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 Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !

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Gabriel de St-Andrez

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Messages : 101
Date d'inscription : 27/07/2011

MessageSujet: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Mer 27 Juil - 21:06


A
« Ce qu'il nous faut, c'est la haine. D'elle naîtront nos idées. »



► CARACTERE :
Oh, bien sûr que je peux vous parler du caractère du jeune monsieur ! Il faut dire, je travaille pour monsieur son père depuis tellement longtemps, je l'ai vu naître et grandir ce petit, vous savez. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que, pour quelqu'un qui ne le connaîtrait pas bien, il a une mentalité qui colle parfaitement avec son rang. Bien sûr qu'il est arrogant, bien sûr qu'il ne se prend pas pour rien ! Mais allez demander à un enfant qui a toujours tout eu et qu'on a élevé en lui répétant que plus tard tout ce qui était à ses parents serait à lui d'être modeste. Ajoutez à cette arrogance une habitude naturelle à commander et à être obéi, et l'on comprend pourquoi au premier abord il passe toujours pour quelqu'un de parfaitement désagréable aux yeux de tout le monde. Surtout que ce n'est pas comme s'il s'en cachait, ou comme s'il faisait des efforts pour que les autres se sentent sur un pied d'égalité avec lui. Non, le jeune monsieur est doté d'un franc-parler assez… Dérangeant. S'il pense quelque chose de vous, il vous le dira, même si ça ne vous plaît pas. Surtout si ça ne vous plaît pas, en fait, sa supériorité est tellement évidente à ses yeux que rabaisser les autres lui est naturel, un peu comme de respirer. Mais d'un autre côté, cette franchise est valable aussi dans le cas où ce serait un compliment. Et les compliments, on lui a appris à les tourner, cela fait partie de l'éducation des jeunes de bonne famille. Il a de quoi faire se pâmer les demoiselles, quand il le désire, c'est certain ! Enfin, elles se pâment tant qu'elles n'ont pas découvert une autre des facettes de la personnalité du jeune monsieur. Bien sûr que je veux parler de ses colères ! Oh, bien sûr, au début, ce n'étaient que les quelques caprices de l'enfant gâté à qui l'on refuse un jouet, mais plus il grandissait et plus elles devenaient impressionnantes. Ah, ça c'est sûr, le jeune monsieur est explosif. A la moindre irritation, il peut se mettre à hurler, et même parfois vous frapper, et ce sans aucun remord, sans aucun soucis des conséquences. De toute manière, il ne se soucie jamais des conséquences de ses actes. Ce genre de réflexions, selon lui, est bon pour les faibles, ceux qui ne peuvent pas faire réparer leurs erreurs simplement en claquant des doigts et en sortant une carte de crédit. Jamais vous ne verrez le jeune monsieur présenter ses excuses ! Elles ne sont selon lui qu'une perte de temps parfaitement inutile et ennuyante.

Mais tout ce que je viens de vous dire n'est valable que lorsque ses parents ne sont pas là, bien sûr. Devant eux, il se comporte comme le plus parfait des fils que des gens comme eux peuvent souhaiter : poli, agréable, mesuré, prêt à répondre à toutes leurs attentes… L'héritier d'une grande fortune par excellence. Mais moi qui le côtoie aussi lorsqu'il est livré à lui-même, je peux vous dire que dès qu'ils ont le dos tourné, il reprend bien vite ses attitudes habituelles. Un excellent acteur, si vous voulez mon avis, je crois bien que ni Monsieur, ni Madame ne se doutent de rien. Après tout, personne n'ose réellement se plaindre, perdre une si bonne place, un si bon associé, ou quoi que ce soit d'autre, ne serait pas vraiment une bonne idée. De toute façon, pour l'instant, le jeune maître n'a encore tué personne, et puis, même s'il refuse de s'excuser, il verse toujours un dédommagement assez conséquent à ceux qui ont eu à subir sa colère. Une manière d'acheter leur silence, en quelque sorte, même si cela ne suffira sûrement pas toujours.

Enfin, n'allez pas croire non plus qu'il soit toujours odieux ! Je suis persuadée que, même s'il est moins développé que chez le reste de la population, le jeune monsieur a un bon fond. Pour s'en persuader, il suffit d'observer comment il se comporte avec sa sœur. Un vrai grand frère poule, toujours à lui offrir des cadeaux, à s'assurer qu'elle ne manque de rien et qu'elle n'a aucun problème de quelques sorte que ce soit. Pour elle, il va même jusqu'à faire l'imbécile, rien que pour la faire sourire quand elle est triste ! Vraiment, quelqu'un qui prend autant soin d'une personne ne peut pas être totalement mauvais. Et c'est valable aussi avec ses quelques amis. Enfin, amis, disons plutôt les quelques personnes qui ont su passer outre ses coups de gueule et remarques acerbes. Certes, ils ne sont pas nombreux, mais avec eux le jeune monsieur sera presque aimable, et il lui arrivera parfois de leur rendre service sans rien leur demander en échange. Mais il faut bien avouer que c'est rare.


