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 Sourire de haine (Casey)

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Cassandre S. Lipovsky

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Messages : 159
Date d'inscription : 21/07/2011

MessageSujet: Sourire de haine (Casey)   Ven 26 Aoû - 0:23



Tu détestes, les mauvaises coïncidences. Tu détestes, quand les choses ne se passent pas de la manière dont tu l'avais prédis. Comme ce jour là. Te la couler douce. C'était vraiment ça, qui t'aurais plu. Demander la permission, sécher les cours et retourner dans ta salle commune. Avoir la vie facile, essayer de croiser quelqu'un, avec qui discuter, quelques instants. Mais non. Votre professeur de Russe en avait décidé autrement. Tu avais pourtant bien joué le jeu, dès ton arrivée en salle. Tu avais pourtant été sage, étrangement sage, d'ailleurs. Tu avais suivis le cours, pris quelques notes, futiles. Tu t'étais tenu le ventre, mimant des nausées sur ton visage. Tu t'étais dis qu'avec ça, il te laisserais partir. T'aurait dit d'aller à l'infirmerie, et sur le chemin, tu te serais trompée d'escaliers, pour mieux descendre dans les sous-sols. Tu te serais, par hasard, retrouvée devant cette salle, qui vous est réservée, à vous, les verts. Tu te serais perdu, jusqu'à ton dortoir. Le plan parfait. Que beaucoup avait déjà fait.

Mais il faut croire que tu jouais trop bien la comédie. Beaucoup trop bien. Puisque, persuadé que tu ne tiendrais pas le choc jusqu'à l'infirmerie, cet idiot de professeur avait décidé de te faire accompagné. Bon, ça aurait pu passer. N'importe quel garçon, ou presque, se serait arrangé une fois le palier franchis. N'importe quelle fille aurait eu trop peur de toi et de ton sourire presque trop blanc. Mais non. Non. Il fallait que ce soit la blonde de service. Il fallait que ce soit cette fille-là. Amie ? Jamais. Juste en apparence, juste parce qu'ensembles, vous faites des ravages fous. Trop fous. Juste parce que les élèves s'imaginent que les deux allumeuses un tant soit peu populaire doivent obligatoirement trainé ensembles. Forcément, elles ont le même centre d'intérêt. A vrai dire, c'est juste pour ton, peut-être votre, image que tu restes avec cette fille-là. En réalité, c'est pas une amie. Disons plutôt une. Ennemie. Parce que tu ne manque pas une seconde de critiquer son maquillage, avec un air niais qui ne te vas pas. Tu n'hésites pas une seule seconde, à commenter sa nuit. Tu ne manques pas une seule seconde les occasions qui se présentent à toi. Et elle en fait de même. Et il fallait que ce soit elle. Casey. Qui soit chargée de t'accompagner. Et tu détestait ça. Tu détestait que ce soit elle. Et tu dis à ton prof, aussi stupide que borné, que tu es en état. Que tu réussiras à t'en sortir. Que ce serait bête, de faire manquer une autre élève. Et il insiste. Tu n'as plus le choix. Et tu te diriges vers Casey. Tu met ton bras au dessus de sa nuque. Comme deux vieilles amies, trop bourrées. Et tu as ce sourire de haine qui se dessine sur tes lèvres alors que tu passes la seuil de la porte. Alors qu'elle ferme la porte derrière vous.

« Tu peux me laisser là. »

Dis-tu sur un ton cassant. Alors que tu sais très bien que tu n'as pas le choix. Alors tu te défait de son corps. Essuyant ton bras, comme si elle avait pu y laisser une quelconque trace, un quelconque parfum. Et tu sais qu'elle va te suivre. Alors tu prends la direction de l'infirmerie. Tant pis, tu te reposeras là bas, quand elle t'auras abandonnée. Et tu marche. Monte ces escaliers, que tu as toujours trouvés trop longs. Et tu arrives devant la porte, que tu franchis avant de la lui claquer au nez, puis de revenir l'ouvrir, en soufflant ce mensonge, comme quoi tu aurais oublié qu'elle était derrière. Et tu vas t'assoir sur le lit. L'infirmière ne sembles pas être là. Et tu la regarde. Un soupire lassé s'échappe.

« Tu peux t'casser maintenant. A moins que je ne te sois tellement indispensable..? »

Et tu croises les jambes. Parce que ta jupe est trop remontée. Parce que tu ne veux pas qu'on puisse apercevoir ton string rouge. Ou du moins, pas elle. Et tu abordes cet air trop fier. Tu sais que sa voix de crécelle va te rendre folle, alors tu savoure le silence qu'elle t'offre. Le silence que tu lui imposes.
Tu savoures trop vite, Lipovsky. Tu devrais prendre garde, à ne pas trop jouer avec le feu.


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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Ven 26 Aoû - 15:53

    Interminables. Dramatiquement interminables. Les dix premières minutes de ce cours te semblaient avoir été des heures, des jours. Enchainant soupirs sur coups d’œil à l’horloge, tu n’accordais pas la moindre importance à ce que pouvait raconter le professeur. Ces cours t’avaient toujours profondément ennuyé. Pianotant par moment sur ton cellulaire habillement caché avec tes jambes croisées, tu t’amusais à l’un de ses petits jeux qui occupait la plupart de tes journées de cours : envoyer de petits sms à certain membre présent de ta classe et observer leur réaction. Un autre soupir à fendre l’âme, juste avant d’être tiré de cet état second provoqué par l’ennui.

    « Mlle Beliakov vous accompagnera dans ce cas, Mlle Lipovsky. »

    Surprise d’entendre ton nom, tu te redressais. Cassandre tentait de convaincre le professeur que ce n’était pas la peine, une voix frêle et maladive qui lui ressemblait à la fois si peu et tellement. Tu ne pu te retenir de lever brièvement les yeux au ciel. Il était pourtant évident pour tous les élèves présents que ce n’était qu’une façon pour la diva de quitter le cours assommant de ce professeur. Surement trop occupé à s’écouter parler, cet idiot d’enseignant était donc le seul à avoir gober son manège. A moins qu’il ne s’agisse que des relents d’une soirée trop arrosé la veille mais tu savais pertinemment que ce n’était pas le cas. Les excès de Cassandre n’étaient presque plus aussi orgiaques. Pas au point qu’elle se montre dans un tel état de faiblesse qui ne serait pas feint.

    Mais au final, le pourquoi du comment t’importait peu. Tu aurais une bonne raison de quitter cette salle et c’est à peu près tout ce qui t’importait. Tu la rejoins, affichant un air faussement inquiet pour celle que tout le monde croyait ton amie. Des inséparables, pas vraiment. Intérêt commun, les autres avaient vite fait de leur coller l’étiquette de grande amie de bringue. Reines des soirées. A la différence que toi, tu ne brisais sa couronne pour rien ni personne. Aussi proche que vous pouviez être différente. Tout le monde avait possédé Cassandre, personne n’avait réussit à t’attraper. Des sourires pour cacher votre animosité. Deux alphas sur un même territoire. Il n’y avait que la masse naïve et ignorante pour vous croire proche.

