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 Heatwave [PV Cassandre -encore]

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Dimitri F. Morstorm

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Messages : 389
Date d'inscription : 10/06/2011

MessageSujet: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Dim 18 Sep - 22:39

La vérité, Dimitri, tu ne veux pas y aller. Tu ne veux pas t'y avancer, tu n'as jamais prévu. Prévu de la revoir, ce soir. En cette soirée, parce que tu veux qu'elle espère, parce que tu veux être ce démon que tu détestes. Dimitri, tu sais qu'elle va te détester, si tu n'y vas pas, si juste tu attends, tu attends de la voir revenir. Si juste, tu la laisses y croire, croire à cette vérité que tu n'admets pas. A ce goût dont tu ne te remets pas. Traîtrise, volonté, désir. Si juste, tu la laisses là, t'attendre, alors que toi, allongé sur ce canapé, allongé dans ta salle communique, tu n'y vas pas. C'est ton plan. C'était ton plan. Et pourtant, les remords s'accumulent déjà. Tu ne sais pas. Ce que tu attends de toi. Ce que tu attends d'elle. Ce que tu veux faire, ce dont tu as peur, tu n'as pas peur. Son pouvoir, son charme. Ta volonté, tu y succomberas. Bras sur les yeux, tu réfléchis, alors que la salle commune n'est pas vide, alors que certains se bécotent, d'autres lisent où jouent. Tu restes là, tu entends le rire de Geoffrey plus loin, tu entends une bagarre derrière la porte. Minuit. Heure du crime. Minuit. L'heure de te décider. Et tu n'y arrives toujours pas. A décider. Pour toi. Pour ce que tu vas devenir. Pour vous. Et le temps passe. Et tu attends. Tu te demandes. Si elle y est. Si elle n'y est pas allée. Tu voudrais savoir. Tu voudrais être invisible, y aller. Juste savoir. Et repartir, ou rester; Profiter, ou t'enfuir. Et tu prends une inspiration. Tu es en retard, tu le sais. D'au moins un quart, d'heure, peut-être qu'elle y était, surement qu'elle ne t'a pas attendu. Et pourtant. Tu y vas, tu te lèves de ce canapé, lance un mensonge à tes amis et tu quittes cette pièce. Cet endroit où tu te retrouves. Cet endroit qui t'appartient.

Et en peu de minutes, tu as atteint cette porte. Tes pas se sont succédés lentement, pourtant, pourtant une impatience folle avait attrapé tes entrailles, pourtant, pourtant quelque chose t'avais poussé à presser ton pas. Une adrénaline nouvelle, un besoin de la voir. Et surtout, l'espoir qu'elle soit encore là. Et tu regrettes déjà; déjà de l'avoir fait trop longtemps attendre, de trop avoir abusé de son temps, ou de ce qu'elle est. Tu ne sais plus quoi faire, à part tourner cette poignée qui te fait frémir de terreur. La salle des trophées. Pourquoi. Pourquoi cet endroit ampli de victoires quand tu sais que tu diriges vers une défaite ? Quand vous vous précipitez tous les deux dans un gouffre d'où vous ne remonterez pas ? Tu n'as même pas l'envie d'en sortir. Tu ne veux pas, pas t'éloigner d'elle, de ta muse, de ce pouvoir qui t'attire, de ces lèvres qui se pressent contre les tiennes. Et tu pousses cette porte. Et la salle des trophées et toujours aussi grandes, remplies d'étagères, remplies de coupes victorieuses et d'un passé étrangement joyeux qui se fait entendre comme un sombre écho dans cette salle poussiéreuse. Tu fais quelques pas, tu ne vois personne. La salle est grande. Alors tu t'enfonces encore un peu. Un peu plus. Dans ces profondeurs abyssales. Et tu te fais une raison, elle est partie, elle n'est plus là. Et pourtant. Pourtant tu vois sa silhouette. Pourtant, tu la vois, ton coeur bondit, s'accélère et se resserre, une joie remonte ton eusophage pour s'arrêter dans le creux de ta gorge. Tu n'as rien à dire. Aucune excuse à sortir. Juste l'envie de lui parler. De te montrer. De te dévoiler. Alors tu gardes cette distance, le seul moyen, c'est de jouer Morstorm Dimitri, de jouer celui qu'elle connait.

    Dimitri ; Je ne pensais pas que tu serais encore là.


Et tu n'y arrives pas. Pas encore, pas tout de suite. A être méprisant, à être mordant. Tu n'as dit que la vérité, tu n'as fait que révéler cet espoir vain de la trouver. tu souris. Un sourire faux, un sourire qu'elle sait mensonger. Tu ne peux pas t'en empêcher, pas vrai Dimitri, tu ne peux pas te retenir d'être faux, d'être hypocrite, parce que tu es persuadé que c'est la seule façon d'être aimé des autres. Mais pas elle. Tu le sais, tu le sais et pourtant, pourtant ta fierté t'empêche de complètement te dévoiler, déjà, tu sais, d'être nu face à elle, complètement désarmé. Et pourtant Dimitri. Pourtant c'est face à elle que tu voudrais être faible, assumer ta défaite. C'est face à elle que tu ne veux plus être ce garçon populaire. C'est face à elle que tu ne veux pas être toi. Tu voudrais ne pas exister face à elle, et pourtant tu as ce besoin inconditionnel d'exister à ses yeux. D'être un garçon particulier parmi ceux de la ronde de ses draps. D'être de ceux qu'on ne touche pas, d'être de ceux qu'on n'oublie pas. Mais au fond, tu n'es que Dimitri. Et tu restes là, loin d'elle, par peur, pas effroi. Parce que tu sais pas où tu vas.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Mar 20 Sep - 16:41

Les secondes te paraissent des heures. Les minutes te paraissent des semaines. Et ces instants s'écoulent, tombent, glissent, fondent et s'éclatent. Alors que toi-même, tu te figes dans l'angoisse. Alors que ton cœur s'accélère, rythmé par le stress et cette étrange adrénaline qui te gagne. Un peu par le désir aussi. Par la peur, toujours. Et une explosion dans ta poitrine. Comme un déclic. Tu te dis que tu ne devrais pas être ici. Qu'il n'y a aucune raison que tu sois ici. Après tout, ce n'est qu'une invitation. Après tout, ce n'est qu'un rendez-vous. Rien d'important. Rien de vital. Quelque chose dont tu es sensées savoir te passer. Et tu te dis que tu devrais rentrer. Retourner dans ta chambre, dans ton dortoir. Mieux. Tu te dis que tu n'aurais jamais dû venir ici. Tu te dis qu'il n'y avait aucune raison. Et tu envies celui qui a le don de remonter le temps. De revenir en arrière. Avaler les instants. Et tout effacer pour mieux recommencer. Tu voudrais être l'une de ces personnes qui peuvent effacer leurs erreurs, pour en commettre d'autre. Des plus graves. Des moins graves. Qu'importe. Tu te serais permise d'effacer cette attente interminable. Cette langueur insoutenable. Peut-être, sûrement, que tu remonterais le temps trop souvent. Peut-être que tu annulerais tout ce qui t'arrive de meilleur sans t'en rendre compte. Peut-être aurais tu même supprimer de ce temps cette rencontre dans cette salle d'études. Mais au moins tu ne serais plus ici. Avec cette peur de le croiser qui te ronge les intestins, ou pire, de ne pas l'avoir assez attendu. Tu n'aurais plus cette sensation de louper le bon moment, de passer à côté. Tu n'aurais plus cette impression, d'être prise pour une poupée, une marionnette, au bon gré du premier qui saurait être un original à te séduire.
Mais tu n'as pas ce pouvoir. Tu n'as pas ce don. Tu n'es qu'une incapable, qui ne fait qu'amplifier les sensations, les sentiments des autres. Les changer. Tu ne fais que pourrir la vie de ceux qui t'entourent. Tu aurais dû, mieux réfléchir. Plutôt que de sombrer dans tes draps, à fixer le plafond. Plutôt que d'observer ton regard qui a coulé au travers de ton miroir presque brisé. Tu t'étais pourtant questionnée. Demandée s'il ne te prenait pas pour une conne, à te donner rendez-vous, en espérant voir ton air déchirée, détruite. Tu t'étais demandé, s'il se pouvait qu'il soit sincère, si ce n'était pas qu'une blague. A vrai dire, tu n'en savais rien. Et, peureuse que tu es, tu ne voulais pas prendre le risque d'écraser toutes vos chances. Vos chances de quoi ? Tu n'en savais rien. Tu n'as jamais rien compris, de ce qui pouvait tourné autour de lui. Si ce n'est qu'il était trop parfait pour être vrai. Si ce n'était qu'il était trop faux pour pouvoir s'en sortir. Parce que toi-même tu es prise dans un rôle que tu ne maitrises pas. Celui de la catin, de celle qui aime n'importe qui. De celle qui tente de scinder les salles sur son passage. De celle qu'on ne peut pas aimer autre part que dans son lit. Tu as le rôle de cette fille-là, détestable.
Et une dernière fois, tu te demandes pourquoi tu es venue. Et tu te laisse glisser le long de cette vitrine. Tu te laisse tomber au sol. Tu t'empêcher de te lamenter, pour ça, pour lui. Tu n'as même plus la force de partir. Tu ne l'as pas encore. Pourquoi se battre quand on doit perdre ? Pourquoi se battre quand tout est vain ? C'est foutu. Il ne viendra pas. Tu le sais. Tu le sens, au plus profond de toi. Tu as été totalement idiote d'y croire. Les contes de fées n'existent pas. Il faut grandir. Et tu aplatit ton visage contre la paume de ta main. Et tu ris. Légèrement. Et tu ris. Nerveusement. Et tu ris. Brièvement. Et tu ris. Désespérément. Tu t'empêcher de craquer. Avant d'inspirer. De te calmer. De te dire que c'est l'heure. Qu'il est trop tard. Que tu dois partir.