► DON :
Oh, le don du jeune monsieur pourrait être très puissant, très utile aussi... Il contrôle le feu, vous vous rendez compte ? C'est très impressionnant ! Quoique, cela le serait s'il le maîtrisait un peu plus, mais il y rechigne, allez savoir pourquoi. Il semble qu'il n'ait pas beaucoup d'affinités avec les flammes, d'ailleurs, c'est étrange, pourtant tout petit il jouait souvent devant la cheminée, d'ailleurs monsieur son père le grondait parfois pour avoir sali ses affaires. Mais bon, cela n'a pas une très grande importance, ce que l'on sait, c'est que le jeune monsieur n'est pas vraiment capable de choses très impressionnantes. Quelques bougies allumées puis éteintes, de quoi faire un peu de lumière en cas de panne d'électricité... Et encore, seulement s'il se concentre très bien, et très longtemps. Ce qui n'est pas vraiment le fort du jeune monsieur, vous en conviendrez. Pourtant son don est puissant ! On le sent quand il s'énerve. Et en tant qu'intendante de la maison, je peux vous dire que j'ai pu assister à pas mal de ses colères. Quand il est irrité, l'atmosphère se réchauffe, et, lorsque c'est vraiment, vraiment très en pétard, quelques flammèches courent entre ses doigts. Tout à fait entre vous et moi, d'ailleurs, je suis à peu près certaine que, ces étincelles ne sont pas les signes de la plus puissantes des colères qui peuvent l'agiter. Oh, ça ne tient pas à grand-chose, mais je pense que, le jour où il perdra vraiment son calme, on assistera un spectacle de pyrotechnie grandiose. Et à moins qu'il ne se décide enfin à apprendre à contrôler ce qu'il fait, ce spectacle pourrait se transformer en désastre.
« La haine, comme l'amour, se nourrit des plus petites choses, tout lui va. »
    ► HISTOIRE :

Il y a des tas de belles histoires d'amour qui commencent par "il était une fois". Mais cette histoire n'est pas une belle histoire d'amour, c'est une belle histoire de haine. Laissez-moi vous raconter…

Il était une fois, dans un manoir de Normandie, au cœur d'un grand parc, un beau bébé blond qui venait de naître. Bien évidemment, comme dans toutes les histoires, la famille de ce bébé était riche. Sa mère était la fille du patron d'une entreprise de renommée mondiale, étendant ses tentacules dans tous les secteurs et tous les pays intéressants, tandis que son père descendait en droite ligne de l'ancienne noblesse française, celle qui a traversé toutes les révolutions en conservant titres et fortunes. Le mariage des deux avaient été, de chaque côté, une opportunité à ne pas manquer, la branche maternelle acquérant lettres de noblesse et héritier digne de diriger à son tour l'entreprise, tout cela en donnant leur fille unique à cet homme, tandis que, chez les de St-Andrez, dans la baronnie de Mertoz, personne ne s'opposait à ce que l'on agrandît encore un peu leur fortune. Union d'intérêts donc, ni heureuse, ni malheureuse, peu propice au développement d'une relation fusionnelle au sein du foyer, mais suffisante pour que ni Monsieur ni la nouvelle Madame n'aille voir ailleurs. Peut-être le point d'orgue de cette relation aura-t-il été justement la naissance ô combien attendue par les grands-parents des deux côtés de la famille de ce petit héritier qui, personne n'en doutait, saurait reprendre à son tour l'affaire. Pour mieux marquer la joie et le don du ciel qu'il représentait, ce jeune bébé fut baptisé Gabriel, tant il était certain qu'il ne pouvait être qu'un ange venu couronner les efforts de ces deux familles pour assurer leur pérennité. Jusqu'ici, rien n'indiquait que cette belle histoire ne pourrait être, comme toutes les histoires, une belle histoire d'amour. Non, pour cela, il fallut attendre quelque peu, pour que cet adorable bébé devienne un tout aussi adorable bambin…

Parce que, bien entendu, le petit Gabriel grandissant, faisait la joie de ses parents. Eveillé, énergique, une santé de fer, une aptitude au commandement qui se présentait déjà… Monsieur comme Madame s'en pâmaient de plaisir. Leur union si convenue avait pu produire une telle merveille ! Les commérages parlant des mariages arrangés comme étant la pire chose au monde n'étaient décidément que des racontars de bonnes femmes jalouses de leur réussite. Et pour les rendre encore plus jalouses, quoi de mieux, pour les deux ans de leur adorable progéniture, que d'organiser une fête splendide avec clowns, gâteaux et spectacle de magie, conviant tous les enfants du même âge des environs ? C'est pourquoi, le vingt-neuf août de l'an de grâce mille neuf cents quatre-vingt-seize, aux alentours de quatorze heures, tout était en place pour le premier drame de la courte vie de Gabriel de St-Andrez. A quatorze heures quinze arriva le premier enfant, petit camarade de crèche du bambin. A quatorze heures trente-huit, c'était au tour du jeune Jean-Camille Douze, de six mois son aîné. A quinze heures trente, le magicien entrait en scène. A seize heures tapantes, le goûter était servi, et l'on procédait à l'ouverture des cadeaux. A seize heures quarante-trois, alors que Gabriel tendait la main vers le dernier petit écolier de Lu au chocolat au lait du plateau d'argent sur lequel ils étaient disposés, une autre menotte l'attrapait avant lui. A seize heures quarante-trois, la guerre était déclarée. Parce que ces biscuits étaient SES biscuits préférés. Parce qu'en tant qu'héritier de la maison et hôte du jour, le dernier lui revenait de droit. Parce que Jean-Camille venait de le spolier de son bien. Commença alors la première bataille d'une longue guerre. Première bataille bien vite écourtée, qui compta en tout et pour tout quatre temps : une tape sur la main qui tenait le gâteau pour qu'elle le lâche, suivie de la prise en main d'une mèche de cheveux brune qui se solda par une chute, pour se terminer par une semi-mêlée comme seuls les enfants en bas âge savent en faire. Les adultes les séparèrent bien vite, mais il était trop tard, l'animosité entre les deux garçonnets étaient née. Une animosité qui se traduirait, dans les premières années de leurs vies, par ce que les plus âgés qualifieront de "gentilles farces". Ingestion forcée de terre d'un côté, à laquelle on répond par celle des habitants de cette motte à peine digérée… La belle histoire devint une histoire de haine, un jeu d'échecs dans lequel chacun avançait ses pièces à son tour.

