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 Tonight (Cassie & Dim)

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Kacey V. Ethelan

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MessageSujet: Tonight (Cassie & Dim)   Lun 25 Juil - 20:15

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    Une fois n'est pas coutume, voilà la petite Kacey invitée à une soirée chez les Winterhoods. Elle avait un instant pensé à refuser, mais ses derniers bons moments passés avec Cassandra remontaient à trop loin pour qu'elle ne s'y résolve. Alors elle s'était faite belle. Peut-être même trop belle. Ses cheveux bruns en bataille pour une fois coiffés, ses lunettes dans son sac à main, une belle robe bleue nuit dos nu... Un peu de maquillage, des légers talons pour compenser à sa taille, et la voilà objet de bien de regards. Il en fallait vraiment peu pour l'arranger, même si à l'ordinaire elle restait dans son état de réveil : dépravée.

    La jeune fille attendait son amie avec sa patience habituellement courte. La fête se tenait près de la salle commune des Winterhoods, aussi c'est devant leur porte qu'elle attendait que Cassie ait enfin fini de se préparer. Faisant de son mieux pour ignorer toute remarque peu subtile ou sifflement, les regards fixés sur son décolleté qu'elle regrettait soudainement de porter, ... Comment Cassandra pouvait-elle supporter ça en permanence ? Un autre secret bien garder de la jeune fille.

    Un soupire à peine retenu franchit ses lèvres, faisant ricaner certains qui passaient devant elle, auxquels elle lança un regard glacial jusqu'à ce qu'ils quittent son champ de vision. Si elle avait une montre elle aurait comptait chaque seconde que son amie de nuit aurait passé en trop à la faire attendre... Nerveuse nerveuse, elle détestait être seule dans ce genre de situation, à attirer l'attention. Tout était tellement mieux, plus buvable, plus vivable, avec Cassie à ses côtés.

    Seuls quelques uns de ses regards désespérés à la porte témoignaient de sa nervosité, mais son visage restait sinon de marbre, à son habitude. Une froideur d'habitude infaillible, mais mise à rude épreuve ce soir. Kacey hésita même un instant à adresser une petite prière au ciel pour que le temps passe plus vite, mais se rappela qu'elle n'avait ni dieu ni religion, et se résigna à réciter des lignes du dernier livre qu'elle avait lu dans sa tête pour se calmer. Patience, patience, elle allait arriver....
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Lun 25 Juil - 20:18



Un reflet dans le miroir. Le mien. Le sien. Le tien. Tu t'observes, quelques secondes. Tu as changé. Et pourtant. L'expression de ce regard reste la même. La solitude l'emporte sur le mensonge, dès que tu es seul, tu t'observes, toi, tu ne t'oublies pas, tu restes qui tu es, malgré tout et jusqu'au bout. En entendant la porte de ta chambre claquée, tu te hâtes d'arranger le col de ta chemise blanche. Derrière toi, Geoffrey est venu voir ou tu en étais. Ce soir, c'était une soirée. Comme les Winterhoods en faisaient entre eux. Ces soirées malsaines, puantes d'alcool, ces soirées ou l'argent se faisait ressentir, autant que la supériorité, des atouts que seuls les verts étaient capables de posséder. Tu en faisais parti. Et tu n'avais ni argent, ni famille, ni renommée. Mais tu y étais, à ta place. Tu souris à Geoffrey qui te lança une vanne sur ta classe incommensurable, vanne qui tu lui renvoyas vite avant qu'il ne sorte de la chambre pour rejoindre les autres. La fête avait surement commencée, dans la salle commune. La musique venait de battre ses premiers rythmes, et c'est en la suivant que tu sortis de ta chambre pour te rendre dans l'attroupement de la foule. Tout le monde te salua, normal, tu en connaissais beaucoup, par ci, par là, de vue, de connaissance, ou plus. Tu remarquas au loin Geoffrey, déjà en train de draguer. Tu ne pus t'empêcher de lacher un petit rictus. Il ne changerait jamais. Et le pire, c'est que tu devenais bien plus pourri que cette ordure que tu considérais comme ton ami.

Quelques élèves VIP avaient été invités, peut-être pour leur bonne conduite envers les Winters, ou bien étaient-ils en couple avec l'un d'entre eux. Plus rares étaient les amis des verts, mais certains étaient venus. Sans t'arrêter dans la salle commune, lançant quelques saluts et serrant quelques mains, donnant quelques bises aux demoiselles, tu continuas ton chemin jusqu'à la porte que tu franchis sans aucune difficulté. Tu étais parti pour chercher une connaissance à qui tu devais une dette, lui qui t'avais acheté un paquet de clopes pendant que tu étais en réunion avec le Directeur. Tu lui avais donné l'autorisation de venir à cette soirée. Mais contre toute attente, il ne trouva pas le garçon qu'il venait chercher, mais une demoiselle - charmante demoiselle - habillée d'une robe de soirée qui lui allait pour ainsi dire - à ravir. Tu ne te souvenait pas de déjà l'avoir croisée, elle devait être discrète, timide, réservée, et donc, peu encline à se faire dévisager comme le faisaient actuellement Romuald et Edward qui allaient pour entrer dans la salle commune des Winterhoods.

Tu arboras un sourire en coin. « C'est pas recommandé de traîner seule le soir dans le coin. » dis-tu, un petit sourire rassurant aux lèvres en restant collé à la porte pour ne pas qu'elle se ferme. « Si tu es invitée, tu ferais mieux de rentrer ». Il lui laissa la porte ouverte, attendant qu'elle se décide, lui faisant très bien comprendre qu'il la laissait passer en premier.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;


Dernière édition par Dimitri F. Morstorm le Mer 27 Juil - 6:18, édité 1 fois
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Lun 25 Juil - 22:37


Come on baby, let's go party !

Celle qui attire l'attention, c'est toujours Cassandre.
Elle est là, devant son miroir à mettre sa dernière touche de parfum, regardant ses cheveux raidis comme jamais, ses yeux fardés de noirs et de gris. Un dernier soupir. Elle n'aime pourtant pas tous ces artifices, mais c'est dans ce genre de soirée qu'elle est le plus populaire. A se faire embrassée dans un coin de salle. A se faire aimée sur un divan isolée. Elle attrape son sac et regarde sa tenue. Trop courte. Juste quelque chose qui cache l'essentiel. En même temps, on ne peut pas s'attendre à autre chose venant de Lipovsky. Voilà qu'elle cheke son portable. Cinq. Cinq minutes de retard. Elle se hâte alors vers l'entrée rejoindre sa "grande amie" Kacey. Vous savez, la belle brune. Toute aussi belle que Cass, en fait, juste un peu moins la poitrine à l'air. Juste un peu moins d'exhibition de peau.

Elle ne veut pas la faire attendre. Les talons claquent. Les talons annoncent son arrivée dans la salle qui se divise pour la laisser passée. Elle est là, elle arrive. Attends la un peu, Kac'. Juste quelques secondes de plus.

Mais non. Trop tard. La voilà déjà en compagnie du diable blond. La voilà déjà accostée par cette personnification de l'hypocrisie et de la sympathie. Un sourire doux, presque charmant, se dessine sur les lèvres de la jeune fille. Comment peut-elle avoir ce genre de battement de coeur pour quelqu'un qui la méprise avant même de la connaître. Comment peut-elle juste avoir cette impression d'apaisement au côté d'une telle personne.
Kacey. Ne la lâche pas pour ce garçon. Ne la lâche pas pour cette ordure au sourire enchanteur. Il est encore pire que ce que tu peux croire. Encore pire que les airs que se donne Lipovsky.

Son sourire se crispe. Quelques secondes. Quelques instants. Une dernière respiration. Et elle se laisse aller comme si elle était encore Cassandre à seize ans, avec sa poudre blanche. Elle oublie que le monde est mauvais. Elle oublie que les gens la déteste en la désirant langoureusement. Elle devient sans gêne. Sourire en coin, les yeux un peu dans le vague, elle tapote l'épaule de son amie.

« Désolée de mon retard, Kacey ! »

Elle passe son bras derrière la nuque de la belle brune à la robe bleue, presque jalouse de sa belle grâce. Elle embrasse sa joue en évitant de poser du rouge à lèvre sur sa peau trop parfaite. Elle hume sa chevelure. Quelques secondes. Et se retire, se retournant vers le valet des Winterhoods.

« Dimitri, comment tu vas..? »

Sa voix était bien plus sèche. Elle sent le malêtre et espère que Kac va la sauver. Elle espère s'esquiver de ce démon à la chevelure blonde. Alors elle lance ses yeux océans en direction de la salle, un geste de tête. Elle n'attend pas vraiment la réponse de son partenaire délégué. Elle voulait juste paraître polie, mais qu'importe si elle ne l'est pas. Tout le monde s'en fout, que Cass' soit polie ou non.