    Tu la laisses t’approcher. Tu la soutiens, tu l’aides. Les apparences sont trompeuses. Elles le sont encore plus quand il s’agit de vous deux. Certain te voit l’aider dans un moment de faiblesse, toi tu profites de la situation. Une fois l’ouverture passée, une fois la porte fermée, les apparences tombent. Elle se détache, brutalement de toi, aidé par ce mouvement similaire de ta part pour mettre la distance vitale entre vous. Celle qui vous empêche de vous haïr encore plus.

    « Tu peux me laisser là. »

    Un mince sourire se pose sur tes lèvres. Elle est vexée. Elle est contrariée de te savoir ici, complice de son mensonge. Tu n’as qu’à faire un pas en arrière pour simplement briser son mensonge. Mais elle sait aussi que tu n’en feras rien. Que tu avais autant envie qu’elle de sortir. Mais la voir contrarié de ta présence t’amuse. Tu veux jouer d’avantage. Tu t’ennuyais tellement aujourd’hui.

    « Allons, allons. Quelle piètre accompagnatrice je ferais pour la pauvre chose mourante que tu ais si je te laissais aller seule à l’infirmerie. N’est-ce pas, Mlle Lipovsky »

    Railleurs, moqueur, cynique. Tu aimes ce ton. Autant que tu détestes cette fille. Cette fille brisée qui brille parfois plus que toi. Tranquillement, un ou deux pas derrière elle, tu la suis. Cette distance. Un ou deux pas derrière. C’est comme ça que sont généralement les choses. Un ou deux pas derrière. Lorsque tu crois finir par avoir le dernier mot, il y a ce regard condescendant, ce sourire en coin, ce bruit de talon trop haut. Un ou deux pas derrière. Ta lutte contre elle, ton besoin de repéré sa moindre faiblesse. Un ou deux pas derrière.

    En moins de temps qu’il n’en fallut pour le dire, vous étiez à l’infirmerie, la porte manquant de te claquer à la figure. Tu n’irais pas jusqu’à dire que tu l’avais prévus mais ca ne t’avait qu’à moitié étonné et arracher un soupir. Seule dans la pièce aseptisée, le silence semble décompté chaque secondes. Tu n’as pas quitté le mur à coté de la porte. Libre du cours, mais bloquée ici. Tu ne pourrais pas justifier de trainer dans les couloirs. En la conduisant, tu avais remarqué au loin, le concierge faire sa ronde, vous observer à l’intersection de deux couloirs, avant de finalement vous laissez rejoindre l’infirmerie. Tu te doutais aussi que ce sinistre individu devait surement rôder encore dans les environs. Juste au cas où. Tu n’aimais pas ce type. Il ne faisait rien pour.

    « Tu peux t'casser maintenant. A moins que je ne te sois tellement indispensable..? »

    Tu la voyais. La reine, la diva. Même assise, elle se plaisait à t’adresser ce regard hautain, comme si tu n’étais pas plus grande qu’elle. Et pourtant, la fin de sa phrase ne manqua pas de te faire rire d’un éclat franc et plutôt amusé. Narquois et cynique. Indispensable ? D’une certaine façon, oui. Mais ça, elle ne le saurait jamais et elle ne soupçonnait surement pas de quel point de vue.

    « Ton succès te monte à la tête Lipovsky. Ca en devient navrant. »

    Ton regard bleu se pose sur son arrogance, celle qu’elle peint avec soin et exagération chaque matin. Cette fierté qui coule de son mascara déposé en gros paquet sur ces cils. Ce rouge de ses sous-vêtements qu’elle n’aurait pu cacher à ton regard lorsque tu montais les escaliers, un ou deux pas derrière. Ce coté vulgaire qui en avait fait baver plus d’un, toi, tu le trouvais pitoyable. Ces airs de duchesse ne faisaient plus illusion face à toi qui avait guetté le moindre de ses faux pas.

    « Tu devrais savoir que tu ne devrais pas me confondre avec ceux que tu fascines ou excites », lâchas-tu avec un mince soupir agacé. Demi-mensonge, semi-confession. Et pourtant, seule vérité qui verra le jour dans cette école. Aussi longtemps que tu joueras cette pièce, metteuse en scène et actrice du théâtre de cette vie. « Il va falloir qu’on se supporte le temps qu’il faudra pour que l’étage ne soit plus surveiller. » finis-tu par conclure.

    Enfermées dans une pièce aussi petite. Dieu seul sait où tout ça risquait de vous emmener.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Ven 26 Aoû - 22:29


Il y avait une différence notoire entre elle et toi. Et cette différence, tu étais sûrement la seule à en être consciente. Parce que oui, tu es Cassandre Lipovsky. Connue des premières comme dernières année. Juste parce que tu avais un business très, trop, étendu. Mais non. Il y avait quelque chose, derrière cet amour de la gente masculine. Il y avait quelque chose, derrière toutes ces nuits fugaces et suaves. Tu en étais consciente. Mais elle ne se doutait pas. Que tu avais une autre face. Alors que toi, tu comprenais très bien qu'elle puisse avoir sa vie passée. Que tu avais la tienne. Chacune vos problèmes. Parce que ce que tu aurais voulu expliqué à Casey, si tu étais moins fière, si tu la détestait moins, c'était que sous ton apparence de poupée barbie, poupée gonflable, t'avais autre chose. De plus humain. De moins objet. Alors tu te contentais de rire à ses remarques. Avec ton regard plein de pitié. Incapable de comprendre.

Et tu ne l'écoutes plus parler, dans cette salle blanche. Trop blanche. Dans cette salle éthérée. Dans cette pièce mortuaire. Et dans ce silence trop pesant, tu éclates de rire. Nerveuse.

« On devrait essayer de tuer le temps, Casey. » Et tu la regarde. Avec ce sourire amusé. Et tu la regardes, de haut. Avec ton regard de reine. Avec ton air de haine. Parce que tu ne veux pas la connaître. Et ton masque doit rester en place. Tu ne dois pas te montrer. Rester celle que tout le monde connaît. Rester comme on te dit. Tu es un ramassis de rumeurs sur pattes. Un ramassis de on dit ambulant.
Et tu balances tes jambes, comme une enfant. Et tu imagines que tu vas détester cette fille. Encore plus. Juste parce que ta présence te rend nerveuse, colérique, agressive. Alors, peut-être que le silence vaut mieux. Et tu ne sais pas quoi dire. Pas quoi faire. Alors tu descends de ton trône de fortune. Tes talons claquent. Et tu t'avance d'elle. Et lui rigole au nez.