Ce fut pour ses cinq ans que le petit Gabriel reçut un objet qui ne devait plus guère le quitter depuis. A l'extérieur, c'était une superbe boîte de bois précieux, ouvragée, sculptée à ses initiales et aux armoiries de la famille, fermoir en or, fabriquée à son unique destination. A l'intérieur, un aspivenin, et tout un set de pilules à prendre en cas de piqûres d'insecte. Précautions prises par des parents inquiets après avoir vu leur progéniture venir vers eux en pleurs, le bras ayant doublé de volume suite à une rencontre inopinée avec une abeille alors qu'il jouait dans le jardin. Parce que leur enfant, prunelle de leurs yeux, était allergique aux piqûres, ils firent tout leur possible pour l'éloigner de ces vilaines bêtes, mais le souci de cette mesure était tout simplement l'impossibilité d'éradiquer tous les insectes du parc entourant le manoir, ou d'empêcher leur chère progéniture d'aller jouer à l'extérieur. Il fallait donc qu'il ait toujours sur lui de quoi se soigner, surtout lorsque, en grandissant, il irait de plus en plus en vadrouille loin des yeux de ses nourrices. Et il en était fier, Gabriel, de son cadeau, l'emportait partout avec lui, y faisait très attention, sans se douter du cadeau empoisonné que ses parents lui avaient fait sans s'en rendre compte. En effet, un objet que l'on aime et que l'on montre à tout le monde, il est évident que votre pire ennemi voudra vous le voler, le cacher, pour vous punir de lui avoir déchiré son manteau tout neuf auquel il tenait tellement. Si ce n'est pas pour ça, ce sera pour autre chose, et même si Gabriel retrouva bien vite sa boîte adorée, elle ne put qu'alimenter encore les querelles entre les deux enfants.

Pourtant, dans cette enfance émaillée d'agressions diverses et variées sur Jean-Camille auxquelles on lui répondait invariablement par d'autres, pendant que l'on découvrait progressivement chez Gabriel, cet héritier tellement aimé de ses parents, une prodigieuse tendance à se faire obéir en tout et de tous, pendant donc qu'il faisait le bonheur de ses parents en étant de plus en plus craint des autres, il survint un évènement qui redonna espoir à ceux qui attendaient que le bon côté du jeune blond se dévoile enfin. Depuis quelques mois déjà, le ventre de Madame s'arrondissait de nouveau. Les pronostics allaient bon train, dans la maisonnée. Serait-ce un garçon, auquel cas il faudrait l'éduquer de manière à ce qu'il se montre un parfait bras droit pour son grand frère, ou une fille, qui ferait plus tard un beau mariage qui enrichirait encore la famille ? Le soir du dix-huit avril deux mille deux vit la fin des questionnements, puisqu'à ce moment précis, la jeune Chloé Elisabeth de St-Andrez, âgée de deux jours à peine, faisait sa première entrée dans le salon familial, où l'attendaient avec impatience son père, son frère, et tous les domestiques de la maison. Bébé fragile, minuscule, l'on devait découvrir par la suite que ses jambes étaient trop faibles pour la porter, et ce malgré tous les soins et autres thérapies que ses parents lui firent prodiguer par les meilleurs médecins que l'on pouvait trouver. Preuve, que Monsieur et Madame refusèrent toujours de voir, que l'argent ne peut pas toujours tout arranger. Bébé fragile, qui en grandissant deviendrait l'ange de son frère, sa princesse, la prunelle de ses yeux. Pas un jour sans qu'il ne lui fasse une surprise, ne glisse un présent sous sa serviette à l'heure du déjeuner, ne délaisse ses devoirs d'école pour lui raconter une histoire ou jouer avec elle. Surprise pour tout le monde de voir l'enfant colérique et orgueilleux devenir soudain doux, gentil et attentif dès que les boucles brunes de sa sœur apparaissaient près de lui. Et pourtant, pourtant, tout comme il épuisait sa réserve de haine sur Jean-Camille au point de ne pouvoir haïr personne d'autre, son comportement envers les autres ne changea pas d'un pouce. Gabriel semblait avoir été doté à la naissance d'une certaine dose d'amour, qu'il ne serait capable de déverser que sur une personne, et elle seule. Aussi cet amour inconditionnel révélait-il ce qu'il y avait de bon en lui, tout ce qu'il y avait de bon.