« On y va... J'ai un peu soif et j'ai vu un cocktail hors du commun... Enfin... »


Pourquoi éviter Morstorm ? Pourquoi ce malêtre ? Elle n'en savait strictement rien, mais elle n'avait qu'une envie : Le fuir. Juste pour ne pas gâcher les derniers souvenirs en heure. Juste pour être un peu plus dans l'idéal et la rêverie, un peu moins de la réalité. Alors elle s'échappe comme un peu, elle s'échappe pour rester enfant dans cette tenue de catin sur escarpins.

(PS : J'ai rajouté à la fin. Pas le temps de corriger x_x)
Kiss me here
Touch me there,
Hanky Panky.!


YOU DON'T KNOW ME, YOU DON'T EVEN CARE
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Kacey V. Ethelan

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Jeu 28 Juil - 17:37


    I don't like you pretty boy.

    Oh tiens une apparition. Pas une qu'elle aurait aimé voir, ça non. Mais toujours mieux que ces gros lards dandinant et gloussant, des vrais dindons ceux là. Et ils se croient beaux en plus. Mais celui-là n'avait pas l'air d'être un très bon parti non plus. L'accoster comme ça d'un air de fausse drague et ce sourire si innocent, empli de mensonges. Elle ne lui répondit même pas, se contentant de l'observer tranquillement, docilement, comme s'il avait été un simple tableau sur le mur. Trop blond. Et bien trop sûr de lui. Et hop une petite étiquette collée sur le bonhomme, Kacey ne te porte pas dans ton cœur mon grand. Que veux-tu, elle aime pas ton attitude c'est tout. Parce que ta tête qui pourrait ne pas l'aimer, elle est bien trop parfaite.

    Et enfin voilà sa sauveuse, étincelante de sa beauté et de sa bonne humeur, Kacey se détendit aussitôt, comme si elle venait d'entrer dans un bon bain chaud. Elle la laissa la saluer en se collant à elle, et rendit son baiser par un petit sourire très bref mais suffisamment chaleureux. S'il y a bien une personne qu'elle laissait s'approcher d'elle ainsi et la toucher, c'était Cassandre. Les contacts physiques n'avaient jamais été son fort. Les contacts tout court d'ailleurs...

    Mais passons, une chose est sur, Kacey n'était pas sotte. Et même le dernier des idiots (quoi que...) se serait aperçu du malaise évident qu'éprouvait son ami pour son collègue, qui se tenait toujours devant la porte. La petite Faithbee l'avait complétement oublié l'espace d'un instant, mais le fixa de son regard glacial, son visage dénué de toute expression. Coco tu viens de changer de liste, te voilà à présent sur la liste noire, sois fier ! Cassie ne fit qu'appuyer ses réflexions en ayant l'air si pressée de rentrer dans la salle, et il ne lui fallut pas se répéter : Kacey l'attrapa doucement par la main et l'entraina dans la pièce sans adresser un regard ou un mot de plus au blondinet. Rapidement elles se fondirent dans la foule, et la jeune fille ne s'arrêta qu'une fois loin de la porte, près du bar, à un endroit où elles avaient suffisamment de place pour respirer tout en restant plus ou moins inaperçues. Alors elle pencha doucement la tête sur le côté, de son petit air curieux, et regarda enfin son amie.

    Habillée trop court comme d'habitude, elle était toujours aussi provocatrice, toujours la même Cassandre qu'elle croisait dans les couloirs, réputés pour attirer les garçons à son dortoir. Mais ce n'est pas cette Cassie que Kacey regardait. Celle qu'elle observait, d'un air inquiet que très peu aurait pu trouvé dans son regard, c'était la jeune fille qui s'était montré si incertaine et mal à l'aise quelques minutes plus tôt.

    - C'est rare de te voir ainsi devant un garçon... C'est qui ?

    Une question à laquelle elle ne réclamait pas de réponse, libre à son amie de changer de sujet, elle n'insisterait pas, elle n'insistait jamais. Mais cette curiosité était là, bien présente, bien ancrée, alors autant s'en débarrasser dés à présent.
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Ven 29 Juil - 20:54


CEY QUAND IL MATTE KACEY JOR

La chaleur de la salle était étouffante. Ce n'était que le début de la soirée, et déjà, déjà la fumée alourdissait la pièce, déjà, déjà la musique assourdissante commençait à enflammer des élèves, déjà, déjà ils avaient un verre, déjà, déjà deux verres à la main, déjà, déjà une bouteille dans le sang, déjà, déjà un milligramme de poudre blanche. Les fêtes des Winterhoods étaient connues pour être celles des plus dangereuses, celles des plus dangereux, celles des plus malsaines. Dangereuses. Malsaines. Comme elle. Comme elles. Et sans que tu n'arrives à les suivre, elles s'éclipsent dans la foule, alors que quelques instants auparavant, tu souriais, malignement, tu souriais, à cette fille qui t'ignorais, tu souriais, à cette amuse-gueule de cette soirée. Tu la fixais, amusé, attiré. Kacey, tu l'aimais. Déjà. Comme le reste. Déjà. Confiance, assurance, c'est ce que tu voulais. Attirance, méfiance, c'est ce que tu chérissais. Et pourtant. Pourtant. Elle. Cassandre. Celle là, tu la détestais. Tout de personnel, c'est ce que tu disais. Et malgré tout, oublier n'avait jamais fait parti de tes plans. Juste effacer, pour s'en rappeler, gommer pour recommencer. C'est ce que vous faisiez, depuis - depuis. Deux étrangers. Deux inconnus. Si différent /shot. C'est ce que vous étiez - depuis. Alors quand elle t'avait juste adressé la parole, de simple banalités, alors que ton cœur s'était emballé d'un dégout naissant - envers toi même cette fois - tu l'avais salué, sourire habituel figé. Et tu lui avais parlé - courage encore inconnu manifestement présent -.

« Dimitri, comment tu vas..? » demanda-t-elle alors qu'un sourcil de Dimitri s'était levé, surement amusé, intrigué et étonné. « Tu t'inquiètes pour moi, chérie ? » demanda-t-il, un sourire en coin apparent, moqueur.

Est-ce que tu lui en voulais ? Bien sûr que tu lui en voulais. Un peu. Tu ne savais même pas toi pourquoi. Tu voulais juste, lui faire regretter, tout, même si tu savais déjà, déjà qu'elle subissait les conséquences de tes actes. Que tu subissais les conséquences de ses actes. Que vous étiez liés par un souvenir qui n'aurait dû exister. A ton plus grand soulagement, elle s'éloigna - entrainant avec elle cette demoiselle qui te plaisait tant - peut-être son air un peu arrogant, un peu indifférent, un peu insensiblement attachant. Profitant de leur départ pour profiter de ce qu'elles t'offraient, tu souries encore une fois, remarquant les belles formes de la demoiselle. Depuis ce soir là - depuis Cassandre - depuis l'interdit - depuis tout - depuis ça, tu avais commencé. A profiter, à vouloir la rendre jalouse, vouloir attirer son attention. Elle t'avait entre-ouvert les portes de l'excès, tu y avais succombé. Cassandre, Cassie, elle t'avait chamboulé. Elle t'avait aidé. A tourner une page. A en écrire une nouvelle. Mais elle t'avait transfiguré. Elle t'avait redonné ce vivant que tu avais perdu. Elle t'avait supprimé. Elle t'avait recréé. Et seul, tu culpabilisais. Alors la solitude, tu l'évitais. Comme tout. Comme elle. Fuyard, trouillard, lâche, comme toujours. Comme jamais.

Et te voilà. Dans cette salle, bondée. Dans cette salle qui sera bientôt puante d'alcool, de sueur, de sexe, de drogue, de fumée, de tout ce à quoi tu finiras pas succomber - il suffira de m'écouter. Mais en attendant, tu te faufiles entre la foule, tu rencontres quelques personnes, tu danses avec une fille qui t'a attrapé sur le chemin. Tu fumes une cigarette gentiment proposée, tu fais ta vie, tu te laisses délirer. Pas de rosé, jamais d'alcool. Peur du viol, crainte de recommencer. Tu rencontres Ludvik, invité - évidemment, source d'alcool oblige - et tu commences à rigoler. Vous mattez deux trois filles, vous racontez de la merde, vous allez draguer, vous vous lancez des paris, vous vous éclatez, vous danser - encore - vous fumez - encore - vous profitez - encore. Combien de temps c'était écoulé dans tout ça ? Peu. Très peu. Assez pour que les deux jeunes filles que tu avais rencontré plus tôt soient toujours assises à parler. Assez. Un sourire en coin, remarquant qu'une des deux te fixe en parlant, tu te diriges vers elles. Tu vas toi même vers l'enfer. Tu vas toi même l'énerver. Et tu souris, toujours un peu plus, toujours un peu plus, toujours plus. Plus. Plus. Tu arrives à côté d'elles, t'assoies à côté de celle que tu ne connais pas alors que le Barman pose un verre de Redbull - Vodka, qui sera surement le seul de ta soirée - devant toi. Tu souris, visiblement amusé d'être aussi près d'elles, tu souris, tu bois une gorgée, tu es près à te faire détester.

