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 You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki

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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Lun 29 Aoû - 17:34

Tu marches à vive allure dans les couloirs, perdu dans tes pensées. A quoi penses-tu ? Un peu de tout, et rien en même temps. A des gens, des personnes. Ceux qui comptent, ceux qui ne comptent pas. Tu te poses des questions, sans avoir une seule réponse. Tu te fais du souci pour rien, et tu marches rapidement. Tu sens ta tête pleine, qui te fait mal. Tu te dis que tu aurais peut être dû y aller un peu plus doucement hier soir, comme en témoigne la gueule de bois que tu traînes aujourd'hui. Mais à chaque fois c'est la même chose, tu recommences. Tu bois encore une fois beaucoup trop. Parfois tu vomis, parfois non, ça dépend la chance que tu as. Généralement, tu t'arranges pour qu'elle soit avec toi, mais l'alcool a tendance à dérégler quelque peu ton don, et l'utiliser devient alors complexe. Quand tu en as envie, tu t'allumes quelques joins, et parfois, tu te fais un rail ou deux, histoire de t'écraser la cervelle. Et tu danses jusqu'au matin, sans t'arrêter, au rythme frénétique et instable de ton coeur. Et comme toujours, tu te réveilles, au mieux en boxer, au pire à poil. Tu ramasses tes affaires, et tu t'en vas. La tête embrouillée, les yeux explosés, et le corps fragilisé. Alors tu files à la salle de musique, tu pousses la porte, et tu entres dans ce temple dédié à la musique.

Il est tard déjà, il est presque 19h. Le soleil commence à se coucher, flamboyant et rouge. La pièce s'en trouve par ailleurs emplie d'une douce lumière rouge-orangée très chaude, et agréable. Rien ne bouge, l'ambiance est feutré et détendue. Pourquoi tu es venu ici ? Tu ne le sais même pas toi même. Et maintenant tu erres comme une âme en peine dans cette pièce vide, où les notes ont l'habitude de virevolter à tout va. Et là, c'est le silence. Le calme plat. Les cymbales ne claquent pas. Les cordes ne vibrent plus. Et les peaux se tiennent tranquilles. Tout est calme. Un peu trop calme pour toi peut être. La salle de musique. Tu considérais cet endroit comme ton sanctuaire. Bien sûr, tu le partages solidairement avec d'autres personnes. Mais c'est ici que tu te sentais bien. Ici, tu peux te ressourcer tout seul. Ici, il n'y a que toi et les notes de musique qui comptent. Le tempo, le rythme, les accords, et autres. Tu peux te défouler sur un morceau énergique de guitare électrique, ou apprécier le doux son mélodieux du piano.

Tu poses ton regard sur le piano, et tu te dis que tu pourrais peut être jouer quelque chose. Peut être que ça te détendrait, dans cette atmosphère cosy. Tu t'assois sur le banc, faisant face au piano, et tu observes les touches. Du bout des doigts, tu les caresses, les effleures, sans pour autant les presser. Tu entames quelques notes, histoire de tester le son, vérifier si le piano ne s'est pas désaccordé depuis la dernière fois. Les notes sont claires et distinctes. Elles s'envolent dans la pièce et éclatent contre les murs, laissant un écho imperceptible, mourant dans la lumière aveuglante. Le piano était contre la fenêtre, et la lumière donnait directement dessus. Si bien que tu te confonds dans la lumière, et qu'il ne reste de toi qu'une ombre en contre-jour. Une ombre pianotant sur le clavier. Tu entames une mélodie, à peine quelques notes en fait, quand soudain tu entends des bruits de pas derrière toi. Tu t'arrêtes immédiatement, et sans te retourner, tu interpelles l'inconnu.

« Est-ce qu'il y a quelqu'un ... ? »

Tu te décides à te retourner, tout en te relevant et en t'écartant du piano. Toujours personne. Qui cela peut bien être ? Tu avances doucement, calmement, vers la porte de la salle. Tu te penches légèrement pour essayer d'apercevoir qui était là. Et c'est là que tu l'aperçois, ses cheveux verts brillant à la lumière du crépuscule, son visage légèrement ombragé. Tu te mets à sourire, et dans un léger rire, tu l'invites.

« Ah, c'est toi Ani' ! Tu m'as fais peur tu sais ... Qu'est-ce que tu fais ici ? »

Peut être avait-elle entendu le son du piano ? Peut être t'avait-elle suivi ? Peu importe en fait. Tant qu'il s'agit d'Aniela, il n'y avait pas de problème. Pendant un instant, tu avais eu peur de voir débarquer ce sale type de Morstorm ou bien encore Lipovsky. Et en fait, tu sembles soulagé de la voir. Ravi également. Cela faisait un petit moment que tu ne l'avais pas vue en tête à tête.
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Lun 29 Aoû - 20:59

Les voix. Une fois de plus elle les entendait et elle n'y pouvait rien. Tu t'en serais bien privée n'est-ce pas petite Ani? Mais elles ne veulent pas te lâcher et tu ignores comment les faire taire. Alors tu souffres, en silence. Tant pis, c'est une habitude maintenant. Ceci dit, aujourd'hui elles étaient particulièrement fortes, un crétin avait surement coupé un arbre non loin de l'école. L'idiot! Ani avait presque envie de l'écorcher vif. Presque. Elle en voulait beaucoup plus à l'autre plante verte qui lui pourrissait sa vie parce qu'elle ne savait pas se défendre seule. La jeune Springties soupira Elle se demandait vraiment si c'était l'espèce humaine qu'il fallait anéantir parce qu'elle détruisait tout ou alors si c'était pas plutôt les plantes qu'il fallait détruire, puisqu'elles étaient incapables de se défendre. N'était-ce pas la loi du plus fort dans la nature? Et puis si l'homme n'était pas capable de voir qu'il détruisait ce qui lui permettait de vivre... Eh bien tant pis pour lui. Non? Bref sur ces belles pensées on ne peut plus philosophiques, misanthropes et misanplantes, Ani rentrait à vive allure vers l'école. Elle avait, en effet, passé tout son temps libre depuis que les cours étaient finis dans la serre. Elle avait réussi à y ressusciter une orchidée blanche qui n'avait pas supporté la dernière vague de chaleur qu'il y avait eu l'autre jour. Maintenant elle était magnifique, toute en fleur, la jeune fille était plutôt fière d'elle. D'ailleurs, elle serait surement restée un peu plus dans la serre si les voix n'avaient pas commencé à se faire plus forte... Décidément, Ani enviait les gens dont les dons étaient plus simples à employer, parce que le « moi écouter toi si toi faire ce que je dis » elle avait du mal à négocier avec.

Au début Ani s'était dit qu'elle irait au réfectoire, il était tard, d'après le coucher de soleil non loin de 19 heures, aller manger était donc la meilleure option qui s'offrait à elle. Malheureusement après avoir vu la queue qui dépassait de la cantine elle décida de ne pas s'arrêter. Trop de gens, trop de bruit... non pas ce soir. Ce soir elle voulait du calme, quelque chose d'apaisant, sinon elle allait encore crier sur le premier innocent qu'elle croiserait. Elle n'en avait pas envie. Elle poursuivit donc sa route, s'amusant à remarquer qu'elle était la seule à s'éloigner du réfectoire, tous les autres élèves qu'elle croisait se dirigeant vers la cantine, surement affamé. Tous sauf elle. Elle ira peut-être plus tard, quand la masse sera passée et qu'il ne restera plus que quelques âmes affamés encore à table. Mais pas maintenant, sinon sa tête allait exploser.

Ani passa donc son chemin continuant de déambuler dans les couloirs dans l'idée vague de rejoindre la Salle Commune, mais la foi n'y était pas. Quelques notes de musique attirèrent alors son attention. Du piano. Sans même s'en rendre compte, Ani s'approcha un peu plus de la salle de musique d'où émanait la douce mélodie, restant néanmoins cachée derrière la porte. Le piano, il n'y avait rien de plus apaisant pour Ani. Elle connaissait cette mélodie en plus. Elle se souvenait très bien avoir entendu son père la jouer une fois à la maison. Les quelques notes qu'elle entendit lui suffirent à lui rappeler la mélodie en entière. Elle ne remarqua même pas l'arrêt de celle-ci et n'entendit pas non plus la voix du pianiste, trop plongé dans ses souvenirs de lutte pour l'attention de son père avec son frère. Soudain, une touffe bleue tira Ani de sa rêverie. Elle reconnue immédiatement son propriétaire et lui fit un grand sourire, bien heureuse que ce soit lui le pianiste qui venait d'apaiser son esprit.

    « Désolée, je voulais pas te déranger. Je rentrais et j'ai entendu la musique. Ça m'a attirée ici. J'adore le piano. »


Et un nouveau sourire se dessina sur ses lèvres, alors qu'elle entrait dans la salle. Elle était toute contente et on pouvait le voir. Il faut dire que cela faisait longtemps qu'elle n'avait pas eu de tête-à-tête avec Nikolaï. Ça lui manquait.

    « Et toi? Que fais-tu ici? C'est rare de te voir seul ainsi. »
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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Lun 29 Aoû - 21:49

Elle était vraiment charmante. Toujours très jolie et simple. Couverte généralement de robes légères, très estivales. Ses longs cheveux verts libres. Ses airs d'enfant un peu innocente. Bref, c'est une charmante demoiselle. Et chaque fois que tu l'as vois, tu te sens apaisé. Comme si tu te savais entre de bonnes mains avec elle. C'est plus ou moins le cas à vrai dire. Aniela est assez attentionnée avec toi, comme tu l'es avec elle de toute évidence. Vous aimez bien vous raconter vos petites histoires, passer un petit peu de temps ensemble, vous chamailler parfois. C'était comme ça avec Ani'. Tu es toujours content de la voir, car tu ne te comportes pas de la même façon avec elle. Tu te sens obligé d'être naturel avec elle. Le vrai Nikolaï. Celui avec ses peurs, ses angoisses, ses doutes. Plus faible et sensible que tu ne veux le montrer. Mais tes manies répétitives et tes addictions t'empêchent d'être comme tu le voudrais. Au fond, tu ne sais même pas qui tu veux être. Tu ne sais même pas à quoi tu ressembleras dans dix ans, et ça te fait peur. Tu es comme un enfant Nikolaï, un enfant qui a peur de grandir. Car tu sais que tu n'es pas fais pour ce monde, et qu'il n'y a pas de place pour toi. Et parce que tu en as conscience, tu préfères oublier. Oublier que tu n'es pas désiré. Oublier que tes parents se fichent de toi. Oublier que tu n'existes pas réellement ...

Elle entre timidement, presque comme si elle avait peur de déranger. Pourtant, elle ne te dérange pas. Loin de là. De plus, vous êtes rien qu'à deux. Comme vous avez l'habitude de faire en réalité. Oui, car tu as passé ce mystérieux pacte avec elle. Sans un mot. Mais vous le savez tous les deux. Pas besoin de le dire, pas besoin de l'exprimer. Vous le savez depuis le début, c'est tout. Et vous vous en contentez. Tout se passe bien entre vous, et vous voir en public pourrait tout gâcher. Tu l'apprécies trop pour te permettre de lui nuire, de la blesser. Tu lui veux du bien, et c'est normal. Elle aussi est gentille envers toi. Tu le lui rends bien. Alors vous vous respectez l'un et l'autre, entre Springties. Oh, tu ne l'ignores pas en public, pas du tout. Tu lui dis bonjour, tu lui fais la bise, tu échanges quelques banalités. Mais brièvement. Vous passez peu de temps ensemble dans ces moments là. Mais c'est comme ça.

Tu passes ta main dans tes cheveux, un peu embarrassé d'avoir pris peur tout de suite, pour un petit bruit. Tu te sens un peu ridicule en fait, et c'est pourquoi tu rigoles nerveusement. Tu te ressaisis vite. Et reprends de suite.

« Ah d'accord, je vois ... J'ai oublié de fermer la porte derrière moi en fait ! »

Normalement, la salle de Musique est insonorisée, et il est donc difficile d'entendre la musique lorsque quelqu'un joue à l'intérieur, porte close. Forcément, perdu dans tes pensées, tu as oublié de fermer la porte. Normal que quelqu'un ait entendu ta musique. Tu montres le banc à Aniela en lui faisant signe de t'assoir. Toi, tu vas poser contre la fenêtre, juste à côté du banc. Le soleil réchauffe ton dos d'une agréable et douce chaleur.

