes lèvres. Il ne saura pas ce que tu lui dit. Quelques mots qu'il aurait sûrement voulu entendre. Qu'il devra venir te réclamé s'il veut savoir. Une raison comme une autre. Un faux prétexte. Comme un autre.

Et tu t'en vas, dans un claquement de talon, rejoindre toutes ces filles qui gloussaient jusqu'à ce que tu arrives à leur niveau. Jusqu'à ce que tu te dise que, putain, tu le hais. Jusqu'à ce que tu te dis que putain, tu l'aime.


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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Mer 24 Aoû - 22:25

      Nathan ; Putain mec, t'imagines même pas ce que t'as loupé !
      Dan ; Je l'imaginais un peu moins niaise.
      Dimitri ; Gardez votre jalousie les gars, elle vous prend quand vous voulez. Elle m'a même accordé un prix spécial : C'était gratuit pour moi !
      Dan ; Elle a grave flashé sur toi mec.
      Nathan ; T'aurais du tirer ton coup et te casser.
      Dimitri ; J'ai pas besoin d'elle pour être satisfait au lit, contrairement à vous.
      Nathan ; Connard. Donne moi ta place.
      Dimitri ; Son string était turquoise gars. Tu devrais attendre qu'elle en ait un rouge pour en profiter.
      Blondie ; Sinon, tu comptes l'ignorer encore longtemps ? Sa voix me fait mal aux tympans.
      Dimitri ; Tu m'encourages à aller voir ce bout de chair ?
      Dan ; String turquoise t'attend.

    Et tu lèves ton regard. Vers elle. Vers ce nom qu'elle a appelé. Vers cette prière qu'elle t'a adressé. Un regard de haine. Que tu sais si bien faire. Et un sourire en coin. Que tu sais si bien faire. Détestable Dimitri. Tu es détestable. Presque autant que ne l'est Lipovsky. Presque autant. Mais elle te fait souffrir, elle aussi. Elle te tue un peu plus chaque seconde, à chaque parole. Et tu la regardes se retourner, et tu la regardes, s'éloigner, vers ces inconnues. Vers ses filles que tu n'as jamais vu. Parce que tu ne vois qu'elle. De toute façon, tu ne vois que Lipovsky, et sa mini-jupe, Lipovsky, et son maquille, Lipovsky, et ses talons. Tu ne vois que cette fille superficielle qui te parait si parfaite. Cette fille si détestable que tu t'es mis à aimer. Comme un fou. Comme un con. Et tu ris, pour toi, pour te rendre compte d'à quel point ta connerie peut aller loin. Et elle te murmure quelque chose. Quelque chose que tu n'entends pas, quelque chose que tu ne comprends pas, quelque chose qui te fait sourire. Une simple excuse pour que vous vous donniez rendez-vous. Une simple excuse pour que tu retournes la voir, elle, cet idylle, elle, cette divine idylle. Tu pensais l'avoir clos, tu pensais l'avoir gagné, tu pensais qu'elle ne voudrait plus de toi. Tu t'es trompé, Dimitri, elle relance les dès, elle redistribue les cartes. Ou peut-être te le fait elle juste croire, en attendant que tu la rejoignes, en attendant que tu entendes le message qu'elle t'a craché, si tant est qu'il y en est vraiment un, si tant est qu'il n'y ait qu'un peu de sincérité. Alors tu lâches la main de Blondie. Alors tu souris. Alors tu te rediriges vers elle. Frêle imbécile.