Et l'histoire du jeune garçon blond se déroula ainsi, entre les gentillesses envers sa sœur et l'occupation toujours plus prenante qui consistait à rendre la vie impossible à son meilleur ennemi pendant encore quatre ans. A ce moment-là, le destin décida, dans cette grande guerre, de donner un petit coup de pouce au plus jeune des combattants. Quelque chose d'idiot, de petit, une maladie. Une maladie qui obligea le brun à ne pouvoir emporter que des goûters spéciaux à l'école. Quelle douce joie pour Gabriel que de subtiliser les gâteaux au saccharose dosé avec soin pour les remplacer par de petites bombes hyper-caloriques, ou, pour alterner les plaisirs, par d'autres ne contenant aucun glucide. Quelle saveur incomparable que de renverser accidentellement exprès les plateaux de cantine spécialement préparés, proposant avec une gentillesse fausse de partager le sien. Ce qui était pour l'un une source de désagréments dégageait pour l'autre l'irrésistible parfum des victoires successives, à ses yeux coups de maître sur l'échiquier géant de leur haine. Mais à dix ans, ce que l'on nomme coups de maître ne sont que pacotilles. Le premier coup de maître, Gabriel n'allait pas le porter, il allait le subir de plein fouet. Parce qu'encore une fois, pensait-il, le destin lui donnait un coup de pouce, une nouvelle corde à son arc pour martyriser Jean-Camille. Parce que tout se savait, dans une petite ville comme la leur. Les femmes de ménage portaient leur ragots jusqu'au manoir des de St-Andrez, et comme l'âge commençait à donner à leur jeune patron un visage des plus agréables pour ses treize ans, qu'il était riche, et qu'elles n'étaient après tout pas tellement plus vieilles que lui, pourquoi donc se seraient-elles passé de lui rapporter qu'on racontait partout en ville que Jean-Yves Douze s'était mis en ménage avec un homme, qui avait emménagé peu de temps auparavant avec lui et son fils ? Bien sûr, cela restait entre eux, mais comme il était dans la même classe que le petit Douze, et qu'en plus le nouveau compagnon de son père, un certain Jean, elles ne se souvenaient plus de son nom de famille, était un bon élément de la succursale installée non loin, il était de son droit de savoir. Bien évidemment, elles s'étaient vues remercier chaleureusement et promettre qu'il parlerait d'elles à son père comme de celles qui travaillaient le mieux, puis avait rangé l'information dans un coin de sa tête, bien décidé à en tirer le plus parti possible. Il n'était pas particulièrement homophobe, non, de toute manière il était de bon ton dans la bonne société d'être ouvert d'esprit, tant que cela ne nous touchait pas de manière personnelle, évidemment. Mais la figure paternelle était, et resterait sans doute toujours, une corde sensible chez les enfants dont la mère avait quitté le foyer conjugal.

L'occasion vint un jour d'octobre. Dans une salle du collège des Cinq-Chênes, un professeur d'histoire-géographie distribuait à la classe de cinquième dont il avait la charge les exposés qu'ils auraient à faire durant les vacances. Bien évidemment, personne ne demanda à se mettre avec Jean-Camille. Des années de travail et d'intimidation avaient permis au jeune Gabriel d'obtenir l'exclusivité des travaux de groupes avec lui, lui donnant de merveilleuses occasions de le rabaisser en étalant devant lui ses richesses quand ils travaillaient au manoir. Cependant, cette fois, il insista bien pour que les séances se déroulent chez son coéquipier. Une grosse réception était organisée pour Halloween, ils ne pouvaient pas se permettre de déranger l'équipe de décorateurs engagée spécialement pour l'occasion… Rendez-vous fut pris pour le premier mercredi des vacances, il devait arriver vers quinze heures chez les Douze, ce qui leur aurait laissé l'après-midi pour travailler. Pour l'instant, tout se déroulait selon ses plans, et Gabriel avait l'intention de mener le jeu jusqu'au bout. Au bout d'une heure et demi d'efforts, de piques acides et autres remarques désagréables de la part du futur baron à l'égard de la décoration, de l'équipement et des meubles qui pourraient être plus esthétiques, les deux garçons firent une halte dans la cuisine, afin de prendre le goûter rituel du petit diabétique. C'est à ce moment-là que Gabriel porta ce qu'il pensait être le coup décisif de cette bataille, la pichenette sur la corde sensible de son adversaire. Désignant du menton la théière que Jean-Camille remplissait d'eau bouillante, il lâcha négligemment un commentaire indiquant que cette boisson n'était pas vraiment ce que l'on pouvait trouver de plus virile, mais il devait tenir ça de son père, le tout suivi d'une remarque acerbe sur la virilité paternelle en question. Effectivement, cela aurait pu être un coup de maître. Effectivement, il avait touché une corde sensible. Ce qui n'était pas prévu, c'est que la corde était trop sensible, et qu'à trop tirer dessus, elle avait fini par se rompre, brisée en son milieu, tout aussi brisée que la théière qui gisait à présent sur le sol, après avoir violemment heurté le visage de Gabriel. Un visage méconnaissable, brûlé par l'eau à 97°C qui s'était répandue sur tout le côté gauche de son visage, coulant même sur l'épaule. Et face à ce spectacle, un Jean-Camille immobile, savourant sa victoire sur un ennemi qui croyait avoir déjà gagné. Un ennemi qui hurlait à s'en déchirer les cordes vocales, affalé sur le sol, les mains tentant vainement d'étouffer la douleur qui émanait de sa chair. Un ennemi tellement pitoyable que son vainqueur finirait par lui envoyer une serpillière imbibée d'eau froide avant d'appeler les secours. Plus tard, cette catastrophe serait expliquée aux adultes d'une manière toute bête ne laissant absolument pas deviner qu'elle avait été volontaire. La théière avait échappé des mains de Jean-Camille, Gabriel s'était jeté au sol pour la rattraper, elle lui était tombée dessus, fin de l'histoire. Mais même si eux seuls savaient ce qu'il en était, c'était suffisant. Jean-Camille avait réussi le premier coup de maître, Gabriel était défiguré. Echec au roi.