« Ouais, je sais, c'est assez rare. J'étais venu ici me changer un peu les idées. Je pensais jouer un peu de piano, mais, je sais pas trop ... J'adore le piano aussi hein. »

Pendant que la demoiselle prend place, tu lui jettes un sourire chaleureux, avant de regarder à l'extérieur par la fenêtre. La cour était elle aussi emplie de la même lueur orangée et chaude qui régnait dans cette pièce. Tu aimais tellement le crépuscule. Ce moment entre jour et nuit. Si magique, si éphémère. Et il te semble que le coucher de soleil n'est jamais le même. A chaque fois un peu différent. La lumière n'est jamais exactement la même. C'est comme une mélodie. Globalement, c'est toujours les mêmes notes, mais le rythme est parfois différent. La hauteur, ou le timbre sont différents aussi. Tout ça fait que le spectacle se renouvelle sans cesse, à ton grand plaisir. Tu te retournes vers Aniela, et tu la regardes, l'observes un peu.

« J'adore cet endroit, j'me sens bien ici. Un peu comme et ta serre, tu vois ? »

La Musique était à Nikolaï ce que la Nature était à Aniela. Elle trouvait son repos dans sa serre, toi dans la salle de Musique. Tu joues avec les instruments, et elle, elle parle aux plantes. Tu sais le désintérêt d'Aniela pour la musique. Mais visiblement, il semblerait que vous puissiez vous entendre sur ce sujet grâce au piano.
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Mar 30 Aoû - 22:32

Le soleil se couchait et vous étiez là à le regarder paisiblement, enfin seuls tous les deux. Vous pouviez à présent partager vos petites histoires, vos humeurs, vos interrogations sans aucune craintes. Le contrat était respecté, vous n'étiez que tous les deux, vous pouviez parler à votre guise, vous confiez, vous conseillez. C'était cela la magie de cette amitié secrète. C'était cela qu'Ani chérissait dans cette amitié secrète. Nikolaï était quelqu'un en qui Aniela pouvait avoir une grande confiance, quelqu'un qui l'apaisait, qui la comprenait et ne l'appréciait malgré son côté insupportable. Elle était donc bien contente de le voir là, dans cette pièce éclairé par la lumière orangé du coucher de soleil, là où personne ne les dérangerait. Il lui avait manqué, ses cheveux bleus aussi originaux que les siens, son sourire, son véritable lui. Ani était heureuse d'être l'une des rares privilégiée avec qui Nikolaï se montrait comme il était réellement. Elle était toujours heureuse dans ces moments là puisqu'en public leurs échanges étaient très limités. Elle appréciait d'ailleurs davantage cette facette plutôt que celle où il se montrait complètement désinvolte et irresponsable. Il faut dire qu'elle avait souvent peur que quelque chose ne lui arrive dans l'une de ses soirées lorsqu'il était ainsi... Il avait tellement tendance à faire n'importe quoi. Cependant Ani pouvait comprendre son comportement, après tout Nikolaï avait simplement franchi une limite qu'elle-même n'osait pas dépasser. Être comme lui, elle avait souvent été tenté par cela, mais elle ne pouvait pas le faire. Ani était trop lâche pour oser oublier son manque d'affection ainsi ou pas assez pour en assumer les conséquences. Ceci dit elle avait longtemps été la voie de l'irresponsable étant petite et sans son frère les choses auraient surement pu très mal se terminer. Et puis Ani voulait de véritables relations comme celle qu'elle entretenait avec Nikolaï, elle ne supportait pas les choses superficielles. Mais au fond admir énormément le Springties dans sa façon d'être, quel qu'elle soit. Il est surement meilleur qu'elle, elle en a conscience, c'est surement pour cela que leur amitié ne peut être partagé au public.

Rentrant dans la salle baignée de lumière, Ani s'installa sur invitation de Nikolaï sur le banc du piano tandis que lui s'adossait à la fenêtre. Plus un mot ne sortait de sa bouche, Ani se contentait d'apprécier ce moment, tout était calme, c'était exactement ce dont elle avait besoin pour étouffer le brouhaha qu'il y avait dans sa tête. Comme quoi sans même vraiment le savoir Nikolaï t'aidait déjà à aller mieux. Il lui souriait alors elle aussi lui rendait son sourire et tandis qu'il regardait par la fenêtre, Ani ferma les yeux pour mieux apprécier le silence. Elle ne ressentit pas le besoin de lui répondre, elle savait ce qu'il voulait oublier et elle savait qu'il aimait le piano, après tout il adorait la musique et comme il le disait si bien « cet endroit, c'est un peu comme elle et sa serre » et elle ne pouvait donc que comprendre parfaitement ce sentiment. Elle hocha donc simplement la tête avec un grand sourire.

Au bout d'un moment Ani finit par ouvrir alors les yeux et se tourna alors vers le clavier du piano, un sourire serein toujours ancré sur son visage. Elle posa délicatement son doigt sur une des touche, un do si ses souvenirs étaient exactes. Elle adorait le piano, mais la musique avait toujours été un truc sombre et obscure pour elle. Elle n'avait jamais eu la patience d'apprendre, ne pas réussir du premier coup la frustrait surtout dans cette matière. Pourtant dieu sait qu'elle a tenté à maintes reprises d'apprendre à jouer, ne serait-ce que pour attirer l'attention de son père... mais cela s'est toujours soldé par un échec et un abandon. Elle appuya sur la note, laissant le son envahir la pièce.

    « J'ai jamais compris comment pouvait-on avoir la patience d'apprendre à jouer d'un instrument. Pourtant j'ai essayé tu sais... pleins de fois même... Je crois qu'il faut avoir un certain talent à la base dans les gènes. »


Elle eut un léger rire, si c'était dans les gènes, elle ne voyait pas bien comment elle ne pouvait pas avoir le gène musique. Dans ce cas là que fallait-il? De la folie? Elle pensait en avoir suffisamment. Elle se fit la réflexion qu'on racontait toujours que tous les grands musiciens étaient des drogués, ça pourrait expliquer certaine chose en effet... Mais son père n'était pas drogué... Quoique, il était quand même très addicte à son piano, c'était peut-être cela sa drogue. Enfin ce serait triste si c'était vraiment la raison du talent. C'était peut-être plutôt un truc du genre t'es fait pour ça, t'es fait pour comprendre la musique, l'aimer et la reproduire, ou alors t'es pas du tout fait pour cela et là ça devient impossible de briller sur le moindre instrument. Bref c'était bizarre la musique, mais le piano c'était beau.

    « J'me demande vraiment comment tu peux faire... »

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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Mar 30 Aoû - 23:34



Un silence respectueux s'était installé dans la pièce, tandis que tu observé la jolie demoiselle. Ses longs cheveux te fascinaient d'une certaine manière, et une folle envie de les toucher te prend soudainement. Tu la renfrognes rapidement, tu n'oses pas. Mais tu en as quand même envie. Tu as toujours adoré caresser les cheveux. Surtout les longs cheveux. Tu adores la sensation soyeuse qu'ont les cheveux de glisser entre tes doigts. Ça te fascine, et ça te plait. Et en pensant à ça, tu te souviens de lui. Lui. Celui que tu n'as jamais oublié. Tu aimais bien jouer avec ses cheveux, et lui, il te disait tout le temps qu'il aimait ça, qu'on lui touche les cheveux. Alors tu faisais aller ses mèches entre tes doigts, sans arrêt. Et vous étiez heureux en quelque sorte. Allongés sur le lit, vos clopes dans la bouche, la plupart du temps à moitié nus. Et vous vous aimiez. Simplement. Et avec lui, tu te sentais exister. Tu avais l'impression d'avoir ta place. Il te montrait que tu n'étais pas une erreur. Que tu n'existais pas pour tout briser. Que toi aussi tu pouvais construire quelque chose. Et il t'a détruit. Tout simplement. La seule chose que tu as construis dans ta vie, il la détruit. Et maintenant, il te manque. Encore. Toujours. Tu écartes ton regard, et le relance vers l'extérieur. Ton oeil brille, Nikolaï. Tu ne vas quand même pas pleurer ? Non. Il t'a descendu, mais tu es fort. Tu es plus dur que ça.

Alors tu te contentes d'apprécier la vue que tu as, sans la toucher, et tu respectes le calme et le silence. Tu ne veux pas briser cet atmosphère. Et tu le chasses de tes pensées. Rapidement. Car il n'a rien à faire ici. Il n'avait rien à faire dans ta vie. Et pourtant. Tu essuies d'un geste rapide ton oeil, l'air de rien, et tu te remets à sourire. Sans un mot, tu t'assois à côté d'Aniela. Elle semble parfois intriguée par toi. Parfois, elle a l'air curieuse. Tu aimes bien, toi. Parce qu'elle fait attention à celui que tu es vraiment. Elle interroge le vrai Nikolaï. Et elle t'écoute, réellement. Elle n'écoute pas tes mixages, elle ne regarde pas tes œuvres, elle ne se drogue pas avec toi, elle ne boit pas. Elle te parle sans intermédiaire. Directement, et droit au coeur. Et étrangement, aujourd'hui, elle s'intéresse à ta passion, et à ton instrument préféré.

Ah ça, des instruments, tu sais en jouer. La guitare, la guitare électrique, le piano, la batterie, le synthétiseur, les percussions, la flûte. Ces instruments que tu maîtrises. Et avec eux, tu oublies un peu tout. Tu ne penses qu'aux notes qui défilent, tu ne vois plus qu'elles, et tu oublies tout. Tu oublies l'absence, la solitude, la drogue, l'alcool. Tout ce qui te détruit. Et quand tu composes de la musique, tu te sens créateur. Et là, tu n'es plus ce destructeur. Tu n'es plus ce Nikolaï qui fout tout en l'air et qui casse tout ce qu'il touche. Tu deviens un créateur. Tu t'installes un peu mieux sur le banc, et tu places tes mains sur le piano, prêt à jouer quelque chose.

« En vérité, je peux pas trop t'expliquer comment il faut faire. Y'a pas de secret je pense, il faut s'exercer. Tout le temps, et avec passion. Enfin, faut le sentir quoi. Faut que ça te parle je crois ... Attends, j'vais te jouer un p'tit truc ... »

Tu poses tes doigts sur les touches, et comme pris dans une transe, tes doigts parcourent le clavier. Tu te concentres, et agiles, tes doigts filent et frappent une à une les touches. La mélodie résonnent, et elle est comme dans tes souvenirs. Tu la connais par coeur, et tu ne doutes pas un instant sur les notes. Elle te rappelle tellement de choses cette chanson. C'était sa préférée, à lui. Et il te demandait tout le temps de la jouer, parce qu'il te trouvait beau quand tu la jouais. Et tu le faisais, idiot que tu es. Mais tu adores cette chanson, et bien qu'elle soit associé à lui, tu t'en moques. Et par désinvolture contre ton passé, tu la joues. Et encore. Tes doigts frappent les touches, les cordes vibrent, et le son explose dans la pièce. La mélodie se prêtait bien à l'ambiance, calme et sereine. Elle ne brisait rien, elle ne faisait pas tâche. Elle était dans la continuité, et elle embellissait même cet endroit. Tout semble tellement plus beau avec de la musique ... Tu ralentis, un peu plus, et finalement, tes doigts s'arrêtent, et restent poser sur les dernières touches. Tu te tournes vers Aniela, et tu lui adresse un sourire un peu gêné.

« C'est ... Une vieille mélodie, que j'adore en fait. J'espère que ça t'a plu à toi aussi ! Parce que ça fait longtemps que je l'ai pas jouée, j'dois être un peu rouillé ... »

Tu sembles si timide. Personne ne te reconnaitrait. Toi, Nikolaï, ce garçon si extraverti et sûr de lui. Tu bégayes, et tu cherches tes mots. Hésitant comme un enfant. Tu tournes doucement la tête vers la fenêtre. La lumière du soleil t'éblouit un peu. Et tu attrapes une mèche de cheveux qui te tombe devant les yeux. Et tu la tripotes. Tu n'aimes pas tes cheveux, ils ne sont pas agréables à toucher. Tellement les colorations les ont abimés. Tout était calme, et cet endroit respirait la sérénité. Tu te sentais bien, perdu dans cet océan de mélancolie. Avec pour seul compagnon, Aniela, cette douce demoiselle. Quelle agréable compagnie par ailleurs.