    Et votre jeu finit par recommencer. Perdre la bataille ne revient pas à perdre la victoire Lipovsky, cette guerre d'amour ne fait que commencer. Ne crois pas l'avoir perdu, tu ne le perdras jamais. Pas temps que tu joueras avec lui, avec ce qu'il ressent, pas temps que ses sentiments ne s'amoindriront pas. Tu sais Lipovsky, tu pourrais juste l'aimer, vous pourriez être le couple parfait, celui que tout le monde connait. Mais tu l'as refusé, tu l'as refusé alors qu'il allait te le proposer, quelques minutes plus tôt, alors que, quand vous étiez collés à cette colonne, il aurait été prêt à te léguer sa vie, sa fierté, juste pour un bonheur immortel. Mais toi Lipovsky, tu l'as jeté. Tu l'as blessé, tu as brisé des rêves, des volontés, il ne fait que se venger. Peut-être un peu brusquement, surement, peut-être un peu violemment, surement, mais il ne fait que te renvoyer la douleur que tu lui as donné. Que. Il ne fait que te rabattre à plus b as que terre. Alors pries, pour qu'il change d'avis, pour qu'en arrivant, il n'aille pas coller sa main sur l'arrière-train de ton amie, pour qu'il n'aille pas lui chuchoter, lui murmurer quelque chose à l'oreille. Prie pour que cette scène ne soit que de ton imagination. Mais tu ne rêves pas, Lipovsky. Il s'est collé au dos de la demoiselle, il l'a embrassée dans le cou, tout en te regardant, tout en te souriant, et il lui a chuchoté quelque chose à l'oreille, quelque chose que tu n'as pas entendu Lipovsky, parce qu'il ne voulait pas que tu l'entendes. Parce qu'il ne voulait pas que ce soit lui qui te le dise, parce qu'il ne voulait pas t'offrir l'honneur d'entendre sa voix. Il ne veut plus de toi, plus de toi le temps de cette récrée. Tu l'as trop blessé. Trop meurtri. Jusqu'où vas-tu continuer ce jeu pourri, Lipovsky ? Jusqu'où allez-vous vous détruire ?

    Et lui, il sait qu'il vient de planter un couteau dans ton coeur Lipovsky. Il sait qu'il vient de mettre ton Roi Mat, qu'il vient de clore cette partie. Et il s'éloigne de la demoiselle, sans te dire un mot, juste en te faisant un clin d'oeil, peut-être pour ne pas totalement t'ignorer, pour te montrer que tu es toujorus devant lui, juste inexistante, juste insignifiante. Cruel Dimitri. Et il estime que tu l'as mérité, alors que dès qu'il te fait dos, ses larmes sont déjà au sommet de ses yeux. Alors qu'il se précipite à l'intérieur. Alors qu'on ne le reverra plus de la journée. Parce qu'il ne voulait pas te faire mal, pas à ce point, il ne voulait pas autant te blesser, parce qu'il se découvre plus cruel, plus méchant qu'il ne l'a jamais été. Parce que cette fois, il n'a pas perdu sa fierté. Et parce que la haine qu'il a lorsqu'il est avec toi, tu en es la seule responsable. Toi et ton maquillage. Toi et tes talons. Toi et ton don. Ne t'es-tu jamais demandée ce que serait votre relation si ce don n'existait pas ? Ne t'es-tu jamais demandé s'il ne serait ne serait-ce qu'attiré par toi ? Lui, cette question, il se l'est déjà posée. Et avant aujourd'hui, avant ce jour, avant ce RP Lipovsky, il était persuadé de ne pas t'aimer. De ne pas oser trop s'approcher, juste assez pour te toucher, pour te humer, mais jamais pour te pleurer. Et aujourd'hui, il s'est rendu compte d'une chose, Lipovsky. C'est qu'il est fou, malade, le fou du roi, le cavalier de la reine, il est à tes services, il se refuse à être à tes services. Il n'assume pas ce qu'il est, pas ce qu'il veut, pas avec toi, ce serait folie, ce serait mourir.

    Alors il s'est enfui, comme toujours, en te laissant cette dernière image de lui, lui qui fait un câlin à ton amie, lui qui te maudit, lui qui dit. Et ton amie, rouge, ton amie, qui aurait promis ne jamais approché un tel enfoiré, ton amie, qui jamais ne dirait du mal de Geoffrey, ton amie, là, tout de suite, t'aurait trompée, juste pour un peu plus de temps avec lui, juste pour un peu plus de temps avec Dimitri. Et alors qu'elle gloussait, elle te regarda, droit dans les yeux. Sans réussir à effacer ce sourire rabat-joie, sans réussir à gommer le bonheur des quelques secondes quelle vient de passer.