« Si vous arrêtiez de parler de moi - et bien que je sois pas le centre du monde - le monde continuerait de tourner, vous savez. » remarquas-tu, plus fier, plus souriant, plus moqueur que jamais. « Je me vois contraint de vous séparer. » dis-tu en faisant un clin d’œil à celle que tu devais éviter. Et sans prévenir, tu tiras d'une douceur extrême - voir un peu trop - Kacey sur la piste de danse, la tenant par le bras, l'obligeant sans qu'elle ne comprenne comment à la lever et entourant son dos de ton bras pour l'éloigner. Et alors que vous étiez à quelques pas de Cassandre, tu ne pus t'empêcher de te retourner vers elle, vers celle qui chaque jours jouait avec toi, avec tes nerfs, qui chaque jours découvrait une nouvelle chambre du dortoir des hommes, qui chaque jours te tuait un peu plus. Un peu plus. Toujours un peu plus. Un peu plus de colère, un peu plus de jalousie, un peu plus de fierté, un peu plus. Ton regard plongé dans celui de cette dernière, ton regard lui envoyant toute la haine d'un baiser, ton regard montrant une certaine fierté, ta bouche étirant un sourire satisfait, tu remontas un peu ta main dans le dos de Kacey avant de la regarder, elle qui était à ta gauche, et de lui chuchoter quelque chose à l'oreille, quelque chose que personne dans la salle - et peut-être même pas elle, aurait pu entendre.

« Bienvenue en Enfer. » déclaras-tu en t’engouffrant avec elle dans la foule de gens en transe, en danse.

Était-ce le quart de ce que tu voulais lui dire ? "Ne t'en mêle pas". "Tu me plais". "Comment tu t'appelles". "Lâche tes airs de gamines gâtées". "montre nous qui tu es". "Sauve moi, de toi, d'elle". Voilà. Des exemples parmi les dizaines de choses qui te trottaient dans la tête, que tu aurais voulu lui dire à cet instant précis. Mais pas la moitié dont il était capable de faire.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Sam 30 Juil - 20:40

« Tu t'inquiètes pour moi, chérie ? »

Elle s'approche de lui, remettant son col en place. Près trop près. Juste assez d'espace entre leurs de corps pour qu'il ne remarque pas les sursauts dans sa poitrine. Et elle chuchotte un à peine audible « Ah, jamais ». Ou plutot un « À jamais ». Mensonge tournant les paroles assassines que le blond lui avait assénée à son avantage. Un « jamais » menteur qui s'envole, s'enfuit en même temps qu'elle entraine sa meilleure amie des nuits sur le divan. Et elle espère être sauvée par cette fille qui ne sait rien du problème. Kacey, Kacey. Sauve la. Sauve la de ce diable. Sauve la. Fais le lui oublier. Fais le disparaître, loin. Loin d'elle. Seulement toi et moi pour ce soir. Juste toi, Kacey. Jamais lui.

« C'est rare de te voir ainsi devant un garçon... C'est qui ? »

Oui. Forcément, c'est rare de voir Cassandre avec un garçon, l'évitant, lui et son sourire, lui et sa blondeur, lui et sa chaire. Forcément, c'est rare de voir Cassandre ne pas passer son bras sur la hanche du premier gars venu, du premier qui se lance tous crocs dehors sur Kacey, comme pour protéger son amie à sa manière. Forcément c'est rare de voir Cassandre pressée de quitter un homme, n'importe quel homme. Alors elle jette sa tête sur le coté, feignant regarder de qui il s'agit. Bien sûr que c'est lui. Elle a prononcé son prénom avec haine hardeur et mépris. Bien sûr qu'elle sait de qui il s'agit. Elle a sa marque imprimée sur son coeur.
Et cette brûlure dans la gorge lorsqu'elle replace son visage face à celui de son amie. Que va t-elle lui dire ? Qu'elle crois qu'elle a changé, qu'elle l'aime à s'en rendre dingue, qu'il l'a tué avec quelques mots, qu'il l'a tué tout court ? Non. Fierté oblige. Même à elle, elle n'ose pas confié sa honte et son traumatisme. La brûlure est presque une déflagration qui se transforme en mensonges.
Cass attrape un verre de Mojito qu'elle fait passer d'une mais à l'autre. Cass a cette voix presque indifférente.

« Je sais pas... »
Un. Bien sûr que elle sait. Elle sait tout. Chaque chose. Elle connaît son visage, comme tout le monde, elle connais ses lèvres comme d'autres se dit elle, elle connaît aussi un peu son corps aussi. Mais elle le connaît nu, sans artifice ni hypocrisie comme personne. Elle le connaît peut-être mieux que n'importe qui, se envisage t-elle, sans même lui avoir adressé plus de dix phrases. Et le reste aussi, elle le sait. Qu'elle en est folle, qu'elle en est éprise. Elle sait très bien qu'elle l'évite, qu'il l'évite. Qu'il vaut mieux ne pas être eux pour être heureux. Elle sait très bien ce qu'ils ont en commun et ce qu'ils n'ont pas. Elle sait. Elle sait très bien. Elle le sait.
Savoir et connaître. Comme si ça pouvait lui être utile.

« Morstrom, le prefet... »
Deux. Ce n'est plus son prénom mais son nom qui passe le rouge de sa bouche. Dimitri. Elle crève d'envie de prononcer ces quelques lettres, se donner une emprise sur lui. Son nom n'est rien d'autre que celui que tout le monde utilise. Morstrom. Mettre de la distance, toujours, encore. Parce qu'il n'y a que ça, cette distance qu'elle s'efforce de réduire malgré les impasse qu'elle sème par son dialogue. Comme si Cassandre était capable de mettre des miles entre un homme et elle. Elle qui se fout de la politesse. On y croit. Dur comme fer.
Dur comme verre.
Et jamais elle ne dira « Dim ». Parce que ce sont ses amis, les gens insignifiants, ceux qui connaissent un visage faux, qui l'appellent Dim. Ce n'est pas elle. Elle, elle veut son prénom, entier entre ses lèvres, son essence, son sens. Elle veut son prénom. Juste son prénom. Son prénom et lui.

« ...On ne se parle quand réunion, il n'a rien d'intéressant... »
Trois. Rien d'intéressant sauf son air si faux, sauf son image, sauf son sourire, sauf ses yeux, sauf ses désirs, sauf sa peau, sauf ses lèvres, sauf son envie, sauf son corps, sauf ses mots, sauf son attitude, sauf ses peurs, sauf. Sauf lui. Obstination. Elle le déteste, le hait, l'adule. Elle l'a dans la peau. Elle s'est injectée une dose de lui dans le sang dans cet amphi vide, elle n'attend que la seconde piqure au creux de son bras. Encore un peu de lui. Encore un peu. Addiction éphémère, addiction profonde. Elle l'a dans la peau.

« Je ne vois pas pourquoi il intéresse tant de filles... »
Quatre. C'est parce qu'il est lui, le roi et le valet à la fois. Parce qu'il est grand, resplendissant. Parce qu'il a ce visage d'ange, ce côté de bad boy que toutes les filles en chaleurs recherchent et idéalisent. Elle le regarde, lui et sa cigarette entre les lèvres, entre les doigts. Les excès. C'est ça qui les attire comme des mouches. Les excès. C'est ça qui la passionne.
Alors elle prend une gorgée de son coktail de glace pilée. L'alcool n'a jamais sut noyer la drogue. L'alcool ne le noiera pas non plus. Ses joues ne vont pas tarder à rougir. Qu'importe. Elle a besoin d'un peu d'excès. Si ce n'est pas lui ce sera ça. Si ce n'est pas lui.

Quatre. Quatre mensonges en quelques mots. Quatre dénigrement de lui, d'elle, d'eux. Alors elle se rapproche de son amie, la main tremblante sur les coussins brodés de fils d'or. Elle espère son soutiens. Kacey, Kacey, dis lui que tu peux l'aider. Elle va tout t'avouer. La bouche entre ouverte, elle prend une énième inspiration de courage.

« En vérité, je crois que j'ai-... »

Et le loup revient, affamé de l'une ou l'autre, s'asseyant auprès de la plus élégante dans son smoking d'un soir. Ravale vite tes mots, Cass. Son sourire se fige dans une envie de meurtre, son regard se durcie. Elle ne veut pas de lui. Pas maintenant. Il n'est pas le bienvenue. Vas t-en, pense t-elle en se remémorant quelques images qui lui rappelle à quel point ses pensées-là sont fausses. Et il se mouille dans sa vodka énergisante. Vas-y. Crève. D'un arrêt cardiaque de moi.