[Comme tu l'as remarquée, j'ai placé la musique que joue Nikolaï en début de RP. Enjoy !]
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Mer 31 Aoû - 21:09

Ani leva la tête du clavier pour observer de nouveau son ami, elle se trouvait un peu stupide à cause de sa dernière remarque. C'est vrai quoi, comment la fille d'un grand pianiste adulant la musique pouvait être incapable de jouer le moindre morceau. Même « Au Claire de la Lune » elle ne savait pas comment le jouer. Ah si maintenant qu'elle y pensait, il y avait bien un trois mains que son père vainement tenté d'apprendre à son frère et elle, mais comment dire. Dès que les deux enfants se retrouvaient côté à côté sur le banc, ils étaient incapables de jouer plus de deux mesures sans se battre ensuite. « Et c'est toi qui n'es pas en rythme! », « Non c'est toi qui t'es trompée! », « Tu parles t'as qu'une seule main à jouer et t'es pas fichue de le faire correctement », « Non c'est toi qui a voulu faire le malin en prenant le plus dur et tu t'en sors pas! ». Bref au bout d'une semaine, leur père les avait virés du piano et là s'acheva la brillante carrière de pianiste des frères et sœurs Glinczanki. C'était lamentable, Aniela en avait conscience, mais ils n'avaient jamais pu s'empêcher de ne se voir qu'en rivaux au lieu d'essayer de combler leur manque d'affection en s'entraidant. C'était lamentable, c'était Pathétique.

Sortant de ses pensées, Ani remarqua que Nikolaï avait un regard triste, elle cru même apercevoir une larme, mais le Springties l'enleva vite d'un revers de la main. Ani s'inquiéta, mais il lui fit un sourire, alors elle le lui rendit, rayonnante. Si quelque chose n'allait pas, il lui dirait, elle le savait. Elle ne voulait pas le forcer, elle même n'aimait pas l'être. Il s'installa sur le banc près d'elle, Ani se poussa un peu sur le côté pour lui faire de la place. C'était plus pratique pour jouer du piano d'être au milieu du clavier. Elle ne pu d'ailleurs réprimer un petit cri d'excitation lorsque Nikolaï lui annonça qu'il allait lui jouer un morceau. Elle aimait tellement entendre quelqu'un jouer du piano, encore plus si c'était lui.

Et c'est le regard pétillant de joie, qu'elle observa Nikolaï qui venait de commencer à jouer. De nouveau elle reconnaissait la mélodie, elle serait bien incapable de retrouver le titre en revanche, mais elle se souvenait avoir déjà entendu la mélodie. En même temps sur son lecteur de musique il n'y avait que des morceaux de piano et elle avait passé les quinze premières années de sa vie dans une maison où le son clair du piano avait toujours raisonné entre ses murs non stop. Il était donc assez rare qu'elle ne connaisse pas un morceau de piano. Emportée par la douce mélodie, Ani ferma les yeux, un sourire serein planant sur ses lèvres. Il jouait vraiment bien, c'était un véritable plaisir d'écouter la mélodie qui envahissait doucement la pièce. Il avait bien choisit le morceau. L'air berçait Ani, elle aurait pu s'endormir, là, juste à côté de Nikolaï, mais elle ne le fit pas, ça ne se faisait pas. Et puis elle voulait continuer de parler avec lui. Elle ne voulait pas que ce moment s'arrête, cette amitié était certes secrète et elle aimait ce côté là de leur relation, mais en même temps, se voir devenait beaucoup plus difficile. Malheureusement. Les notes continuaient de filer, apaisant les voix qui hantaient sans arrêt la tête d'Ani et finalement le dernier accord retentit. Ani rouvrit les yeux, posant son regard sur Nikolaï, ce dernier lui adressa un sourire timide, Ani le lui rendit, se voulant rassurante, après tout sa prestation avait été magnifique. Ani le pensait vraiment.

    « C'était magnifique! J'ai adoré! Tu as très bien joué! Ça ne m'étonne pas que tu aimes ce morceau, ça s'entendait dans ta façon de le jouer. »


Son sourire ne la quittant pas, Ani observa Nikolaï prendre une mèche des mèches bleus de ses cheveux, il était mignon lorsqu'il était tout timide et gêné. Ani était parfois vraiment impressionner par le changement de comportement qu'il avait en public et avec elle. Il était si différent... Le silence s'installa peu à peu, ce n'était pas vraiment gênant entre les deux Springties, la sérénité qui habitait la pièce leurs suffisaient, mais Ani le brisa quand même.

    « Il représente quelque chose d'important ce morceau n'est-ce pas? »

[j'ai adoré la chanson!! Tu me dis hein si y a quelque chose qui ne va pas ^^]
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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Jeu 1 Sep - 0:11

Aniela semblait être satisfaite de ta prestation quelque peu improvisée, et c'était le principal. Dans la musique, le plus important à tes yeux, c'est de satisfaire ton public. Lui donner ce qu'il veut, sans renier le musicien que tu es. Donner sans concession, tout en restant toi même. C'est ça faire le show et jouer de la musique pour quelqu'un. Et Aniela aimait ce que tu lui jouais, alors tu étais satisfait. Tu souriais, un peu naïvement, mais le coeur léger soudainement.

Car cette musique avait le pouvoir d'apaiser ton coeur un peu trop lourd, parfois. Lorsque les notes résonnent, tu sens ton esprit se vider, et bien que cette mélodie soit chargée de souvenirs, tu oublies tout. Juste le temps de la jouer. C'est court, trop court. Mais le temps se suspend, et les secondes s'étirent à l'infini. Et là, tu te sens capable d'arrêter le temps. Tu dois payer le contre-coup par contre. Car le temps rattrape forcément son retard. Et avec lui, les souvenirs remontent. Ils te submergent et tu te retrouves noyé dans un océan d'images et de mots, que tu ne sais pas contrôler. Tu aimerais oublier tout le temps, comme quand tu joues cette mélodie. Mais ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas possible. Alors tu masques la tristesse, tu feints un peu. Et tu prends sur toi. T'essayes d'être le plus fort possible. Et tu tiens le coup. Encore, toujours. Car il t'a promis que ta vie serait glorieuse. Il t'a dit que tu réussiras ce que tu veux. Et tu as envie de le croire. Car il a été le premier à te dire les mots justes pour te rassurer.

Et elle te pose la question fatidique. Celle que tu aurais voulu éviter. Celle à laquelle tu préférerais ne pas répondre. Mais tu le sais. Elle le sait. Elle sait qu'il y a quelque chose, et elle sent ton coeur lourd. Elle sait que tu as un poids sur la conscience. Mais tu n'en as jamais parlé depuis que tu es ici. En trois années dans ce lycée, jamais tu as dis son nom. Tu ne l'as même jamais évoqué une seule fois. Bien qu'il soit là, dans ton esprit. Comme une chanson, qui te reste dans la tête. Et tu n'oublies pas sa mélodie, comme tu ne l'oublies pas. Tu vis ta vie, mais pourtant, parfois, il est là. Ce vieux fantôme qui a hanté tes nuits, tes soirées, ta vie. Et tu te sens obligé d'en parler soudainement, car ça te pèse, et le pacte secret qui t'unit à Aniela s'impose. Tu te retournes vers elle, lui adressant un sourire un peu triste, caractéristique d'un garçon qui n'a pas le moral

« Oui, elle est chargée d'histoire, cette chanson. Mon ex-petit ami l'aimait beaucoup ... Il me demandait tout le temps de la jouer, et il s'endormait sur moi, ou sur le piano. »

En disant ça, ton sourire triste s'ancre sur ton visage. Et dans tes yeux mélancoliques tu rejoues cette scène. Tu le revois, souriant, à tes côtés. Il te regarde, et pose sa tête sur ton épaule, pendant que tes doigts filent sur le clavier. Et tu sens son souffle sur ta peau. Et il s'endormait, comme ça, tandis que toi tu terminais la mélodie. La plupart du temps, il était défoncé ou bourré. Mais ça ne faisait rien. Tu le portais dans le lit, et tu t'allongeais à côté de lui, heureux et amoureux. Comme jamais tu ne l'as été. Tu te ressaisis, essayant de ne pas laisser paraître ta mélancolie. Et d'une geste timide, tu avances ta main vers le visage d'Aniela, et attrape une mèche de ses cheveux. Tes doigts les caressent, et glissent jusqu'en bas. Tu le refais, une deuxième fois. Ses cheveux sont magnifiques. Si soyeux et longs. Et machinalement, tu lui caresses les cheveux. Timidement, et hésitant comme un enfant.

« C'est du passé, une vieille histoire un peu compliquée ... Mais j'adore cette chanson. Elle me rappelle cette période, et elle est magnifique. J'suis content que ça te plaise. »

Puis tu relâches ses cheveux, comme si tu t'apercevais soudainement de ce que tu étais en train de faire. Et tu rougis légèrement, un peu embarrassé, et tu caches tes mains, comme honteux. Le geste était peut être un peu trop intime et tu avais peur qu'Aniela le prenne mal. Mais ce n'était pas calculé. C'était sans arrière pensée. Juste une envie, rien de plus. Et en tant qu'ami, ce geste ne te choquait pas. Mais tu ne savais pas les réactions d'Ani, et tu ne voulais pas non plus la brusquer.
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Jeu 1 Sep - 21:49

Aniela le savait. Elle savait qu'en posant sa question elle venait de toucher une corde sensible. Elle connaissait bien le Springties maintenant et elle avait ressenti sa mélancolie lorsqu'il avait joué cette chanson. C'était quelque chose dont Nikolaï n'avait encore jamais osé lui parler. Quelque chose dont il n'avait jamais osé parler à personne dans cette école surement. Elle ne l'aurait pas mal pris s'il avait décidé de le garder pour lui. C'était son choix. Ani l'aurait respecté, brusquer les gens n'était pas vraiment son truc. Pas avec lui en tout cas. Après tout elle pouvait comprendre que certaines choses soient difficile à dire aux autres. Elle-même en avait. Mais il ne refusa pas de le lui dire, il se confia à elle. Il lui fit cette honneur et elle en était extrêmement touchée. Ce pacte qui les liait était vraiment puissant et cela la rassurait. Elle aimait savoir qu'elle pouvait avoir une véritable amitié, quelqu'un vers qui elle pourrait toujours se confier. C'était quelque chose qui lui avait tellement manqué ces dernières années. Elle ne pensait pas d'ailleurs qu'elle aurait pu de nouveau refaire confiance à quelqu'un après ce qu'elle lui avait fait. Mais étrangement, ce commun accord qu'il y avait entre Aniela et Nikolaï s'était fait tout seul. Sans crainte et sans peur. Parce qu'Ani voulait aider Nikolaï, elle le trouvait beaucoup plus en détresse que n'importe quel arbre de la forêt amazonienne. Parce qu'elle n'aimait pas voir ce sourire triste sur les lèvres de Nikolaï, elle voulait l'aider. Elle voulait qu'il lui sourit avec autant de sincérité qu'elle le faisait. Parce qu'un jour elle espérait qu'elle le sauverait.

Bizarrement, elle ne fut pas étonnée que la cause de ce sourire qu'elle n'aimait pas, soit celle d'une personne qu'il avait aimé. Une personne qui avait surement du avoir une grande importance dans la vie de Nikolaï. Une personne qui avait su le comprendre, Aniela en était persuadée en tout cas. Et même si c'était son ex petit-copain, Nikolaï devait surement y être encore beaucoup attaché. Elle pouvait presque imaginer cet personne à sa place sur le banc, la tête sur l'épaule de Nikolaï dormant comme un loire.

    « Je comprend mieux. »


Oui elle ne savait pas trop quoi dire de plus. Les histoires d'amour c'était pas son rayon hein. C'est pas sa faute hein. Si un peu ok. Enfin disons que comme Ani a déjà du mal à avoir des relations d'amitiés stables et normales, elle était pas prête d'avoir un copain ou une copine capable de la supporter plus d'une journée. Enfin de toute manière, elle ne pensait pas que Nikolaï attende une quelconque remarque sur cela. Et Ani n'irait pas lui demander plus d'informations s'il ne les lui donnait pas par lui même. Elle n'avait pas envie d'enfoncer le couteau dans la plais. Et lorsqu'elle sentie la main de jeune homme toucher ses cheveux, Ani fut bien incapable de prononcer la moindre syllabe de toute façon. Elle écoutait toujours Nikolaï, mais son corps se raidit un peu. Elle était surprise par son acte, elle ne s'y attendait pas et surtout elle ignorait comment réagir à cela. Elle savait une chose cependant, plus elle sentait ses doigts courir le long de ses cheveux, plus elle aimait la sensation. Ani avait l'impression qu'on lui prêtait véritablement attention. En cet instant précis, quelqu'un lui montrait une marque d'affection. Quelque chose qu'elle expérimentait que trop rarement. Soudain il arrêta, cachant ses mains comme un enfant pris sur le fait d'une grosse bêtise et de nouveau, Ani fut prise au dépourvu, elle eut un sursaut, réussit à perdre l'équilibre et à tomber du banc.