      Inconnue ; Il m'a juste dit de te dire de regarder dans ta poche arrière.


    Et elle te toise, méchamment. La jalousie ferait faire des folies, Lipovsky. Et si tu y regardes de plus prêt, si tu cherches là où il a eu accès un peu plus tôt, ou jamais, si tu avais senti ce petit bout de papier se glisser juste quelques secondes plus tôt dans cette poche, tu aurais peut-être eu l'occasion de lui parler, une dernière fois, Lipovsky. Mais il est trop discret, Dimitri, trop perfide pour oser te le donner en face, Dimitri. Et si tu prends la peine de lire ce petit bout de papier, tu n'y trouveras qu'une date, qu'une heure, qu'un lieu de rendez-vous. Tu n'y trouveras que votre prochaine bataille. Que votre prochain rendez-vous. Seuls. Loin de cette foule. Dans la salle des trophées. Ce soir même. A minuit. Alors Lipovsky, réussiras-tu à combattre la peur des fantômes ? Ou la peur de mourir une fois encore ?

      Inconnue ; Oh. Il a dit aussi quelque chose comme "A jamais". Mais je ne suis pas sûre.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Out of Control [PV Cassandre]   Mer 24 Aoû - 23:40

Elles t'observent, toutes. Sans un mot. Et tu les regarde, ta chemise encore ouverte. Leur adresse un de ces sourires, presque gêné, qui ne cache que du mépris. Et tu reboutonne quelques boutons. Juste assez pour laisser quelques dentelles visible. Juste trop pour qu'on ne puisse pas voir la contraction de ton abdomen quand tu parles de lui. Quand tu penses à lui. Et tu demande un miroir à l'une des fille à côté de toi. Qui s'empresse de fouiller dans ton sac. Tu lèves ce noir, autour de tes yeux, d'un revers de main, avec un mouchoir. Tu le lui rends, en brisant le silence qu'elles t'imposent. « Je suppose que vous avez déjà commencé à faire courir la rumeur. » Et l'une d'elle rougis. Tu sais très bien qu'elles ont du prendre des photos avec leurs téléphones hight-tech, les envoyé au monde entier, même sur leurs pages Twitter, Myspace, Tumblr et même facebook. Tu sais que dans quelques heures, on va recommencer à te siffler, comme au bon vieux temps. Que de vieilles connaissances vont te donner rendez-vous, que tu déclineras. Certains que tu accepteras peut-être. Si l'envie te prends de te changer les idée. Puisque tu n'es pas fidèle. Et même si tu l'étais, il te l'a dit. Il t'as oublié.
Et tu les regardes, certaines se dépêchant de ranger leurs téléphone. Et tu les regarde, avant de les laissées te demander, comment ça s'est passé. Et tu ne répond rien. Tu ne dis rien. Même si c'était atroce. Machiavélique. Parce que tu veux garder la vérité pour toi. Et tu ne veux pas tâcher ce souvenir de mensonge. Toi, d'habitude si fausse, tu te refuse à mentir. Tu cherche à conservé la véracité des faits. Pitoyable, Lipovsky. Pitoyable Lipovsky.

Tu ne le regardes plus. Tu en as marre de souffrir de lui. Et même si ton corps te pries de te retourner. Tu passes tes mains dans tes cheveux. Les remet en place. Les attaches. Elles reprennent une conversation superficielles, que tu n'écoutes que d'une oreille. Elles te toisent, essayant de ne pas dérapé sur ce nouveau sujet à la mode. Parce que tu les observes. En repensant à tout. Tu repenses à ces quelques mots, chuchotés. Ceux que tu voudrais lui dire, mais, incapable, froussarde que tu es, tu ne t'y es pas risquée. Tu voulais gardé ce que tu pouvais de dignité. Lui crier ces mots ne pouvaient que t'achever. Prouver ton désespoir. Et peut-être qu'au passage, tu l'aurais touché. Tu aurais ébranlé son cœur. Peut-être pas beaucoup. Juste de quoi le surprendre. Ou peut-être l'aurais tu blessé, dans sa fierté. Et tu t'en serais ensuite voulu.
Tu n'as jamais voulu le faire tomber. Pas lui.