Mais l'échec au roi n'était pas un échec et mat, et lentement, la guerre reprit. Chaque matin devant son miroir, en observant la cicatrice qui lui mangeait désormais la moitié du visage, Gabriel se jurait qu'il lui ferait payer cela très cher. En attendant, les attaques se faisaient plus fréquentes, plus violentes, toujours plus. Elle était loin, la querelle d'enfants, c'était presque des hommes désormais qui se battaient, qui encaissaient les coups et les rendaient au centuple. Pas question pour le jeune homme de s'avouer vaincu. Jamais il ne laisserait l'autre l'emporter. Jamais plus il ne laisserait sa douleur éclater devant lui. Alors il attendait le moment propice à une vengeance totale, moment qui se présenta bientôt. Cela commença tout bêtement par un Jean-Camille en quête d'un hébergement pour la semaine, ses deux "pères" partant en voyage et refusant de le laisser seul. Bien entendu, personne ne voulut de lui, il était désormais de notoriété publique que quiconque se rapprocherait de trop du jeune homme subirait les foudres de Gabriel. De là, la solution, très simple, lui apparut vite : si c'était chez lui que son ennemi venait passer la semaine, il serait à sa merci, à portée de main pour lui faire subir toutes les humiliations possible, et même… Une idée de génie se dessinait déjà dans l'esprit du blond. Une idée qui lui permettrait de rendre la monnaie de sa pièce à celui qui l'avait condamné à passer toutes ses vacances à l'hôpital, en lui ôtant par la même occasion la fierté de se savoir apprécié des filles. L'accueil en lui-même n'avait posé aucun problème, un mot glissé à son père comme quoi un ami du collège cherchait un hébergement pour la semaine, une remarque indiquant que le père de l'ami en question était un employé plus qu'efficace, et tout était joué, Jean-Camille venait passer la semaine au manoir. Emmenant dans ses bagages son attirail de diabétique et son statut de pauvre enfant du peuple hébergé par une famille noble et plus que fortunée. Que du bonheur en perspective pour Gabriel. Le séjour, aux yeux d'un observateur extérieur, se déroulait bien. En cuisine, on se surpassait pour que l'invité ne pense pas que, sous prétexte qu'il n'avait ni particule ni fortune, on le sous-estimait. Dans le lit, les draps étaient de tissus fin, on avait informé les femmes de chambre que l'hôte temporaire avait la peau sensible. Le matin, le moteur de la Mercedes ronronnait tandis qu'elle les amenait vers le collège, puisqu'après tout, les deux garçons avaient le droit au même traitement. Tant d'attentions apparentes, en réalité orchestrée par Gabriel pour faire sentir autant que possible l'abîme qui les séparait. Il aurait pu se contenter de cela, du malaise qu'il sentait chez son ennemi, de la délicieuse ironie de ses propos amicaux, prononcés uniquement devant ses parents et que l'autre savait pertinemment faux, du plaisir de savoir Jean-Camille à sa merci, sur son territoire, forcé de lui être en apparence au moins reconnaissant de son accueil. Mais ce n'était pas suffisant. Il lui fallait toujours plus, parce que leur haine avait dépassé les mots et les attitudes sournoises, parce que le brun avait osé l'attaquer physiquement, il devait passer à la suite. Un soir, pendant que le brun faisait sa toilette dans la salle de bain de marbre rattachée à la chambre qu'il occupait, Gabriel se faufila jusqu'à sa valise. A l'intérieur, il n'eut aucun mal à trouver les médicaments de son ennemi, ce traitement qu'il lui fallait suivre scrupuleusement, sous peine de graves problèmes. Aucun mal pour les trouver, donc, et moins encore pour les subtiliser. Oh, ils n'étaient pas bien loin. Au fond de son armoire, tout bêtement. En attendant un moyen de pouvoir les faire disparaître discrètement. De toute façon, elles pouvaient bien rester au fond de son armoire, même si Jean-Camille venait les lui réclamer, il ne les lui donnerait pas, qu'elles soient déjà jetées ou non. Et il était venu, bien sûr. Qui d'autre dans le manoir aurait pu s'intéresser à des seringues camouflées en stylo ? Il était venu, avait vu le triomphe de Gabriel, mais n'avait pas vaincu. Pas cette fois. Cette fois, c'était au tour du blond de mettre son adversaire en échec. Parce que même s'il s'était plaint, personne ne l'aurait écouté. Ils semblaient tellement bien s'entendre, pourquoi diable Gabriel aurait-il fait ça ? Allons, c'était stupide. Même lui pouvait comprendre cela. Il n'avait plus qu'à endurer cela en silence, et c'est ce qu'il avait fait, finissant à ce même hôpital dans lequel il avait envoyé son ennemi à peine quelque mois auparavant. Et ce, une nouvelle fois, sans que l'on ne soupçonne que l'accident qui avait poussé Jean-Camille à ne pas prendre ses médicaments n'était pas le fruit du hasard ou d'un oubli de sa part. Fierté et haine ne font pas bon ménage.