Alors tu te relèves. Tu dépoussières tes vêtements. Passe une main dans tes cheveux. Respire. A fond. Un grand coup. Un premier talon claque avant que tu ne t'immobilise. Tu n'as même pas envie de partir, malgré la frustration que cet endroit t'inspire. Et tu secoues la tête. Tu n'as plus vraiment le choix. Ton uniforme deviens inconfortable. Comme si tu suffoquais. Tu dénoues cette cravate déboutonne encore un cran de ton chemisier, retires tes talons que tu tiens désormais du bout de tes doigts. Et tu t'apprêtes à repartir. Peut-être que tu feras un saut dans un dortoir avant. Pas n'importe lequel. Pas un important. Quelqu'un qui aura de quoi boire. Juste assez pour noyer ta peine qui sera rescapée d'ici demain. Et tu vas pour avancer dans ce silence inhabituel à tes pas. Quand on t'interpelle. Quand sa voix t'interpelle. Tu ne te retournes pas. Essaye de dissimuler le plaisir sur on visage. Et passe ta main dans tes cheveux avant de te retourner de cet air presque trop neutre pour être vrai.

    « J'allais partir. »

Et pourtant, ce n'est pas un mensonge. Pourtant c'est la vérité. Et tu ne te défait pas de cette fausse impassibilité. Parce que tu ne veux pas être une fille fragile, comme n'importe laquelle. Tu ne veux pas être une de ces filles niaises. Tu voudrais être un peu plus forte, un peu moins putain, un peu plus ouverte, un peu moins blessante. Dans cette intimité là, tu voudrais presque être un genre de fille idéale. Pas de celles que l'on trouve dans les magasines, dans les films, plus l'une de celles que l'on imagine.

    « Tu es en retard. »

Un sursaut dans ta poitrine. Et l'adrénaline dans tes veines ne fait que déstabilisé la maîtrise de ton don. Et pourtant tu fais tout pour ne pas influer sur ce qui se passe. C'est presque si pour l'instant, tu ne te concentres que sur ça. Et tu t'approches. Laisse tomber des chaussures sur le sol. Et tu t'avances encore un peu. Et tu voudrais lui demander, c'était quoi ce plan, que de te faire attendre. Mais tu ne dis rien. Tu préfère le regarder dans les yeux, sans dire un mot. Tu préfères ne rien faire, parce que tu ne sais pas pourquoi il t'as invité là. Peut-être est-ce pour mettre fin à toutes cette mascarade. Et au fond, tu espères. Plus fort que jamais. Que ce n'est pas ça. Que tout n'est pas qu'un rêve.


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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Mar 20 Sep - 21:51

    Cassandre ; Tu es en retard.
    Dimitri ; Il faut savoir se faire désirer.


C'est vrai Dimitri, tu es en retard, tu le sais. Tu as longtemps réfléchi Dimitri, à la façon dont tu devais te justifier. A la façon dont tu devais lui parler. Réfléchir, à tes gestes, tes faits, t'en faire, sur ce que tu es, sur ce que tu parais, avec elle, avec vous. Alors tu sors ta réplique, celle qu'on entend dans les mangas comiques, celle qu'on entend dans les romans mélo-dramatiques, ceux dont les méchants sont toujours perdants. Ceux qui déterminent ton sort, puisque, Dimitri, tu es le méchant, tu le sais, tu en es. De ceux qui ne pensent qu'à eux, qu'à leurs intérêts. Tu lui as prouvé, cet après-midi, ton image avant celle des autres, ta fierté avant tes désirs. Mais seuls, seul face à elle, tu n'as plus aucune volonté de résister. Sauf celle de ne pas perdre. Sauf celle que tu sais vaine. Alors tu n'y résisteras pas. Pas ce soir, tu ne chercheras pas à lui en vouloir, à t'en vouloir, tu ne chercheras pas à t'en détourner. Parce que tu ne sais pas ce que tu veux, parce que tu préfères attendre, et fuir.

Comme toujours. Laisser faire, les premiers pas, les premiers gestes, mais elle a déjà commencé, Dimitri, commencé à s'approcher de toi. Commencer à t'envouter, commencer à emballer ton coeur. Elle a commencé à jouer son rôle. Alors que tu es là, et que tu as oublié ton script, tes répliques. Alors que tu as oublié jusqu'à ton nom, ses bruits de talons raisonnant dans la pièce comme un écho murmuré.

Elle n'a pas changé. Ni sa façon de s'habiller. Ni ses cheveux attisant. Ni son regard ténébreux. Ni son corps affectueux. Ni ses pas qui claquent. Ni ce désir qu'elle attise. Rien. Elle est la même, et tu souris, c'est elle, elle que tu cherchais, elle que tu voulais, elle que tu as voulu éviter. C'est elle qui te prend de cours, qui te murmure qui t'ordonne d'aller à elle, c'est elle à qui tu veux résister sans y arriver, celle qui appartient à Geoffrey, cette pute que tu ne peux pas t'accorder. Et tu la regardes s'approcher, sourire sur le visage, tu te mords la lèvre, tu te dis que t'es con, et tu te demandes ce que vous foutez là, à l'heure de sommeiller, à l'heure de travailler.

Tu ne bouges pas Dimitri, tu restes immobile, Dimitri, qu'aurais-tu à gagner, qu'aurais-tu à déjà te jeter sur elle. Et pourtant. Le désir est présent. L'envie est présente. Et tu es là pour perdre Dimitri. Tu es là pour céder. Tu es là pour résister. Te mettre à l'épreuve, qui sait. Tu ne le sais pas toi même. Ca te ferait presque pleurer, si cette situation, tu ne l'avais pas crée. Si ce désir, tu n'y avais jamais céder. Si cette envie, tu n'y résistais. Un pas. Deux pas peut-être. Tu t'approches d'elle comme elle s'approche d'elle. Scène de films, déjà beaucoup trop vues, déjà beaucoup trop entendues, tu ne t'arrêtes qu'arrivé à son niveau, que lorsque tu dois baisser la tête pour fixer ses yeux émeraude, que lorsque tu n'as plus assez de place pour encore t'avancer. Et tes instincts de courage t'encouragent, à fuir, à résister. Ils sont si minces, si futiles, si inutiles face au désir qu'elle crée, face à son don qui t'envahit, face aux simples frissons qu'elle te causerait au simple frôlement de sa peau contre la tienne.