« Tu m'insuportes, avec tes airs de grande, tes airs qui séduisent. Tu me resembles trop pour pouvoir me juger. »

Et tu choppes une de ses mèche de cheveux, que tu pinces entre ton pouce et on majeur. « Enfin, j'ai quand même de plus beaux cheveux. »
Et tu rigoles, parce que c'est une remarque de gamine. Parce que t'as envie d'être imbuvable avec cette fille. Tu ne veux pas la connaître. Tu ne veux pas qu'elle te connaisse. Tu es trop bien dans ton confortable, détastable mensonge. Ce sourire, délectable et pervers sur tes lèvres rouges.


[Bon. C'est vraiment trop nul, et mon tel bug un peu. Donc j'essaye de me rattraper prochainement. Tu as le droit de me lynché.]


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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Ven 26 Aoû - 23:28

    L’ennuie te guette déjà. Presque aussi cuisant que dans cette salle de classe. Presque aussi certain que ces journées sans chasses. Mais par-dessus, tu es tendus. Tu es tiré à quatre épingles. Tu es toi, aussi fort et bien que tu puisses l’être. Parce qu’elle est là. Parce qu’elle sait te rendre si petite. Parce que tu refuses de lui céder la moindre parcelle.

    Dans cette salle immaculée, trop pure, elle détonne. Elle est comme un point noir au milieu d’une toile blanche. Son parfum, tu le sens d’ici au milieu de cette odeur d’antiseptique. Elle est à plusieurs mètres et pourtant tu le sens. Au milieu de ce décors spartiate, elle est n’est qu’apparat et superflus. Dans cette pièce si claire et limpide, elle est floue. Elle t’échappe. Non pas que la connaitre t’intéresse. Non. Loin de là. La mépriser sans rien connaitre et bien plus facile. Bien sûr qu’il y a une raison à tout. Même toi, tu as tes raisons. Mais à quoi bon. Tout le monde a le choix. Son choix a été clair. Les raisons sont si négligeables.

    « On devrait essayer de tuer le temps, Casey ».

    Elle te connait. Elle sait ce qu’elle dit. Ce qu’elle cherche. La provocation. Comme un jeu avorté auquel tu ne prends même pas la peine de répondre par des mots. Un simple sourire en coin. Comme si l’idée été si stupide qu’elle ne méritait même pas d’être relevée. Vous aviez chacun votre façon de tuer le temps. Sous ses airs de princesse, sous son arrogance, tu l’estimes tellement plus misérable que toi. Le chaos et la perte de contrôle. Voilà comment Cassandre tuait son temps. L’ordre et la maitrise de toute chose. C’est ainsi que toi, tu tuais le temps. Briser l’autre, siffler de vils mensonges blessant. C’était la seule façon que vous pourriez avoir de tuer le temps ensemble.

    Et d’ailleurs, le jeu commença rapidement. Le claquement de ses pas de catin sur le sol, réduisant à chacun de ses mots la distance vous séparant. Elle crache sa haine. Avec verve et narcissisme. Et tu souris. Parce que ca l’énerve. Parce que ces mots ne t’atteignent pas. Tu n’es pas plus grande qu’elle, c’est vrai. Mais tu n’es pas non plus tombé aussi bas. Et à tes yeux, c’est ce qui te grandira toujours. Qui te fera sortir du lot. Qui fera qu’elle continuera à te détester.

    « Enfin, j'ai quand même de plus beaux cheveux. »

    Une remarque puérile. Tu en soupires. Comme une enfant lassé d’entendre la même rengaine. D’un geste précis et sec, tu frappes du dos de la main les doigts qui se sont montré bien trop familier à ton goût. La mèche retombe devant ton visage, glissant en passant devant tes yeux d’azur qui se braque vers celle qui te fait fasse, aussi grande qu’elle est usée. Un pouffement, entre le rire et le souffle, moqueur et amusé. Elle a sortit les griffes bien tôt la diva.

    « Tu aboie bien fort aujourd’hui Cassandre. A croire que ce tête à tête imprévus t’effraie. »

    Un coup dans l’eau. Un coup qui touche. Tu vas à la pêche. Elle a fait le premier pas de trop. Vos duels sont presque des mises à morts morales quand vous êtes seules, loin des regards. Loin des idées reçues. Elle s’est approchée bien trop près. Elle a jappé bien trop fort. Elle est descendu de son trône pour avancer jusqu’à toi. Oubliant qu’ici, les pieds sur terre, elle est sur ton domaine.
    Si peu de chose, tu fais un pas vers elle, réduisant encore un peu plus cette distance qu’il y a entre vous. Cette haine que tu as pour elle grandit aussi vite que cette distance se réduit. La proximité ne te gêne pas. Pas dans ce rôle. Pas face à elle. Elle reculera surement avant toi. Ce jeu, c’est toi qui le maitrise. La diva n’a de talent qu’entre des draps, entre ceux des hommes. Face à toi qui connait la douceur de la peau d’une femme, elle n’a pas la moindre chance. Elle ne peut gagner. Elle te déteste trop pour perdre mais encore plus pour se laisser avoir.

    « Comme tu l'as dis, Lipovsky. Tuons le temps. »

    Tes yeux n’ont pas faillis. Tu ne baisseras pas ton regard. Deux bleus qui se font face. Trop orgueilleux pour fléchir. Vous jouez un jeu dangereux, mais vous le faites bien. Avec talents et expériences. Même toi, Casey, tu ne devrais pas présumer des forces d’une couronne en ruine. D’une fille en lambeau. Même toi, tu ne connais pas encore la force que peu avoir la haine face à celle des mots.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Sam 27 Aoû - 14:28


Et elle claque tes doigts d'un revers de main. Elle te rends malade. Te donne envie de vomir. Cette fille qui s'attaque à tous. Et à tout. Limite que si elle allumait une chèvre, tu ne serais pas étonné. Et tu ramène ta main sur ton front, replaçant une de tes mèches rebelle. Et tu l'écoute, déblaterrer ces idioties. Avoir peur d'elle ? Elle devait se foutre de ta gueule. Forcément. Si tu devais avoir peur, ce serait plutôt de toi-même. A la limite, de tous ces gars, avec qui tu couches. Peut-être des surveillants, des pions qui passent dans les couloirs alors que tu défais la ceinture d'un amant occasionnel, qui te paie à l'heure. Peut être devrais tu aussi avoir peur de ton père, lorsque tu rentre chaque vacances dans ce foyer que tu n'aimes plus vraiment. Mais jamais tu ne pourrais avoir peur d'une fille comme elle. Qui se donne ces airs. Qui n'affiche pas ses intentions. Parce que lorsque l'on se prépare réellement au pire, on est jamais vraiment déçus. Ni même surpris. Ce sont les gens, qui semblent n'avoir aucune autre intention que de te baiser, t'envoyer en colle ou te dire à quel point tu as ratté ta vie, dont tu dois te méfier. Parce que si ils s'écartent du chemin que tu leurs as gentillement tracé, tu vas te retrouvée dans une situation que tu ne maitrise pas. Et tu détestes ça. Et tu ne sais pas gérer ça.