« Si vous arrêtiez de parler de moi - et bien que je sois pas le centre du monde - le monde continuerait de tourner, vous savez, je me vois contraint de vous séparer. »

Non. Pas ça. Pas Kacey. Pas elle. Pas Morstrom. Pas lui. Elle se lève d'un bond alors qu'il l'entraîne. Torture. Déjà qu'il est là, son ennemi mortel, éternel, il lui vole sa seule alliée. Sa seule amie. Sa seule. Il aurait pourtant pu s'en saisir dans les couloirs, se l'approprier pendant un cours. Mais non. Il fallait que ce soit ici, sous les yeux écarquillés de Lipovsky. La rage monte en elle, bouillonnante de haine. Figée. Personne n'a le droit de lui voler Kac'. Personne n'a le droit de lui prendre sa seule amie dans cette pièce de débauche qui commence déjà à sentir la sueur, qui respire cette brume toxique.
Et ce baiser envoyé. Ou elle le dévore ou elle le vomit. Elle préfère le rejet. Haine tumultueuse dans son regard océan, elle attrape un bout de sa robe qu'elle froisse entre ses mains. Quelques gars déjà souls s'entassent autour d'elle sans qu'elle ne les remarque. Elle fixe encore les deux silouhettes qui danse. Aucun moyen de cacher son désir, sa jalousie, son mépris. Et il l'enlace avec tant d'ardeur qu'elle n'a qu'une envie : S'enfuir.
Alors elle le fait. Tout les autres, tout ceux dont elle se fout, sont une échappatoire. Elle ne regarde même pas le visage de celui à sa gauche pour placer sa main un peu trop haut sur la cuisse de cet inconnu. Vas-y, bois cet alcool par du bouche à bouche et oublie le.
Cet individu sans nom. Ce gars là, elle le chevauche bientôt sans que ça ne choque personne. Assise à qualifourchon sur ses jambe, elle caresse son visage d'un souffle. Elle connaît ce rituel par coeur. Juste un petit dégoût. Elle oubliera vite ce malaise au portes du septième ciel. Juste ce malaise. Elle n'oubliera pas les deux cavaliers qui se perdent parmi la foule. Elle attrape son cou entre ses dents sans refermer sa mâchoire. Pourquoi ? Elle veut s'en aller. Mais elle a un travail, quelque chose qui la paye parfois, quelque chose qui lui sert des fois. Elle se dit qu'elle va tout oublier. Elle ne peut même pas sauver Kacey. Et elle a mal. Elle se contracte. Elle mord avant de se faire pousser d'un geste totalement indifférent.

« Putain Lipovsky, fais gaffe, j'croyais que t'étais pro moi ! »
« Je suis pas la seule pute ici, si t'aime pas ma manière de faire va voir ces filles déjà allongées sur les tapis. Au moins elles ne se souviendront pas d'à quel point tu as pu être décevant pendant ta nuit de baise. »

Il grogne alors qu'elle se lève avec ce regard plein de haine. Vengeance, elle amplifie ses regrets et son désir d'elle. Il n'avait qu'à pas être là. Se taire. Il aurait eu ce qu'il voulait. Là il n'a que cette morsure de haine qui ne lui était même pas destinée.

Abandonnée. Elle se sent abandonnée. Elle avale le liquide vert d'une traite sans faire gaffe où elle le pose, s'empare du premier brevage sous ses yeux. Y prend goût. S'y noit presque.

[HS : bon, mise en forme, gif et correction quand je rentre. J'ai même pas eu la foie de relire, mais j'avais pas envie de vous bloquer.]


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Kacey V. Ethelan

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Lun 15 Aoû - 17:03


Don't sit so close to me ....

    Kacey n'est pas dupe. Elle voit bien que Cass fait semblant, de ne pas le connaitre, de ne savoir vraiment qui il est, de ne pas prêter attention à ce jeune homme qui semble la blesser par sa simple existence. Alors elle la laisse enchainer ses mensonges, ces mots faux qu'elle ressent comme du poison, mais Cassandre et son amie, pour elle Kace peut se montrer patiente, ne serait-ce qu'un peut. Elle peut comprendre, que ce Dimitri Morstorm, préfet lui aussi semble-t-il, la trouble énormément. Alors résiste, Kacey, ne craque pas pour de simples mots, de simples phrases qui ne sont qu'un bouclier éphémère. Ait confiance, tu sais qu'elle finira par te dire tout, tu la connais comme elle te connait, vous vous partagez l'une l'autre dans vos peurs et secrets, sans jamais trop s'approcher .... Alors sirote juste ta grenadine et soit patiente, montre toi forte.

    « En vérité, je crois que j'ai-... »

    La voilà ta vérité, ton mot préféré, enfin arrivée. La voilà au bord de ses lèvres, te voilà prête à l'avaler, la déguster, doux remède de ces mensonges qui te sont si insupportables.

    Mais la vérité, la vraie, c'est qu'il ne s'agit pas là d'un conte de fée. Kace&Cass ne sont pas deux princesses protégées par princes et chevaliers, mais deux jeunes filles sous l'ombre de la cape du sorcier, de l'aile du dragon, à la portée de Morstorm. Il se rapproche, beaucoup trop, et s'assied à ses côtés. La grenadine semble perdre son goût sucré à la vision de son sourire, laissant dans sa bouche un goût amer. Ses yeux fuient dans la direction opposée. L'ignorer comme elle peut, comme elle sait si bien le faire, peu importe sa proximité... La théorie est si simple, la pratique la toujours été, mais....

    « Je me vois contraint de vous séparer. »

    Sans trop comprendre, Kacey se voit entrainer loin de son amie, vers la foule qu'elle aime si peu, en compagnie d'un diable blond, ses mains sur sa robe, sur sa peau. La musique, l'odeur suffocante de tabac et d'alcool, on ce serait cru dans un cauchemar.... Ou plutôt....

    « Bienvenue en Enfer. »

    Oui, l'Enfer, c'est une parfaite description de ce qu'elle ressentait en regardant aux alentours, bousculée par des danseurs ivres ou des couples s'embrassant passionnément, aucun échappatoire de ce monde de débauche. Alice n'est pas tombée dans le trou du lapin blanc, elle y a sauté à pieds joints. Cachant comme elle le pouvait son malaise évident, son regard fuyant attrape la vision de Cassandre. Cassandre, sur ces hommes, Cassandre et ces vers d'alcool, Cassandre si bien dans ce mal. Kacey n'a plus qu'une envie, partir, retourner à son dortoir, peu importe la présence de ses camarades là bas, s'enfuir, rentrer. Elle ne veut voir son amie ainsi, elle ne veut se retrouver seule ainsi.... Sauf qu'elle n'est pas seule, justement. Ses yeux clairs se posent sur le jeune homme à ses côtés, toujours aussi souriant. Et à son habitude, elle ne perd de temps à réfléchir et dit directement ce qu'elle pense, peu importe les conséquences.

    « Qu'est-ce que tu veux ? »

    Pourquoi mettre Cass dans cet état, pourquoi lui faire du mal, pourquoi l'avoir entrainé, elle, sur la piste de danse, l'avoir abordé, avoir voulu gâcher sa soirée.... Pourquoi elles, pourquoi lui, pourquoi elle ?
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Mar 16 Aoû - 19:20



    Vanity. Douloureuse torture. Agréable tournure. Tu la regardes, elle, avec eux, elle s'amusant, elle, te cherchant. Cette fille qui t'attire, qui te dégoûte, cette fille que tu veux comme tu repousse, cette chose qui t’entraîne et te repousse dans un même élan d'amour haineux. Et pourtant, ça ne te dérange pas. De la voir, comme ça. De la voir, dans cette état. A cause de toi. Parce que tu le sais, tu as gagné. Cette partie, tu as remporté cette victoire. Celle de lui avoir volée cette demoiselle qui te regarde, avec ce regard que tu apprécies alors que tu devrais le détester, qui te hargne dangereusement, qui te demande ce qui tu lui veux. Ce que tu veux. Ce que tu veux. Le sais-tu toi-même ? Amour dans l'air. Amour dans l'âme. Tu veux lui faire mal. autant qu'elle t'a fait mal. Lui rendre la pareil. Mais là, maintenant, alors qu'elle se noie dans son verre d'alcool, alors qu'elle te dégoûte de se laisser entraîner dans ce monde qui ne t'appartient pas, alors qu'elle s'affiche comme elle n'est pas, comme tu ne la connais pas, alors qu'elle ment, alors qu'elle affiche son masque qu'elle s'est elle-même crée, alors qu'elle est fausse, tu ne veux qu'une chose.