Tu la fixes. Tu te plonges dans ce regard qui t'envoute, qui te noie, dans ce regard que tu redoutes tant. Et tu n'as rien à dire. Parce que tu ne sais pas ce que tu fais là. Parce que tu te forces à résister à cette tentation que tu sais trop forte pour toi. Puissance. Pouvoir. Tu n'as rien de tout ça. Et tu sais juste que, quoi qu'il arrive, tu y survivras. Un sourire s'étire, un sourire trompeur, un sourire charmeur, un sourire qui tue, un sourire qui s'étire sur tes lèvres closes. Et tu te demandes. Quelles sont les limites. D'aujourd'hui, de demain. Minuit est passé, mais la nuit ne fait que commencer. Entre deux jours, invisibles, entre deux temps existants, placés dans l'ombre du cycle de la vie, caché des yeux indiscrets, dans un chateau que vous ne reverrez jamais, tu ne fais rien. Tu ne fais que la frôler. Que faire en sorte que vos corps soient trop prêts. Et tu voudrais, juste attraper ses bras pour les caresser en remontant, tu voudrais juste enrouler tes bras autour de sa taille, tu voudrais, tu souhaiterais juste embrasser sa nuque, ses lèvres, sa vie. Tout lui voler. Faire en sorte qu'elle soit tienne. Only yours. Nobody else. Juste. Toi. Elle. Et ces victoires, qui vous entourent, fièrement. Aussi fièrement que vous n'êtes fiers, pour le moment, avant que tout s'effondre, avant que tu ne brises ta propre fierté avec ... mots.

    Dimitri ; Qu'est-ce que tu m'as fait Lipovsky.


Elle t'a ensorcelé. Sorcière éphémère. Sorcière d'une nuit avant de t'oublier. Sorcière promise à jamais. Et tu baises sa joue, doucement, assez. Juste de quoi lui dire que tu es là, juste de quoi lui faire comprendre qu'elle est là. Et tes lèvres glissent sur sa peau, ton corps se colle au sien. Cette fois, tu es le premier à céder, Dimitri, le premier à baisser ta fierté, Dimitri, parce qu'elle te plait, cette douce succube, parce que tu es sien, Dimitri, tu te laisses aller, à elle, seulement pour elle. Et tes mains s'enroulent autour de sa petite taille, que tu commences à comprendre. Et elle a les cartes en main. Et elle peut te détruire, dès maintenant, ta reine adverse. Elle peut dès cet instant, t'anéantir, te rendre à néant. Dans les pions recalés. Dans ceux qui ne méritent pas de jouer. Et tout ça à cause de deux misérables mots. Et tout ça à cause d'une seule prière. "Abandonne-moi".

    Dimitri ; Hein, dis Lipovsky, qu'est-ce que tu nous as fait ?


Et brusquement, tu la pousses, tu restes collé à elle, et vous heurtez une vitrine de trophées, qui tombent dans leur prison dorée, qui tombent comme votre victoire à chacun disparaît.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Mer 21 Sep - 17:58

Et il te répond, l'air de rien. Et il te réponds, alors que tu trembles presque. Et il te réponds, alors que tu fais le premier pas. Puis il t'imite. S'avance. Se rapproche de toi. Dangereusement. Trop dangereusement. Tu perds tes filets. Tu n'es plus la reine, Cassandre. Tu n'es plus la reine, à tout maîtriser. Tu n'es plus la reine, à tout contrôler. Tu n'es plus la reine Lipovsky à tout contrôler. Parce que tant qu'il restait immobile, tu avais le choix. Tu avais encore le choix, de votre distance, de l'approcher, de ne pas l'approcher. Et cette dernière chance de t'enfuir, de prendre tes jambes à ton cou et de tout abandonner. Et pourtant tu décide de te rapprocher de son corps, autant qu'il se rapproche du tien. Et ton cœur s’accélère. Et ton cœur se serre. Un sourire. Naît au coin de tes lèvres avant de s'évanouir. Ton regard n'est plus dur ni certain. Seulement doux et pétillant. Presque envoûté. Presque totalement charmé. Tu n'as aucune envie de résister à tout ce qui se passe dans cette pièce, dans cette bulle, rien qu'à vous, rien que pouv vois. Tu n'as aucune envie de lui résister, de te résister. Juste ce besoin de céder. Et il t'observe sans sourcilier. Ne se détache pas de tes yeux bleus. Un dernier pas. En maintenant toujours ton regard. Et tu le fixe, sans murmure. Tu retiens ton souffle, le moindre de tes soupires. Tu retiens chacun de tes gestes. De peur de tout briser. L'envie de te laisser aller. De l'enlacer, passionnément. De te dire que rien n'a d'importance. De l'embrasser, inlassablement. De ne surtout pas regretter. De le caresser, délicatement. De te complaire dans ce monde.

Et tu caresse son visage d'un geste faux. L'effleure sans même le toucher. Juste une distance de sécurité. Quelques millimètres. Et ta main redescends le long de son corps, toujours en respectant cette distance. Comme celle que l'on a pour une oeuvre d'art dans un musé. En suivant chacun des reliefs de son corps sans même oser le frôler. Comme un contact faux. Quelque chose de respect. Et tu te dis que tu es ridicule. A ne pas oser poser tes doigts sur son visage, sur ses mains. Et tu te dis que tu es ridicule à ne pas oser embrasser ses lèvres. Et pourtant tu restes dans cette attente. Ton cœur veut rompre ta poitrine. Ton cœur veut que ton corps cède. Ton cœur veut exploser.
Et voilà qui rompt cette drôle d'ambiance. Avec ces quelques mots. Cette question qui n'en est pas vraiment une. Tu ne peux pas répondre. Comme la première fois. Tu ne peux pas répondre, parce que toi même tu ne comprends pas. Tu ne sais pas. Tu sais juste que c'est de ta faute. Tu sais juste que ça ne serait pas arrivé avec quelqu'un d'autre. Si tu avais été quelqu'un d'autre. Alors tu remontes ton regard le long de son corps, tu reste fixée sur ses lèvres, peur de le regarder en face. Peur de voir la terreur de face. Et tu entrouvres la bouche, prête à répondre. Alors qu'il t'enlace. Qu'il passe ses bras autour de ta taille. Tes yeux s'écarquillent. Entre la surprise et la joie. Entre l'émerveillement et la stupeur. Puis il reprends sa question, la corrige. Et tu tremble. Un frisson parcours ton échine. Tu sens ce choc dans ton dos. Tu le sens encore plus son corps contre le tien. Tu te refuses de l'embrasser. Et pourtant. Pourtant ton visage se rapproche du sien. Tes lèvres effleurent sa peau. Se posent sur sa joue. Quelques instant. Une simple pression, douce, tendre. Avant que tu te retires. Avant que tu ne t'écartes. Et avant même que de ces même lèvres s'échappent cette réponse, qui ne sert à rien. Qui ne veut rien dire. Qui ne signifie rien.

    « J'en sais rien... »

Et tu l'embrasse enfin. Fermant tes yeux cernés de noirs. Et tu passes tes mains autour de son cou. Agrippe ses cheveux du bout des doigts. Tu sens son coeur battre contre ta poitrine. Et tu finis par te dégager de son odeur. Et tu finis par retirer ton visage, la tête légèrement levée vers lui. Comme si tu t’apprêtais à l'embrasser de nouveau. A l'aimer encore. Un peu plus. Un peu plus fort.

    « ...mais est-ce si mal..? »

Et tu hésites, avant de poser cette question. Parce que comme n'importe quoi, ce n'est pas les mots que tu as prononcés qui te font mal, mais ceux que tu risques d'entendre. Une réponse qui peut faire mal. Qui peut détruire. Parce que même si tu en as souffert, même si tu en souffre, et même si ça continueras, tu ne regrettes pas. Tu aimes cette situation de malaise, de trouble. Tu devrais le savoir, avec le temps, que tu as ce besoin de te faire du mal. Sans que tu t'en rendes forcement compte. Et pourtant c'est différent. Pourtant tu te dis que ça pourrait être quelque chose de plus simple quelque chose qui vous conviens à tout les deux.