Le contrecoup eut lieu dans l'été. Parce qu'en mettant le roi en échec, Gabriel avait oublié les pauvres pions qui restaient sur le plateau. Et Jean-Camille avait l'intention d'utiliser l'un de ces pions, le plus importants, la reine. Douce Chloé, gentille Chloé, pauvre enfant fragile qui avait trouvé bien agréable le garçon qui avait passé quelques jours chez eux avant d'être envoyé d'urgence à l'hôpital. Elle l'appréciait, et puis, après tout, il avait l'air d'être un ami de son grand frère, alors c'est qu'il devait être quelqu'un de bien, lui aussi. Dans l'esprit d'une enfant de huit ans, ces raisons étaient suffisantes pour qu'elle accepte de le revoir, et pour que, malgré quelques réticences dues à la chaleur caniculaire de ce jour d'août, elle le laisse pousser son fauteuil dans les allées du domaine tout en bavardant avec lui. Après tout, son frère devait travailler tout l'après-midi avec des professeurs particuliers venus tout droit de New-York pour lui donner des cours d'été, et malgré toute l'envie qu'il avait de s'échapper pour venir la rejoindre, il ne le pouvait pas puisque leur père surveillait et supervisait lui-même l'intervention de ces professionnels de l'éducation. Alors elle se laissait conduire, rigolait, ramassait ses boucles brunes sous son chapeau pour se faire un peu d'air, ne se méfiait pas lorsqu'il partait pour chercher des boissons, la laissant au milieu d'une pelouse en assurant qu'il reviendrait très vite et qu'ils continueraient la promenade dès qu'ils auraient fini leur limonade. Peut-être avait-elle commencé à s'inquiéter en voyant qu'il ne revenait toujours pas au bout d'une demi-heure, puisqu'ils n'avaient pas avancé si longtemps, et que sans le fauteuil il aurait du avancer beaucoup plus vite. Peut-être à ce moment-là aurait-elle dû commencer à appeler à l'aide. Mais quand elle y pensa, il était déjà tard, le soleil dardait des rayons brûlants sur elle, et déjà elle faiblissait, et ne pouvait plus rien faire d'autre que de murmurer le nom de son frère en espérant qu'il vienne la chercher. Car son frère était déjà à sa recherche. A peine sorti de sa leçon, il s'était dirigé vers la bibliothèque, persuadé de la trouver en train de lire, en vain. Il avait alors demandé à une femme de chambre qui passait par là où se trouvait sa sœur, mais celle-ci n'avait pu que lui répondre que Jean-Camille était venu la chercher pour une promenade deux heures plus tôt, mais qu'ils n'étaient pas encore rentrés. Pris de panique, Gabriel s'était précipité jusqu'à la rue où vivait son ennemi juré, persuadé qu'il la retenait chez lui. Mais là-bas, il n'y avait que lui, qui le guettait depuis sa fenêtre, le narguait en lui donnant le surnom que seule Chloé utilisait. Au milieu des insultes et des piques mordantes, enfin, il finit par comprendre que sa sœur était quelque part dans leur domaine, seule, en plein soleil, sans rien ni personne pour la protéger. A peine cette prise de conscience réalisée, il repartit, prêt à tout pour la retrouver avant qu'il ne soit trop tard. Et en effet, elle était là où l'avait dit le brun, inconsciente. Au final, l'aventure ne lui coûta qu'une sévère insolation qui lui valut un séjour en observation à l'hôpital, mais elle resta pour Gabriel la preuve que Jean-Camille était la pire ordure qui puisse exister, pour avoir osé s'attaquer à une pauvre enfant sans défense, qui ne s'était même pas méfiée. C'était pire que tout, pire que ce qu'il avait fait à son visage, pire que tout ce qu'il avait pu lui faire depuis leur plus petite enfance. Il avait osé s'attaquer à sa sœur, il verrait donc de quoi était capable un de St-Andrez. Mais il lui fallait attendre le moment propice, une telle vengeance ne s'organisait pas à la légère. Il verrait.