    « L'oublier ! » et tu le cries, pour qu'elle t'entende, et tu fixes son regard, pour qu'elle y voit la sincérité dont tu fais preuve, et tu souris, étrangement, pour qu'elle comprenne qu'elle pouvait t'aider. Et tu n'as pas honte. Pour la première fois. Tu n'as pas honte. De ce que tu dis. De ce que tu penses. L'oublier elle. Ou oublier ces minutes passées avec elle. Juste, ne plus penser à elle. juste, ne plus sentir ton ventre se nouer dès qu'elle touche un autre. Alors tu te penches à l'oreille de la demoiselle, celle que tu ne connais pas, celle qui n'aurait jamais dû être ici. « Ou peut-être toi. Alors, qui a le plus besoin d'aide ? » une simple question qu'elle comprendrait surement. Aussi bien que tu avais compris ses regards furtifs vers son amie, aussi bien que tu avais compris son dégoût à être ici quand elle pensait devoir être ailleurs. L'amitié, un truc de nanas. Selon toi. Selon. Et tu t'éloignes de son oreille, et tu passes une main dans ses cheveux. « Je pourrais être assez cruel pour te garder avec moi ! » souris-tu alors que les gens qui vous entourent se fichent complètement de ce que tu peux dire ou faire, alors que tous dansent, chantent, s'embrassent dans cette musique fulgurante. Et tu l'attrapes par la taille, et tu la pousses en arrière. Tu vous diriges vers le vrai Enfer. Celui que tu redoutes mais que tu affrontes.

    Sans courage, juste de la témérité, juste de la gueule, juste histoire de rappeler qui tu es. Ou quel menteur tu es. Au travers de la foule, au travers de la fête, tout en dansant, tu la diriges, doucement, vers le démon qui vous attend, avec son verre, vers la fin du monde qui vous guette en vous narguant. Tu la détestes. Putain, que tu la détestes. Putain. Tu la veux. Alors vous arrivez doucement à son niveau, alors tu lâches complètement celle qui t'a accompagné jusqu'à maintenant, alors tu lorgnes de haut en bas celle qui aurait pu te servir de dada. Tu gardes juste assez de distance pour qu'elle ne te vomisse pas dessus. Juste assez pour te retenir de l'enlacer, de l'embrasser. « Tu crois pouvoir tenir debout encore longtemps Lipovski ? » gueules-tu de façon à ce que la moitié des personnes autour de vous puissent t'entendre et se retourner, voir ton sourire narquois, voir ton mensonge amusé. Pitoyable, elle était pitoyable. Pitoyablement attirante. Pitoyablement toi. Tu n'attendais qu'une chose, au fond. Qu'elle soit assez bourrée pour t'embrasser. Qu'elle soit assez bourrée pour te céder. Juste qu'elle soit tienne. Mais il y avait son amie, assez présente pour que tu n'ailles pas danser avec elle, avec Cassandre, assez présente pour ne pas que tu ne sois trop "toi".

    Alors tu sors une clope. Un briquet. Alors tu sors ce qui te rend si sexy, si parfait, alors tu décides de jouer au plus dangereux. Tu attendras de la tirer, tu attendras de la prendre par toi même, tu attendras la fin de la soirée. Et tu te réveilles. Tu te rends compte de tes pensées, de ta cruauté. Tu te rends compte de ton instinct animal dans cette première bouffée. Tu fermes les yeux, tu souffles cette fumée, tu recraches ton venin. Et tu la regardes elle, quelques instants. Et tu la détestes, toujours autant. Et tu veux la faire souffrir, toujours autant. Mais tu ne le feras pas, maintenant. Alors tu restes en face d'elles, toujours avec ce même sourire, alors tu fais un clin d'oeil à une femelle qui vous regarde, alors tu reprends conscience de toi même.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Mar 16 Aoû - 22:39


I wanna use you and abuse you.

Tu aurais dût savoir, que ce jeu était dangereux, que cette vie à deux n'existerait jamais. Alors peut-être qu'au final, tu avais bien fait de ne rien dire à Kacey. Pourquoi devrais-tu lui parler de quelque chose qui n'existe pas. Pourquoi tu te confierais à propos de quelque chose qui n'a pas lieu d'être ? Alors oui. Tu fermes ta gueule. Tu te consoles avec ce que tu veux. Et tu lui demanderas pardon, en fondant dans ses bras. Tu fermeras les yeux, te mettras à pleurer dans ses bras. Qu'importe si la nuit continue ou s'achève. Tu veux fondre dans ses bras. Tu sais que dans le fond, tu as honte. Honte de ce qui t'arrive. Honte de ce que tu deviens. Honte de lui cacher la vérité. Tu es vraiment pitoyable, Cassandre. Tu es sûrement la plus pitoyable ici.

Et tu entends ce mot, qui ne t'était sûrement pas adressé. Comme si la musique autour n'avait jamais existé. Oubli. Ce mot raisonne dans ta tête. Ce mot raisonne dans ta poitrine. L'oubli, hein ? C'est lui qui a décidé d'oublier. C'est lui qui t'as dit "Jamais". Il t'as abandonné dans cet salle vide.
C'est faux. Vous vous êtes abandonnés, mutuellement, et tu le sais. Vous n'êtes que deux adolescents qui jouent à un jeu dangereux. Deux adolescents qui ne peuvent gagner. On est destinés à perdre. Alors que tu veux le rejoindre, alors que tu veux pleurer sous ses yeux, frapper son visage de démon, frapper sa gueule d'ange. Mais fierté oblige, tu restes là, ton verre à la main. Ça a un goût horrible, quelque chose que t'as envie de vomir. C'est pas grave. Tu t'en fout. Tu te fous de tout. Sauf d'eux. De ces deux-là qui ne devraient pas compter. Qui ne devrait même pas exister pour toi. Après tout, tu ne devrais être qu'une catin, qu'une fille de joie. Tu ne devrais être que l'une de ces fille qui se fout de tout. Même de ces gens là. Et pourtant eux t'obsèdent. Chacun à leurs manières. Elle. Indispensable. Ta seule confession. Ton seul repos. Tu es toi. Ou presque. Tu te libère, te déleste. Tu es toi. Avec elle. A chaque fois un peu moins dure. Lui. Brisé. Ou plutôt, il t'as brisé. Le seul qui a réussi à t'ouvrir, t'autopsier. Celui qui te fait mal à chaque regard, à chaque mot. Un peu comme le noir et le blanc. A leurs façons.

Et puis ils arrivent. Ensembles. Et il se donne tout ces airs. Ceux que tu déteste. Et tu te lève, te met à son niveau alors qu'il t'assène cette ultime remarque. « Tu crois pouvoir tenir debout encore longtemps Lipovski ? ». Et tu ne peux t'empêcher ce sourire, qui se pourrait blesser mais se veux joueur. Qui joue le chat, qui joue la souris à ton avis ? « Tu t'inquiète pour moi, chéri ? ». Tu lui ressors ça comme si c'était tes propres mots. Comme si tu le détestais. Et c'est le cas. Tu le déteste autant que l'inverse.

Et il allume sa clope sous ton nez. Tu as arrêter tout ça. Si ce n'était pas lui, tu lui dirait d'aller se faire voir, de dégager. Si Kacey n'était pas là, tu lui dirait de te respirer toi. Mais ils ne sont intimes que dans le vide. Là où il n'y a pas de témoins. Alors tu te tourne vers ton amie. Tes yeux pleurent presque. Tu as besoin d'elle. Ils l'implorent de te sauver. Et alors qu'il te recrache son nuage de mépris à la gueule tu te rapproche encore de lui. Juste un écart de lèvre. Juste une respirations. Ton corps effleure le sien avant que tu ne te recules.

« Arrête de jouer. »

Ce n'est qu'un susurre, un murmure, du bout des rêves, du bout des lèvres. Personne ne l'entendra. Pas même elle, à côté de vous, qui vous observe, vous scrute. Et une dernière respiration sur son visage, tu restes les yeux fixés sur lui alors que tes mots sont pour celle qui a toute ton estime. Même si tu es vulgaire, même si tu n'en peux plus. Tu ne l'oublies pas. Jamais, hein...?

« On se tire, Kacey. A moins que tu ne veuilles un peu rester...? »

Et tu espère un oui. Que ce ne soit que par curiosité. Que pour vous. Toi et elle. Toi et lui. Toi et eux.