Et tu finis par rabattre un de tes bras dans son dos, à le serrer un peu plus contre toi. A te laisser glisser,contre son corps. A te blottir dans ces bras, avec cette gêne. Avec cette peur au ventre. Parce qu'il peut te laisser tomber d'une seconde à l'autre. Parce que tu ne sais pas ce qu'il peut se passer. Parce que tu te dis que, oui, c'est de ta faute. Parce que tu te dis que oui, tu ne regrettes pas. Et tu croises les doigts. Et tu espères. Du plus profond de toi. Qu'il ne te lâchera pas. Pourtant, même s'il ne t'abandonnes pas, encore une fois. Même s'il reste là, cette tension restera. Parce que tu ignores ce que vous allez devenir, ensembles, l'un pour l'autre. Parce que tu te demandes, ce que vous allez faire, de ce laps de temps que vous vous accorder. A trop vous aimer. A trop vous détester. Et tu te demandes, ce que tu peux bien lui dire, ce que tu peux bien lui faire. Ce qu'il serait capable de te dire, ce qu'il serait capable de te faire.
Et alors que tu te refuses à répondre à ces questions, tu relèves de nouveau le visage vers lui. Te rapproches encore. Hésitante. Tu ne l'embrasseras pas. Parce que tu n'es pas prête. Parce que tu voudrais savoir. Ce que lui veut. Avant de te consumer, dans une dépression, dans une passion. Trop folle pour toi.

[HS :PARDON.]


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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Mer 21 Sep - 21:49

    Cassandre; « J'en sais rien... »


Ses lèvres effleurent les tiennes. Sa peau contre la tienne, ta vie contre la sienne. Tu te laisses faire Dimitri, tu te laisses entraîner dans sa folie meurtrière, dans sa folie addictive, dans cette drogue dont tu ne ressortiras pas indemne. Tu veux te lâcher, ce soir, tu veux arrêter de fuir, constamment. Arrêter tout simplement. Dimitri. Tu avances. Dans ta destiné. Tu décides de faire un pas. Reculer devant rien. Pas ce soir, pas cette nuit, pas alors que tu l'as, pour toi, alors que tu te laisses aller, alors que tu fermes les yeux à ces contacts trop doux pour t'appartenir. Mais tu as toujours été comme ça Dimitri, toujours a avoir peur, toujours à reculer, Dimitri, tu as juste toujours été un lâche. Et alors que tu décides de t'appuyer d'un courage fragile, tremblant, alors que tu décides de l'embrasser, alors que tu décides de te laisser emporter. Aller Dimitri, tu sais que tu peux le faire, de quoi as-tu peur ? De te perdre, encore une fois ? Allons, ce ne serait pas la première fois que, après une rencontre avec elle, tu sois déstabilise. Ce ne serait pas la première fois que tu serais déstabilise tout court. Que peut-il t'arriver de plus, de pire, en y réfléchissant, Dimitri, tu en as fini de ta vie parfaite, de cette vie où tu es innocent, gentil, souriant et sincère. Tout ça, tu l'as oublié, tu l'as oublié en même temps que tu as choisi de quitter Amy, en même temps que tu as choisi de devenir quelqu'un d'autre. Et aujourd'hui, Dimitri, regarde où ça t'a conduit. A ne plus oser. A pleurer. A te noyer dans ce parfum, dans ces cheveux, dans cette fille que tu ne connais même pas. Que tu n'as jamais connu. Que tu ne veux même pas connaitre.

    Cassandre; « Mais est-ce si mal ? »
    Dimitri ; J'en sais rien...

Par peur. Encore, toujours. Et à jamais. Celle de te lancer. Et tu la sens, t'embrasser, tu la sens, s'embraser, sous tes bras, sous tes caresses, sous ton corps. Et tu te laisses faire, tu l'encourages, Dimitri, tu sais que c'est mal, tu sais que vous le regretterez, et tu espères, que ça vous mènera quelque part, nul part, à jamais, n'importe où. Et c'est si mal. De regretter. Après. Mais maintenant. Que regrettes-tu, surement pas de la connaitre, surement pas d'être dans ses bras, d'être dans ses baisers, dans ses fantasmes. Et tu te laisses une fois encore faire, et tu l'embrasses, et tu ne sais même plus ce que tu fais. Ecoute cette passion dévorante, celle qui te ronge l’estomac. Ecoute la, laisse la te bercer, prends en soin. Danse sur ses rythmes, caresse la, alors que ta main se glisse sous sa cuisse. Laisse toi gouverné par cette frénésie, celle qui vous entraine tous les deux, celle dont vous ne vous relèverez pas. Tu la feras souffrir. Tu te feras souffrir. Mais quelle importance ? Ce n’est qu’une victime parmi tant d’autres... Tu n'en es qu'un parmi tant d'autres. Ni le premier, ni le dernier. Tu n'as pas à hésiter, de quoi as-tu peur, disparaître, de sa vie, alors que tu fais en sorte que vous vous agenouillez, alors que tu l'allonges sur ce carrelage froid, alors que, le temps de quelques instants, tu te décolles d'elle, de ce cors, alors que le temps de quelques instants, tu la fixes, tu l'observes, une dernière fois, parce que tu sais que, tu sais que vous n'irez nul part, pas comme ça, pas de cette façon. Et que c'est une unique fois. Un unique moment. Que tu ne te permettras pas. Que tu ne te permettras plus. Idiot. Laisse la. Là, sur ce sol froid, là, et pourtant Dimitri. Dimitri, tu te penches sur elle, tu fermes tes yeux alors que ta joue contre la sienne, tu la main déboutonne déjà son chemisier d'un blanc transparent. Ordure.

C'est ce que tu te dis, Dimitri, tu te dis qu'à la finale, le fou finit par céder à la reine, le fou devient amant de la sorcière. Le temps d'une heure, le temps d'un rêve, éphémère. Mais ne t'écoutes pas Dimitri, tu le sais, que tu ne t'en sortiras pas. Pas une deuxième fois. Et pourtant, ses baisers, ses caresses, cette folie qui t'envahit, t'empêche de réfléchir. Tu la veux. Toujours un peu plus. Tu l'aimes, toujours plus. Elle devrait te détruire. Elle devrait t'anéantir. Elle ne te procure que du plaisir. Même dans ses blessures, même dans ses ongles qui te griffent, arrachent ta chair qui se referme immédiatement, même dans ses paroles, qui te transpercent le coeur, même dans son regard, si sincère, si malsain. Si toi. Si Elle. Et tu as repris ses mots, par peur, une fois encore, par réflexe, comme s'ils sortaient de ta bouche, et tu te dis que, c'est peut-être mal. Peut-être que tu détestes cette condition, cette situation, peut-être que tu la détestes autant que tu te détestes, peut-être que. Vous étiez juste destinés à souffrir. Ensembles. A deux. Tes baisers descendent sur son corps Dimitri, tes baisers s'approfondissent, tes baisers deviennent brasier. Et ton coeur, accéléré, rebondit dans ta poitrine, comme s'il faisait une folie, comme s'il faisait une connerie.

    Dimitri ; On le saura un jour ou l'autre...

Dimitri, tu es un salop. Dimitri, tu es un PD. Mais Dimitri, bordel, tu as osé. L'embrasser, une fois encore, balader tes mains, sur son corps, tu ne t'arrêtes plus, Dimitri, alors que ton coeur emballer s’affole, alors que tu es sur le point de succomber. Alors qu'au fond, tu pries, tu pries pour qu'elle t'arrête, qu'elle te laisse tomber. Alors qu'au fond, tu pries, tu pries pour qu'elle ne t'abandonne pas, qu'elle ne te laisse pas seul, pas ici, pas maintenant.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Jeu 22 Sep - 15:11

Lui. Toujours lui. A te faire comprendre que tu es plus qu'une trainée. A te faire comprendre que tu n'es qu'une fille ordinaire. Lui. Toujours lui. A t'aimer un peu trop. Jamais assez. A toujours t'abandonner au pire des moments. A toujours te laisser détruire. A t'obliger à un peu plus le détruire. Lui. Toujours lui. Avec ces cheveux blonds. Avec ces yeux de diable. A te suspendre du bout de ces gestes, à te détester du bout de ses lèvres. Lui. Toujours lui. Jamais un autre. A jamais.
Parce que dans le fond, chacun de ces gestes te surprend, même s'il est de mise. Même s'il est de situation. Chacun de vos contacts fait sursauter ton coeur. Fait trembler ton corps. Et pourtant, tu reste cette minuscule chose dans ces bras. Tu es cette enfant contre cette vitrine. Tu es cette adolescente ancrée à son corps. Dont pour rien au monde tu ne pourrais te défaire. Même si tu sais que c'est futile. Même si tu te dis que cette fois-ci aussi, il va te laisser tomber. Te laisser en plan.
Puis il fini par répondre à ta question avec tes propres mots. Comme tu l'as déjà fait avant lui. Une inversion des rôle qui te fait t'agripper à lui. Tu serres sa peau entre tes doigts. Froisse ses vêtements. Plante légèrement tes ongles avant de relâché la pression. Tu te dis que tu as peur de lui, comme tu as peur de toi. Que cette fois-ci, tu décides un peu plus. Que cette fois-ci, tu ne te laissera pas laissée dans un coin de salle. Tu te battras. Tu l'espères. Tu crieras son nom, jusqu'à ce qu'il revienne, se retourne. Tu le rattraperas. Parce que pour une fois, c'est une personne qui compte pour toi. Parce que pour une fois, tu n'as pas envie de pleurer après ça. Lâche.