La guerre reprit, plus virulente que jamais, mais seuls de petits coups étaient échangés. Le calme avant la tempête, en quelque sorte, un repos avant le coup fatal. Parce qu'il viendrait, rien n'était plus certain. Et, après quelques mois, l'attente de Gabriel fut enfin récompensée, un jeudi après-midi, après le sport. Ce jour-là, il avait décidé d'attendre que Jean-Camille sorte de la douche, une nouvelle idée lui avait traversé l'esprit et il avait hâte de la mettre en pratique. Mais étrangement, le brun mettait plus de temps que d'habitude, comme s'il avait détecté sa présence. Goguenard, le blond décida d'aller à sa rencontre, et, tambourinant contre la porte, lui intima de se dépêcher, sinon ils allaient arriver en retard au prochain cours, et il serait dommage qu'ils se retrouvent tous les deux enfermés dans la vie scolaire en attendant l'arrivée du CPE… C'est alors qu'une voix nettement plus aigüe que celle à laquelle il s'attendait lui répondit d'aller se faire voir. Etrange, cette mue soudaine. Comme pour donner de faux espoirs à son ennemi, Gabriel s'éloigna alors, mais revint bien vite, une paire de ciseaux à la main, puisque ses ongles n'avaient pas suffi à faire tourner le verrou. Et c'est ainsi qu'il assista à la vision la plus troublante de sa vie. Le corps de Jean-Camille, qu'il savait masculin pour avoir déjà eu l'occasion de le frapper, était devenu nettement plus arrondi. Comme si quelqu'un avait soudain décidé que les chromosomes du brun étaient deux X et non plus un X et un Y. Gabriel resta un instant en arrêt, stupéfait et incrédule, avant que les différentes manières dont il pourrait profiter de cette nouvelle information ne lui viennent à l'esprit. Il se détourna alors, puis retourna attendre son ennemie sorte enfin de cette cabine de douche. Pourtant, jusqu'à la sonnerie qui annonçait le retour en cours, personne. Personne non plus durant les derniers cours de la journée. Trop honteux, Camille était sans doute rentré chez lui sans demander son reste. Qu'à cela ne tienne, il ne pourrait pas l'éviter indéfiniment. Et pourtant. Dans les jours qui suivirent, le brun, qui pourtant ne manquait jamais de répondre aux provocations de son adversaire, se fit tout petit, rasa les murs en sa présence, l'évita. Juste ce qu'il fallait pour que Gabriel s'énerve. Si l'autre ne jouait plus le jeu, où était l'intérêt de leur haine ? Et pourquoi était-il devenu féminin, l'autre jour ? Il voulait savoir. Parce qu'en comprenant le phénomène, il pourrait jouer dessus avec encore plus de volupté. Parce que la lâche fuite de Jean-Camille l'énervait. Alors un soir, tandis que le fuyard se hâtait vers sa rue, il l'attrapa par le coude et le força à monter à sa suite dans la Mercedes qui venait le chercher. Pas un mot dans la voiture, il rongeait son frein, c'était la règle du jeu, surtout, surtout, ne pas montrer leur haine aux adultes, ils les auraient empêchés de se faire du mal l'un à l'autre. Cependant, à peine la voiture garée, il en descendit, puis tira de nouveau le brun jusqu'à sa chambre, lançant au passage au majordome qu'il ne voulait être dérangé en aucun cas et qu'il devait faire passer le mot au reste de la maisonnée. Une fois en haut, il consentit enfin à lâcher le bras de Jean-Camille, le jetant sur le canapé pendant qu'il allait fermer la porte à clef. Ceci fait, il se retourna vers son otage du moment puis, bras croisé, des éclairs dansant dans ses yeux bruns, le somma de s'expliquer. Sur le champ. Mais évidemment, cela ne se passa pas comme il le souhaitait. Enfermez deux personnes qui se haïssent dans une pièce et demandez leur de se faire la conversation, vous verrez ce qu'il se passera. Très vite, le ton monta. Le nuage de haine enfla, enfla, puis, enfin, éclata. Jean-Camille, hors de lui, leva la main sur Gabriel. Lui, pauvre enfant du peuple, résidu de rien du tout, qui avait déjà faillit tuer sa sœur, qui l'avait dévisagé, pensait vraiment qu'il allait laisser passer ça ? C'en était trop. Cette fois, il avait dépassé les limites, et cette fois, Gabriel allait lui faire payer pour tout. La colère le submergea et, lorsqu'il reprit ses esprits, le brun gisait nu sur le canapé, inconscient, le dos strié de marbrures mêlant griffures et brûlures du bassin jusqu'aux épaules, le corps souillé, tandis que le blond, encore à moitié juché sur lui, observait avec intérêt les flammes qui dansaient au bout de ses doigts, les reins douloureux d'avoir trop donné de coups. Il avait quinze ans, il avait violé son pire ennemi, et il découvrait qu'il contrôlait le feu. Il resta ainsi quelques instants, songeur, puis se rhabilla et alla chercher de l'aide. Une fois de plus, une dernière, un habile mensonge camoufla ses actes en un accident. Une fois de plus, aucun des deux ne parla jamais de cet évènement. Le lendemain, une lettre arrivait d'une école russe, indiquant qu'il y serait transféré à l'automne suivant, et qu'on lui apprendrait là-bas à contrôler ce pouvoir. Il semblait que ce n'était pas la première fois qu'un tel évènement se produisait dans la famille, mais les dotés y étaient suffisamment rares pour que Gabriel tire une certaine fierté de ce pouvoir qu'il répugnait pourtant à utiliser. Depuis un certain incident impliquant une théière, il craignait les sources de chaleur trop importantes, en particulier les flammes, comme par crainte d'une nouvelle blessure, d'une nouvelle brûlure. Tout était de la faute de Jean-Camille, alors il était normal que ce pouvoir se soit manifesté la première fois pour lui faire du mal. Comment avait-il dit un jour ? Ah, voilà, œil pour œil, dent pour dent…

L'histoire au point où elle en est devait se terminer bientôt. Lorsque vint septembre de l'année durant laquelle les deux ennemis devaient rejoindre l'école, les manteaux commandés sur mesure chez un tailleur parisien n'étaient pas prêts, et Madame s'opposa formellement à ce qu'on les lui expédie en Russie après son départ. Il n'était pas question qu'il parte pour ce froid pays sans rien sur le dos, aussi attendit-il ses vêtements dans le manoir parisien, quitte à rater la première semaine de cours et donner une fausse joie à son adversaire qui crut en être débarrassé.

Vous voyez, vous qui avez tenu à savoir. Cette histoire n'était pas une belle histoire d'amour. C'est une histoire laide, une histoire de haine, une histoire qui dure encore… Qui dit que vous n'en ferez pas partie ?



NOM : De St-Andrez
PRÉNOMS : Gabriel
ÂGE : 17 ans, né le 29 juillet.
SEXE : Masculin.
NATIONALITÉ : Gréviste bouffeur de grenouilles et d'escargots avec de la baguette. Bref, français.
CLASSE DÉSIRÉE : Plutôt winterhoods, si possible.
ANNÉE : Deuxième \o/








Dernière édition par Gabriel de St-Andrez le Sam 30 Juil - 17:46, édité 1 fois
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Alan Koyoshi

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MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Mer 27 Juil - 21:15

Encore Du Whinterhoods ? Bidiou ! Ça en fait des ennemis potentiels !