Elle avait l'air maline maintenant par terre, une expression de surprise figée sur son visage. Elle ne pu réprimer un petit rougissement, elle se sentit bête. Elle leva la tête pour voir le visage rougissant de Nikolaï et finalement elle éclata de rire. Elle riait de sa propre bêtise, de sa propre ignorance, mais aussi parce qu'elle en avait inexplicablement envie. Elle savait que l'acte de Nikolaï, bien que surement impulsif, n'était qu'une façon à lui de montrer son amitié envers elle. Elle ne lui en voulait pas, elle comprenait, il l'avait juste prise au dépourvu. Cela se voyait à présent non? Ayant toujours du mal à reprendre son sérieux, Ani resta assise à terre, tentant de s'excuser.

    « Excuse moi... Je ne voulais pas rire. Je.. tu m'as... surprise. Je m'attendais pas à cela et... je savais pas trop comment réagir en fait. J'ai l'air fine là je crois. »

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Jeu 1 Sep - 22:27

Spoiler:
 

Tu n'avais pas vraiment besoin de moi. Non. Des mots, il y en a eu déjà tellement. Beaucoup trop. Beaucoup trop de larmes et de cris lancés dans le silence. Beaucoup trop d'appels au secours sans réponse. Beaucoup trop d'amour. Maintenant, les mots ne servent plus à rien. Ils ne peuvent plus t'aider. Tu veux juste en parler, parfois, pour t'exorciser de ce démon qui te dévore de l'intérieur. Ce monstre niché dans ta poitrine qui mange ton coeur.
Alors tu cries comme avant dans le silence. Tes cris ne portent pas loin. Personne ne t'entend. C'est un coup d'épée dans l'eau. Car personne ne veut entendre les lamentations d'un amoureux désespéré. Cela n'intéresse personne. Et aujourd'hui, dans le silence dans lequel tu t'étais mué, tu as crié. Et Aniela a entendu ton cri. Elle ne peut pas t'aider. Mais tu t'en fiches, elle a entendu ton cri, et elle l'a compris. Tout simplement. Et il n'en fallait pas plus pour t'alléger l'esprit. Car tu savais que tu n'étais pas seul, et que tu existais pour quelqu'un.

C'est ta plus grande peur. Ta bête noire. Ce qui te hante jour après jour. Être quelqu'un, exister. Plus jamais les gens te délaisseront. Plus jamais tu ne seras seul. Non, jamais plus. Tu as trop souffert de ta solitude. Toi, le garçon non désiré. Celui qui est venu au monde par erreur. Celui qui a détruit la vie de ses parents, au lieu de l'embellir. Toi qui ne sait que détruire. Tout ce que tu touches se brise sous tes doigts. Et tu désespères. Car tu sais que tu vaux plus que ça, tu en as la conviction. Tu n'es pas un moins que rien, un fils de rien. Tu le prouveras à tout le monde. Tu montreras au monde qui tu es. Car toi aussi, tu existes. Tu sens que ta place est quelque part dans ce monde, mais tu ne la trouves pas. Tu as un rôle à jouer, mais tu ne sais pas lequel.

Et tu aurais pu succomber à tes idées noires, plus d'une fois. Mais c'est parce qu'il existe des personnes comme Aniela. Des personnes qui semblent croire en toi. Peut être que tu te trompes, mais tu sais que tu existes à leur yeux. Tu te sens vivant avec ces personnes. Quand tu regardes Aniela, tu sais que tu existes vraiment. Et tu sens qu'elle te touche le coeur, de ces douces mains délicates. Tu sais qu'elle te ressent.

Visiblement surprise par tes gestes amicaux, peut être un peu inattendus cela dit, la pauvre Aniela sursauta, et dans son élan, s'écroula du banc pour se retrouver maladroitement assise par terre. Et son joli rire éclata dans la pièce, cristallin et clair. Elle t'a fait peur, tu as bien cru qu'elle s'était fait mal. Mais tu te mets à rire aussi maintenant, un rire incontrôlé et sincère. Car elle avait l'air maligne assise par terre, morte de rire comme toi. Et la pauvre essayait de s'excuser de rire, mais cela sonnait tellement faux, qu'elle te fit rire encore plus. Sacrée Aniela. Même dans tes déprimes, elle arrive à te faire mourir de rire !

« Ha ha ! T'excuses pas ! Tu m'as bien fais rire en tout cas. Tu t'aies pas fait trop mal j'espère ? »

En disant ça, tu attrapes la main d'Aniela et tu la hisses de nouveau sur le banc, afin de la rassoir à tes côtés. Tu ne peux pas t'empêcher de rire encore un peu, en te visualisant encore une fois la scène dans ta tête. Et tout gentiment, avec la délicatesse adéquate pour ne pas l'effrayer une nouvelle fois, tu attrapes d'une main son visage et l'attires vers toi, afin de déposer sur sa joue un léger baiser, comme un moyen de la remercier d'être là, avec toi, dans ce moment magique. Car la lumière était parfaite, la musique était douce, et l'ambiance était calme et sereine. Et même si elle n'en était pas responsable, il te semblait que tout ça, c'était grâce à elle.

« Je voulais pas te surprendre. T'es pas une habituée des marques d'affection on dirait. Avec moi, t'es pas gâtée j'ai envie de dire ! »

Tu lui adresses un sourire sincère, emprunt d'amitié et de complicité. Oui, elle était drôle Aniela. Et c'est pour ça que tu l'aimais bien. C'est vraiment une chic fille. Et pour rien au monde, tu regrettes de l'avoir rencontrée. Tu poses tes mains sur le clavier, et tu le fixes. L'envie te prend de jouer un autre morceau, mais tu hésites. Attendant d'Aniela qu'elle t'incite à jouer encore. Peut être même pourrait-elle te donner une chanson ? Qui sait.
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Ven 2 Sep - 14:20

Spoiler:
 

Il riait. Aniela avait réussi à sortir Nikolaï de sa mélancolie. Et plus il riait, plus elle riait elle aussi. Son rire était si chaleureux. Le Springties n'était pas le seul à tirer profit de leur amitié. Passer du temps avec lui était tout aussi bénéfique pour Ani que cela l'était pour lui. Elle avait le sentiment que quelqu'un prêtait véritablement attention à elle. Cette attention qu'il n'avait que pour elle lorsqu'ils étaient seuls, elle y tenait tellement. C'était quelque chose que Aniela recherchait, depuis toujours. Pourquoi sa mère n'avait jamais vu cela. Pourquoi son père ne le voyait pas non plus. Pourquoi personne ne voulait voir ses cris de détresse. Pourquoi personne ne la comprenait. Elle ne demandait pas la lune, simplement de l'affection, de l'attention. Elle voulait qu'on lui prouve qu'elle avait de l'importance. Elle voulait qu'on lui montre qu'elle avait une place dans ce monde. Elle voulait que des êtres humains lui disent cela. Pas un tas de brindille chlorophyllienne qui essayaient de la monter contre sa propre espèce. Mais lui il comprenait, il était comme elle, seul, surement beaucoup plus seul qu'elle. Il savait ce que c'était. Il savait que c'était dur lorsque tout le monde l'évitait, il savait comme elle souffrait lorsqu'une fois de plus quelqu'un venait de la trahir. Il savait que ces préjugés, que les gens avaient avant même de pouvoir leur adresser la parole, était ses pires ennemis. Ainsi vous vous souteniez mutuellement, tout simplement. Et il riait et c'était grâce à toi Ani. Et tu peux bien être fière, même si tu ne l'as pas fait exprès.

Un nouveau sourire ornait les lèvres d'Ani, parce que voilà, elle préférait nettement voir Nikolaï rire ainsi, plutôt qu'avec ce sourire triste qu'il avait sur son visage deux minutes avant. Il lui prit la main et la hissa de nouveau sur le banc, près de lui. Il riait encore et Ani aussi. Elle avait vraiment réagi stupidement cette fois-ci. Heureusement seul Nikolaï venait de la voir dans toute sa splendeur de petite maladroite.


    « T'en fait pas, j'suis solide! Et puis je suis pas tombée de bien haut. »


Soudain, il tendit la main vers son visage, mais ce coup-ci Aniela ne fut pas surprise, elle ne sursauta pas, elle ne tomba pas du banc. Elle le laissa faire. Elle avait confiance. Attirant son visage vers le sien, il déposa un léger baisé sur sa joue. Il la remerciait, elle le savait. Pourtant une fois de plus elle n'avait pas fait grand-chose à part l'écouter et tomber d'un banc. Mais elle était contente d'être ici, elle était contente qu'il soit là et elle était contente de lui avoir rendu le sourire. Ça ne la dérangeait absolument pas qu'il soit ainsi avec elle, au contraire elle ne demandait que cela. Des marques d'affections. Ani ne pouvait donc pas lui en vouloir de l'avoir surprise, elle ne pouvait pas lui en vouloir pour quoi que ce soit de toute façon. Le fait qu'il se drogue, le fait qu'il boive trop et qu'il fasse n'importe quoi, lui importait peu sur sa vision de le voir lui. Avec elle, il était lui-même, elle le savait. Toutefois, il est vrai qu'elle aimerait qu'il arrête tout cela parfois, elle avait si peur que sa chance le quitte.

    « C'est pas grave. J'ai juste pas l'habitude en effet. Les gens m'aiment rarement assez pour être comme ça... Mais je suis heureuse de t'avoir toi. »


En ce moment précis elle se moquait bien de ce que les gens pensaient d'elle, lui il était sincère et il le montrait. Il souriait et elle aussi lui souriait. Voilà c'était ce sourire qu'elle voulait voir. Ce sourire sincère, ce sourire complice, ce sourire qui lui allait si bien. Ses mains se posèrent de nouveau sur le clavier, le sourire d'Aniela s'élargit, elle avait bien envie qu'il joue encore un morceau. Elle aimerait tant en entendre un en particulier. Le morceau préféré de sa mère, et le sien accessoirement, celui que son père jouait tous les soirs pour elle et il devait surement le jouer encore là-bas en Pologne. Elle fixa les doigts de Nikolaï posés sur le clavier et finalement releva la tête pour le regarder lui. Son visage rayonnait par son sourire et sa bonne humeur.

    « Dis Niko! Tu veux bien jouer un morceau pour moi? Enfin si tu avais déjà quelque chose en tête je ne veux pas d'embêter avec hein. Mais voilà j'ai vraiment envie d'entendre ce morceau. Tu voudrais pas le jouer pour moi s'il-te-plaït? C'est la Gymnopédie n°1 d'Erik Satie. Mais si tu connais pas le morceau c'est pas grave. Joue ce qui te fait plaisir! Je veux pas te forcer. Tu fais comme tu veux hein? Parce que j'veux pas que tu te sentes obligé et... »


Comme toujours lorsqu'elle était heureuse ou qu'elle voulait quelque chose, Ani mettait encore trop de mots dans ses phrases. Elle était tellement excitée par l'idée que son ami puisse lui jouer son morceau préférée qu'elle ne maitrisait plus son flot de parole. Ani aimait tellement le piano.
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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Ven 2 Sep - 20:10



Elle était comme toi, une grande perdante dans cette roue qu'est la vie. Elle aussi souffrait de l'absence. Elle t'en avait déjà vaguement parlé, une fois, lorsqu'elle se sentait un peu déprimée. Un manque d'attention de la part de ses parents si tes souvenirs sont bons. Son histoire était similaire à la tienne. Pire ? Chacun a ses problèmes, ses blessures, et ses cicatrices. Et il n'existe pas d'échelle de mesure en ce qui concerne la douleur que l'on ressent. Peut être en avait-elle plus souffert que toi. Qui sait ? Sa phrase te touchait en plein coeur car elle respirait la sincérité, ponctué d'une pointe de tristesse. Comme une enfant qui ne comprenait pas réellement les causes. Comment peut-on ne pas aimer ce joli petit bout de fille ? Elle, si gentille, attentionnée et rieuse. Cela te passait par dessus la tête. Quoique, tu ne fais pas le fier toi non plus. Oui, les gens t'aiment en généralement et tu es connu, mais ce n'est pas le vrai Nikolaï qu'ils connaissent. Ce n'est qu'une pâle copie qui pratique la défonce et les soirées dans le seul but d'exister auprès des autres. Uniquement pour se donner une existence. Une existence bradée, au prix de quelques rails et de quelques litres d'alcools par soirée. Au fond, c'était assez pathétique. Mais ça te faisait vivre. Sans ça, tu ferais peut être des conneries. Alors tu continues, et tu mets ta vie en jeu, car ça te dope d'adrénaline. Ça te fait peur, et ça t'électrise en même temps. Et tu existes.