Et tes mouvement s'adoucient. Parcourent son corps. Lentement. Se glissent sous ta chemise avec une pudeur qui ne te ressemble pas. Ton visage n'est jamais trop loin du sien. Il ne s'en sépare que pour mieux le retrouver. Parce que son parfum t'enivre. Parce que sa peau t'ensorcelle. Parce que tu le laisses t'embrasser. Parce que tu le laisses s'en aller au dévergondage. Parce que tu le laisses t'entrainer vers ce sol gelé. Frisson de froid, de lui, te parcours toute entière. Frisson d'amour, de désir, de fantasme et de rêve.
Et voilà qu'il est sur toi. Comme vainqueur de ce combat. Qu'il se retire de ton corps, comme pour saluer sa victoire. Alors tu t'empresses de relver ton visage, cherchant le sien. Mais ton mouvement se bloque. Reste figé. Avant que tu ne retombes délicatement sur ces carreaux trop froids. Et tu sens sa joue contre la tienne. Ses mèches blondes se mêler à ta crinière. Tu le laisse te déshabiller. Tu ne fais rien en retour. Peureuse. Tu ne veux pas l'interrompre. Parce qu'il n'est pas n'importe qui, que tu peux déshabiller facilement, sans regrets. Il est la personification de l'un de ces instants que tu veux éternels. Tes mais osent saisir son jean, sa chemise. Pas plus. Ce serait trop. Tes doigts se balladent bientôt sur sa peau.

Puis un élan de bonheur ou de passion t'envahi. Pour tu ne sais quelle raison. Surement ton don, qui trésaille, te joue des tours. Surement ton don, qui dérape, se joue de toi. Alors tes lèvres recouvrent sa peau. Remontent jusqu'à sa tempe. Tu es presque alletante. Tu soupire à son oreille. Aucun mot, juste cette extase contradictoire. Comme pour lui dire que tu es heureuse, d'être dans ces bras. Nulle part ailleurs. Même si tu as attendu. Même si tu as rêvé. Quelque chose du même genre. Quelque chose de totalement différent.

Tu déboutonnes quelques boutons de sa chemise. Tu la lui retire alors qu'il descend le long de ton corps. Alors que tu retiens le moindre de tes frissons, le moindre de tes soupires. Ton coeur, ton corps, tout veut se détruire, exploser tellement il n'a pas l'habitude d'être aussi bien traité. Tellement il a attendu ça.

Et il répond. De cet air faux. De cet air simple. Pourtant tu crois ce qu'il dit. Parce qu'il ne peut en être autrement. Parce qu'au final, toi aussi tu as peur. Parce qu'au final, tu te dis que ce serait peut-être mieux de ne pas savoir. Et tu te redresses légèrement alors que son visage se noit déjà dans ta poitrine. Ta main gauche viens retrouver sa chevelure. Que tu caresse d'un air ailleurs. Que tu aimes d'un air lointain. Et tu embrasses quelques mèches entre tes doigts.

    « A jamais. »


Et tu relèves son visage, attrapé par tes doigts fins. Et tu l'embrasses. Parce que ce à jamais n'est pour toi qu'une promesse envers lui. Pour lui. A jamais tienne, comme on dit dans les films. Pour plus longtemps que ton éternité. Pour moins qu'un instant. Pour tout et le reste. Pour rien et ce qui n'existe pas. Tu te serres à lui, d'avantage. Avant de le faire retombé contre ton corps que tu écrases au sol. Avant de laisser tes mains le déshabiller d'avantage. Parce que jamais n'est rien. Parce que jamais n'est que lui. Un diable qui existe au delà des temps. Auquel tu cèdes pleinement.

Ne jamais voir la fin. C'est un peu ça, que tu veux, dans le fond. Parce que tu te dis que c'est un rêve. Qu'à ton réveil, tu ne te souviendras peut-être pas de tout ça. Que tu n'y survivras peut-être pas.


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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Ven 23 Sep - 22:02

Elle. Toujours elle.
Dans tes rêves, dans tes pensées, dans tes fantasmes refoulés. Elle te hante, comme un fantôme vivant, comme une simple déesse imaginaire. Tu la détestes. De t'avoir envoûté, alors que le goût de son corps te fait oublier qui tu es, alors que des émotions indescriptibles de remplissent de vie. Te remplissent de toi. Et tu es doux, comme tu ne l'as jamais été, comme tu n'as jamais voulu l'être. Tu profites de chaque secondes, que tu sais éphémères, que tu sais futiles. Tu sais que demain, lorsque vous vous réveillerez, tu auras tout oublié, tu ne sauras plus comment te comporter. Et là, tu choisiras, surement. De la laisser. De fuir. Des responsabilités. De fuir. Une relation. Quelque chose de trop sérieux. Quelque chose que tu auras peur de perdre. Que tu craindras de suivre. Comme toujours. Mais en ce moment même, tu choisis de goûter à chacune des parcelles de son corps, à chaque différence, retenir chaque grain de beauté, retenir chaque tache de rousseur que tu puisses trouver. Tes mains glisses sur ses côtés, caressent ce corps interdit.

Et elle te répond. Elle t'arrache un baiser. Te promets un avenir. Te promet une présence. Te promet. Ton coeur loupe un battement. Un plaisir que tu avais oublié s'épanouit. Un bonheur inconscient. Un espoir idéal. Une nouvelles vie. Boum. Ton coeur reprend. Un nouveau départ, comme une nouvelle vie, comme une nouvelle idylle. Boum. Un nouveau souffle. Sur ses lèvres. Un nouveau baiser, sur ses lèvres. L'illusion d'un nouveau départ. Sur ses lèvres. Pour une nuit. Pour un moment. Quelques secondes, quelques minutes, peut-être une heure, deux heures. Boum. Ton visage s'éloigne de quelques centimètres d'elle. Un main vient remettre une mèche qui tombait dans sa bouche derrière son oreille. Et tu la rembrasses. Et tu lui promets, toi aussi. A jamais. Un synonyme de pour toujours. Un synonyme d'éternité. Entre vous, entre ce sentiment qui vous unit, entre cette haine qui vous allie.

Tu t'engages. Pour ne plus faire marche arrière. Une impulsion furtive. Une impulsion idiote. Que tu regretteras. Comme le reste. Et soudain, tu te souviens. Que c'est Lipovsky. Que c'est Cassandre, sous tes caresses déplacées, sous tes caresses intimes. Tu te souviens que sa poitrine t'es interdite. Que tu ne peux pas lui faire ça, pas à elle, la blesser aussi, comme tu l'as fait. Et tu as peur de la perdre. Peur de tout perdre, entre vous, entre ce lien étrange. Ta main se glisse dans sa poche arrière, tu n'arrives plus à faire marche arrière, tu ne peux pas lui faire ça, pas vous faire ça. Tu veux lui retirer ce vêtement. Tu en veux plus, d'elle. Plus, de vous. Mais tu te frênes. Un petit bout d'aluminium dans sa poche. Quelque chose que tu ne peux que supposer. Quelque chose qui sert ton coeur. Tu te redresses, à califourchon sur elle, la pilule magique entre deux de tes doigts. Et tu la fixes. Et tu vas crier. Tu vas la détester. Et tu te retiens, tu restes silencieux. Drogue. sexe. Nuit. Tu hais ce putain de Nikolaï. Malgré tout, tout ce que tu savais, tu avais espéré pouvoir lui faire confiance. Au moins le temps d'une nuit, tu espérais qu'elle n'y avait pas retouché. A ces conneries de pilules, ou de poudre, à tous ces trucs que toi Dimitri, tu n'estimes pas dignes d'elle.