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Kacey V. Ethelan

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Mar 23 Aoû - 21:38


    Lost in your truth

    Et même maintenant il la fixe. Toujours. Et même à présent tu n'oses te retourner. Vers elle. Encore. Tu veux simplement savoir, curiosité maladive qui t'engloutit, cette éternelle recherche de vérité qui te hante. Mais cette fois, peut-être aurais-tu préféré un mensonge, à cette sincérité étouffante. A ce songe qu'il n'a sûrement qu'à peine penser te mentir, mais ne l'a pas fait. A ce songe qu'elle a sûrement qu'un instant pensé à lui mentir, et l'a fait. La reine, ta meilleure amie, contre le diable, ce "simple" inconnu. Et ce sourire, face à ces yeux fuyants. Pourquoi se fuient-ils, pourquoi s'attirent-ils autant ? Te voilà retrouvée entre deux aimants sans comprendre la notion de magnétisme, sans savoir ni le pourquoi ni le comment.

    Si son regard s'est un instant adouci, il redevient aussitôt de glace quand il se rapproche de son oreille, lui posant cette question comme s'il lui demandait simplement si elle voulait un verre. De l'aide, est-ce que Cassandre en avait tellement besoin ? Forte, elle avait toujours pu résoudre ses problèmes d'elle-même, ne se confiant que rarement à Kacey, que pour les choses les plus moindres .... Elle avait sa façon de faire face à ce qui la tracassait, une bien étrange manière d'ailleurs, mais comme pour tout le reste qui la concernait, Kace se passait de commentaires. De l'aide, en avait-il besoin ? Pourquoi le lui en demanderait-il ? Elle qui n'était rien qu'une inconnue, l'amie même de son cauchemar.

    Et alors qu'il passe sa main dans tes cheveux, tu te dis que tu ne dois pas tomber dans son jeu. Que tu ne dois pas te poser ses questions. Reste indifférente, avec ton visage de marbre, comme d'habitude. Ne cherche pas à le comprendre, à les comprendre, à en vouloir plus. Ne te laisse pas tenter. Mais tu ne le repousses pas. Et sans comprendre, de nouveau tu te laisses entrainer, sans un mot, sans une émotion peinte sur ton joli minois.

    Un instant suffit, et ils sont de nouveau tous les trois. Et il n'y a soudain plus qu'elle, elle dans ses yeux, à lui, elle dans ses yeux, à elle. L'un cruel, avide, l'autre un brin inquiet, peut-être même avec un peu de pitié ... Mais surtout un peu d'espoir, qu'elle lui fasse suffisament confiance, pour qu'elle sache vraiment, ce que signifit tout ce qui s'est passé, ce garçon, cette relation. Et alors qu'ils jouent à ce jeun ridicule, tu ignores son clin d'oeil, tu préfères l'ignorer, mais tu le vois, et elle se rapproche, dangereusement, entre deux propos empoissonés.

    Pas un mot n'a franchi tes lèvres, mais tu ne peux t'empêcher de les regarder, comme si ce n'était qu'un spectacle, comme si tu n'étais qu'un public, mais tu es déjà impliquée, tu ne sait trop comment, mais tu fait parti de cette mise en scène grotesque. Un rôle sans scripte, où tu ne connais pas même ton personnage. Improvisation, intuition. Alors bien sûr, quand elle veut partir, se libérer, qu'elle le veuille réellement ou non, tu hoches la tête, prête à la suivre, où qu'elle t'emmène. Comme toujours, car Cassandre tu la connais. Tu crois la connaître. Mieux que lui de toute manière. Mais ça ne t'empêche pas de l'observer, lui et non elle, alors que vous vous échappez.
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Ven 26 Aoû - 23:34

    Et elle te fait rire. Et elle te fait sourire. Elle. Qui reprend tes mots. Elle, qui encore une fois, te montre que c'est une pro. Du superficiel, du monde irréel. Tu te fiches d'elle, dans cet état, dans cette tendance, elle ne t'intéresse pas. Tu ne veux pas Cassandre, pas de cette pute, elle le sait, tu le sais, vous le savez dans cette étreinte imaginée. Tu ne la connais pas, sous ces airs là, tu ne la reconnais pas, sous cette danse là. Mais tu ne la connais pas du tout. Vous n'avez partagé que quelques minutes à coucher à moitié ensemble, et tu prétends savoir tout d'elle; Tu ne connais même pas son âge, tu peux juste le supposer, tu ne connais même pas ses goûts, tu peux juste les supposer. Tu ne sais rien d'elle, et pourtant tu la connais. Assez pour l'aimer. Ou juste la vouloir, qu'est-ce que t'en sais. Tu veux juste la toucher, tu veux juste qu'elle te touche, dans cette étreinte frôlée, dans cette vie oubliée, tu veux juste qu'elle t'embrasse, dans cette danse frénétique. Juste. Tu veux trop. Pas assez. Tu ne sais pas ce que tu veux, juste elle, tout de suite, maintenant, toujours, à jamais. Et là, alors qu'elle est trop prêt, alors que tu gardes ton sourire moqueur, alors que ses lèvres sont à deux doigts de toucher les tiennes, alors que tu la laisses faire, que tu ne prends pas d'initiative, parce que tu sais, tu sais qu'elle va reculer, la sorcière, l'horrible reine, tu sais qu'elle va s'en aller, te laisser, alors tu n'y touches pas, à cette envie, à cette couleur de vie. Tu n'y touches pas à ces lèvres agréables, à ces lèvres que tu connais déjà, à ces lèvres que tu connaîtras encore. Celles qui te sont promises, à jamais, celle que tu n'obtiendras jamais, jamais complètement. Juste. Les lèvres dont tu rêves.

      Cassandre ; « Arrête de jouer. »
      Dimitri ; « Je ne fais que commencer. »


    Un simple murmure. Légèrement prononcé. Légèrement chuchoté. Juste pour qu'elle puisse l'entendre. Juste pour qu'elle puisse le sentir. Ton souffle sur ses lèvres. Et alors que tu allais capturer les siennes, alors que tu t'étais laissé envoûté par ses beaux yeux, alors que, elle se retira, et tu te rattrapas, en te mordant la lèvre, en te disant que tant pis, c'était une connasse, ce n'était pas nouveau, en te disant que tant pis, tu étais fou d'elle et tu ne savais même pas pourquoi. Et tu ne la connaissais pas. Si peu. Juste trois paroles échangées, juste quelques regards partagés. Juste des réputations sur lesquelles se fonder. Et tu regardes ce sac de préjugés se retirer, de toi, de vous, se retirer de cet amour de regrets, de cette haine de bonté. Et tu te demandes. Pourquoi. Pourquoi elle. Pourquoi cette catin, celle qui lui appartient, à Geoffrey, celle qui leur appartient, à tous les autres, ceux qui veulent payer. Pourquoi celle qui met trop de maquillage, pourquoi celle qui est des mieux foutues toi qui, toi qui t'en fous, de ça, toi qui, de base, ne veut que t'éclater. Sourire, oublier. Toi qui avait décidé de ne plus y regouter. Elle. Qui t'a changé. Qui t'a fait tomber. Tomber dans ce monde d'ivresse, de luxure, c'est elle, Cassandre, qui t'a obligé à redevenir celui qui tu n'es pas. Celui que tu as toujours refusé d'être. Et tu te demandes. Encore. Encore ce qu'elle a de plus, dem oins, tu n'en sais rien. Elle n'a rien, alors qu'elle attrape la main de son amie, alors qu'elles s'éloignent de toi. Alors qu'elle a l'impression de gagner, encore une fois. Alors que tu sais, qu'aucun de vous ne gagneras. Vous êtes voués à l'échec.

      Cassandre ; « On se tire, Kacey. A moins que tu ne veuilles un peu rester...? »


    Et tu aurais donné ton âme. Vendu ton âme. Juste pour un oui. Juste pour qu'elles ne partent pas, juste pour que tu aies une excuse de devoir les supporter. La supporter. Parce qu'au fond, celle qui te plait, la vraie, que tu ne connais pas, qui ne t'aime pas, celle qui ne veut pas de toi, celle sur qui reposait toute la suite de cette soirée, tu la supportais, facilement, aimablement. Sans contrainte, sans idées sournoises, sans ce besoin de faire souffrir, sans ce besoin d'être proche, sans ce besoin d'elle. Juste, comme une autre. Juste, quelqu'un à connaitre. Et tu les regardes partir, se confondre entre la foule, partir, jusqu'à ne plus les voir. Jusqu'à te dire que, ta soirée et foutue, alors qu'une jolie blonde, Blondie, que tu ne connais qu'à peine, à qui tu n'as jamais parlé, vient se frotter à toi, de toute évidence pour parler. Et tes yeux croisent ceux de Kacey. Elle qui te regarde toujours, alors qu'elle est tirée par son amie, alors qu'elles s'en vont, alors que tu sais que tu ne les reverras plus de la soirée. Et ton coeur s'emballe, et tes pas se pressent. Tu t'excuses auprès de Blondie, lui promets que tu reviens. Parce que tu ne comptes pas partir, alors que tu te fifilles au travers de la foule, alors que tu t'excuses de bousculer monsieur qui dansait. Alors que tu arrives à les rattraper, alors que tu es bloqué par une fille qui te colle. Alors que, à un mettre d'elles, tu es bloqué. Alors tu le cries, juste pour savoir, juste pour qu'elle t'entende, juste pour couvrir la musique.