Et à sa remarque, celle qui va dans ton sens, tu lèves un sourcil, moqueur, et toute ton arrogance se transmet sur les quelques dents blanches qui transcendent ton sourire. Tu as presque envie de rire. Parce que tu sais d'avance que ce qu'elle te proposera sera stupide. Tu connais, la réputation qu'elle a. Tu l'as déjà observée. Juste pour mieux la détruire, à embrasser ces filles, plus stupides, plus niases, plus perdues les unes que les autres. Et si elle veut jouer avec toi, c'est peut-être une mauvaise idée. Pour toi, pour elle. Et tu claque d'un air presque désinvolte en passant derrière, la regardant de haut en bas, cette mine de dégoût sur le visage. Et tu claques la porte de l'infirmerie, pour que le pion qui lorgne sur vos jambes s'arrête enfin de baver.

« Une idée peut-être ? »

Et tu tourne une fois autour d'elle. Tu la jauge. Parce qu'au final, vous n'êtes jamais vraiment seules. Vous n'êtes jamais vraiment disponibles, l'une pour l'autre, l'une contre l'autre.
Et tu devines son petit jeu. Parce qu'au final, tu préfères ça. Qu'elle joue. Qu'elle joue plutôt que de t'assassiner avec quelques mots. Tu revivras pour mieux la tuer. Mais tu préfères jouer, faire durer cette douce agonie ou tu prends ton pieds. Et tu finis par lui tourner le dos, pour retrouver ce matelas aseptisé. Ta place de reine dans cette pièce trop blanche. Cette place, surélevée. Cette place que tu te considères comme due. Et tu fins par soupirée. Trop longue. Trop inintéressante. Trop. Trip fade.

Et un de tes doigts s'embobine dans tes mèches brunes. Et tes dents blanches continuent de la narguer.

« Alors, toujours pas décidée ? Au final, c'est peut-être toi qui a peur. »

Le mouvement de ta main s'arrête. Net. Et ton sourire s'amoindri. Parce que tu te dis que peut-être. Et peut-être seulement, sera t-elle digne d'intérêt. Peut-être que le défi sera plus ardu. Ce n'est pas un doute, pas l'un de ceux que tu connais. Tu ne te remets pas en questions. Tu n'essayes même pas d'avoir un coup d'avance, parce que dans le fond, tu n'es pas foncièrement mauvaise ou intéressée. Juste une trop grande fierté. Tu ne te remets pas en question. Ni même votre relation, comme tu le fais avec les autres. Tu as seulement un instant de lucidité. Parce qu'elle n'est peut-être pas aussi ridicule que ce qu'elle en a l'air. Parce que cette fois-ci, il n'y aura pas votre entourage de fausse bimbos écervellées pour vous sauver et fuir.


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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Sam 27 Aoû - 16:36

    Tu la détestes. Parce qu’elle rit. Parce qu’elle sourit. Parce que se moque. Parce que quoique tu fasses, quoique tu dises, elle s’en fout. Parce que. Cette fille est un abime. Et tu détestes ça. L’avoir si proche de toi ne fait que renforcer ce sentiment. Exacerbé. Brulant. Elle te nargue, elle joue. Malgré tes efforts, malgré tes attaques, elle semble mener le jeu. Ca te tue. Ca t’enrage. Cet air arrogant. Ce simple sourcil qui se lève avec dédain à chacun de des mots. Alors que tu ne laisses rien transparaitre. Luttant au fond de toi pour ne pas simplement lui faire ravaler cet air supérieur. Pour ne pas la faire tomber de son estrade. De cette hauteur si minime et si grande à la fois qu’elle a sur toi.

    Ce jeu est dangereux. Plus lorsque vous êtes seules. Sans garde fou. Sans apparence à tenir. Faux semblant à entretenir. Sourire à préservé. Haine à ravaler. Vous n’êtes que toute les deux. Pour le pire de ce qu’il y a entre vous. Une porte qui claque. Un rempart de plus qui vous sépare du monde. Qui vous éloigne des barrières. Qui retenait ses instincts. Tes instincts. Cette envie de lui faire ravaler cette couronne. Cette envie de lui faire comprendre que tu peux être plus grande. Cette envie de céder à cette tentation que beaucoup ont assouvie sur ces lèvres. Et bien ailleurs encore.

    Qui chasse qui ? Toi-même tu ne sais plus très bien. Elle rôde. Elle tourne. Elle te jauge. Et tu restes là. A lutter contre l’envie de la plaquer contre cette porte close. Comme l’aurait fait tant d’autre. Tu refuses de perdre le contrôle. De la situation. De toi-même. Tu refuses de laisser cette haine gagnée. C’est toi qui gagne. Personne d’autre. Tu sais que c’est un jeu. Se battre n’est qu’un jeu. Ces mots ne sont qu’un jeu. Ces mots. Tes mots. Tu les ravales. Ceux qui risqueraient de blesser. De trop blessé. De trop te blessé. Tu ne te contrôle pas pour elle. Tu le fais pour toi. Pour ne pas avoir encore une chose qui tu pèses. Pour ne pas finir une fois de plus victime de tes propres mots. Parce que pour le moment, personne ne sait. Personne n’a deviné. Personne n’a compris. Le soin de tes phrases trop longues. La précision de tes tournures linguistiques.

    Tes yeux bleus braqués sur ce dos qui s’éloigne. Tu ravales des choses que tu penses. Des choses que ta haine bouillonnante aimerait lui cracher. Ta colère qui se calme, doucement, à chacun des pas qu’elle fait pour s’éloigner de toi. Alors qu’elle remonte sur son trône, qu’elle te regarde d’aussi loin qu’elle peut. D’aussi haut qu’elle peut. Jouant nonchalamment avec ses cheveux.

    « Alors, toujours pas décidée ? Au final, c'est peut-être toi qui a peur. »

    Peur. Peut-être. Mais tu ne l’admettras pas. Tu préfères bien plus risquer le contact. La proximité. Comme pour répondre à cette provocation, tu fais un pas. Un de plus qui t’éloigne de ton issue. Un de plus vers cette perte de contrôle que tu n’expliques pas. Un pas de plus qui entame cette distance de sécurité. Tu t’aventures sur son territoire. A tes risques et périls. Mais au fond, que risques-tu ? Qu’est-ce que Cassandre peut te faire ? Rien. Elle peut simplement aboyer plus fort que toi. D’asséner l’un de ses habituels regards plein de pitié. Elle peut te donner l’impression d’être moins que ce que tu es. Mais ça, elle le fait déjà. Que risques-tu de plus ? De succomber ? Mais tu refuses de laisser ça arriver. De flancher ? Tu préfèrerais crever. Quitte à tomber, tu l’entraineras dans ta chute.