Et tu vois défiler les saisons. Il n'y a plus que l'hiver. Une colère incompréhensible. Comme si elle t'avait trahi. Comme si elle t'appartenait, comme si elle te devait quoi que ce soit. Et tu restes silencieux, en fixant le petit bout d'aluminium contenant cette pilule qui te répugne. Qui contient ce démon tentateur. Et tu t'en assures, c'est bien de la drogue. Bien ce qu'elle avait juré ne plus toucher. Tu crois, tu sais. Parce que tu t'es renseigné. Assez. Pour savoir qu'elle a un jour été dans ce délire de camé. Qu'elle a un jour succombé. Et qu'elle s'en est sortie. Et qu'il y a eu ce Nikolaï. Et putain. Lui que tu redoutes. Lui qui tu sais, n'a pas abandonné. Juste lui qui veut la faire replonger. Lui qui semble avoir réussi. Et ce connard l'a gagnée. Ce connard l'a envoûté. Il a gagné Dimitri. Elle ne fait que s'amuser, que profiter, que jouer avec toi. Tu n'es que son amuse bouche entre ses reins.

    Dimitri ; Qu'est-ce que c'est. Putain.

Tu lui jettes cette pilule à la gueule, juste à côté, juste pour ne pas la blesser, et tu te relèves. Et tu attrapes ta chemise blanche, posée, jetée, chiffonnée à côté de vos deux corps deux secondes avant entremêlés. Tout se passe rapidement, tu n'as que le temps de la renfiler, sans la reboutonner, et tu fais quelques pas, dans la pièce, les cents pas, surement, pour t'en remettre, pour réfléchir, tu attends son explication. Tu attends qu'elle se justifie, qu'elle ait quelque chose à dire Dimitri. Tu attends juste qu'elle te rassure, savoir qu'elle ne se défonce plus. Qu'elle n'est pas partie. Que tu n'as pas perdu la seule chose que tu as. Sans avoir. La seule chose que tu te refuses, mais qu'au fond, tu sais t'appartenir. A jamais, c'est ce qu'elle disait. Comme une menteuse. Comme une fumeuse. Et tu te laisses glisser contre une vitrine. Et tu la fixes. Sans partir. Sans t'éloigner. Tu ne veux pas fuir, tu ne la laisseras pas jouer à ça non plus. Et tu voudrais qu'elle te fasse péter les plombs, qu'elle te donne une raison de la détester, une raison de l'aimer.

    Dimitri ;Qu'est-ce que c'est...


PS : Désolée pour. Ca. Disons que. J'voulais pas partir en hot dès le début du sujet. AHAH. /shot. Si tu veux que je modifie quoi que ce soit, hésite pas.



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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Sam 24 Sep - 11:26

Comme un goût de paradis, que tu trouves joli, habile. Comme cet eden interdit. Tu salives, profites. Parce que c'est tout ce que tu veux, tout ce dont tu as besoin. Pas plus ni moins. Une présence. Rien de plus. Une étreinte. A peine. Peu de mots, surtout des gestes. Simples, primitifs. Parce que tu cèdes. A tes pulsions. A ton corps. Tu n'as plus besoin de penser. Seulement de profiter. Un goût de bonheur sur la langue. Et ça suffit. Ca suffit à créer un instant magique. Un sursaut. Un raté dans ta poitrine. Rien d'extraordinaire. Rien d'hors du commun. Juste un bond, qui te fais te sentir encore plus vivante. Plus humaine.

Et tu me sens, se glisser dans tes vêtements. T'aimer de trop près. A s'en brûler les ailes. A te brûler la poitrine. Et tu le sens. Comme se raidir. Devenir distant. Devenir un autre. Quelqu'un d'autre. Comme stoppé dans son élan. Comme si d'un coup, tu le dégoûté. Alors ton corps cherche le sien. Tu ne te sens plus brûler à son contact. Tu ne te sens plus vibrer sous son emprise. Charme rompu. Sortilège brisé. C'est comme ça que ça doit se finir ? Et ton visage, surpris, se redresses vers lui. Toujours à le désiré. Et tu ne veux pas. Que ça se finisse comme ça. Tu ne veux pas, que ça s'arrête. Que le temps reprennes son emprises. Tu te refuses, de ne plus l'aimer, de ne plus le détester, de ne le plus le désirer, de ne plus le mépriser, de ne plus le regretter. Tu refuses tout ça. Parce que l'heure n'est pas venue. Tu ne peux pas te briser. Pas encore. C'est ce que tu te dis. Tu ne peux pas mourir comme ça. Pas encore une fois. D'un abandon dont tu es fautive. D'un abandon dont tu es la seule responsable. Négligence, oubli. Désirs irréels. Qu'importe, tu devrais prendre l'habitude, de tout foirer, de tout rater dans ta vie. De n'être qu'une tâche, un objet que l'on oublie dans son coin, après avoir bien jouer avec. Après avoir essayer tant de choses, tu devrais savoir. Que tu n'es qu'une bonne à rien. Ce-ci en est la preuve.
Et il t'écrases, sur tes hanches. Assis sur toi. Et tu le vois. Sortir cet objet. Tu sais très bien ce que c'est. Tu sais pourquoi c'est là. Méprise. Totale méprise. Tu n'y as pas retouché. Ce n'est même pas dans tes intentions. Et tu aurais dû faire plus attention. Faire gaffe à vider tes vêtements. Qu'il n'y ait rien d'autre que tes rêves, tes fantasmes. Rien qui pourrait tout gâcher. Encore moins ce cachet. Que tu avais oublié. Que tu avais laissé. Et tu te dis. Merde.

Parce qu'il n'y a que ce mot. Tu t'en veut. D'avoir été si conne, d'avoir été si idiote. Et tu vois son visage s'assombrir. Comme s'il te détestait. Comme tout ces mecs avec qui tu t'envoyais en l'air. Qui te détestent en tant que femme, n'aiment que le plaisir que tu peux leur offrir. Tu sais, ces hommes que tu fréquentais, quand la poudre était ton seul amour. Quand la fumée embrasait ta poitrine. Quand il n'y avait rien de concret, que de l'éphémère. Quand il n'y avait que le bonheur dans la supercherie, dans la tricherie. Tu voudrais te justifier, mais aucun son ne franchi tes lèvres. Parce que tu as peur. De ce qu'il peut te dire. Te reprocher. Te détester. Tu as peur de ce qu'il est, de ce qu'il veut être. A t'aimer pour de faux, pour de vrai. Qu'est ce que t'en sait. Après tout, tu ne le connais pas. Seulement une facette de lui. Tu ne sais même pas s'il est vrai. S'il est vraiment lui. Tu ne sais pas si c'est lui. Si c'est ton don. Si c'est ce pouvoir qui te déphase. T'en sais rien. Alors t'as peur. T'es qu'une trouillarde, Lipovsky. Tu trembles. Intérieurement. Parce que tu ne veux pas qu'il s'en aperçoive. Et pourtant ton visage se décompose au fil des secondes.

    « Qu'est-ce que c'est. Putain.
    De l'extasie. »


Et tu es franche. Et tes mots sortent comme une vérité qui te démolie. Ta voix est roque. Ta voix est sale. Ta voix est pourrie. Ta gorge te brûle. Et pourtant, tu ne réagis pas plus. Tu restes sur tes coudes. Sous son corps. Pendant quelques secondes encore. Et il te lance cette pourriture de drogue dans la gueule. Et il s'en va. Il part. Comme un rêve. Comme quelque chose de faux. De très faux. Comme quelque chose que tu as rêvé, Lipovsky. Comme un retour à la réalité. Ta main se décolle du sol pour le retenir. Mais elle s'écrase aussitôt. Pourquoi mentir. C'en est. Pourquoi le retenir. Tu n'y arriveras pas. Toi et tes arguments à la con. Toi et tes mots qui ne sont censés n'affecter personne. Seulement chauffer. Pas plus. Et il s'en va. Sa chemise à la main. Tu ne comprends rien. Tu ne veux même pas comprendre. Et pourtant, tu n'as même pas envie de pleurer. Sûrement que c'en est déjà assez pour cette journée. Et il se rhabille. Trop vite. Et tu te relèves. Assise par terre. Sur ce sol trop froid qui te fait sentir que ce n'est pas qu'un cauchemar. Et il tourne en rond. Alors que tu reboutonne ta chemise. Te relèves. Redescends ta jupe. Ramasse ta cravate. Tes talons. Comme si tu allais partir. Comme si tu avais fini ton boulot de salope. Sans un mot. Mais tu ne te diriges pas vers la porte. Tu vas vers lui. L'arrête dans ses boucles d'inifini. Tu veux stopper sa tourmente. Et pourtant tes lèvres n'osent même pas se décoller l'une de l'autre. Et pourtant il se laisse, tomber au désespoir. Contre ce meuble trop fragile. Tu t'accroupis vers lui. Effleure son visage. Mords tes lèvres.