      Dimitri ; « Comment tu t'appelles ! »


    Et tu souris, un peu moqueur, pour garder cette réputation de con. Un sourire un peu charmeur, un sourire un peu dragueur, que tu sais idiot, que tu sais faux, juste un sourire pour te présenter. Et tu sais qu'elle t'a entendu, parce qu'elle te regarde toujours, parce qu'elle ne t'a pas laché du regard. Elle. Et la fille te colle. Et la fille essaye d'engager une danse, alors que tu l'ignores, alors que tu ne regardes que l'amie de Cassandre. Elle pourrait être une bonne proie, pour faire souffrir le diable, une bonne fille à aimer, le temps d'une nuit, le temps de les faire pleurer. Mais elle est trop innocente. Son regard le dit. Sa façon d'être le dit. Et tu ne blesses pas les filles innocentes. Pas celles qui ne le méritent pas. Pas celles qui ne t'effraient pas.



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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Sam 27 Aoû - 15:16


Et c'est vrai. Tu aurais voulu qu'il t'embrasse, attrape le bout de tes doigts, effleure ta hanche, ou n'importe quoi d'autre du moment qu'il se manifester. Mais il n'en fit rien. Il ne fit rien, à par répondre à ton ordre par la preuve qu'il est encore enfant, à ne pas savoir s'arrêter, même quand tu le supplie. Même quand, dans un autre contexte, tu aurais pu le lui demander avec toutes les saveurs et douceurs du monde. Alors tu ravales ta salive. Et demande à ton amie de s'enfuir. Tu ne peux plus. En fait, tu souffres trop, avec lui à tes côtés. Vous n'avez pourtant partager que quelques instants fugaces. Où vous n'avez, concrètement, rien fait de mal. Oh, oui, tu l'as embrassé. Une fois, deux. Et d'autres encore. Tu l'as aimé, chéri, à t'en rompre la cage thoracique. Mais il n'y avait, dans vos gestes, dans vos mots, aucun réels interdis, que des choses que tu t'étais promises. De ne pas l'approcher de trop près. De ne pas l'approcher loin de la foule, même si tu en avais rêver, pour des raisons que tu avais déjà oubliées. Sûrement les trouvais tu futiles par rapport à cette réalité qui a le goût d'un rêve. Et quand, devant ton miroir, trop grand, les cheveux défaits, le maquillage nettoyé, tu t'étais demandé, ce qui avait bien pu vous prendre, vous éprendre. Quand tu t'étais surprises à parler à haute voix à ton propre reflet, tu avais fini par te dire qu'il n'y avait aucune raison logique. Aucune raison valable. Tu ne comprenais même pas pourquoi ça avait sonné dans ta tête comme un jeu. Tu ne comprenais pas pourquoi ça demeurait un jeu.
Et tu te dis que si tu n'avais pas amené Kacey, tu aurais peut-être été une plus vilaine fille, ou une plus gentille. Avec les autre ou avec lui. Mais tu avais demandé à ton amie de venir. Et tu ne le regrettais pas. La seule chose que tu regrettais vraiment, c'est qu'il vous ait interrompus alors que tu allais dire ce mot, clef de ta phrase, de ta vérité secrète.

Et tu attrape sa main, à cette princesse, avant d'enfin le lâcher du regard, ce chevalier. Tu baisse les yeux. Une seconde. Deux maximum. Faisant glisser ta lèvres inférieur sous tes dents avant d'aborder ce nouveaux sourire. Peiné. Puis un autre, d'au revoir. Qui te brûle les lèvres. Et tu l'entraine. Dans ta course infernale. Parce qu'elle ne dis rien. Parce que tu as besoin de lui parler, d'entre se voix. Comme une fée. Comme un ange contre le démon qui te dévores. Et tu l'entraine. Jette un seul regard en arrière alors qu'une blonde semble déjà vouloir dévorer ses lèvres. Et tu te tournes vers Kacey. Et tu te tourne vers elle. Qui te te regarde pas.

Et tu prononce le mot manquant. « Aime ». Tu le dis alors que la musique bousille tes tympans. En espérant qu'elle entende. Et tu ne regards plus que devant toi. Parce que tu sais qu'elle ne te regarde pas. Et tu continues. Dans tes confessions alors que les gens que tu bouscules ne t'écoutent même pas. Râlent que tu écrases leurs pieds avec tes talons aiguilles. Et tu manques de trébucher. Mais tu t'en fous.
Kacey. Kacey. Ecoute la, dans sa plainte. Elle qui arrive devant la porte de la salle commune. Elle qui te soupire ses dernières vérités en heures.

« Ce garçon là. J'en suis folle. Trop folle. Et tu souffle. S'il te plait... Tu lâche ses doigts. Je t'en supplies, Kacey, un dernier murmure. Tu pousses la porte sauve moi. »

Alors qu'il interpelle ton ami. Tu lances un regard trop humide. Trop brillant. Tu ne sais plus quoi dire. Tu n'as rien à dire. Après tout. Après tout, tu n'as pas le droit de l'empêcher de quoi que ce soit. Et tu espère que les mèches blondes de ton ennemi n'ont pas envoutées la belle Kacey. Juste, pour espérer, égoïstement, qu'elle t'aie entendue. Écoutée. Qu'importe si elle te sauve. Tu finiras mal. C'est écrit quelque part.

Et tu passes la porte. Tu laisses Kacey. Parce que tu ne sais pas vraiment, tu t'es rendue presque invisible. Inaudible. Et tu passes la porte. Tu ne rentreras pas ce soir. Tu vas finir chez un de ces gars un peu friqué, qui n'était pas invité, juste pour ne pas avoir à repasser cette porte ce soir. Juste pour ne pas les recroiser.
Et tu passes la porte. T'en vas.


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Kacey V. Ethelan

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Sam 27 Aoû - 19:46

    Elle était capturée par son regard, le voyait faire son chemin dans la foule, la blonde sur ses talons, et ne réagissait pas. N'entendait plus la musique, les autres, la fête, le tout. Eve charmée par le serpent. Et pourtant il fallu un mot, un simple mot de sa meilleure amie pour briser le sortilège, et Kacey lui accorda toute son attention. Alors qu'elle se dévoilait, se dénudait devant elle, de sa voix faible, un simple murmure. Et une demande, une supplication. Et ces deux yeux bleus emplis de souffrances et masqués par les larmes qui menaçaient de couler.

    « Sauve moi. »

    Une demande qu'elle ne pouvait refuser, et pourtant Cassandre sembla en douter. Car aussitôt elle s'enfuyait, passait la porte, la laissant derrière, croyant peut-être que sans elle elle y resterait. Mais Kacey n'avait sa place sans sa soeur de nuit ici. Une voix masculine qu'elle commençait à ne connaître que trop bien l'accosta. Elle se tourna vers son sourire moqueur. Il se croyait malin. Il avait entendu Cassie l'appeler à plusieurs reprises ce soir là, son prénom il le connaissait, tout comme elle connaissait à présent le sien. Et elle se demande comment un démon peut avoir un regard aussi beau, aussi pétillant, aussi franc. Mais tu choisis de ne pas te laisser aller. Pour tes principes, et pour Cassandre. Surtout pour Cassandre. Mais tu lui répond tout de même. Sachant que de l'autre côté de cette porte contre laquelle tu es collée, elle s'enfuit, loin de vous, loin de lui, loin de toi.

    « Viper. »

    Et elle répond d'un ton mordant, ne te croit pas le seul serpent dans cette jungle. Il avait l'air de la sous-estimer, elle ne voulait tomber dans ses pièges, devenir sa victime. Il était à Cassandre, même si sa présence ne lui causait que souffrance. Elle ne s'interposerait pas, ne s'impliquerait pas, il le vallait mieux. Et pourtant le charme était là, elle ne pouvait l'ignorer, alors autant l'affronter. Son deuxième prénom, si peu utilisé ces derniers temps, ferait affaire pour le moment.

    Un claquement de talon et elle s'était détournée, avait quitté cette pièce à son tour. Un simple coup d'oeil lui fut suffisant pour détecter la présence de Cassandre. Et quelques secondes plus tard, elle l'avait rattrapé, était à ses côtés, légerement essoufflée. Elle ne la laisserait pas tomber, ne l'abandonnerai pas, pour n'importe qui, tant qu'elle le pouvait, tant qu'elle en était capable. Elle prend doucement, délicatement sa main entre les siennes, et la regarde, et lui sourit.