    Et cette chute. Tu réduis la distance entre toi et cet abysse. Entre toi et Cassandre. L’envie. Au bord du gouffre. Elle te nargue. Elle s’imagine surement que tu n’irais pas jusqu’au bout. Comme tu as l’habitude de faire. Comme toujours. Et pourtant. Par défis. Jusqu’où iras-tu ? Le sais-tu toi-même Casey ? Ce besoin de lui prouver qu’elle ne te connait pas. Qu’elle ne te connaitra jamais. Cette envie de la prendre de court. Et peut-être. Peut-être aussi de céder. Comme tout ces autres. Parce que même si ca te répugne. Même si tu refuses de l’avouer. De te l’avouer. L’acide de ses lèvres trop rouge. De cet interdis bien trop souvent gouter. Tu serais curieuse d’en connaitre le gout. Curieuse de voir sa réaction. Curieuse de savoir si ca te grandirait. L’envie. La curiosité.

    Tu la surplombes à présent. Tu n’as même pas remarqué que la distance ne se compte plus qu’en centimètre jusqu’à maintenant. Alors que c’est à ton regard d’être hautain. D’être froid. Il n’y a plus de rire. Tu es bien trop sérieuse. Elle te sous-estime. Loin de sa cours. Loin de ses remparts. Elle a tord. Elle est si petite là. Maintenant. A cet instant. Assis sur ce trône bancale. Sur ce simple lit.

    « Ne crois pas savoir ce que je suis Lipovsky. Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Ne t’amuse pas à me provoquer. »

    Le choix des mots. Le libre arbitre. Tu ne veux pas la privé du plaisir malsain qu’elle a à surenchérir chacun de tes dires. Tu places chacun de tes mots avec une précaution toute particulière. Sans artifice. Sans tour de passe-passe. Tu la laisses choisir. Si elle veut se risquer à ce jeu. A te provoquer encore un peu plus. Si proche d’elle. Ta haine si grande. Ton envie si lancinante. Ta curiosité si exacerbée. Toi-même tu ne sais pas de quoi tu serais capable. Seule. Seules. Dans cette pièce immaculée.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Sam 27 Aoû - 17:18


Et tu la regardes, s'approcher de ton trône de pacotille. Ton trône que tu t'es créer. Seule. Le trône d'aucun royaume. Elle ne semble pas admettre sa peur. Comme tu n'oses pas admettre la tienne. Parce que ses lèvres sont scellées comme jamais. Tu l'as pourtant déjà entendue railler, enjoliver ses phrases, t'assassiner avec des phrases trop longues pour qu'elles soient vraiment cinglantes, alors qu'en général, tu préférais ne pas prononcer plus de quatre ou cinq mots quand ils lui étaient destinés.
Et toujours, elle s'approche. Assez dangereusement. Tes jambes se croisent de nouveau. Ton doigt, resté dans tes cheveux, glisse le long de ta boucle pour atterrir sur ta clavicule trop dénudée. Et tu rigoles, parce que ça fait un peu vieux film porno. Sauf que le docteur n'est pas un vieux dégoûtant, sauf que le docteur n'est pas un beau mec nu sous sa blouse. Il ne s'agit que de Casey. Alors ton doigt retourne vers ta gorge. Descends et attrape le seul bijou qui orne ton corps.

Ses bruits de pas se font de plus en plus proches. Et tu ne peux t'empêcher de les juger. De les trouves quelconque. C'est dommage. Cette fille aurait pu avoir du talent. Pas seulement dans ces jeux vulgaires, pas seulement dans ces attitudes qui te ressemblent sans être pour autant semblable. Le cliché. Blonde ou brune. Vulgaires toutes les deux. Pas à un même degré. L'une dans la totalité de ses gestes, l'autre dans son attitude dans une intimité, peu importe laquelle. Et tu claques des doigts lorsque tu sembles pouvoir l'atteindre de ton souffle venimeux. Et tu claques des doigts comme pour lui demander, alors ?

« Ne crois pas savoir ce que je suis Lipovsky. Tu ne sais pas de quoi je suis capable. Ne t’amuse pas à me provoquer. »

Et ce coup de fouet dans ses mots. Tu le sens passer. Un peu froid. Juste de quoi t'intéresser à ce visage que tu continue de haïr, sans aucune once de pitié, de jalousie ou de quoi que ce soit d'autre. De la haine pure et simple. Et en même temps, tu souris. Et éclate de rire en te penchant, abaissant ton visage au niveau du sien. Parce que tu as toujours eu conscience de cela. Toi. Tu as toujours su ça.

« Je ne te connais pas. Et ne veux pas te connaître. »

Et ta main lâche ce pendentif. Et ta main vient se poser sous le menton de la blonde, caresser, sans le vouloir, question d'habitude la peau qu'elle tien. Ton souffle se fait plus lent. Plus contrôlé. Parce que tu es sûrement plus sérieuse que tu ne l'as jamais été avec elle. Parce que tu ne la provoques pas. Pas volontairement. Tu te contentes de l'agacer en disant les choses que tu penses vraiment. Tu maintiens ce silence, qu'elle n'oserais pas brisé. Tu maintiens cette tension. Juste parce que tu sais que la curiosité et l'envie sont de mauvais défauts. Parce que tu sais qu'elle veut savoir, ce que tu vas faire. Et tu prends le temps d'articuler chacun de tes mots qui passent le pas de ton rouge Dior ou Chanel.

« Tu me lasse, Beliakov. »

Et, plus proche que jamais, tu l'appelle par son nom. Son prénom. Tu le détestes. Le prononce jamais autrement que pour te moquer ou faire bonne figure devant tout ces idiots. En mettant cette distance, tu te montres sûrement plus vraie, plus véritable, plus toi que tu ne l'as jamais été avec elle. Et tu la lâche. Avec ce regard de défi. Parce que tu ne veux pas descendre de ton trône. Tu ne veux pas te rabaisser à ton niveau. Et tu l'observes encore. Avant de secouer la tête. De soupirer. Parce que tu finis toujours par t'entrainer dans de drôles de jeux. Et tu ne comprends pas. Tu ne comprends pas pourquoi, tu te prends la tête à vouloir tout contrôler. Tu as beaucoup trop changer, en quelques années. Insouciante, joyeuse que tu étais. Tu es maintenant ce despote déchu, persuadé d'avoir ce royaume à tes pieds. Persuadé que tu peux tout dominer. Tout gagner.
Et même si tu ne veux pas perdre. Il faudrait que tu comprennes, Cassandre, qu'un ex-aequo pourrait peut-être te remettre les idées en place. Te faire réfléchir sur ce que tu es. Te faire oublier tout ce qui va pas dans ta vie. Tout tes problèmes. Le reste. Lui. Et la suite de tes ennuis, que tu sens venir.




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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Sam 27 Aoû - 21:18

    Ce sourire narquois n’est plus de mise. Tu joues toujours mais plus de la même façon. Ses yeux qui t’observent. Son regard qui te juge. Tu ne les lâches pas de l’azur de tes iris. Tu sens même la fin de son souffle sur ta peau. Tu ne réagis même pas à ce rire. Ce rire qui durcit ton regard un peu plus. Juste un peu plus froid. Un bleu glacé. Et tu te répètes intérieurement. De garder le contrôle. Tu la laisses rire. Si proche. Cette gorge loin d’être vierge. Ce cou qui en a déjà trop vu pour garder sa mystique naturelle.