    « Qu'est-ce que c'est... »


Un silence. Gênant. Et tu poses tes lèvres sur son front sans l'embrasser. Juste les poser sur sa peau. Et tu te retires. Pour lui expliquer. Que c'est de la merde. Que t'y retouches pas. Même si elle est à toi. Même si tu l'as achetée. Parce que ça fait parti de ton plan, pour faire tomber le Springtie qui te ronge la vie. Que tu sais même pas, pourquoi tu l'as prise avec toi. Ni pourquoi tu l'as ramassées quand il te l'a jeté à la gueule. Alors avant de tout lui expliquer. Tu poses la pilule par terre. L'écrase sous ton talon trop fin. Donne un coup de main dans cette poudre désharmonieuse. Souffle dedans. Essuie tes doigts sur ta jupe.

    « De la merde. Une putain de merde. Et j'y touches pas. J'y touches plus. C'est pas pour moi. C'est juste que. Que je fais de la merde, parce que dans ma tête, ça tourne pas rond. Parce que je comprends plus rien. Alors je déphase les gens comme je peux, pour me dire que je suis pas la plus paumée dans ce monde de dingue. Pour me dire qu'il y a pire que moi. Alors oui, j'ai acheté ce cachet. Mais j'le prendrais pas. Regarde. Il existe même plus. C'était juste. Juste pour foutre la merde avec ce con. Pour le laisser tomber au pire des moments, parce que je suis la pire des salopes. Parce que je joue avec le monde entier, pour pas me faire chier, parce que ça m'amuse. Mais je joue pas avec toi. Parce que je peux pas. Parce que c'est trop dur. Et c'est ridicule, ce que j'te dis. Tu dois bien te foutre de moi. Mais j'peux pas. J'en ai même pas envie. JE foire tout. Même avec toi. Même dans tes bras. Parce que je suis qu'une salope. Une trainée qui sert à rien. Putain... »


Et dans ta gorge un sanglot. Que tu retiens. Tu te relèves. Niaise. Tu veux t'en aller. Passe ta main sous tes yeux. Comme pour effacer des larmes qui n'existent que dans tes pensées. Et te voilà. Trop grande face à lui. Et tu tournes les talons. Parce que t'as plus rien à faire ici. Tu te dévoiles trop, Cassandre. Va t-en, tant qu'il en est encore temps.



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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Dim 25 Sep - 13:15

Un silence. Un regret. Tu as encore tout foiré. Cru juste à ce que tu voyais. Juste à ce que tu voulais. Pour fuir, pour éviter. L'éviter, elle. Par peur d'un lendemain. Par jalousie qui ne devrait pas exister. Juste parce que Dimitri, tu es un idiot fini, de ceux qu'on ne peut pas rattraper, de ceux qui ne veulent plus s'attacher. Plus jamais se sentir seul, démuni. Et tu la regardes, écraser cette pilule, écraser cet argument, cette issue. Et tes yeux se posent dans les siens alors qu'elle s'approche. Alors qu'elle va te dire la vérité, alors que tu vas la croire, alors que tu te sens de plus en plus con, de plus en plus minable. Comme toujours, sans rien de plus, sans rien de moins que la culpabilité. Avec laquelle tu vis. Chaque jour, chaque nuit, chaque instant. Et tu essayes de te souvenir. Pourquoi tu es ici. Son front contre le tien, un geste affectueux, presque trop pour vous, presque trop pour ce que vous êtes. Juste assez pour que tu te détestes un peu plus. Pour que tu choisisses de détourner ta tête. Pour que tu refuses un simple geste d'affection. Qui doit te rassurer. Mais tu boudes Dimitri. Comme ce petit garçon que tu étais. Alors elle s'éloigne, juste assez pour te raconter, pour tout te dire, pour resserrer ton coeur, pour te dégoûter. Juste d'être toi, juste d'être ce que tu es. Pauvre petit garçon sans défense. Pauvre cas désespéré. Tu t'en veux, encore toujours, encore à jamais. Cette fille, tu ne sais pas dire. Ce qu'elle est, ce qu'elle peut être, ce qu'elle représente. Cette inconnue que tu as toujours regardé de loin sans oser l'approcher. Parce que tu savais. Tu savais que tu lui céderais. Et tu n'y résistes toujours pas. Toujours pas assez. Elle a fait en sorte que tu te détestes, en sorte que vous soyez tous les deux perdants.

Et tu lui en veux. Comme tu ne lui en veux pas. De t'avoir fait ça. De t'avoir rendu comme ça. Toi, qui était si sage, si prude, toi, qui ne touchait pas aux femmes, pas aux fruits interdits, toi qui était juste assez gentil pour ne pas recommencer tes conneries. Elle est celle qui t'a délivré, celle qui t'a enfermé, alors que tes pensées se fondent dans sa voix. Se fondent dans sa vérité. Dans cette confession. Où est ton masque Dimitri, quand tu l'écoutes, quand tes yeux, emprisonnés par les siens, n'osent plus cligner, n'osent plus la lâcher. Une traînée qui sert à rien. Peut-être. Surement. De celles qu'il ne faut pas toucher. De celles qui aguichent et qui jettent. Peut-être. Surement. Tu n'y avais réellement jamais pensé. Dans ses bras, sous ses lèvres, tes pensées s'évadaient. Autrement. Comme si elle t'appartenait. Comme si tu n'avais pas à la payer. Comme si. Elle était quelqu'un d'autre. Quelqu'un qui comptait, assez. Pour toi, pour vous. Quelqu'un dont tu ne pouvais pas te passer. Voilà ce qu'elle était. Et elle se relève. S'éloigne de toi, alors que tu allais lui répondre quelque chose. Alors qu'il fallait que tu dises quelque chose. La consoler, lui dire que non, elle n'était pas ça. Pas pour toi. Mais. Rien n'était sorti. Tu étais resté ébahi, devant des confessions, devant des chuchotements qui jamais ne sortiraient de cette pièce.

Et elle te fait dos. Mine de s'éloigner, et tu n'arrives pas à bouger. Pas à complètement laisser ce masque derrière toi, juste te dévoiler, à une personne, accorder une confiance qu'elle t'a donné, accorder ta vie à quelqu'un que tu connais si peu. Et pourtant. Pourtant tu veux qu'elle te connaisse. Elle. Qu'elle sache qui tu es, qu'elle sache. Juste. Te connaisse. Assez. Pour dire qui tu es. Pour dire à quel point tu es un salop. A quel point aucun de vous deux ne mérite la vie qu'il mène. Pour lui dire que vous êtes au même niveau. Que tu es pire. Qu'elle devrait vivre une vie qu'elle mérite. Juste. Lui dire. Et tu te relèves. Mais tu ne lui cours pas après. Tu n'y arrives pas, ce ne serait pas toi. Tu ne bouges pas. Tu restes juste là, à ne pas savoir quoi faire, pour lui dire que tu regrettes. Que c'est toi. Toi qui a tout gâché. Une fois encore. Une fois de plus. Toi qui a fui, comme toujours. Tu fais parti de ces garçons de films qui doivent rattraper la demoiselle. Mais tu sais. Tu sais que si cette fois ci tu la laisses s'échapper, elle ne reviendra plus. Que tu ne la retrouveras plus. Comme ça. Comme elle est. Comme vous êtes.

    Dimitri ; Désolé.


Et tu ne sais pas quoi dire d'autre. Pour la retenir, pour l'empêcher de partir. Tu ne trouves qu'un mot, ridicule, simple, commun, un mot. Une excuse, ridicule, une excuse, qui ne vaut rien. Sincère, à en déchirer un coeur pur, sincère, à en tuer un Christ. Et tu hésites, quelques instants, et tu te dis, que tu peux. Juste, lui dire. Lui dévoiler. Un peu de toi. Un peu plus de vous.