Quoi qu'il en soit, Hellow et bienvenue sur le fow !
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Liza Turnover

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Localisation : Au pays des barbapapas tadada !

MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Mer 27 Juil - 21:23

Bouhhhh ! Même pas un Springties ! Bienvenue ici Gaby ♥ Mellowwwwww *o* !

Amuse toi bien ici ♥
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Dimitri F. Morstorm

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Date d'inscription : 10/06/2011

MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Mer 27 Juil - 22:11

OH. REGARDEZ LA BAS. UN GOSSE DE RICHE !

BIENVENUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUUE <3<3
(Comment te dire à quel point je surkiffe, je love, je suis mordant de ton avatar et du chocolat ? Voilà.)
Euh. Ah. BAH. PAS DE SURPRISE. SUMMERERS HEIN. Very Happy
Oui non pardon, les blagues à minuit, ça vole jamais bien haut chez moi.

Winterhoods donc. *toussote*.
POUR LES CLUBS ALORS JE SAIS PAS. EN FAIT, je l'aurais très bien, mais JOR trop bien, vu dans le CES, (Comité des Etudiants de Synchro) mais ça t'aurais donné des droits de modos et Dimitri bah. EN FAIT VAS-Y SI TU VEUX JE TE LAISSE LA PLACE DE DIMITRI DE DELEGUE DES WINTER. (Ouais mai sbon. Jor tu serais juste modo hein, rien de plus, rien de moins, et puis je resterai quand même Admon, ne vous inquiétez pas mes loulous !!!

PARCE QUE OUI VOUS VOUS INQUIETEZ J'AI DECIDE).

Euh enfin, ça c'était pas trop un club. Donc les clubs. EUH. Peut-être cllub d'hotes ? Non. Non non non je l'imagine mal s'occuper de gazelles gloussantes et boutonneuses. EUH. Il aurait pu faire écrire pas son père une lettre pour ne pas participer à ce trucs de clubs pourris ? /shot
Tu es peut-être plus inspiré que moi quant aux clubs qui méritent d'accueillir ce caïd ? Very Happy



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;


Dernière édition par Dimitri F. Morstorm le Mer 27 Juil - 22:32, édité 1 fois
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Kylian A. Kinai

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MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Mer 27 Juil - 22:23

Encore un fils à papa? Et bien dis donc...

Bienvenue malgré tout. Wink



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Misty J. Knives

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MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Mer 27 Juil - 23:20

    Gab ♥ Mon chéri-chou ♥ /shot
    Bienvenue hein, j'te sms un peu plus tard hein, parce que j'pense que tu dodote un peu là.

    MAIS J'AIME CE PERSO OMG ♥
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Gabriel de St-Andrez

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MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Jeu 28 Juil - 13:16

Gniiiiih, je vous aime merchi ♥

Et, euh, Dimitri, je t'aime aussi, jor, voilà. Mais sinon, pour les clubs, euh, bah, j'avais bien pensé à jor magie noire pour pouvoir emmerder Camille encore plus à fond, et euh, cultures étrangères, mais plus par obligation que par affinité, style c'est papa qui lui a dit "plus tard tu vas hériter d'une multinationale, apprend les coutumes des autres, ça t'aidera pour les contrats", mais euh sinon, pour le CES, je euh pourquoi pas, mais euh je, je veux pas piquer la place de Dimitri quoi =O Quoique un poste de délégué serait très pratique dans une optique d'en faire baver à Camille encore plus... (Oui, c'est la deuxième fois que j'utilise ça comme justification. Mais euh voilà, c'est son but ultime dans la vie) Donc euh, je sais pas vraiment non plus.

(et pour l'avatar moi aussi je le surkiffe, made in Jean-Camille quoi o/)
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Jeu 28 Juil - 17:31

Ca marche pour les clubs, je m'attelle à te faire un rang décent de ce pas. Wink

TEKASS POUR DIMITRI IL RESTE DÉLÉGUÉ EN CHEF C'MIEUX /shot
Voilà.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Gabriel de St-Andrez

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MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Sam 30 Juil - 17:52

Plouf, fini o/ Normalement tout est bon, uh, il y aura peut-être quelques fautes, mais euh j'espère que non, et euh, désolée pour le pavé, je me suis un poil laissée emporter, donc euh voilà...

Et sinon, comme je suis une boulette et que je comprend pas grand-chose à la laïfe, euh, j'ai pas compris si du coup le petit Gaby faisait partie du CES ou pas ?
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Dimitri F. Morstorm

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MessageSujet: Re: Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !   Sam 30 Juil - 20:37

BON BAH.
VALIDE.
Long mais intéressant à lire : Les deux points de vus sont tellement semblables mais pas pour les mêmes évènements.
Et ui Gaby fait parti du CES. Very Happy


BIENVENUUUUUUUUE BIS.



« Imagined that from the outside. I was scared, as much as Ron in Harry potter in front of spiders. I didn't know how I had to act. My all body hurted. I didn't succeed to think. Crying, I went against her. Crying, I apologized in a murmur. Crying, I kissed her. » ;
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Gaby - Oh, regardez, là-bas, un gosse de riche !
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