    « Je ne te connais pas. Et ne veux pas te connaître. »

    Un point commun. Prévisible. Ni l’une, ni l’autre ne veut savoir. Savoir n’apporterait rien de constructif à leur relation. De la pitié. Vous n’avez pas besoin de ce genre de détail inutile. La haine vous suffit. Une colère sourde qui reste là, comme un bruit de fond, quand vous marchez cote à cote dans les couloirs de l’école. Vous détestez déjà le peu que vous pouvez voir. Et c’est bien suffisant.

    Sa main se glisse sous ton menton. Tu ne fléchis pas. Tu restes de marbres. Debout en face d’elle, tu es plus grande. Ses regards t’atteignent. Ses mots te frappent. Son contact te font réagir, au plus profond de toi. Mais tu ne bouges pas. Tu ne prends même pas la peine de te dégager comme quelques instants plus tôt. Elle joue. Teste. S’aventure, un peu plus loin. Toujours plus loin. Trop loin. Ses lèvres dessinées d’un rouge bien trop criard. Bien trop cher. Ce lieu de pêché articule quatre mots. Quatre mots lourds. « Tu me lasses, Beliakov ».

    Beliakov. Il n’y a que cette fille pour prendre la peine d’utiliser ton nom de famille. Pour mettre une distance. Alors que vous êtes si proche. Futile. Les personnes ayant prit la peine de se souvenir de toi, les personnes que tu charmes, celle que tu allumes. Ces personnes là ne se souviennent au mieux que de ton prénom. Casey. Parfois même, juste de petit surnom. Jolie blonde. A d’autre instant, pire que ça. L’amie de Cassandre. Rare sont ceux qui ont prit la peine de retenir ton nom de famille. Quelqu’en soit la raison. Cette distance qu’elle tente de mettre. Si futile. Si inutile. Crachant ton patronyme avec haine.

    Alors que sa main s’éloigne, qu’un soupire passe ses lèvres, que son regard te quitte. Tu passes à l’attaque. Tu ne dis rien. Tu préfères ravaler tes mots. Les compter dans ta tête avant toute chose. Tu la feras chuter de son trône. Cette main qui a risqué le contact de ta peau, ta main retourne s’en saisir. Avec fermeté mais sans violence. Tu n’es pas un homme. Et pourtant, tes doigts entourent son poignet. Et la distance se réduit. Ni trop vite, ni trop lentement. Parce que tu veux qu’elle sache. Tu ne calcules pas réellement mais tu veux qu’elle se voie chuter de son trône. Qu’elle te voit la tirer vers le sol. Parmi ceux qu’elle méprise. Au milieu de ceux qui lui ressemble. Ton visage à quelques centimètres du sien, tes lèvres si proches. Trop proches. Et pourtant, elles ne feront qu’effleurer son oreille. Ne lui laissant pas le choix. Ta main tenant toujours son poignet, ton genou posé juste à coté d’elle sur le bord du lit.

    « Tu ne règnes que sur la fange, Lipovsky. Laisse tomber tes grands airs avec moi. »

    Un, deux, trois, quatre, cinq. Un de plus. Tu comptes. Tu aurais pu faire partit du club de littérature. Mais ton talent à tourner les phrases est bien mieux exploiter dans le journal de l’école.

    « Tu n’es rien de plus qu’une catin qui se prend pour un diva. Au final, tu ne sais tuer le temps que d’une seule façon. »

    Tes lèvres frôlent son oreille à chacun de tes mots. Susurrer. Murmurer. Siffler. Froid. Sec. Et mordant. Tu ne prends plus la peine de sourire. D’enrober tes pensées. Reine de la dépravation. Cassandre te répugne. Une vie de stupre et luxure. D’abandon et de chaos. Si fragile. Et comme pour appuyé tes mots tranchants. Comme s’il y avait besoin d’un exemple. D’une démonstration. Tes dents croquent l’espace d’un bref instant le haut de son lobe. Curiosité. Tes doigts se desserrent et glissent du poignet sur l’avant bras pour terminer dans le creux du coude alors que ton front se pose sans prendre appuis sur l’épaule de la diva. De celle que tu détestes. Laissant filer un léger rire. Un rire amusé. Tu joues. Avec tes propres limites. Et tu achèves tes derniers mots.

    « Tu ne sers qu’à ça… Lipovsky. »

    Cinq mots. Un de plus.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Dim 28 Aoû - 0:57


Elle attrape ton poignet. Alors que tu allais remettre cette distance de sécurité. Juste une seconde plus tôt, et tu aurais échappé à ses mains, un peu trop fortes.
Et tu la laisses t'observes dans le blanc des yeux. Tu te laisses, complétement dominer, parce que t'en fous. Son silence ne te fais rien. Il ne te met même pas la pression. Il ne te met pas mal à l'aise. Tu as l'habitude, de ces moments, où tous ces hommes ne savent pas trop quoi faire. Ne disent rien, alors que tu te déshabille. Alors qu'ils se contentent seulement de relever une mèche devant tes yeux bleus. Tu reconnais en elles certaines habitudes factices qu'avaient tes clients, quand ils ne savent pas trop comment procédés. Quand il veulent se donner des airs moins méchants, moins répugnant.
Et tu la compares à cette masse. Alors tu tires,ton poignet vers toi, pour faire encore plus avancer son visage du tien. Avant de lui dire de dégager dans un soupire. Avant que ses lèvres se veulent tentatrices, alors qu'elles te répugnent. Alors qu'elle te répugnes. Et elle chuchotes ces mots dans un souffle. Tu n'as aucun grand airs. Tu es Lipovsky. C'est inscrit dans tes gênes, c'est inscrit dans ton caractère. Une belle pute, une belle salope. Qui se fout de tout. Même si ça comme à changer, un peu. Même si tu commences à t'entourer, un peu, en bien, en mal. Même si tu commences à souffrir de tes attaches trop imparfaites. Et elle continue. elle, d'habitude rangée dans tes rangs, juste pour la gueule. Elle qui n'avait pas essayé tant que ça de t'énerver. Et là, elle t'exaspérait, à bouffer ce silence apaisant. Non. C'est faux. Tu n'es pas une catin qui se prends pour une diva. Tu étais une diva qui a fini catin. Qui n'a jamais réussi à se relever. Qui n'a jamais réussis à se défaire de ce, qui pendant un temps, l'avait protégé, rendue forte.

Et tu te calmes.
Parce que oui. Tu tues le temps de cette façon, assez atroce pour une fille de dix-huit ans. Tu tues le temps à ta façons. En te faisant plaisir. En faisant plaisir. Et c'est vrai que quand tu te le dis comme ça, devant ton miroir trop grand, tu dédramatises. C'est vrai que dis comme ça, c'est presque humble, fortifiant. Et la vérité est autre. L'époque où tu vendais ton corps est révolue. Parce que tu n'as pas besoin de payer ta dose. Tu te contentes seulement de suivre tes envies, tes pulsions, les mains au cul et les sifflement ringards quand tu t'ennuies.