La demoiselle était agréable, et ses mots te rassuraient. Toi aussi tu étais heureux de l'avoir. Et pris d'une certaine pudeur, tu aurais voulu le lui dire aussi, mais tu te retiens, et lui adresses un large sourire, lui montrant que toi aussi tu partageais les mêmes sentiments envers elle. On ne dit pas assez aux gens qu'ils comptent pour nous. On oublie souvent que ça compte, ces mots parfois niais. En tout cas, ça compte beaucoup pour toi. Et secrètement, tu enfouies les mots de la Springtie au fond de ton coeur, car tu sais que tu ne les oublieras pas. Tu sais le poids de ces mots, et leur valeur. Alors, comme un trésor, tu les conserves précieusement en toi. Comme une petite éponge à sentiments. C'est un près ça, oui.

Finalement, Aniela t'interrompit, alors que le silence s'éternisait et que tu allais recommencer à jouer un quelconque morceau. Elle semblait gênée de te demander de jouer un morceau. Au contraire, cela te faisait réellement plaisir. Et tu pensais que cela pouvait être une jolie façon de la remercier. En lui souriant, tu lui fis un signe de la tête pour lui dire qu'il n'y avait pas de problème. Et tu te concentres de nouveau sur ton clavier. la Gymnopédie n°1 d'Erik Satie ... Le morceau te disait vaguement quelque chose. La vérité, c'est que tu connais tellement de chansons et de mélodies, que tu t'y perds parfois. Bien que ta mémoire en musique était excellente, il t'arrivait régulièrement de confondre des morceaux ou d'oublier les notes d'une partition. Sachant que tu connais plus d'une centaine de partitions au piano, cela semblait plutôt normal. Cette chanson te revenait en tête, mais seulement l'air et le rythme ... Les notes ne venaient pas. Aucune note. Elles te venaient anarchiquement à l'esprit. Tu tentas quand même de les mettre en oeuvre, suivant la bribe d'air qui te revenait en tête. La mélodie sonnait très mal, ce n'était vraisemblablement pas ça. Confus et un peu perdu, mais également désolé, tu te retournes vers Aniela, tout en détournant le regard. Légèrement honteux.

« Je ... J'suis désolé, je ne me souviens plus de la partition, ça fait très longtemps que je ne l'ai pas joué ... J'suis vraiment désolé, j'aurais vraiment voulu la ... ! »

Tu t'arrêtes au milieu de ta phrase. Tu le sens, ça te fourmille dans les membres, ça s'agite dans ton crâne. C'est ton don, il s'active tout seul. Et comme à chaque fois, ta perception du monde va s'altérer. Aussitôt tes yeux bleus se mettent à briller d'une lueur étrange, très claire et lumineuse. Le monde qui t'entoure perd ses couleurs, tout. La lumière orangée, le vert des cheveux d'Aniela, le bleu de tes propres cheveux. Tu ne vois plus que du noir et blanc. Et des lueurs. Ce sont des fragments de chance. Enfin, c'est comme ça que tu les perçois. Quand ton don s'active, tu ne vois le monde qu'à travers la chance qu'il contient. Pour toi, chaque être ou objet précieux détiennent de la chance, plus ou moins forte. Elle est représentée à tes yeux par des lueurs plus ou moins vives. Toi, tu étais capable de gérer ses lueurs, de les accentuer, les faiblir, les échanger. C'est comme ça que tu contrôlais la chance.

Inexplicablement, ta tête est attirée vers un coin de la pièce. Et comme pris d'une transe, tu te lèves en silence, et t'approches d'une lueur émanant d'un casier. Tu t'approches, et tu l'ouvres. Et dans le tiroir du casier à partitions, un cahier brille. Tu l'attrapes, et tu lis fièrement sur la couverture "Gymnopédie n°1 d'Erik Satie". Quelle chance. Peu à peu tu reprends ta vision normale, et tes yeux reprennent leur pigmentation naturelle. C'était fini. Un peu surpris, tu reviens t'assoir à côté d'Aniela, lui faisait signe que tout va bien.

« Désolé, c'était ... Mon don. Mais grâce à lui, je viens de retrouver la partition de la Gymnopédie n°1 ! Bon, allez, j'espère que ce ne sera pas trop mauvais ... »

Tu passais un peu sous silence l'épisode de ton don. Cela te gênait un peu de l'avoir activé devant Aniela. Elle sait ce que c'est, forcément. Elle aussi à un don. Mais tout de même, la façon dont il s'était activé était un peu surprenante quand même. Ce n'était pas impressionnant, surtout du point de vue d'Aniela. C'était juste un peu étrange, cet état de transe dans laquelle tu tombais. Tu consultes rapidement la partition, regardes le rythme et les silences. Presque immédiatement, tout te revient en mémoire. Par précaution, tu poses quand même la partition devant toi, et tu lances le métronome posé sur le piano.

Et c'est parti, la mélodie s'élève, tandis que tes doigts frappent en cadence les touches du clavier. Une magnifique mélodie. Douce et calme. Lente. Tu suis la partition, au rythme du métronome, et le tout semble si harmonieux. Cela faisait si longtemps que tu n'avais pas joué ce morceau. C'est dommage, il est plutôt agréable. Tu te sentais bien, dans le sens où tu faisais plaisir à Aniela. Enfin, en espérant que ce soit bien la bonne chanson. On ne sait jamais. C'est parfois si mal rangé dans le casier à partitions ...
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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Sam 3 Sep - 22:29

Stupide Aniela. Elle s'en voulait d'avoir ouvert sa grande bouche une fois de plus. Elle n'avait pas voulu mettre Nikolaï mal à l'aise. Ce n'était pas grave s'il ne connaissait pas le morceau, c'était juste un morceau après tout. Il pouvait jouer n'importe quel autre morceau, Ani aurait été tout aussi contente... Un peu moins certes, mais elle n'en serait pas morte. Ce n'était pas grave. Mais elle avait réussi à mettre Nikolaï dans une situation qui le gênait surement. Bravo Ani! Elle voulut lui dire que ce n'était pas grave, qu'il pouvait jouer autre chose, elle serait heureuse quand même. Tant qu'il jouait tout lui allait. Cependant, il s'interrompit brusquement tandis qu'il s'excusait, laissant Ani perplexe, et soudain, une étrange lueur émana de ses yeux. Surprise et émerveillée par cet étrange phénomène, Aniela ne dit rien, elle se tut et l'observa. Elle se demandait bien ce qui pouvait lui arriver, il était comme en transe, elle l'appelait mais il ne semblait pas l'entendre. Il se leva et se dirigea vers un coin de la pièce sans un mot. Ani l'observait, sans savoir quoi faire, elle s'inquiétait, elle ne savait pas ce qui lui arrivait. C'était peut-être dangereux... Elle commença à se lever du banc pour aller vers lui, mais ce dernier revenait déjà vers elle, une partition à la main, lui faisant signe que tout allait bien. Rassurée, Ani lui fit un large sourire. Ce n'était que son don, un don de chance lui avait-il expliqué une fois. Elle ne l'avait jamais vu à l'oeuvre. C'était... très différent de son don à elle.

    « C'est pas grave. C'est très... surprenant.. Merci de te donner tant de peine, je suis certaine que ce sera magnifique! »


Ani sourit, comme à son habitude. Elle était très touchée que son don se soit manifesté pour elle. Très heureuse aussi, elle était tellement impatiente de l'entendre jouer ce morceau. Il posa la partition sur le piano et commença à jouer. La mélodie se mit à envahir la pièce. Douce, calme, lente et apaisante. Dès les premières notes Aniela fut emportée par elle, son pied battant la mesure en rythme. Elle ferma les yeux. Elle le revoyait lui, son père, jouant ce morceau pour sa mère, mais c'était bien la version de Nikolaï qu'elle entendait. La scène était muette. Et tandis que Nikolaï continuait de jouer, ce souvenir devenait plus net. Cet homme, lui tournant le dos, assis au piano jouant cette douce mélodie et même si elle ne voyait pas son visage elle devinait un sourire. Non loin il y avait sa mère, son rire résonnait dans la maison, elle faisait à manger. Et enfin à côté d'Ani il y avait son frère, il lui souriait, ils n'étaient pas en train de s'entretuer. Après tout ils n'en avaient pas besoin, ils étaient tous réunit en famille. Ce genre de moment avait été si rare dans son enfance. Ani se demandait même si ce n'était pas une illusion qu'elle voyait. En fait elle s'en moquait. Que cette scène soit vraie ou fausse n'avait pas d'importance parce qu'à ce moment précis Ani était heureuse et sereine, elle n'entendait plus ces voix désagréables, juste un chant. Un chant magnifique. Elle aurait tant aimé que le temps s'arrête, que ce moment dure à jamais. Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin et l'accord final de la Gymnopédie n°1 résonna dans la pièce, tirant Aniela de sa rêverie.

    « Merci. »


Elle rouvrit les yeux, le visage lumineux. L'écouter jouer du piano lui avait fait un bien fou. Nikolaï ne s'en rendait peut-être pas bien compte mais, il avait vraiment réussi à calmer Ani. Elle allait bien dormir ce soir c'était certain. Pas besoin de somnifère pour une fois. Sans crier garde, Ani se pencha vers le jeune homme et déposa un baiser innoncent sur sa joue. C'était un baiser pour le remercier. Le remercier d'être là pour elle. Mine de rien l'existence, la présence de Nikolaï était surement quelque chose de très importante pour Ani. C'était bien la seule personne dans cette école capable de lui remonter le moral et de l'apaiser vraiment. Elle aurait tellement aimé qu'il comprenne cela. Elle aurait tellement aimé qu'il ne boive pas, qu'il ne se drogue pas. Elle avait si peur qu'il lui arrive quelque chose. Elle ne voulait pas le perdre. Quel dommage qu'en dehors de ces tête-à-tête, Ani ne puisse pas s'empêcher d'être jalouse de lui. Ce côté à cause duquel elle avait tellement peur pour lui était aussi un obstacle infranchissable. Elle n'arrivait pas à le voir en dehors de leur rendez-vous. Elle était bien faible et bien lâche. C'était pathétique.

    « Encore merci beaucoup. Qu'est-ce que j'ferais sans toi vraiment. »
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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Dim 4 Sep - 14:00

Les notes s'achèvent, vienne mourir au bout de tes doigts. Et tu restes immobile. Les doigts fixés au clavier. Fermant les yeux un instant, pour espérer entrevoir de cette manière l'éternité. Car tu ne sais plus comment t'en sortir, parfois. Tu as beau courir au loin, tu te sens rattrapé à chaque instant par cette vie qui te dépasse. Essoufflé. Tu voudras t'arrêter, et tu as mal. Tellement mal que tu en as la nausée. Mais tu ne peux pas t'arrêter. Tu as essayé de faire autre chose que détruire, et ça ne marche pas. Tu es prisonnier de toi-même, de ce que tu es, et de ce que la vie t'a donné. D'un don qui ne te sert à rien au fond. Un don qui n'en est pas un en réalité. Une malédiction plutôt qu'autre chose. La chance. Quelle bonne blague. Toi qui est venu au monde par malchance. Tu détiens le don de la chance. N'est-ce pas ironique ? Tu joues avec la chance, mais rien ne va. Tout finit par se retourner contre toi. Et à force de tout miser Nikolaï, tu finiras par tout perdre. Tu as déjà perdu tellement à ce petit jeu, que tu ne comptes même plus. Alors tu continues de courir, sans te retourner, car tu sais très bien ce qui git derrière toi. Seul Dieu et toi le savent. Alors ne détournes pas ton regard. Car la lumière t'éblouit et te brûle. Car tu t'es enfoncé trop loin dans les ténèbres pour t'en sortir. Ton cœur a brûlé et noircit. Qui peut encore t'aider maintenant ? Qui peut t'atteindre là où tu t'es perdu ? Personne ne viendra chercher un gars comme toi dans les ténèbres. Tu devras trouver la lumière tout seul. Ou mourir.