Et tu observes ces fausses amies discuter, d'un coin d'œil. Et tu les entends un peu plus glousser. Tu les entends. Et tu lève enfin les yeux, pour voir cette silhouette blonde revenir. Tu lève un sourcil. Tes yeux écarquillés. Tu n'oses même pas y croire. Tu ne dis rien. Tu l'observe. Te rendre jalouse. Alors qu'il la touche. Même si ce n'est sans particulière tendresse, sans particulier désir, tu voudrais, un instant, que ce soit pour toi. Avant de remuer la tête, exaspérée. Et tu le vois. Ne détaches plus de ce regard qu'il te lance. Ou ne te lance pas, tu ne sais pas vraiment.

Et il s'en va comme il s'en est allé. Trop fière, tu ne le suis du regard qu'un instant. Un instant trop court. Un instant que tu n'aurais pas du t'accorder. Et tu te refuses à demander à Betty, Mina, ou Jessica, tu ne sais même plus son prénom, ce qu'il lui a dit. Alors qu'elle le dévore encore des yeux. Alors que toutes autour la jalousent. Tu rages. Tu bouillonnes. Toi qui pensait que c'était fini, avec ton murmure. Toi qui pensait que c'était fini, quand tes talons ont claqués. Il a remit ça. Et ça te fais si mal.

Et elle ouvre la bouche. Tu ne veux pas. Tu ne veux pas entendre ce qu'elle a à te dire, avec ce sourire, cet ignoble sourire que tu as envie de lui faire ravaler. Que tu as envie d'assassiner. Tu ne veux pas savoir. Ce qu'il a dit. Tu ne veux rien savoir. Tu veux juste te maintenir en vie. Alors tu prends ta voix de reine, de diva. Alors elle te coupe. Et tu t'apaise enfin.

« Je veux pas. Je veux pas s...
Il m'a juste dit de te dire de regarder dans ta poche arrière.
...avoir.
»

Et un sourire se redessine sur tes lèvres. Et tu te dis qu'en fait, il ne t'as pas oublié. Sinon il ne serait pas revenu. Sinon il n'aurait pas parlé de toi. Sinon il ne t'aurais pas fait transmettre ce message. Sinon. Sinon. Et tu reprends du poil de la bête. Et tu ne regardes pas. Pas devant toutes ces vipères là. Et tu veux les laisser mourir. Alors tu leurs adresse un dernier mot, d'au revoir. Elles te saluent à demi-voix.
Et quand tu te retournes, la voix de cette Betty-Mina-Jessica se brise sur ton dos. Les mots qui en sortent te font plus mal. Encore plus mal que lorsque c'est lui qui te les prononces. A jamais. A jamais, tu en as marre, de ces deux mots. Tu ne voulais pas, qu'il les partage. Et même si elle n'a pas compris. Même si tu prends la fuite. Même si tu pars, tu as mal. D'avoir laissé une partie de ton cœur par là.

Et tu marches. Sortant ce message. Entre tes doigts. Le ventre serré. Parce que tu ne sais pas ce qu'il contiens. Puis ce rendez-vous, à l'encre noire. Ce rendez-vous secret. Que tu planque sur ta poitrine. Que tu planques tout court. Et tu t'en vas. Qu'importe les cours. Tu pars en exil. Tu vas te terrer dans ton dortoir, devant ton miroir. Et tu n'espères croiser personne. Ni ces filles, ni ces garçons, qui te jugent dans les couloirs. Ni Kacey, avec qui tu voudrais pleurer. Ni Geoffrey, à qui tu devrais sûrement des explications, alors qu'il s'en foutrait.

Tu veux juste t'étouffer dans tes draps.


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