« Dégage. » Encore. Une fois. Ne serait-ce qu'une seule. Ne serait-ce que parce que tu ne la veux pas si près de toi. Elle et son corps, trop mielleux. Trop différent de ce que attends, de ceux que tu aimes. Et tu tournes la tête. Pour ne plus qu'elle t'effleure de ses lèvres. Pour ne plus qu'elle se sente comme une dominatrice qu'elle n'es pas. Et tu dégage l'emprise de ton poignet. Alors qu'elle mort ton oreille, tu ne peux t'empêcher de te reculer. Quelques mouvements. Quelques mots. Ton nom. Et tu ris.

« Tu es tellement désespérée que tu viens ramper à mes pieds pour ma pitié, pour savoir, quel est l'effet que je fais. »

Et tu attrape grossièrement ses cheveux en une queue de cheval que tu tires violemment. Et tu continues, avec tes "dégages" Et tu la pousse, pour qu'elle tombe sur le sol. Tu n'en as rien à faire. Et tu te lève. Fais claquer le carreau. Te diriges vers la pharmacie. Sans jeter un œil sur elle. Seulement en l'évitant.

« Tu me répugnes, vraiment. »

Et tu fouilles dans cette pharmacie. Chercher, quelque chose, sans trop savoir quoi. Ni morphine ni bande aseptisées. Tu essuie ton oreille, d'un geste de main. Et tu soupires. Et tu t'en fous, de lui faire mal. Même physiquement. Elle l'a cherchée. Elle t'as touché. Trop. Avec ces gestes que seuls les hommes ont le droit sur toi. Alors tu la hais. Parce que tu considères qu'elle te rabaisse, au même niveau qu'elle. D'une pauvre chose qui se cherche. D'une pauvre chose qui se chauffe pour rien.


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Casey A. Beliakov

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Dim 28 Aoû - 12:15

    La chaleur de son corps. La chaleur de sa haine. Ce bras qui t’attire. Cette voix qui te repousse. Ce regard qui te foudroie. Que ce soit tes mots ou simplement ta voix, tu as au moins réussit à la faire réagir. A la contrarié. L’espace d’un bref instant. « Dégage ». Et tu souris. Pour faire semblant. Pour faire plus vrai. Plus. Toujours si proche. Trop proche. Même toi, cette proximité te rend malade. Te rend dépendante. Te rend. Si peu toi. Exacerbée. Trop.

    Sa pitié. Tu te moques de sa pitié. Tu te moques de son avis. Ce n’est pas ça qui compte. Que tu cherches. Pas de cette façon. Tu veux que vos rôles s’inversent. Rien qu’une fois. Sans perdre ta fierté. Sans perdre ce qui te différencie. Désespérée. Peut-être bien. Curieuse. Sans le moindre doute. Et pourtant, tu arrives malgré ça à garder le contrôle. De tes mots. De toi-même. Parce qu’avec elle, c’est le plus dur. Résister à cette envie de la trainer au sol. Cette envie de serrer ta main sur sa gorge. Cette envie de raccourcir tes phrases. De la rendre aussi servile que ces autres que tu manipules si bien avec ton don. Sans panache. Sans charme. Juste avec ta voix.
    Mais ce genre de victoire face à Cassandre ne t’intéresse pas. C’est trop facile.

    Elle se saisit de tes cheveux. Les tire. T’éloigne. Te repousse. Elle te fuit. Et tu restes. Aussi digne que possible alors que le déséquilibre te fait reculer de quelques pas. Qu’elle se lève. Qu’elle s’éloigne de sa démarche altière. Laissant ton cuir chevelu un peu plus sensible. Quelques pas et tu voles se trône. Cette illusion. Assis sur le bord du lit. Et tu te laisses tomber en arrière fixant le plafond trop blanc de l’infirmerie. Trop lumineux. Tu ne fais même pas attention au bruit des flacons qu’elle déplace. Fouiller dans une pharmacie. Voilà qui lui ressemble tellement. Tu fermes un peu les yeux. Tu n’as même pas besoin de la voir faire. Tu ne l’écoutes même plus. Tu entends sa voix mais pas ses mots.

    Toi sur le reste de ce trône qui n’est plus qu’un lit que tu t’y trouve. Elle au milieu de ses drogues. Ce a quoi tu ne toucheras jamais. Ton seul vice restera le tabac. Et maintenant que cette idée t’effleure, l’envie te prend. Tes yeux se lève vers la fenêtre fermée juste au dessus de toi. Plus pour longtemps. Tu laisses entrer un courant d’air, assise sur le lit. Ta main attrape du bout des doigts cette charmante compagne assassine qui connait si bien tes lèvres. Le claquement de ton zippo. Ton bras restant à l’extérieur. Seule l’une de tes jambes relevée vers toi. Cette première bouffée te calme. L’odeur des volutes te fait oublier le parfum capiteux de cette fille. De ton ennemie. De Cassandre.

    « Quel ennuie » murmures-tu vaguement. Pour toi-même. Pour personne.

    Et tu soupires. Tu préfères l’ignorer maintenant. Cassandre. Tu préfère ne plus lui donner l’importance qu’elle se plait à avoir. Face aux autres. Face à toi. Qu’elle reste là-bas. Loin. A cette distance qui te permet de reprendre le contrôle de toi-même. Qui fait taire tout ce que tu détestes en toi. Quand elle est là.
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Lun 29 Aoû - 10:47

Tu n'as rien à faire. Rien à trouver. Que des choses inintéressantes. Pas même un pansement que tu aurais pu voler. Des medocs que tu aurais pu emprunter. Seulement des trucs inutiles. Et tu claque le battant de la pharmacie. Et c'est un peu de rage qui explose. Parce que tu n'arrive pas à te défaire, à oublier qu'elle est là. Et ta langue claque contre ton palet. Et tu soupire. Siffle presque. Et tu retourne vers cette blonde, et tu prends ton sac resté trop près d'elle alors qu'elle allume sa cigarette.

« T'auras les dents jaunes avec ça. »

Et bizarrement, tu te radoucies. Tu ne comprends pas vraiment. Mais ça t'as échappé. Alors tu fouilles dans ton sac. Sors ton paquet de chewing-gum. En sors un et le dépose à côté d'elle. Qu'elle le prenne ou non, l'accepte ou non, c'est pas ton problèmes. Et tu retournes vers la porte. Et tu veux t'en aller. Tu en as marre d'être détestée. Tu en as marre de détester. Mais te montrer polie avec elle te donne la gerbe. Un mauvais goût dans la gorge. Et tu entrouvre la porte de votre prison. Il n'y a plus personne. Tu vas partir. Pas de suite. Juste le temps. Le temps de quelque chose, sans trop savoir quoi. Sans trop savoir pourquoi. Et tu te retournes vers elle. Une dernière fois.
Et tes mots sont sans excès de haine. Avec peut-être un peu de pitié et d'incompréhension. Juste parce que tu essayes, à force, de te séparer de ton masque si froid.