Tu rouvres les yeux, et il te semble qu'il s'était écoulait un éternité entre le moment où tu as fermé les yeux, et celui où tu les as ouverts. Et Aniela te remercie, presque dans un soupir de soulagement. Son visage semblait si illuminé, ses yeux brillant comme des diamants. Tu sembles un peu surpris, tu ne pensais pas que cela lui ferait autant plaisir. Mais à en croire son expression, elle semblait ravie. Avais-tu réussi à faire taire les voix dans sa tête ? Peut être. Elle t'avait déjà dit que le calme apaisait ces cris déchirants. Et comme on dit si bien, la musique adoucit les moeurs. Et tu trouvais ça quelque peu vrai. Bien évidemment, quand il ne s'agit pas de musique trop violente ou rapide. Tu restes encore un moment silencieux, un léger sourire en coin se dessinant sur ton visage. La lumière faiblissait. Le orange, si éclatant et puissant, perdait de son éclat. Laissant place à une douce lueur rosée, presque violette. Le ciel s'assombrissait, et les nuages se teintait de cette même couleur rose violacé. Bientôt, il fera nuit, et tout le monde ira se coucher.

Tu replaces quelques mèches de cheveux un peu en désordre, puis tu refermes la partition et arrête le métronome qui continuait depuis tout à l'heure à battre la mesure en rythme continu. Puis, la demoiselle déposa sur ta joue un baiser. Tu sentis ses lèvres chaudes effleurer délicatement ta joue, et un frisson te parcourut l'échine. Ce n'est pas que cela te surprenait vraiment. Mais ça te touchait. C'est comme si elle venait d'embrasser ton âme. Et tu trouvais ça si joli et innocent. Alors ton sourire, involontairement, s'élargit. Sincère et lumineux. Elle était cette lumière qui t'empêchait de succomber. Cette lueur qui écartait les ténèbres autour de toi. Ce qui te maintenant en vie. Elle, et tant d'autres personnes. Qui ont touché ton cœur, et qui l'illumine par instant, et te donne l'impression de vivre. Vraiment.

« Tu ferais certainement les mêmes choses, mais sans moi. A peu de choses près évidemment. Mais ça ne serait pas aussi cool je crois ! »

Tu rigoles un peu de ta propre blague, comme un idiot. On t'a pourtant déjà dit que ce n'était pas très correct de rire de sa propre blague. Mais tu t'en fiches. Correct, tu ne l'as jamais été de toute manière. Quoique que tu fasses ou dises, tu n'es jamais correct. A quelques exceptions près en fait. Car, par exemple, avec Aniela, tu te montres correct. Car elle l'est tellement avec toi, que ce serait vraiment dégueulasse de ne pas l'être avec elle. Tu t'écartes un peu du clavier, jette un coup d’œil rapide sur l'extérieur, comme si tu avais entraperçus quelque chose, puis tu te retournes sur Aniela.

« J'ai pas vu le temps passer. Heureusement que tu es passée par là en fait ... En fait. J'suis content que tu sois là, Ani'. »

Avec toute la sincérité que tu avais en toi. Parce qu'avec elle, tu ne pouvais être que sincère en réalité. Elle l'était tellement avec toi. Deux âmes mises à nu. Deux âmes pudiques et tristes, qui se rencontrent. Abandonnant leur pudeur, et oubliant leur tristesse. Deux âmes un peu paumées qui se sont retrouvées. Voilà ce que tu es avec Aniela. Alors, sans dire un mot de plus, tu l'encercles de tes bras, et tu l'étreins contre toi, pas trop fort, mais suffisamment pour la sentir contre toi. Car dans cette position, tu te sens protecteur. Et tu te dis que rien ne pourrait lui arriver. Un peu naïvement, tu penses faire fuir les cris de sa tête, tu penses chasser ses peurs et ses doutes. Tu ne sais pas vraiment. Mais tu la serres contre toi, dans une étreinte chaleureuse et silencieuse. Car de l'affection, elle en manque. Et toi aussi, de toute manière.
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Dim 4 Sep - 21:57

Aniela ne pu s'empêcher de sourire à la blague de Nikolaï, même si elle ne la trouvait pas très drôle en fait. Mais voilà c'était juste... typiquement lui. Et le voilà qu'il rigolait à sa blague. Typiquement lui aussi. Ani se moquait bien de savoir si c'était correcte ou pas de rire de ses blagues. De toute façon son rire avait engendré le sien et elle était heureuse ainsi c'était ce qui comptait. Oh oui s'il n'était pas là, les choses seraient moins cool. Beaucoup moins cool. Au début vivre à Synchronicity fut quelque chose de très difficile pour Aniela. Vivre loin de sa famille, dont elle désirait tant l'attention, de son frère et lui laisser leur père pour lui tout seul ? Elle avait faillit ne pas y aller au début à cause de cela. C'était vraiment pathétique. La seule chose qui la dérangeait dans cette école, c'était l'internat qui entrainait sa séparation de sa famille donc de son centre d'attention. Elle était vraiment ignoble. Ce qui l'embêtait c'était que son frère ait toute l'attention qu'il voulait et elle non. Ce n'était même pas le fait qu'il aurait pu lui manquer. Sa haine envers lui était trop forte pour qu'elle puisse s'avouer qu'il lui manquait quand même. Car il n'y avait vraiment que cela qui comptait à ses yeux, l'attention de leur père. Cette attention, cette affection, qu'on ne lui avait jamais offerte et que son frère n'avait jamais voulu partager. Elle se souvenait très bien qu'au début, elle avait trouvé la vie dans cette école insupportable. Loin de la maison, loin de son frère, loin de l'affection qu'elle désirait. Elle doutait réellement de trouver là-bas des gens capable de l'aimer. Mais grâce à des personnes comme Nikolaï, des personnes qui donnaient véritablement de l'affection, elle réussissait à supporter l'éloignement. C'était grâce à des personnes comme lui qu'elle passait des moments inoubliables, des moment qu'elle n'avait que peu connu. Alors elle riait et il riait de sa blague et tout le monde était heureux. C'était parfaitement stupide de rire autant pour une blague pas si drôle que ça. Mais voilà Aniela n'avait pas pu s'empêcher de rire, ce n'était pas à cause de sa blague qu'elle riait, mais à cause de lui.

    « Idiot. »


Elle avait dit cela avec un grand sourire, Aniela l'aimait comme cela. Il regarda dehors et Ani suivit son regard. Le soleil était pratiquement coucher, il ferait bientôt noir et on ne verra rien de la pièce. Le temps avait passé si vite. C'était regrettable. Ani aurait aimé que ce dernier s'arrête, malheureusement c'était impossible pour elle. On ne pouvait pas lutter contre le temps. En tout cas elle n'en avait pas le pouvoir. Ani sentit tout d'un coup une étreinte l'envelopper solidement contre elle. C'était Nikolaï qui venait de la prendre dans ses bras. Elle le serra à son tour, se blottissant un peu plus contre lui, enfouissant son visage dans son torse. Elle se sentait en sécurité ainsi. Elle aurait tant aimé que son père fasse de même le soir lorsqu'elle avait peur, car ainsi, elle avait l'impression que rien ne pouvait lui arriver. Elle avait l'impression d'être invincible. Elle savait qu'on tenait à elle, elle en était vraiment ravie et elle le rendait. Elle aurait temps aimé que ce moment dure à jamais une fois de plus. Mais une fois de plus son vœu ne se réalisera pas. Le soleil se couchait, il fera très bientôt noir dans la pièce, seul l'éclat de la lune les éclairera et il fallait qu'ils rentrent avant cela.

    « Oui c'est vrai, le temps passe à une allure... Il va bientôt falloir partir. J'ai pas envie... Moi aussi je suis contente de t'avoir croisé aujourd'hui. J'en avais bien besoin! »


Et Ani souriait, toujours dans les bras de Nikolaï. Ani pria pour que personne n'ait l'horrible idée de passer au club de musique à cet instant. Elle tenait au secret de leur amitié. Cela rendait leur lien plus fort. Pour rien au monde elle ne désirait que quelqu'un brise ce secret. Elle se sentait si bien, protégée et aimée. Elle le serra plus fort, elle n'avait vraiment pas envie de s'en aller, mais elle ne devait pas trop tarder, un tas de chose l'attendait encore, à commencer par ses devoirs qu'elle faisait toujours la veille pour le lendemain... au moins elle les faisait. La pièce s'assombrissait, mais Ani ne lâchait pas prise. Oh elle aurait pu dormir dans ses bras et elle n'avait absolument pas envie de quitter son étreinte tout de suite. ElleMême s'il le fallait elle le savait. Ce n'était pas raisonnable, abuser des bonne chose était mal, mais elle n'avait jamais été raisonnable de toute façon.
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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Sam 10 Sep - 16:15

Si tu n'avais pas été là. Et dire que tu as failli de pas être là, avec Aniela. Car tu aurais pu y rester plus d'une fois. Et à chaque fois, la chance te repêche. Presque comme un don d'immortalité. Et si la chance finissait pas tourner ? Et si tu n'arrivais plus à t'extraire des ténèbres ? Un jour, à force de jouer au plus malin, tu sombreras Nikolaï. Tu te noieras dans ce qui t'as toujours amusé. Tu pleureras là où tu as toujours rigolé. Et ton sourire se retournera, jusqu'à finalement disparaitre. Emportant ton sourire brillant et blanc. Pourquoi gâcher tes "secondes" chances ? Pourquoi briser tout ce que l'on t'offre ? Tu refuses ceci, et tu te jettes à corps perdu dans ce qui te détruira avec le temps. Et sans comprendre ce que tu cherches à fuir, tu continues de courir. Inlassablement. Et tu fais peur à tout le monde, car tu fais des choses dangereuses. Car ils savent que tu finiras pas tomber. Chose dont tu as conscience, mais dont tu préfères faire l'impasse. Tes parents, tes amis, lui. Pour toutes ces personnes, tu veux vivre. Pour leur prouver que tu n'es pas une erreur. Pour les soutenir jusqu'au bout. Pour l'aimer et le retrouver.

Parfois, tu aimerais juste t'arrêter de courir, de chasser tes chimères. Juste t'arrêter à leurs côtés. Et les prendre dans tes bras, comme là, maintenant avec Aniela. Juste arrêter de courir. Et aimer comme il faut les gens qui t'aiment. Voilà la leçon qu'il te faudra apprendre Nikolaï. Car tu es encore jeune, mais le temps passe. Et il vaut mieux aimer les gens quand on a encore 20 ans. Et ça, tu le sais. Alors, pourquoi te faire du mal ? Tu n'as pas besoin de toutes tes drogues pour vivre. Tu n'as pas besoin de sentir ton coeur battre à la chamade pour savoir qu'il bat encore. Tu n'as pas besoin de te faire souffrir pour te prouver que tu existes bel et bien. Pauvre idiot.

Alors tu l'enlaces. Elle te plait. L'odeur délicate et douce de ses cheveux flotte tout contre toi, et t'imprègne. Tu sens sa peau contre la tienne, et sa chaleur contre ton corps. Dans un silence respectueux, où le temps semble se suspendre. Et bien que tu sois quelqu'un de tactile, les câlins restaient un peu tabou pour toi. Car tu ne pouvais t'empêcher de revoir les mêmes fantômes dans tes bras. Mais pas de fantôme là. C'était bien Aniela que tu serrais dans tes bras. Et tu te dis que peut être l'amour ou l'amitié peut briser le mauvais sort. Peut être que ce n'était pas une question de chance. Mais une question de vie. Tout simplement. Et tu caresses sa chevelure, en réfléchissant longuement. Tu aimerais la remercier. Lui dire à quel point elle compte pour toi. Mais tu ne sais pas le faire. Tu ne sais pas comment t'y prendre. Tu espérais qu'elle le ressente à chaque fois que ta main glissait sur ses cheveux. Et doucement, tu te recules, sans la brusquer, car ça briserait cet atmosphère. Et tu la regardes droit dans les yeux, le regard brillant et étincelant, serti par ces larmes qui ne coulent pas. Et tu poses ta main sur sa joue chaude et douce, la caressant timidement du bout du pouce.