    Dimitri ; Honnêtement. c'est sincère. Je suis désolé. C'était une excuse pour fuir. Je crois.

Et tu t'approches d'elle. Et tu mets fin à ce roman de niaiserie. Non tu ne l'attraperas pas par derrière en l'enlaçant ou quoi que ce soit. Tu attrapes juste doucement son poignet, juste assez pour espérer qu'elle ne parte pas. Qu'elle se retourne vers toi. Qu'elle te remplisse d'espoir, que tu lui offres ce qu'elle désire. Peu importe quoi. Juste que vous soyez comme avant, ensembles, à jamais, abandonnés à l'autre, à jamais, le temps de quelques secondes. Et tu as encore balancé la vérité, comme tu le fais souvent, parce qu'à la finale Dimitri, tu es beaucoup plus sincère que ce que tu ne prétends, peu importe avec qui, peu importe quand. Tu as perdu toute fierté le temps d'une parole qui changera peut-être quelque chose à cette soirée. Qui la dégoûtera surement de toi. Qui la fera fuir à son tour. Qui vous permettra de reprendre votre vie d’antan. Cette vie dont tu ne te souviens plus. Cette vie que tu ne voudrais retrouver pour rien au monde. Si ce n'est pour l'avoir elle. Pour toi.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Heatwave [PV Cassandre -encore]   Ven 30 Sep - 13:33

Tu voudrais qu'il te rattrape. Comme tu voudrais qu'il t'abandonne. Encore. Qu'il te rende ta liberté, te laisse filé. A la douce. A l'anglaise. Te laisse partir. Te laisse être libre. Même si en vrai, il ne t'as jamais rien empêcher. Tu t'es juste sentie enchaînée au diable. A ce diable tout aussi prisonnier que toi. Tu voudrais que votre silence se brise. Sans qu'il ne parle. Sans que tu n'aies besoin de prononcer le moindre mot. Pour ne rien briser. Peut-être une porte qui claque. Des bruits de pas. Tu voudrais que quelque chose se passe, sans vraiment savoir quoi. Tu voudrais entendre ces sons là. Un claquement sur le carrelage. Comme pour indiquer qu'il te rattrapera. Mais tu préférerais entendre tes talons qui claquent. Tu voudrais savoir que tu pars. Que tu as réussis à partir. A trouver la clef de tes chaines. A t'en aller un peu plus loin. Sans trop savoir où. Pas là. Sans lui. Ici. Contre lui. Et pourtant. Tu ne peux pas avancer. Ton corps te refuses d'avancer. De fuir encore. Peut-être parce qu'au fond, tu te dis que ça serait bien con. D'abandonner ici. De te dire, que c'est fini. Après t'être mise dans tout tes états. Après avoir essayer de faire bonne figure. De ne jamais craqué. Juste le temps d'une tirade, d'un cris, d'un supplice. Impossible. Ici. Immobile. Tu n'as pas le choix. Parce que tu tremble. De peur. Incapable va. Un trop vide qui vous entoure. Un trop vide qui te brise. Tu meurs en restant en vie. Tu déglutis. Reprends ta respiration, encore et encore. A plein poumon, silencieusement, presque haletante. Aucune de tes inspiration ne se ressemble.

Un mot.
Un seul mot. Qui t'habites, te hantes, t'envahit, te déchire, te détruit, te ressuscite. Parce que tu te perds. Dans les abîmes de ce mot. Simple. Un de ces mots que tu dis tout le temps. A l'arrache. Que tu dis sans penser. Alors tu ne sais pas. Si tu y crois ou pas. Tu te demandes. Si ça vaut la peine. De réagir pour ces trois syllabes. Tu te demandes. Si tu as raison de retenir ta respiration, serrer ton poing. Tu te demandes. Si c'est vrai. Si tu ne devrais pas te retourner. Dire que toi aussi, tu es désolée. Tu te demande, si tu ne devrais pas, montrer que tu l'as écouté. Que tu l'as entendu. Que même si tu doutes, ça te touches. Et pourtant tu restes ce coeur de pierre. C'est ce que tu essayes de faire croire malgré ton sourire qui se dessine. Malgré les bonds dans ta poitrine. Mais il ne peut pas voir. Alors tu mords tes lèvres. Reprends ton calme. Qui ne dure pas.
Parce qu'il te le dit. Que c'est sincère. Que c'est vrai. Il te le dit, que tu n'as plus à douter. Tu devrais être ravie. Regarde, Dimitri est vrai. Regarde, il n'est pas qu'une illusion, fictive. Il ne te mens pas. Il n'est pas cette image. Ce reflet écorché. Tu devrais être ravie, ma jolie. Tu le laisses se justifier. Tu le laisse prononcer ces quelques mots. Qui te paraissent sûrement trop important pour ce qu'ils sont vraiment. Tu ne comprends pas vraiment. S'il te fuis toi ou autre chose. Ni même pourquoi il veut fuir. Même si toi aussi, tu refuses d'affronter les choses de front. Tu sens sa main sur ta peau. Qui attrape ton poignet. Sans cette candeur enfantine. Sans ce sourire d'adolescent. Tu te retournes. Sans un mot. Parce que tu sais pas. Confuses. Tu te dis que vous êtes là. C'est tout ce que tu sais. Entre vous deux journées. Dans cet espace de temps qui n’appartient qu'à vous. Que demain, vous ferez semblant d'avoir oublié. Vous nierez. Vous direz qu'il n'a jamais existé. Et pourtant. Il est bien là. Autour de vous. Ce moment. Cet instant. Inquantifiable. Inqualifiable. Vous n'êtes que des étrangers nés dans le même monde par accident. Sans savoir comment vous vous retrouvez face à face. Sans savoir pourquoi. Ni même ce que vous allez devenir.
Perdition totale. Tu ne sais pas vraiment quoi dire. Toi aussi, tu es désolée. Non. Tu ne sais même pas, de quoi tu devrais t'excuser. A part peut-être d'être ce que tu es. Tu ne prononces aucun mot parce que tous semblent sonner faux. Tu tire ton poignet vers toi pour qui le lâche. N'ose pas le regarder en face. Ramène ta main sur ton épaule. Comme pour ne pas te faire retenir d'avantage. Tu penses que tu devrais lui dire. Qu'au final. Toi aussi tu as peur. Et que tu ne sais rien de ce genre de risque. Que tu n'as pas envie de recommencer les bêtises du passé. De faire confiance pour se retrouver à crier. Et tu oses. Quelques mots. Un mot. Comme une interrogation qui ne veut rien dire.

    « Alors...? »


Alors. Alors quoi. Alors tu me laisses partir. Alors on fait quoi. Alors toi et moi. Alors le reste. Alors la terre entière. Tu attrapes une de tes mèches de cheveux. Fait un pas vers lui. Relèves le menton, comme un air de défi. Pas trop. Juste assez pour paraître désagréable. Parce que tu as l'impression d'avoir été son jouet. Depuis le début de la journée. Aussi bien quand ses amis t'ont appelés, quand il s'est approché de ton groupe de fille. Même pendant cet inter-temps. Même pendant cette attentente. Et là encore. Avec ces questions. Qui ne font que te mettre plus mal à l'aise. Te font réaliser, ce que tu es vraiment. Et tu finis par craquer. Laisse ta tête tomber contre son épaule. Juste la toucher du front. Tu agrippe sa chemise et la lâche. Tu relèves à peine la tête. Et murmure. Parce que tu ne sais faire que ça. Lâche ou timide. Ca reviens au même dans ton cas.

    « Maintenant, on fait quoi...? »


Parce que tu ne veux pas qu'il t'abandonne. Tu veux que ce on existe. Pas un vrai vous. Juste un on. Tout ce qu'il y a de plus imprécis. De plus indécis. Tu veux savoir. Ce que vous êtes en train de faire, de ne pas faire. Parce que tu ne veux pas. Le laisser partir. Alors ta main se passe dans ses cheveux. Tu détournes le visage. Peureuse. Resserres tes doigts trop fins. Et te dis qu'une fois encore, tu aurais mieux fait de te taire. Parce que les mots ne sont pas votre fort. Il ne font que vous détruire un peu plus. Chacun. Misérables êtres humains qui se prennent pour des dieux. Vous rendez ici votre gloire. Tu t'abandonnes. Encore. Laisses tout ce que tu veux paraître au seuil de ces moments que tu espères.


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