    « Tu sais que je suis là si tu as besoin d'un asile. »

    Kacey ne savait que dire de plus, elle et les histoire d'amour étaient loin de faire qu'une. Elle aurait aimer l'aider, mais pour l'instant elle ne savait comment. Lui poser plus de questions la blesserai surement, alors elle attendait qu'elle lui demande, qu'elle lui dise ce que Cassandre voulait d'elle, et elle le ferai, sans aucun doûte.
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Dim 28 Aoû - 11:59

    Une réponse. Une simple réponse à laquelle tu ne crois pas. Parce que tu le sais, tu te souviens, Cassandre a prononcé son nom. Souiller de sa propre voix les autres, elle en était capable, aussi bien que de baiser sur la tombe du premier. Mais tu t'arrêtas alors qu'elles s'éloignaient, dans cette foule bondée. Tu n'avais pas ce que tu voulais. Ce soir, tu n'aurais rien de ce que tu désirais. Alors tu attrapas un verre, blondie, et ta soirée ne faisait que commencer. Dan, Nathan, Geoffrey, ils étaient assis sur un canapé, traînaient ensembles et parlaient de tu ne sais quoi. Alors après avoir embrassé le truc blond à ton bras, que tu ne connaissais pas, pas encore, tu allas t'asseoir, auprès de ceux qui étaient tes amis, ceux qui te considéraient, du moins comme tel. Tu soupiras en te laissant tomber sur un fauteuil, alors que Geoffrey se plaignait de la musique ridicule qu'avait choisi le DJ. Vraiment, inviter des Springties à cette fête...

      Geoffrey ; Où est Cassandre, qu'on se divertisse un peu ?
      Dimitri ; Je l'ai vu se casser avec une... Faithbee.
      Dan ; Tu sors avec Blondie ?
      Dimitri ; Qui ?
      Nathan ; La blonde que tu viens d'embrasser.
      Dimitri ; Non.
      Dan ; Tu devrais.
      Nathan ; Elle est belle et elle baise bien.
      Geoffrey ; Dan, va me chercher un autre verre de Jack.
      Dimitri ; Autant prendre Lipovsky.


    Et ils ne peuvent imaginer à quel point tu es sincère, alors qu'ils explosent de rire. Et que tu les suis dans leur sourire. Pour ne pas te griller, pour ne pas avouer. Pour ne pas te vendre. Et tu ne les écoutes qu'à moitié. Parce que. Parce que tu fixes la porte. Tu attends, tu espères qu'elles reviennent, sans même savoir pourquoi. Idiot, simple espérance vaine. Et tu regardes Geoffrey qui te reproche encore d'être trop sage, qui te tend un verre que tu refuses, alors qu'une clope s'échappe de ton paquet pour finir dans ta bouche. Et ton regard se pose sur Blondie, qui rougit, qui détourne ses yeux de toi. Peut-être. Faire souffrir la brune. Faire souffrir la muse. Faire souffrir Lipovsky. Ca pourrait être un moyen. Et tu te reprends. Pourquoi en souffrirait-elle, la grande fille, solide qui s'affiche, celle que tu ne connais pas, celle que tu ne fais que voir, qu'apprécier de loin. Et tu finis par te dire. Pourquoi pas. Alors tu laisses les gars. Alors tu vas danser avec Blondie. Alors tu sais que ce soir, vous serez dans le même lit.

    Et la danses te prend dans sa transe. Et tu te poses des questions. Sur Viper, sur cette fille qui n'est pas Viper, sur cette fille qui te ment pour ses principes, pour ses amies. Et tu te dis qu'elle est pitoyable, soumise à ses sentiments, soumise à sa raison. Simple Faithbee. Simple chose qui ne se laisse pas aller. Qui ne t'amuse même plus. Et si tu voulais lui faire mal, si tu voulais descendre, tuer, faire disparaître Lipovsky, tu crois que la cible idéale, c'était cette fille. Parce qu'elles semblaient proches, assez, assez pour qu'elle mente, assez pour qu'elles partent ensembles. Et tu te dis que tu trouveras d'autres moyens de lui faire mal. D'autres souffrances. Blondie, elle était déjà dans tes bras. Tu n'étais pas du genre à planifier. Qui vivras verra, mais ce que tu sais, c'est que Lipovsky, tu ne la laisseras pas. Pas sans rien faire, pas sans terminer ce jeu que vous jugez interminable. Pas sans que l'un de vous ne meurs, ne meurt de douleur. Et tu souris. Tu joues à un jeu dangereux, Dimitri. Un jeu auquel tu vas te brûler. Auquel tu vas pleurer. Dimitri.


    [HS : Tout petit RP, je quitte ce RP je vous laisse le continuer seules. Wink]



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Cassandre S. Lipovsky

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Dim 28 Aoû - 13:40

Tu avançais, avec cette douleur au cœur. Errer. Tu n'avais rien d'autre à faire. Parce qu'au final, même si ton nom avait été prononcé maintes fois, personne ne te connaissais, et l'exil ne t'étais accordé nulle part. On t'aime aussi vite que l'on t'oublie. Et l'amour du bout des lèvres s'envolait une fois qu'elles se décollaient d'un bout de corps. Et tu désespère. Ne te retourne pas. Parce que personne ne te suivras. Pourquoi quitter une fête Winter ? Les verts y sont chez eux, les bleus peuvent enfin lâcher, se faire mousser. Et les jaunes ne se permettraient jamais de rater une party privé. Il n'y a pas de raisons. Les meilleures soirées, contrôlées et dangereuses. Avec l'adrénaline et le style.
Et pourtant tu sens ces doigts s'accrocher aux tiens. Et ces mots, murmurés, soufflés, ou même simplement parlés, te font le plus grand bien. Et ton sourire s'allonge avant que tu ne glisse le long d'un mur de ces sous-sols. Et tu l'entraine un peu dans ta chute. Tu ne veux pas pleurer. Ce n'est qu'un garçon. Qu'un gars comme ça. Tu ne veux pas pleurer. Tu veux de montrer forte. Parce que dans le fond, c'est presque un complexe d'infériorité. Parce que dans un coin de ta tête, t'aurais préféré être comme Kacey. Alors tu ne veux pas perdre la face. Et tes yeux brilles. Et tu t'agrippes à son corps. Et tu retiens tes sanglots.

« Merci... »

Un peu plus agrippée à ta seule réalité. A ta seule amie. A ton seul bonheur, tu ne la lâches pas. Tu te refuses de la laisser partir. Parce que tu es bien consciente qu'il n'y a qu'elle. Qu'elle qui compte. Qu'elle est une des rare personne à être vraie. Et tu lui attires tout ce genre de problèmes, et tu lui attire la haine des autres, qui te détestent trop. Tu la rends vulnérable. Toi qui te pensais plus forte qu'elle. Toi qui pensait pouvoir la protéger. Parce que même si tu n'es pas douée avec les mots, même si tu es gauche avec l'affection, l'amitié, t'essaye de te montrer, toujours un peu plus parfaite pour elle.

« Je suis une ordure, Kacey. J'suis désolée. J'suis désolée d'être une pourriture. »

Et tu finis par relâcher l'étreinte de tes doigts. Ta tête toujours dans ses cheveux trop coiffés. Tu la trouves toujours belle, magnifique. Même quand elle n'est pas tirée par quatre épingles. Et te retires. Tu lui souris. Sourire forcé. Ton noir n'a pas coulé. Tes yeux sont toujours aussi bleus. Et tu ne sais pas quoi dire. Sa seule présence te suffit. Tu n'as pas envie que le jour se lève. Jamais. Une nuit sans fin, c'aurait été parfait. Juste ce que tu désirais. Parce que tu n'aurais pas dût te soucier du demain. Du comment tu devrais être, une fois seule, une fois parmi tous. Tu n'aurais pas à te soucier, d'où dormir, trainer aurait suffit. Tu n'aurais pas peur de la perdre, de la voir prendre la fuite.

Cassandre. Cassandre, tu n'es qu'une enfant dans ses bras. Une de ces gamine qui refuse de voir la vérité en face. Qui veut parler, se confier, mais n'ose pas dire ce que tu penses vraiment. Tu détournes la conversation, sur d'autre problèmes. Parce que tu as honte. Parce que tu n'es pas fière, parce que ton égo en prend un sacré coup.


[HS : Je pense que c'est ma dernière réponse pour ce sujet aussi~ Et c'est moche. Désolée ._.]


YOU DON'T KNOW ME, YOU DON'T EVEN CARE
CAM CAM CAM
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Kacey V. Ethelan

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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   Dim 28 Aoû - 13:45

(je ne pense pas répondre de nouveau non plus, je pense qu'il n'y aurait pas beaucoup d'intérêt, donc le sujet est clos ?)
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MessageSujet: Re: Tonight (Cassie & Dim)   

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Tonight (Cassie & Dim)
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