« Je te l'avais dis. Il y a quelque chose de spécial ici. Quelque chose qui fait qu'on est bien entre ces murs. Heureusement, par chance, tu es venue ici ... »

Sur ces mots, tu adresses un sourire à Aniela, et tu décides d'activer ton don, volontairement cette fois ci, tandis que tes yeux s'illuminent d'un bleu étincelant. Le temps semble ralentir, bien qu'il ne s'agisse que d'une impression, et le monde se dénature lentement, pour redevenir sombre et monochrome. Sans forme ni consistance. Car le monde où tu joues avec la chance est un monde irréel. Rien n'existe. Rien n'est matériel. Tout est question d'énergie et de puissance. Et dans une douleur aussi désagréable que brutale, tu sens la chance quitter ton corps, via ton bras et ta main. Un filament lumineux virevolte autour de ton bras et s'en va rejoindre Aniela, et fusionne en elle. Elle mérite sa chance. Tellement plus que toi. Le monde reprend son cours normal, tes yeux finissent de scintiller. Et tu retiens une grimace de douleur. Car le transfert est parfois douloureux dans ces cas là.

« Tu le mérites, vraiment. Prends ça comme un cadeau de ma part ... T'es une fille géniale tu sais. »

Elle devait comprendre de quoi il s'agissait. Car quand on reçoit de la chance, on ressent une douce sensation. Exaltante et dynamique. Parcourant le corps et l'échine. Un frisson d'adrénaline. C'est si agréable. Et voilà le cadeau que tu lui faisais. De la chance. Tu lui offrais un peu plus de chance, en espérant que cela puisse l'aider d'une quelconque façon. Dans ses études, sa vie, ses amours, ses amis. Car elle était une fille géniale. Et les filles géniales méritent une vie géniale. Toi, de la chance, tu en as en masse. Plus qu'il n'en faut parfois. Et tu sais que ce don que tu lui faisais se retournerait contre toi prochainement. Mais qu'importe. Aniela était méritante. Et à part de la chance et de la musique, tu ne sais offrir rien d'autre.
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Aniela N. Glinczanki

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Dim 11 Sep - 17:43

Ani aurait tant aimé que le temps s'arrête. Elle était tellement bien dans les bras de Nikolaï. C'était tout ce qu'elle désirait, tout ce qu'elle avait toujours désiré et que personne ne voulait lui offrir. Sa mère, son père... Ils n'avaient jamais pu comprendre combien c'était important pour Ani de lui montrer qu'ils l'aimaient. Le simple fait de le dire ne lui suffisait pas. A son frère non plus d'ailleurs. Mais ils avaient eu beau essayer d'attirer leurs attentions, cela n'avait jamais marché. Ils s'enfermaient alors dans un cercle vicieux où chacun se servait de l'autre pour attirer l'attention, un cercle vicieux dans lequel ils continuaient de se détester un peu plus tous les jours, un cercle vicieux qui se terminera très mal pour le frère et la sœur. Si seulement il n'y avait pas ce don. Ce don qui la rendait folle, ce don qui avait trouvé le moyen de lui pourrir la vie encore plus que son frère. Ce don qui l'empêchait d'avoir plus d'ami, plus de gens comme Nikolaï. Parce qu'ils ne comprenaient pas, ils ne la comprenaient pas et malheureusement Aniela n'était pas du genre à expliquer. Elle estimait que si quelqu'un la jugeait par les apparence dès le début... il ne sera jamais sincère avec elle. C'est un comportement stupide, une simple protection, parce que malgré son envie de se faire des amis, elle a aussi peur d'en souffrir comme autrefois. Tout ça c'était la faute de son don. Oh parfois elle détestait vraiment les plantes. Elle aurait tellement aimé que ces dernières lui fiche la paix. Elle ne voulait pas les entendre pleurer, elle ne voulait pas les entendre appeler à l'aide car après tout que pouvait-elle y faire. Rien. Alors Aniela faisait tout pour fermer son esprit, ignorer le moindre murmure que la nature pouvait lui souffler et cela n'arrangeait pas sa maitrise de son don.

Mais lui il était là, il l'apaisait, lui offrait ce qu'elle désirait. Elle aimait se sentir en sécurité dans ses bras, elle aimait qu'il lui caresse les cheveux. Elle s'amusa d'ailleurs à penser que si jamais quelqu'un rentrait dans cette pièce à ce moment là, il risquait d'y avoir quelques malentendus. Malentendus qu'Ani préféraient ne pas se faire. Elle ne voulait pas que les gens sachent qu'ils étaient si proche Nikolaï et elle. Elle aimait ce secret, elle aimait savoir qu'ils étaient les seuls à savoir. Elle aimait l'avoir comme ça pour elle toute seule. Aniela était du genre égoïste, elle n'aimait pas partager, or Nikolaï était quelqu'un qu'on ne pouvait pas ne pas partager. Il était si connu, tout le monde voulait lui parler. C'était frustrant qu'il soit autant le centre d'attention...

Il desserra leur étreinte, posa sa main sur sa joue, la caressant. Elle plongea son regard dans ses yeux bleus et toucha délicatement avec ses doigts fins la main posée sur son visage, comme pour lui dire qu'elle appréciait son geste, qu'elle était d'accord avec lui, cette endroit était spécial. Elle eut un petit gloussement lorsqu'il évoqua la chance de sa venue ici. C'est vrai que cela sonnait étrangement lorsque ce mot sortait de sa bouche. Elle voulut lui répondre, mais elle remarqua que les yeux de Nikolaï étaient redevenus brillants comme des étoiles. Elle était complètement envoutée. Soudain elle sentit une énergie l'envahir, elle la fit frissonner, c'était quelque chose d'enivrant et d'exaltant, c'était quelque chose qui redonnait de l'énergie et le sourire. C'était quelque chose de merveilleux. C'était de la chance. Elle le savait et elle ne savait pas quoi dire face à un tel acte. Elle savait qu'il allait surement lui arriver quelque chose de malheureux maintenant. Mais elle ne s'opposerait pas à sa décision, c'était son choix, c'était sa manière de la remercier. Elle le savait et respectait cela. Elle déposa alors de nouveau un baisé sur la joue de Nikolaï. Elle était émue, elle ne savait pas comment exprimer sa gratitude envers lui.

    « Merci. Je... ne sais pas quoi dire... tu vas... Je... Oh mais j'allais oublié! Je sais comment te remercier! ça fait si longtemps qu'on ne s'était pas vu qu'elles trainaient dans mon sac et j'ai oublié de te les donner. »


Un sourire éclaircie son visage, elle se sentait toute légère, comme si tout ses problèmes venaient de s'envoler. C'était étrange comme sensation. Les voix dans sa tête n'étaient plus qu'un écho lointain. C'était divin. Elle se leva et récupéra son sac qu'elle avait posé un peu plus loin en entrant et farfouilla dedans. Elle en sortit un petit sachet en tissu fermé et revint vers Nikolaï, lui tendant le sachet.

    « Tient! C'est pour toi. Plantes les. C'est un mélange de plantes qui aide à éliminer les toxines et autres trucs malsains dans l'organisme. Si jamais tu te sens vraiment pas bien un jour fait toi une tisane avec leurs feuilles. Mon frère dit que c'est infecte mais plutôt efficace... N'en abuse pas ceci dit. Comprit? »


Bien sûr elle n'encourageait nullement le comportement de Nikolaï, la drogue, la boisson... Elle savait que c'était mauvais, mais elle savait qu'il était comme ça. Si c'était ainsi qu'il se sentait bien, elle ne voyait pas trop quoi faire pour le moment. Mais elle l'aiderait, elle fera tout pour l'aider. Ces plantes ne l'arrêteront pas de boire ou de se droguer, mais elles avaient le mérite d'éviter de se sentir trop mal après et d'aider l'organisme à éliminer toutes les choses mauvaises qu'il prenait. C'était important. Elle ne voulait pas qu'il lui arrive quelque chose. Parce que voilà, elle était une fille géniale, mais lui c'était un gars génial tout autant qu'elle.
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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Dim 11 Sep - 20:14

Oui, tu avais compris. Et ça te faisait si chaud au coeur en réalité. Car elle prenait soin de toi. Qui prenait vraiment soin de toi ? Même ta propre mère n'était pas capable de prendre soin de toi. Elle a préférait t'envoyer en Russie. Elle a préféré te fuir, car tu devais dangereux. Tu l'as toujours été pour elle. Mais tu avais pris tant d'ampleur. Tellement d'ampleur, qu'elle ne se sentait plus capable d'assumer la destruction que tu engendrais autour de toi. Alors elle t'a envoyé ici. Et elle ne voulait pas prendre soin de toi. Elle n'a pas voulu t'aider à décrocher. Car tu as peut être juste besoin d'une main pour t'en sortir. Tu ne t'en rends peut être pas compte, Nikolaï. Mais il te suffirait juste d'une aide pour t'en sortir. Car tu n'as pas besoin de tout ça pour vivre. Au fond, tu le sais, tu en es persuadé. Mais tu as peur, tu n'as pas confiance en toi et en ce que tu vaux. Car tu as toujours été considéré comme le loser, le mec qui ne réussira jamais rien dans sa vie. Pourquoi tu es un loser ? Car quand tu faisais les choses bien, personne ne te remarquait. Personne ne te félicitait ou te considérait. Alors tu t'es dis qu'il fallait faire autre chose. Qu'il fallait être mauvais. Car c'était la seule manière de crier ta détresse, dans ce silence dans lequel on a plongé ta vie. Et tes cris restent sans réponse malgré tout, encore aujourd'hui. Car personne ne t'écoute, et tout le monde te tourne le dos. Tu n'es qu'un pauvre mec complètement dévasté, drogué, et alcoolique. Un mec qui a perdu ses repères dans le monde réel. Et qui se dissout lentement dans un monde irréel de fantasmes.

Et elle, cette demoiselle, douce et lumineuse. Elle a posé une main sur toi, et elle repousse l'ombre qui t'envelopper. Elle chasse en partie ce qui te détruira, l'air de rien. Et elle t'enveloppe d'une douceur qui te semble étrangère. Elle n'était pas comme les autres. Ce n'était pas qu'une simple fille. Elle valait plus que la plupart des filles de ce lycée. A tes yeux en tout cas. Elle te fait du bien. Elle allège ton coeur. Elle te donne envie de vivre, et de découvrir autre chose. Et elle te ramène dans ce monde. Ce monde réel dans lequel tu perds pied un peu trop souvent. Alors tu te contentes de sourire, le coeur léger et l'âme apaisée. Rien ici ne te semblait plus beau et délicat que son visage, qui semblait rayonner même dans la pénombre qui s'installait dans la pièce. Elle est belle et candide. Et toi. Tu es si sombre et mauvais. Qu'est ce qu'une fille comme elle s'approche d'un gars comme toi ? Un peu à la façon de la Belle et la Bête. Elle voyait au delà de ce que tu laisses paraître. Elle perçait les secrets de ton âme. Et te révéler au grand jour. Sincère et hésitant.

Tu saisis le petit sachet de graines, que tu serres contre toi avant de la plonger dans une des poches de ta veste. Tu caresses ta joue, à l'endroit où son baiser s'était déposé. Essayant de mémoriser la sensation que tu ressens lorsqu'elle embrasse tes joues. Car tu aimerais te souvenir de tout ce qui la concerne. Tu te lèves du banc, et te met face à elle, la surplombant légèrement du haut de ton mètre 81.

« Merci beaucoup, vraiment. C'est ... Enfin, je crois que c'est un des plus cadeaux que tu puisses me faire. J'ai de quoi soigner mes gueules de bois grâce à toi. »

Tu te mets à rire de nouveau. Tu aurais pu dire quelque chose de plus profond. Et tu sais que Aniela n'aime pas trop quand tu évoques tes excès. C'est normal à vrai dire. Mais tu ne peux pas t'empêcher d'aborder les choses avec légèreté et plaisanterie. Bien que ce ne soit pas vraiment drôle à vrai dire. Mais bon, tu ne savais pas comment t'y prendre. Tu ne savais pas comment lui dire que ça te touchait vraiment. Que ça te faisait du bien. Et tu restais perplexe et silencieux. Et tu te caches derrière tes plaisanteries. Car c'est le seul moyen que tu trouves pour te donner un contenance. Tu t'avances vers une fenêtre un peu plus loin, observant rapidement au loin la lumière qui disparaissait et qui laissait place à l'ombre, et à la nuit. Puis tu t'avança vers la porte, suivi par Aniela. Mais au lieu de passer le pas de la porte, tu t'arrêtes, et fait demi-tour. Tu t'appuies alors sur l'encadrement de la porte, avec un petit air de dragueur, comme tu sais si bien le faire. Et regardes Ani' dans les yeux, avec ce regard malicieux et amusant.