« Je ne comprends même pas à quel jeu tu joues avec moi. Ni même pourquoi. Je vois juste que tu me hais. Me déteste. Alors que je ne t'ai strictement rien fait. Et, même sans savoir à quoi je joue, ni même à qui je me confronte, je ne veux pas perdre. Alors même si je dois m'en prendre plein la gueule, si tu continues, tu tomberas. »

Et tu mets ta main sur la poignée de la porte. Un peu trop hésitante. Tes mots venaient du coeur. Des mots de défi. Sans haine ni arrogance mal venue. Juste avec ce que tu ressens sur le moment. Tu joues la carte de la franchise. Même si ça t'étonnes. Même si ça te rends pas mal folle. Et tu ne lui dit pas au revoir. Et tu passes la porte. en lui disant qu'elle jouera le rôle de la malade. Et tu t'en vas. Définitivement. Et tu cherches un surveillant, le concierge. Et tes pas résonnent dans les couloirs vides. Et tu t'en veux de t'être montré comme ça. Un peu vulnérable. Presque gentille. Presque trop peu Lipovsky. Et tu interpelles le premier adulte que tu croises. Et tu effleure son coude du bout des doigts. Mauvaise habitude. Et tu lui avoue qu'une élève est à l'infirmerie. Seule. Que tu l'as accompagnée. Que tu retourne en salle. Mensonge. Mais il te croit. Alors tu attends qu'il s'éloigne pour descendre les escaliers. Alors tu te presses. Toujours aussi reconnaissable. Alors tu arrive dans les sous-sols. Alors tu franchis la porte de la liberté.

Alors tu es enfin dans un monde plus simple, un peu plus fade aussi. Tu parles avec les quelques personnes restées ici. Tu revis. De cet ennui. De cette guerre sans but.

[Pardon ._.]


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MessageSujet: Re: Sourire de haine (Casey)   Lun 29 Aoû - 15:38

    Appuyée sur le bord de la fenêtre, tu la regardes lorsqu’elle t’avertit sur les méfaits du tabac. Et tu souris. Un peu moqueur mais moins hargneux. Etrangement, tu trouves ça assez amusant de l’entendre te faire ce genre de remarque. Mais elle est surement la mieux placé pour savoir ça. Tu as toujours pris un soin tout particulier de ton sourire. Tu ne fumes jamais plus que de raison, tu prends garde au jaunissement de l’email. Toi pour qui l’apparence est une arme, un atout.

    Mais tu n’arrives pas à faire une remarque sarcastique. Parce qu’elle n’a pas dit ça d’un ton arrogant. Etrangement, sa voix était plus douce. Comme si le claquement de la pharmacie quelques instants plus tôt l’avait calmé. Comme toi, la première bouffée de ton petit bâton de mort. Et ton regard bleu s’agrandis sous la surprise lorsqu’elle pose non loin de toi, l’une de ses tablettes de chewing-gum. Gardant l’un de tes bras à l’extérieur, tes doigts le font glisser vers toi et tu le prends. Comme pour être sur qu’il soit réel. Que ce n’est pas que le papier. Ou dieu sait quoi d’autre.

    Et tu la regardes s’éloigner. Perplexe. Perdue. C’est si facile de haïr quand on vous déteste. Si facile d’envier quand on vous est supérieur. Si facile. Mais pas à cet instant. Et tu ne comprends plus. Tu cherches. Tu mets tout ton talent pour essayer de trouver la raison cachée, le vice sous ce geste. Mais tu ne trouves rien. Comme s’il n’y avait rien à trouver. Et tu restes là. Sans comprendre. Sans réussir à cacher complètement que tu es perdu. Tes iris azurés te trahissant. Parce qu’il n’y a qu’elle. Parce que tu ne sais plus qui tu as devant toi. Parce que tu ne t’y attendais pas. Et elle se retourne. Elle croise ce regard. Celui que tu tentes envers et contre tout de durcir. Parce que tu ne veux pas fléchir. Tu ne peux pas.

    Plus frappant que des insultes. Plus marquant que ses remarques assassines. Elle te lance une vérité. Elle te lance sa vérité. Une déclaration de guerre ou bien. Tu ne sais pas. Et tu écoutes. Tu n’as pas suffisamment de mot qui te vienne à l’esprit. Tu n’as rien de constructif. Tu n’as rien d’aussi franc. Tu la détestes. Vraiment, tu la détestes. Tu le sais. Tu le crois. Tu ne sais plus. Tu l’envies. Sans savoir pourquoi. Tu ne l’aimais pas. En une année, rien n’a changé. Ou presque. Elle a changé. Même si tu le sais, tu refuses de l’admettre. Elle ne pourra jamais changer. Et pourtant. Elle te le prouve. Encore une fois. Elle te montre que tu te trompes. Par la franchise. Avec ces mots qui te touche. Qui te provoque. Qui te laisse muette.

    Et alors qu’elle tourne les talons en te conseillant de jouer les malades. Tu veux dire quelque chose. Quelque chose de trop court. Un mot. Ta main se serre. Un mot que tu ne peux dire. Un mot qui reste en travers de ta gorge. Attends. Tu voudrais répondre. Tu voudrais qu’elle écoute ta franchise. Tu ne sais pas pourquoi. Tu voudrais lui dire. Tu ne sais pas quoi. Mais tu le veux. Tu veux qu’elle le fasse d’elle-même. Et finalement, tu te tais Casey. Parce que tu sais que si tu l’avais arrêté, elle aurait obéis. Surement contre son grès. Au simple son de ta voix. Cette voix qu’elle déteste. Cette voix qu’elle ne supporte pas. Et ses pas s’éloignent. Et tu te réinstalles sur le bord de ta fenêtre. Ce chewing-gum dans la main. Et tu gardes cette vérité pour toi.

    « Je ne sais même pas pourquoi je te déteste. »

    Demi-vérité. Semi-mensonge.
    Tu le sais. Tu as l’impression de te voir. Toi si tu fais un pas de trop au-delà de cette ligne sur laquelle tu marches. Tu as l’impression de voir le risque de ton échec briller. Briller plus fort que toi. Plus fort que ta volonté de ne pas te perdre de ce coté de la ligne. Tu détestes tout ce que tu pourrais être chez Cassandre. Parce que vous vous ressemblez. Peut-être trop. Simplement pas assez.

    Une fois de plus, elle te laisse là. Victorieuse. Tu lâches ta cigarette pour t’allonger. Un bras sur tes yeux. Une barre de chewing-gum entre les lèvres. Le gout amer de la défaite couvert par la fraicheur de la menthe. Tu éviteras sans doute les sous-sols pour le reste de la journée. Tu éviteras le monde. Tu joueras les malades. Le temps de reprendre ton masque. Ton rôle. Dans cette pièce grotesque. Au milieu de cette guerre vaine que tu as déjà perdue.


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