« Eh bien, j'imagine qu'il faut qu'on y aille maintenant. Va falloir qu'on se dise au revoir ... »

Tu disais ça d'un ton un peu triste, mais en même temps, tu savais que tu la reverrais bientôt. Toujours la même. Toujours aussi belle. Toujours aussi douce. Tu la voyais sous un nouveau jour. Ce n'était plus cette petite fille apeurée et étrange que tu appréciais. Elle était plus que ça, et tu t'en rendais compte aujourd'hui. Pour la première fois, tu voyais une jeune femme, belle et épanouie. Douce et charmante. Aniela. Elle est un mystère pour toi. Et elle te plaît. Énormément. Tu avais hâte de la revoir. Car elle te manquera, dès que tu auras passé le pas de la porte. Et tout ce qui s'est passé dans cette pièce, restera secret. C'était à la fois excitant et étrange. Tout resta secret. Et ça te plaisait tellement.
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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Sam 17 Sep - 11:45

Elle se sentait si apaiser, voir Nikolaï lui rappelait qu'au moins une personne l'aimait et le lui montrait. Qu'au moins une personne lui prêtait vraiment attention, au moins une personne aurait du mal à vivre sans elle et qu'elle pouvait aider au moins une personne. Elle était importante pour lui tout autant qu'il l'était pour elle et ça c'était tout ce qu'elle demandait. C'était tellement délivrant, elle avait l'impression d'être enfin libre, de ne plus se battre. Car c'était tout ce que sa pauvre vie avait été, un champ de bataille. Une guerre. Une guerre incessante qui la détruisait et l'anéantirait surement si personne ne décidait d'ouvrir les yeux et d'y mettre un terme. Cependant elle avait l'impression de ne pas exister sans cela, elle en avait besoin, surement tout autant que Nikolaï et ses addictions. Alors elle était bien heureuse de l'avoir lui, elle s'en rendait compte aujourd'hui, plus qu'autrefois. Il lui donnait la satisfaction nécessaire dont elle avait besoin pour se sentir aimé, du moins pendant un certain temps. Personne n'avait fait cela pour elle avant ou personne n'avait réussi. Mais lui il était spécial et magique et il y arrivait. Et elle aussi l'aidait, elle ne savait pas bien ce qu'elle faisait pour alléger autant son coeur il est vrai, mais elle savait qu'elle était très efficace. Après tout soyons réaliste deux secondes, à part rentrer dans une pièce, écouter du piano, tomber d'un banc, rire comme une idiote et offrir des graine, elle n'avait pas fait grand chose. Pourtant cela lui suffisait, il n'y avait qu'à voir son visage lorsqu'Ani lui donna le sachet. Oui elle savait qu'elle l'aidait un peu, il était heureux donc cela lui suffisait aussi à elle. Peut-être qu'un jour vous arriverez à vous sauver mutuellement qui sait? Il y a tellement de choses que vous pouvez partager.

    « Méfie toi hein. Ça aide à guérir la gueule de bois, mais ça ne la prévient pas. Ne devient pas plus irraisonnée par ma faute. Je te l'interdis. »


Elle leva la tête, parce que voilà Nikolaï il était grand et il faisait facilement plus d'une tête de plus qu'elle, et lui tira la langue. Au fond d'elle elle savait qu'il était simplement touché, mais surement trop pudique pour le lui montrer. Oui oui pudique, je vous promet les mots pudique et Nikolaï ne sont pas antinomique. Mais elle n'aimait vraiment pas qu'il fasse allusion de l'alcool et de la drogue avec elle. La dernière chose qu'elle avait envie de voir d'ailleurs c'était Nikolaï dans ses pires états. Elle s'assurait qu'il soit toujours sobre lorsqu'ils se voyaient. Elle n'allait pas aux soirées en générale car elle n'aimait pas cela. Et encore moins à celle où il y était. Elle n'aimait pas le voir comme ça, vraiment pas. Elle voulait le sauver, mais ne savait pas encore comment s'y prendre. Elle trouvera un jour, peut-être que cette chance qu'il lui avait donné l'aidera à trouver. En tout cas elle l'espérait car elle ne voulait pas le perdre. Elle tenait trop à lui, il lui apportait trop de choses sans lesquels elle ne pourrait plus vivre.

Aniela regarda par la fenêtre, il allait faire vraiment nuit dans quelques minutes et ils allaient devoir se quitter. C'était triste, mais c'était ainsi. Ils avaient choisi, ils avaient choisi de ne pas s'afficher en public, ils avaient choisi de se voir en secret, ils avaient choisi de garder cette relation ainsi. C'est ainsi qu'ils l'aimaient. Après tout peut-être ne pourraient-ils pas s'apprécier autant s'ils ne se voyaient pas ainsi. Et puis ainsi, les retrouvailles n'étaient que plus excitante et merveilleuse pour chacun des deux Springties. Cependant voir Nikolaï se diriger vers la porte c'était quand même triste. Elle avait déjà hâte que leur prochaine rencontre ait lieu. Heureusement il s'arrêta, il fit demi-tour et se posa contre l'encadrement de la porte en faisant à Ani ce sourire qui plaisait tant aux filles. Il n'était pas très fairplay, maintenant se quitter allait être encore plus difficile. Mais elle était contente de pouvoir rester encore quelques secondes avec lui.

    « Oui malheureusement et je sais que je vais te manquer. »


Le sourire aux lèvres, elle essaya de se convaincre qu'il fallait vraiment qu'elle y aille. Plus ils restaient là ainsi, moins elle avait envie de partir. Mais plus ils restaient longtemps ensemble, plus ils avaient de chance que quelqu'un découvre leur secret. Et ça elle n'avait vraiment pas envie que cela arrive. Elle monta sur la pointe des pieds et tandis ses deux bras pour ébouriffer les cheveux de Nikolaï, un peu trop grand pour elle, mais elle réussi.

    « Arrête de me faire ce sourire j'vais pas partir sinon! C'est de la triche! »


Et sans perdre plus temps, elle le poussa délicatement de la sortie qu'il barrait, traversant le pas de la porte pour partir, mais se retourna juste avant.

    « Tu vas me manquer alors trouve moi vite quand je serais toute seule et toi aussi. C'est un ordre. »


Et sans plus attendre, Aniela fila comme une voleuse, avant de ne plus pouvoir partir, le sourire toujours aux lèvres. Elle était contente de l'avoir vu, elle était aux anges grâce à son cadeau, c'était une très bonne fin de journée. Elle l'aimait beaucoup et pensait déjà à leur prochaine rencontre. Elle avait tant hâte de le revoir.
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Nikolai L. Valdick

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MessageSujet: Re: You're like a song ~ Aniela N. Glinczanki   Sam 17 Sep - 20:21

Oui, c'est vrai. Elle te manquera. Et elle le sait elle même. Tout ton être le sait. Et ça t'énerve, ça te fait vraiment chier. Tu crois savoir mieux que personne que la vie est courte et fragile. Tu sais qu'on n'a pas le temps d'attendre les gens. Il vaut mieux aimer les gens quand on est jeune, quand on est capable d'aimer. Alors tu voudrais rester avec elle, profiter d'elle, en avoir plus. Mais tu restes là, debout quand un grand imbécile, à attendre. Tu continuais à lui sourire, avec ce sourire charmeur aux coins des lèvres. Elle prenait une petite mine boudeuse, en te disant que tu ne lui facilitais pas les choses avec ton air enjôleur. Mais tu ne pouvais t'empêcher de la regarder avec ce regard bienveillant et doux. Tu n'avais pas envie de bouger. Tu ne voulais pas la laisser passer. Tu ne veux pas la voir s'éloigner dans le couloir. Tu ne veux pas la voir partir, tout simplement. Et elle te manquera, c'est certain. Tu te rends compte aujourd'hui qu'elle est chère à ton coeur. Qu'elle constitue un pilier dans ta vie. Une personne qui arrive à te soutenir. Elle ne sera pas loin, tu le sais, mais ce ne sera pas la même chose. Il y aura les autres, les gens, et cela ne respecte pas le pacte. Malheureusement. Tu aimerais tellement plus que ça. Plus que ce pacte secret qui s'est instauré entre vous. Mais tu sais que tu n'as pas le choix. Tu ne veux pas qu'Aniela en souffre. De plus, il n'est pas très bon de traîner avec un gars comme toi. Il n'est pas très bon d'être ton ami. Enfin, c'est ce que l'on dit. Tu te persuades du contraire, et tu te dis qu'ils ont tort. Tu sais, au fond de toi, que tu mérites ta chance. Que tu mérites qu'on prête attention à toi. Comme Aniela le fait.

Tu attendais qu'elle fasse quelque chose, qu'elle bouscule un peu les choses, qu'elle provoque le destin. Et c'est ce qu'elle fit, dans le sens propre du terme. D'une petite poussée, à priori sans puissance mais surprenante, elle te poussa en arrière, et dégagea ainsi la porte. La malicieuse, avant de filer, te lança un ordre, comme elle le disait si bien. Et tu le respecterais. Car ce n'était pas une contrainte pour toi, c'était naturel. C'était dans l'ordre des choses. Elle a besoin de toi, et tu as besoin d'elle. Vos destins sont intimement liés maintenant. D'une façon inexplicable et secrète.

« Attends Ani', je ... ! »

Avant même de finir ta phrase, elle fila. Et dans un regret, tu la regardes s'éloigner dans le couloir, dans une petite foulée gracieuse qui ne la rendait que plus adorable. Ses cheveux verdoyants flottant avec légèreté. Tu aurais très bien pu la poursuivre, et lui attraper le bras. L'empêcher de s'enfuir. Mais à quoi bon ? Tant que ce pacte existe, vous ne pourrez pas rester à deux. Vous ne pourrez pas vous balader ensemble dans le parc. Vous ne pourrez pas discuter ensemble en public. Rien de tout ça. Vous êtes limités. Des chaînes vous entravent, et vous empêchent de vous atteindre quand vous voulez. Il te faudra la trouver. Heureusement, la chance est avec toi, mais aussi avec elle, et tu sais intimement que votre prochaine rencontre viendra très bientôt. Il en est ainsi, et pas autrement. Et tu feras tout pour la retrouver, quelque part, seule et délaissée. Et toi tu seras là, tu lui prendras la main, et vous vous sauverez mutuellement. Vous êtes tous les deux des héros, et vous vous sauverez. Ensemble.

Tu baisses la tête, et bien que tu affiches un triste sourire, tu es heureux. Car tu as passé un bon moment. Le meilleur depuis bien longtemps à vrai dire. Et pourtant, il ne s'est rien passé d'extraordinaire. Rien de spécial. Mais quelque chose a eu un déclic en toi. Une étincelle, ou peut être un souffle nouveau en réalité. Quelque chose qui te donne des ailes, qui te pousse à aller plus loin. Et tu te mets à murmurer, tout seul, en te disant que ton écho mourra sans jamais être entendu. C'est bien triste au fond.

« J't'aime bien Ani', vraiment ... J'espère te revoir très bientôt. Jolie demoiselle ... »

Et tu continues de sourire. Tu rassembles tes affaires, et tu te mets en route. Pour faire quoi ? Rien de spécial. Tu comptes retourner au dortoir. Juste t'allonger sur le lit, et écouter de la musique. En repensant à ces instants. En te disant que ta vie n'est pas si mal en fin de compte. Et tu tripoteras frénétiquement ce petit sachet de graines, comme un petit trésor. Précieux et plein de souvenirs. Tu as tellement hâte de la revoir en fait. De la prendre à nouveau dans tes bras. Et sentir son parfum et sa chaleur contre toi. Tu as besoin d'elle, autant qu'elle a besoin de toi. Et vous avancez secrètement, main dans la main, même si au fond de toi, tu attends tellement plus d'elle.

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